Ils ne sont plus que deux

28 09 2011

Le Grand prix de Singapour ce week end a largement réduit le nombre des prétendants au titre mondial cette saison. Ils ne sont plus que deux à pouvoir être sacré, Jenson Button et Sebastian Vettel.

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Le pilote allemand de l’écurie Red Bull est sûrement le mieux placé pour décrocher une deuxième couronne mondiale.

Un seul petit point lui suffirait pour distancer définitivement son principal adversaire de cette fin de saison, le britannique Jenson Button au volant de sa McLaren-Mercedes.

Vettel a été l’auteur d’une saison magnifique, quasiment parfaite, en ayant remporté 64% des courses auxquelles il a participé et a grimpé 13 fois sur le podium en 14 courses.

Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui de son illustre ainé germanique, Michael Schumacher, du temps de sa splendeur italienne et plus précisément en 2002 et 2004, deux des saisons qui ont installé le Baron Rouge parmi les extra-terrestre de ce sport.

Les 11 pole-positions de Vettel quant à elle, nous rapprochent du record plus lointain de Nigel Mansell, en 1992, qui était parti en tête des courses à 14 reprises.

Il reste encore cinq Grands Prix à l’allemand pour exploser ce record et marquer encore un peu plus l’histoire de la Formule 1.

Un autre record accessible pour Vettel est celui que détient encore pour quelques semaines Fernando Alonso. En effet, s’il est titré cette saison (ce qui ne semble plus faire de doutes mais…), Sebastian deviendra le plus jeune double champion du monde de la discipline. Il succédera ainsi dans ce record à l’espagnol donc, mais aussi à Emerson Fittipaldi, qui l’avait détenu pendant près de trente ans.

Un seul homme peut encore entraver cette ascension vers les sommets entamée par Sebastian Vettel.

Le britannique Jenson Button a encore mathématiquement une chance de remporter la couronne mondiale.

Il faudrait pour cela que le pilote McLaren remporte la totalité des courses restante sans que Vettel ne marque un seul point.

La probabilité est sûrement plus grande que Vettel ne finisse pas ses courses plutôt que ce que Button les remportent toutes, mais malgré tout, ses chances restent minimes, voire même inexistantes, et il en est conscient.

Pourtant, le champion du monde 2008 démontre de belles qualités d’attaque cette saison. Beaucoup pensaient qu’il se ferait dévorer par l’ogre Hamilton en arrivant au sein de l’écurie de Woking il y a deux ans mais, force est de constater que Button s’est plutôt bien défendu en 2010 et domine maintenant (aux points et en confrontation directe) son coéquipier cette année.

Mais Jenson se battra plus sûrement pour la place honorifique de vice champion, lutte dans la quelle il retrouvera son bouillant équipier ainsi que la Ferrari de Fernando Alonso et Mark Webber sur l’autre Red Bull.

On le constate bien, les similitudes entre Vettel et Button sont grandes. Ils ont tous les deux acquis un titre de champion du monde avec des monoplace dominatrice, et ont étiolé les performances de leur équipier pendant leur saison de sacre.

Mais Vettel ne va pas tarder à prendre un avantage significatif sur le britannique en remportant un second titre de champion du monde. Il ne suffira plus que d’un point, et de quelques jours à attendre…

Axel B.

 





Le circuit Paul Ricard est prêt !

21 09 2011

La question taraudait bon nombre d’observateurs et de professionnels du sport automobile : est ce que le circuit Paul Ricard au Castellet est capable d’accueillir des compétitions automobiles de grandes envergures ? Ce week end, avec l’organisation de World Series by Renault, le site français nous a donné un fort élément de réponse.

(c) Cédric Ciampini

Le débat fait rage dans le milieu du sport automobile et de la Formule 1 en particulier, sur la possibilité d’organiser dans un futur proche, un Grand prix sur le site du Castellet, au circuit Paul Ricard.

Depuis 2009, et grâce à la venue de son directeur, Gérard Neveu, le circuit du Castellet s’ouvre progressivement au public et à la compétition de grande envergure.

Début 2011, le circuit était le cadre d’une manche des LeMans Series avec la venue de la majorité des prototypes (Pescarolo, Peugeot…) et pilotes (Mansell, Fisichella, Alesi…) qui allaient participer aux prestigieuses 24 heures du Mans.

Le week end dernier, le Paul Ricard franchissait une étape supplémentaire en étant le théâtre de la seule manche française des World Series By Renault.

Ce grand spectacle regroupe en fait l’ensemble des disciplines et des catégories du constructeur français Renault en sport automobile. Les Formules 2.0 et 3.5 mais aussi L’Eurocup Megane Trophy, L’Eurocup Clio, des démonstrations de Formule 1 (anciennes ou récentes) confiées à des pilotes de renoms (Prost père et fils, Romain Grosjean…) et des tonnes d’animations et de stands accès autour de la marque au losange.

Outre l’aspect sympathique et convivial d’un tel rassemblement, la proximité et l’attrait du public est augmenté par une entrée gratuite et une ouverture totale des paddocks et du circuit, qui permet aux spectateurs de vivre l’événement de l’intérieur.

Cela était donc une première pour le Paul Ricard qui s’est soldé par une organisation sans faille et une adhésion totale du public. Plus de 60 000 personnes étaient présente sur les deux jours cumulés du week end, faisant le bonheur de Gérard Neveu : « Nous sommes aujourd’hui très heureux d’être le théâtre de la manche française des World Series By Renault 2011. C’est un très beau challenge dans tous les sens du terme, qui en appellera d’autres… »

Evidemment, ces quelques mots ne cesseront d’attiser les rumeurs les plus insistantes concernant l’organisation d’un futur Grand Prix de France sur le circuit à partir de 2013…

Même si les tractations sont réelles, rien n’est encore définitif et les dirigeants du circuit préfèrent prôner la prudence en ne confirmant ni n’infirmant cette information.

En attendant, les pilotes français sont excités à l’idée de courir enfin sur ce circuit mythique. Jean-Eric Vergne, pilote d’essais Toro Rosso en Formule 1 et vainqueur ce week end de la manche française de Formule Renault 3.5 au Castellet, ne cache pas son enthousiasme : « Courir dans un beau pays, dans une belle région ! Le Castellet est un circuit mythique. Pour ma toute première course ici, c’est une sensation vraiment géniale de gagner ! »

Romain Grosjean, présent sur place ce week end pour faire des démonstrations de pilotage au volant d’une Renault F1 de 2010 est sur la même longueur d’onde : « C’est une émotion particulière de faire enfin rouler une Formule 1 sur le sol français ».

Le nouveau directeur du HTTT (High Tech Test Track) du Castellet, Stéphane Clair, qui prendra sa fonction le 26 septembre, est lui aussi confiant quant au futur du circuit qui se trouve entre ses mains : « Aujourd’hui, au circuit Paul-Ricard on attend la décision qui ne nous appartient pas. Nous sommes prêts au cas où, en collaborant activement avec la commission de travail créé à l’initiative de François Fillon avec Gilles Dufeigneux. Ce sont eux qui pilotent ce dossier. La décision est de toute façon imminente, car pour figurer au calendrier 2013, il ne faut pas trop traîner. En tout cas le circuit répond au cahier des charges actuel de la FIA. »

On parle beaucoup d’une alternance possible entre la France et la Belgique pour l’organisation d’un Grand Prix, mais la principalement information de ce week end de course sur le circuit Paul Ricard est que ce dernier est capable et parfaitement prêt à accueillir la Formule 1.

Axel B.





Quelles ambitions pour 2012 ?

14 09 2011

Le Grand Prix d’Italie à Monza marque traditionnellement un tournant dans la saison. Beaucoup d’écuries dont les ambitions se sont vues contrariés décident alors de se concentrer sur la saison suivante. Red Bull a dominé 2011 et semble sur la voie royale pour remporter les deux titres. Alors que peuvent attendre les autres équipes de 2012 ?

Licence Creative Commons / formulasantander.com

Parmi les écuries de tête, nul doutes que seule la victoire contentera leurs ambitions. Il semblerait logique que les trois équipes forte de 2011 restent en haut du tableau en 2012.

Red Bull-Renault, Ferrari et McLaren-Mercedes ont, à ce titre, joué la carte de la stabilité.

Les pilotes seront les mêmes en 2012 ainsi que la motorisation. Si un doute avait subsisté en début de saison sur les cas de Webber chez Red Bull et Massa chez Ferrari, leurs employeurs respectifs leurs ont renouvelé leur confiance…mais jusqu’à quand ?

On sait que Ferrari ne compte plus sur Massa au delà de 2012. Même si le brésilien tente d’assurer son avenir chez les rouges, il reste cependant assez loin des performances de son encombrant équipier espagnol, Fernando Alonso.

A moins de réaliser une impressionnante saison l’année prochaine, on voit mal comment le vice champion du monde 2008 ne serait pas obliger de rebondir au sein d’une autre équipe.

Le cas de Mark Webber est différent. L’australien est plus proche d’une fin de carrière que d’une redirection de celle-ci.

La lassitude pourrait s’emparer de lui et faire fléchir sa motivation. Cette année déjà, les performances de Sebastian Vettel lui ont certainement fait du mal. Lui qui semblait si fort en 2010, a largement marqué le pas, surtout en début de saison…il ne faut pas oublier que le grand Mark n’a toujours pas gagné une course en 2011 !

Il faut donc impérativement que 2012 soit meilleure pour lui afin de prolonger un peu plus l’aventure, chez Red Bull ou ailleurs.

L’écurie autrichienne a justement un vivier de jeunes pilotes qui tape ardemment à sa porte. Au sein de Toro Rosso, pas moins de trois espoirs ont des vues sur un baquet de titulaire dans l’équipe championne du monde en titre.

L’avenir de Sebastien Buemi et Jaime Alguersuari n’est pas assuré et ils auront à se battre jusqu’à la fin de la saison pour sauver leur place, puisqu’aucune n’est actuellement disponible chez Red Bull.

Candidat à leur succession, Daniele Riccardio (qui fait actuellement une pige chez HRT pour engranger de l’expérience) et Jean-Eric Vergne espèrent avoir leur chance en 2012.

Dans les autres équipes du plateau, la situation et plus ou moins claire. Certains pilotes sont assurés, ou quasi assurés, d’avoir un volant l’année prochaine. Heikki Kovalainen chez Team Lotus, Timo Glock et Jérôme d’Ambrosio chez Virgin, Kamui Kobayashi et Sergio Pérez chez Sauber, Pastor Maldonado chez Williams, Paul Di Resta chez Force India, Vitaly Petrov chez Lotus-Renault GP et bien entendu le duo germanique Nico Rosberg et Michael Schumacher de Mercedes.

D’autres restent dans l’expectative, avec plus ou moins d’espoir de rester au plus haut niveau du sport automobile. Parmi eux, Adrian Sutil, qui attend toujours l’intersaison pour arrêter ses choix aux vues des baquets disponibles, Bruno Senna, dont l’avenir reste conditionné par le retour de Robert Kubica, Rubens Barrichello, proche de la retraite, ou encore le duo de pilote d’Hispania qui ne sera connu que très tardivement.

Finalement, si les « top teams » conserveront leurs pilotes fétiches, les autres écuries auront des places à offrir et des ambitions certainement plus élevé que cette saison 2011, outrageusement dominée par les Red Bull et Sebastian Vettel.

Axel B.





Le mythe de Monza

7 09 2011

On a coutume de dire que l’Europe est le berceau de la Formule 1. Si beaucoup de pays émergeants frappent à la porte de Bernie Ecclestone afin d’avoir leurs entrées sur la scène mondiale, les circuits mythiques tentent de survire à cet appel d’offre généralisé et motivé par l’argent. L’autodrome de Monza fait parti intégrante de cette histoire du sport automobile.

(c) horspistesf1

La première impression frappante lorsque l’on pénètre aux abords de l’enceinte du circuit de Monza, est sa parfaite intégration à l’environnement qui l’entoure.

Situé à quelques kilomètres de Milan, une des plus importantes villes européennes, la cité de Monza (riche de plus de 100 000 habitants) démontre l’aspect d’un développement industriel important et maitrisé.

Reliée à une des capitales de la mode par une immense zone commerciale, Monza met fièrement en valeur un magnifique parc abritant son palais royal, un golf prestigieux et, bien entendu, un circuit mythique.

Au bout de la via Enzo Ferrari, de larges pages de l’histoire du sport automobile, et de la Formule 1 en particulier, se sont écrites.

Arrivé aux portes du circuit, un simple grillage et une guérite tenue par un gardien à l’accent italien marqué, ne laisse pas présager de l’importance de cet endroit dans le paysage de l’industrie automobile et sportive.

C’est ici, en 1965, que l’écossais Jackie Stewart, futur triple champion du monde, remportera sa première victoire, obtenue de haute lutte face à Graham Hill. Le pilote au tartan y remportera également quatre ans plus tard son premier titre mondial.

C’est aussi sur ce circuit qu’une des arrivées les plus serrées aura lieu. En 1971, Peter Gethin passera la ligne d’arrivé un centième de seconde devant le suédois Ronnie Peterson et neuf centième de seconde devant le français François Cevert.

On ne peut pas oublier évidemment le succès symbolique des Ferrari de Gerhard Berger et Michele Alboreto lors du Grand Prix d’Italie 1989, seulement quelques jours après la mort du Commendatore, Enzo Ferrari. Un hommage particulier obtenu dans des conditions particulières au milieu d’une saison outrageusement dominé par McLaren, qui monopolisera toutes les autres victoires avec son duo dévastateur Alain Prost/Ayrton Senna.

Et récemment, Fernando Alonso a pu goûter à l’ivresse dune victoire à Monza au volant d’un des mythiques bolides rouges de la Scuderia et combler de joie les tifosi italien venu contempler la course.

Mais le circuit fut aussi le théâtre de quelques drames qui font parfois l’histoire. Même s’il est moins agréable de s’en souvenir, Monza a vu sur ses terres les morts de Wolfgang Von Trips en 1961 et de Ronnie Peterson en 1978, alors que tous deux se battaient pour le titre de champion du monde.

Scènes d’allégresse ou de malheur, tel est le sort réservé aux grands circuits de l’histoire de la Formule 1. Monza en fait incontestablement parti tout comme Silverstone, Spa-Francorchamps ou Monaco. Des circuits qui n’ont pas eu le temps d’être dénaturé par l’incontournable Hermann Tilke ou mis de côté par l’opportuniste Bernie Ecclestone. La ferveur qui entoure les événements organisés sur ces circuits est la preuve que le public ne se trompe pas en cherche un spectacle de qualité à la hauteur de l’histoire.

Axel B.








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