Les plus belles remontées en course

31 08 2011

Il peut arriver, dans un sport mécanique aussi indécis que la Formule 1, qu’un pilote de grand talent parte du fond de la grille de départ suite à un quelconque problème. Généralement, cette aberration sportive donne lieu à de magnifiques remontées en course de la part du pilote concerné.

Licence Creative Common / Morio

Considéré comme une des plus belle course de l’histoire, le Grand Prix d’Allemagne 1957, couru sur le terrifiant Nurburgring, long à l’époque de plus de 22km, a été remporté par l’argentin Juan Manuel Fangio après un scénario haletant.

Le futur quintuple champion du monde a été retardé au stand en milieu de course suite à un ravitaillement difficile. Il perd alors près d’une minute face à l’armada des pilotes Ferrari qui caracolent en tête de la course.

Au prix d’un pilotage époustouflant de précision et de vitesse, l’argentin arrive à combler son retard en battant tour après tour son propre record sur la piste allemande.

Il reviendra au contact des voitures rouges dans l’ultime boucle pour les déposer sur place et aller cueillir ce qu’il considérera comme sa plus belle victoire.

Une victoire qui lui a permis de devenir champion du monde pour la cinquième fois. Un record qui ne sera battu à ce jour que par Michael Schumacher.

Plus proche de nous, on se souvient également de l’exploit du français Olivier Panis, au volant de sa Ligier-Mugen-Honda entre les rails du circuit urbain de Monaco.

Au volant d’une monoplace largement inférieure face à la concurrence, le pilote tricolore, parti de la 14ème place sur la grille, profitera de nombreuses circonstances de course et d’un pilotage sans erreur de sa part pour se faufiler jusqu’à la première place qu’il conservera farouchement jusqu’au drapeau à damier.

Seulement trois pilotes seront classés se jour là. Outre Panis qui remporte la victoire, David Coulthard (qui court ce jour là avec un casque prêté par Michael Schumacher suite à des problèmes de buée sur celui de l’écossais) et Johnny Herbert compléteront le podium d’une course qui aura vu ses favoris chuter un à un…Ni Michael Schumacher, ni Damon Hill, ni Jacques Villeneuve ne viendront se mettre en travers de la marche triomphante de Panis qui signe à ce jour la dernière victoire d’un pilote français en Formule 1.

En 2005, c’est Kimi Raikkonen qui devient le héro du Grand Prix du Japon en allant remporter la victoire en s’étant élancé de la 17ème place sur la grille de départ.

Les qualifications ont été perturbées par la pluie, et de nombreux favoris se retrouvent en fin de peloton. Malgré une petite erreur dans les premiers tours, le pilote finlandais trace sa route vers les premières positions pour se retrouver face à l’homme de tête, le pilote Renault Giancarlo Fisichella, à un tour du but.

Kimi Raikkonen, alors au volant d’une McLaren-Mercedes, tente dans l’ultime boucle un dépassement à l’extérieur du premier virage qui s’avérera décisif pour la victoire et qui scellera le sort de l’infortuné pilote italien.

Le finlandais, quant à lui, recevra toutes les louanges, à la fois pour ce magnifique dépassement mais aussi pour son impressionnante remontée jusqu’à la première place.

Le week end dernier, à Spa-Francorchamps, pour ses vingt ans de Formule 1, Michael Schumacher nous a offert un scénario semblable.

Suite à un problème mécanique en qualifications l’ayant empêché de défendre ses chances, le septuple champion du monde se voit forcé de partir de la 24ème et dernière place sur la grille.

Là encore, le pilote allemand fera taire ses derniers détracteurs en exécutant une formidable remontée jusqu’à la cinquième place, devant son jeune équipier Nico Rosberg.

De temps en temps, les grand pilotes, vexé par une position sur la grille de départ qui ne correspond pas à leur talent, nous offrent une belle leçon de pilotage qui nous prouve, si besoin est, que leur coup de volant est toujours envié.

Axel B.





L’interminable attente de Nico Rosberg

24 08 2011

Il y a certains sommets que les pilotes ne souhaitent pas atteindre. Celui d’avoir parcouru le plus grand nombre de Grand Prix avant d’avoir remporté une première victoire, fait partit de ceux-ci. Nico Rosberg est pourtant sur le point de se diriger vers ce peu envieux record…

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Le jeune pilote allemand Nico Rosberg a débarqué de manière fracassante en Formule 1 au début de la saison 2006. Il réalise l’exploit de signer le meilleur tour en course lors de sa première apparition au Grand Prix de Bahreïn, confirmant ainsi ses qualités de vitesse et tous les espoirs placés en lui par son employeur Frank Williams.

Le patron de l’écurie britannique n’a cependant pas engagé un étranger. En son temps, de 1982 à 1985, le père de Nico, Keke, a fait les beaux jours de Williams.

Il y a notamment remporté cinq victoires et un championnat du monde, totalisant avec ses passages chez McLaren et Wolf, un nombre honnête de dix huit podiums.

Même si le champion du monde finlandais n’était pas un premier choix pour Franck, alors abandonné par Alan Jones et Carlos Reutemann, il a réussi à imposer son style d’attaque caractéristique des autres pilotes provenant de la même nation que lui et que l’on surnommera à tour de rôle des « Flyin’ finn », littéralement des « Finlandais volants.

Il était donc naturel que Keke se rapproche de Williams lorsqu’il chercha à placer son fils en Formule 1.

Le passé élogieux de son père et une carte de visite flatteuse comportant plusieurs victoires dans des championnats de promotions (dont évidemment en GP2, véritable anti-chambre actuelle de la Formule 1), faisait vite de Nico un titulaire incontournable malgré son jeune âge.

Il entrera en Formule 1 pour sa vingtième année, ce qui est plus vieux que Vettel, mais ce qui le fait appartenir à la génération « baby-boom » de ce sport aux côtés d’Hamilton, Buemi ou Alguersuari.

De nombreux observateurs prédisaient des succès rapide pour le jeune pilote qui court sous licence allemande. Ayant grandit à Monaco, d’un père Finlandais et d’une mère allemande, Nico est en quelques sorte l’archétype même du pilote européen.

Mais après quelques places d’honneurs et cinq podiums, Nico tarde à réellement confirmer les espoirs placés en lui.

Certes, il fréquente des écuries qui ne sont pas, ou plus,  rompus à la victoire (Williams à la fin des années 2000 et Mercedes aujourd’hui). Mais, force est de constater qu’il n’est pas flatteur pour lui de comparer son parcours avec celui de son paternel.

Nico a maintenant dépassé la centaine de Grand Prix et à ce stade de sa carrière, son père avait déjà remporté plusieurs courses et un championnat du monde.

La comparaison est certes osée, car il n’est pas forcément opportun de mettre en relation deux époques tellement différentes, surtout dans un sport où les évolutions sont plus rapides que les années.

Mais tout de même, un palmarès vierge de toutes pole positions et victoire ne font plus de Nico un pilote courtisé par les plus grandes écuries.

Si l’on parlait de lui chez Ferrari à une époque encore récente, le contrat qui semble avoir signé à long terme avec Mercedes pourrait bien l’écarter définitivement de la victoire à la vue des piètres performances des flèches d’argent.

L’atout principal de Nico Rosberg reste sa jeunesse. Même s’il a déjà couru une centaine de courses, il lui reste, à 26 ans, beaucoup de temps devant lui pour inverser la tendance et devenir le pilote victorieux que tout le monde voyait en lui.

Axel B.





McLaren, éternelle seconde

17 08 2011

Depuis la conquête de leur dernier titre mondial des constructeurs en 1998, l’écurie britannique McLaren collectionne les places d’honneurs. En douze saisons, les flèches d’argents ont terminé sept fois à la seconde place.

 

Licence Creative Commons / formulasantander.com

McLaren a une culture de la gagne encrée dans son ADN depuis longtemps. Sous l’ère de son intransigeant patron Ron Dennis, les succès ont été nombreux. Depuis le début des années 80, qui coïncide avec l’arrivé de Dennis à la tête de la gestion sportive, l’écurie a remporté sept titres de champion des constructeurs. Le dirigeant britannique, qui a souvent noué des liens très fort avec ses pilotes (Ayrton Senna, Mika Hakkinen etc…) attendra le sacre en 2008 de son dernier petit protégé, Lewis Hamilton, premier pilote McLaren à remporter le titre mondial depuis dix ans, pour se mettre en retrait et laisser la place à son bras droit, Martin Whitmarsh.

Seulement, le titre pilote d’Hamilton en 2008 cache un embarrassant problème qui dérange grandement la direction de l’écurie de Woking.

Depuis 1998 et le premier titre mondial du finlandais Mika Hakkinen, l’équipe britannique n’a plus remporté de couronnes des constructeurs.

Certes, elle a vu passer dans ses rangs de nombreux et talentueux pilotes qui ont rapporté d’importants succès en piste. Kimi Raikkonen, Juan Pablo Montoya, Fernando Alonso ou encore Jenson Button ont tous apporté leur contribution au panthéon des succès de la fière écurie britannique, mais aucun d’entre eux n’a réussi à offrir le titre suprême à son équipe.

En finissant seconde en 1999, 2000, 2001, 2005, 2007 (malgré son exclusion pour l’affaire d’espionnage), 2008 et 2010, McLaren devient la challenger numéro un lors de toutes les saisons depuis une dizaine d’année, sans pour autant réussir à ravir le titre à Ferrari, Renault ou Red Bull.

Cette régularité dans la performance est certes valorisante mais n’arrive pas à satisfaire les dirigeants et actionnaires de l’écurie (la Bahrain Mumtalakat Holding Company et Mansour Ojjeh principalement) qui en tirent une énorme frustration.

Même ses plus valeureux pilotes semblent poursuivis par la malchance…

En cinq années passées au sein de l’écurie britannique, Kimi Raikkonen n’aura jamais réussi à remporter le titre pilote. Il aura terminé les saisons 2003 et 2005 à la deuxième place et ne devra son salut et son seul titre mondial acquit en 2007, qu’à son transfert chez le rival Ferrari cette même année.

David Coulthard également, en ayant passé neuf années chez McLaren, ne collectionnera que des places d’honneur au championnat avec notamment une deuxième place en 2001 derrière l’intouchable Scuderia.

Et même le colombien Juan Pablo Montoya, transféré de chez Williams avec un statut de messie, finira piteusement sa carrière après une saison et demie désastreuse à Woking, sans jamais avoir réussi à prouver son réel talent.

Le cas le plus récent reste celui de Fernando Alonso, qui finira second à égalité avec son équipier Lewis Hamilton en 2007 et qui claquera la porte de l’écurie, las de l’ambiance trop feutré qui y régnait.

Mais si le même Hamilton à remporté le titre pilote en 2008, il n’aura pas réussi à faire triompher son écurie chez les constructeurs.

Cette saison, McLaren semble avoir tiré un trait sur ses chances de remporter un titre pilote. Elle croit encore néanmoins pouvoir remporter une couronne des constructeurs qui lui échappe depuis trop longtemps maintenant.

Axel B.





La Formule 1 en pauses imposées

10 08 2011

Depuis quelques temps, le petit monde de la Formule 1 se voit dans l’obligation de vivre une pause estivale qui peut sembler improbable d’un point de vue extérieur.

Licence Creative Commons / Morio

La Formule 1 est un sport mécanique de haute technologie qui demande des efforts constants et continus. Les innovations incessantes et la volonté toujours plus grande d’atteindre les sommets et de battre son plus proche rival, font que les hommes qui participent à cette activité sont toujours en éveil.

Depuis le début de cette saison 2011, la FIA a mis en place une obligation de pause pour les mécaniciens durant la nuit.

Il n’était en effet pas rare que ceux-ci travaillent jusqu’à tard dans la soirée voire même la totalité de la nuit, mettant de côté une pause salvatrice et un sommeil réparateur. Les images de télévision trahissaient bien cette fatigue consécutive à ce rythme effréné, lorsque l’on percevait des mécaniciens les yeux fermés au fond des stands, à la fin de la course, lorsqu’ils savaient que l’ont aurait alors plus besoin d’eux.

Cette mesure a été évidemment bien accueillie par ces hommes de l’ombre et les directeurs d’écuries n’ont pas eu le courage de s’opposer à une réglementation prenant enfin en compte le facteur humain.

Il reste cependant aux équipes la possibilité d’enfreindre cinq fois ce couvre-feu afin de pallier à d’éventuels problèmes de dernière minute.

Une autre pause imposée par la FIA concerne la période estivale.

Depuis plusieurs années maintenant, toute la Formule 1 est à l’arrêt durant deux semaines pour les services technique et mécanique et trois semaines pour les pilotes. Seuls les domaines administratifs et marketing restent en éveils.

Dans cette situation, ce n’est pas une attention particulière à l’humain qui est apportée mais un réel souci de réduire les coûts financiers des écuries.

Les ingénieurs ont donc une interdiction d’accès à leur lieu travail qui doit rester clôt et non fréquenté par qui que ce soit (pilotes, mécaniciens…).

Pour vérifier cela, la FIA contrôle le niveau de consommation électrique des usines afin de se rendre compte si une entreprise a enfreint cette règle en ayant mis en marche ses ordinateurs ou autres machines.

Encore une fois, les pilotes sont ravis de cette situation qui leur permet de faire redescendre la pression d’un début de saison soit heureux, soit catastrophique. Un excellent moyen de se remettre en question et de se reposer mentalement dans un sport qui, outre l’importance de l’aspect physique, demande beaucoup à l’aspect émotionnel du pilote.

Cependant, cela peut paraître incongru qu’une fédération sportive soit dans l’obligation d’imposer des trêves aussi drastiques dans le fonctionnement des participants au championnat.

Une nouvelle preuve s’il en fallait du caractère unique de la Formule 1 dans la sphère du sport mondial.

Axel B.





Jenson Button dans le club des 200

3 08 2011

Lors du dernier Grand Prix de Hongrie, le britannique Jenson Button, champion du monde 2009, a rejoint le club restreint des pilotes ayant disputé 200 Grand Prix et plus. Il accède donc à ce club très fermé qui comprend Rubens Barrichello, Michael Schumacher, Riccardo Patrese, David Coulthard, Jarno Trulli, Giancarlo Fisichella, Gerhard Berger, Andrea de Cesaris, Nelson Piquet et Jean Alesi.

Licence Creative Commons / formulasantander.com

Jenson Button est entouré dans ce palmarès de nombreux pilotes encore en activité. Le plus expérimenté d’entres eux est sans conteste le brésilien Rubens Barrichello. Premier à avoir franchi la barre symbolique des 300 courses, il a connu ses heures de gloire lors de son passage au sein de la mythique Scuderia Ferrari en tant que coéquipier de Michael Schumacher.

Si la cohabitation avec le champion allemand ne donna pas lieu qu’a de bons moments (Autriche 2002 et ses consignes d’équipe), l’actuel pilote Williams y a remporté 9 de ses 11 victoires. Les deux dernières (à ce jour !) ont été obtenues lors de son passage chez Brawn-Mercedes en 2009 où il se battait encore pour le titre de champion du monde à quelques courses de la fin. Toujours aussi motivé qu’au premier jour, sa carrière semble sans fin.

Son ex-équipier, lui aussi, a décidé de le concurrencer sur le seul record qu’il n’ait pas encore en poche. Michael Schumacher, septuple champion du monde, recordman de victoires, de pôles positions, de meilleurs tours et ainsi de suite, qui avait raccroché son casque à la fin de la saison 2006 aux termes d’une carrière époustouflante, a donc décidé en 2010 de revenir pour porter à bout de bras l’ambitieux projet de Mercedes. Si son nombre de victoires n’a pour l’instant pas encore évolué, ses participations en course par contre ne cesse de croître pour tenter de rivaliser avec les sommets d’un classement qu’il ne domine pas…encore ?

Finalement, celui que l’on croyait indétrônable pour ce record, Riccardo Patrese, s’est largement fait distancer sans n’avoir plus aucune chance de rattraper ses rivaux. Le pilote italien, vice champion du monde 1992, derrière Nigel Mansell au volant des redoutables Williams-Renault, est le digne représentant d’une carrière longue et victorieuse, surtout à une époque ou les championnats mondiaux ne dépassaient pas les 16 courses.

Cette opulence de Grand Prix par saison, l’écossais David Coulthard et les deux italiens Jarno Trulli et Giancarlo Fisichella en ont largement profité pour gonfler leurs statistiques dans ce domaine, avec des réussites plus ou moins affirmées.

David Coulthard n’a fréquenté que des « Top Teams » (Williams, McLaren, Red Bull) sans jamais réussir à remporter le titre de champion mais en ayant obtenu une belle collection de victoires (dont deux à Monaco), Giancarlo Fisichella a eu un parcours plus chaotique, jalonné de passages dans des écuries de seconde zone (Jordan, Sauber) avant de se voir offrir sa chance chez Renault en 2005…mais peut être un peu trop tardivement. Vainqueur lors de sa première apparition au volant d’une monoplace française (Australie 2005), l’italien se verra rapidement dépassé par son équipier espagnol Fernando Alonso qui glanera deux titres de champion du monde pendant que Fisichella ne fera que ternir son image de pilote extrêmement doué. Il finira sa carrière chez Ferrari pour quelques courses en ayant réalisé son rêve de conduire pour la mythique équipe italienne, malheureusement pas au meilleur de sa forme en 2009.

Jarno Trulli également aura fréquenté l’écurie Renault. Juste le temps de remporter le Grand Prix de Monaco en 2004 avant de se faire congédier par Flavio Briatore qui ne croyait plus en lui, et réciproquement. Après des début chez Minardi et Prost GP et un passage chez Toyota, Jarno sauvera sa passion en continuant de piloter en fond de grille chez Team Lotus. Sa récente mise à l’écart au Grand Prix d’Allemagne 2011 pour laisser place au pilote essayeur Karun Chandock marque un pas d’arrêt dans sa progression en nombre de Grand Prix, mais, espérons le, pas dans sa carrière. Tout du moins cette saison…

Une carrière qui s’est terminée sur une belle note pour Gerhard Berger en 1997. Vainqueur du Grand Prix d’Allemagne cette même année au volant de la Benetton-Renault, le facétieux autrichien a pu raccrocher son casque au soir de sa 210ème course, la tête haute. Le paddock lui sera familier même après sa première carrière, puisqu’il prendra divers postes à responsabilités au sein de BMW puis de Toro Rosso avant de prendre un recul, semble-t-il, définitif.

Parmi tous ces pilotes expérimentés, il n’y en a qu’un seul qui n’ait jamais réussi à remporter une course. Il s’agit de l’infortuné pilote italien Andrea de Cesaris, auteur d’une carrière longue et plaintive, qui l’aura vu passer par un nombre presque incalculable d’écuries (Alfa Romeo, Jordan entres autres) sans jamais avoir la récompense suprême d’une victoire.

Tout l’inverse du pilote qu’il précède dans ce classement, le triple champion du monde brésilien Nelson Piquet.

Souvent contesté dans la manière dont il a obtenu ses titres, Piquet Senior (à ne pas confondre avec son fils, Nelsinho, piloté émérite mais grillé par son manager et patron de l’époque Renault, Flavio Briatore) n’en reste pas moins un formidable pilote qui avait comprit très tôt que les victoires se gagnent également sur le plan psychologique. Il avait à ce titre détruit moralement son équipier chez Williams au milieu des années 80, Nigel Mansell.

Piquet a couru très tard jusqu’à croiser la route chez Benetton en 1991 d’un certain Michael Schumacher qui, par son talent éblouissant rangera rapidement le pilote brésilien au rang des retraités.

Jean Alesi, lui, le dernier dans ce classement des pilotes à avoir atteint les 200 Grand Prix (avec 201 courses à son compteur) a un peu subit sa mise à l’écart de la Formule 1 en 2001 alors qu’il pilotait pour l’écurie Jordan, avec qui il avait débuté sa carrière en F3000 dans les années 80.

Alors motorisé par Honda, l’écurie irlandaise été obligé de titularisé Takuma Sato, pilote ayant les faveurs du constructeur nippon.

Avant cette fin de carrière quelque peu bancale (il avait claqué la porte de Prost GP pour incompatibilité d’humeur avec Alain Prost en cours de saison), Jean Alesi a eu le temps de réaliser son rêve en remportant un Grand Prix sur Ferrari, au Canada, le jours de ses 31 ans.

Jamais vraiment candidat au titre mondial, le pilote avignonnais avait su conquérir un public enthousiasmé par son coup de volant spectaculaire. Il mérite sa place dans la dizaine de pilote de ce palmarès atypique.

Finalement, Jenson Button sera à sa place dans ce classement, entouré de vainqueur de Grand Prix, de champion du monde et de pilotes au coup de volant reconnus…comme lui. Et puis remporter la victoire pour son 200ème Grand Prix, voilà quelque chose d’inédit !

Axel B.








Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 2  224 followers