A nos victoires manquées !

25 07 2012

Voilà un toast que Kimi Raikkonen pourrait bien porter avec ses collègues de l’écurie Lotus-Renault. A la mi-saison, l’équipe aux couleurs noire et or semble être passée à côté de pas mal d’occasions de victoires, en collectionnant des places d’honneurs sur les podiums.

 

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Au début de la saison, de fortes interrogations étaient émises concernant les performances probables des Lotus-Renault. L’équipe avait eu beaucoup de mal en 2011 à satisfaire les ambitions placées en elle après deux podiums en début d’année, acquis consécutivement avec Vitaly Petrov et Nick Heidfeld.

Cependant, aucun de ces deux pilotes n’aura la carrure nécessaire pour être le leader naturel que l’écurie attendait après le terrible accident de Robert Kubica qui empêchera ce dernier de prendre part à la saison.

Eric Boullier, directeur sportif de Lotus-Renault tentera alors un coup de poker en titularisant en fin de saison Bruno Senna, en lieu et place du malheureux Heidfeld, pourtant pas déméritant. Mais même cette tentative d’électrochocs n’apportera pas le soubresaut tant attendu.

C’est aussi pour cela que le dirigeant français décidera de faire table rase pour entamer la saison 2012 sous de nouveaux auspices, avec un duo de pilotes totalement nouveau, mais pas vraiment inconnu. Boullier a réalisé le coup hivernal parfait en attirant Kimi Raikkonen dans son antre. Le champion du monde 2007, las de sa difficile expérience en rallye, s’est laissé séduire par le projet Lotus alors que Frank Williams lui tendait les bras et que les tractations avec le Britannique semblaient bien avancées.

Pour devenir le coéquipier du Finlandais, Boullier a choisi un pilote qu’il couvait depuis plusieurs années en la personne de Romain Grosjean, déjà en possession d’une expérience en Formule 1 pendant l’une des pires périodes de l’écurie en 2009. Si Grosjean n’avait pas impressionné à l’époque, sa maturité acquise en GP2 ensuite, devenait alors une bonne garantie de son talent.

Au final, les choix de Boullier ont été validés sur la piste. Si Grosjean a été un peu brouillon sur les premières courses de la saison, il s’est vite repris pour devenir un des plus beaux espoirs de ce sport. Sa deuxième place au Canada confortant son statut de pilote en passe de devenir vainqueur de Grand Prix. Kimi Raikkonen quant à lui s’est idéalement replacé dans la compétition en marquant des points très rapidement et en étant un habitué des podiums. Il donne l’impression de n’avoir jamais arrêté la Formule 1, ce qui est un exploit en soit lorsque l’ont voit les difficultés rencontrées par Michael Schumacher, lui aussi retraité en come back depuis trois ans et qui n’est monté sur un podium depuis son retour que cette année à Valence.

Mais malgré tout, une pointe de déception peut se faire ressentir concernant Lotus-Renault. En effet, l’équipe a toujours été à quelques secondes de remporter un Grand Prix mais a toujours manqué ce but pour diverses raisons, que cela soit en Chine ou au Canada.

Le facteur chance n’est certainement pas la seule explication pour justifier ce manque. Eric Boullier expliquait d’ailleurs lui-même très bien sur la grille de départ du Grand Prix d’Allemagne, les possibles raisons de ce palmarès vierge de victoire à ce jours.

Avant tout, comme dit précédemment, il ne faut pas oublier que ni Raikkonen, ni Grosjean, n’ont participé aux deux dernières saisons. Même si leur adaptation semble plutôt réussie, ils restent néanmoins des novices sur ces monoplaces modernes.

De plus, de fortes lacunes en qualifications mettent souvent en difficulté les pilotes pour la course du lendemain. Boullier sait parfaitement que si Raikkonen ou Grosjean se qualifiaient plus souvent dans les quatre premiers de la grille, ils seraient des prétendants plus sérieux et réguliers à la victoire.

Finalement, Lotus-Renault semble avoir tous les atouts pour gagner enfin, mais il manque une « synergie » (pour reprendre le terme de Boullier) à l’ensemble pour que tous les éléments qui font la victoire s’assemblent entres eux et donne enfin un résultat probant. Un petit coup de pouce du destin pourrait tout de même régler tout cela…

Axel B.





Quel équipier pour Alonso en 2013 ?

19 07 2012

La place de Felipe Massa au sein de la Scuderia Ferrari est sûrement la plus convoitée pour la saison prochaine. Le Brésilien, même après un net regain de forme ces dernières semaines, reste tout de même contesté à son poste. Mais s’il devait quitter Ferrari, quel pilote serait le plus légitime pour le remplacer ? Petit tour d’horizon des prétendants.

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Quel est le profil idéal d’un pilote Ferrari ? Ou plutôt, quel est le profil idéal du futur équipier de Fernando Alonso chez Ferrari ? La question devrait plutôt être posée en ces termes car la place de l’Espagnol au sein de la mythique écurie italienne est à ce point importante que le futur pilote qui se trouvera à ses côtés devra sûrement faire fi de ses ambitions personnelles.

En effet, Ferrari n’est pas McLaren. Si l’équipe britannique ne privilégie aucun de ses deux pilotes dans la lutte pour le titre (qu’ils ont déjà remporté une fois chacun), la culture est un peu différente chez Ferrari où depuis l’ère Schumacher, on a prit l’habitude de se concentrer uniquement sur une seule personnalité capable de remporter le championnat. Et Fernando Alonso, sûrement l’un des pilotes les plus doués de sa génération, remplit parfaitement ce rôle.

Parmi les pilotes en instance de mouvement de leur écurie actuelle vers d’autres cieux, on pense bien sûr à Lewis Hamilton. Le champion du monde 2008 ne semble plus vivre une idylle parfaite avec McLaren, l’équipe qui l’a vu grandir et qui lui a permit d’accéder en Formule 1 avec le succès que l’on connaît. Certaines de ses déclarations récentes dans la presse font état d’un agacement voire même d’une impatience de sa part envers le manque de réaction de McLaren suite à la chute de performance dont est victime actuellement l’écurie. Le pilote britannique se verrait bien changer d’air, sûrement motivé dans ce sens là par son nouveau management qui verrait d’un bon œil la présence de son poulain dans une écurie encore plus prestigieuse…en quelques sortes mythique. Seule Ferrari répond à ces critères, et la formidable capacité de réaction de cette dernière suite à un début de saison raté est une preuve assez flagrante de sa compétitivité future. Le seul point noir serait la présence d’Alonso, qui fédère déjà toutes les attentions au sein de la Scuderia. Et à la vue de leur association précédente chez McLaren, le duo avec Hamilton risque d’être compliqué à gérer.

Ferrari pourrait alors se tourner vers un pilote peut être un peu moins compétitif et reconnu mais avec un caractère plus malléable. Heikki Kovalainen correspondrait à ce profil.

Le Finlandais a déjà comme atout d’avoir fréquenté une écurie de pointe chez McLaren lors des saisons 2008 et 2009. Son équipier à l’époque…Lewis Hamilton, avait largement prit le dessus sur lui, tant en performance pure qu’en influences internes. Mais Kovalainen avait toujours fait preuve d’un bel état d’esprit, tout en profitant des minces occasions qui se présentaient à lui pour se faire remarquer, comme lors de sa victoire en Hongrie en 2008. De plus, il semblerait que l’actuel pensionnaire de l’écurie Caterham ne soit pas lié par un contrat pour la saison 2013. Il l’a lui-même annoncé dans la presse en ajoutant qu’il se sentait prêt à rejoindre une écurie de pointe pour prouver que les années passées en fond de grille lui ont forgé une belle expérience.

Un autre pilote s’est rappelé au bon souvenir de tous lors du Grand Prix de Grande Bretagne, il s’agit d’Adrian Sutil. L’Allemand, mis de coté par Force India suite à ses atermoiements judiciaires, a la volonté de revenir en Formule 1 dès la saison prochaine. Cependant, rien n’a filtré concernant des contacts entre le management de Sutil et Ferrari. Mais on sait que les semaines à venir vont être cruciales pour les transferts, et rien n’est impossible. L’Allemand possède encore une belle pointe de vitesse et jouit d’une bonne réputation dans le paddock.

 

Cependant, après la fin de la rumeur Mark Webber qui a prolongé son contrat avec Red Bull, Felipe Massa semble revenu dans la course pour conserver son baquet une année supplémentaire. En mettant de côté les rumeurs, qu’elles soient farfelues comme celle concernant le retour de Rubens Barrichello, ou carrément improbable comme un possible come back fracassant de Robert Kubica, finalement on se dit que Massa est peut être le mieux placé.

 

Axel B.





Ces pilotes qui font les mauvais choix…

11 07 2012

Le talent ne fait pas tout en Formule 1. Les résultats, bons ou mauvais, sont aussi la conséquence des choix fait par les pilotes ; et notamment, des choix concernant les écuries qu’ils fréquentent.

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En son temps, Juan-Manuel Fangio avait remporté ses cinq titres de champion du monde avec quatre écuries différentes (Alfa Romeo, Maserati, Mercedes et Ferrari). Certes, il s’agit d’une autre époque. Et les comparaisons avec plus de cinquante années d’écart ne sont pas aisées.

Mais il semble impossible aujourd’hui de réaliser encore pareil exploit, tant il est difficile pour les pilotes de choisir la bonne écurie qui les portera jusqu’à la victoire finale. Beaucoup d’entre eux d’ailleurs ont fait de mauvais choix. Quelques exemples précis nous le démontrent bien.

Champion du monde en 1997, Jacques Villeneuve semblait promis à un bel avenir. Il venait de passer deux ans dans la meilleure équipe du plateau, Williams-Renault, et ses qualités d’attaquant et son tempérament de vainqueur n’étaient plus à prouver. Mais depuis quelques temps déjà, une idée saugrenue lui trottait dans la tête : monter sa propre écurie avec son manager de l’époque, Craig Pollock. Villeneuve avait la jeunesse et la fougue de son côté et, après une année décevante au volant de la Williams en 1998, qui avait perdu le moteur Renault au profit de sa pâle doublure rebaptisée Mecachrome, il choisit donc de se lancer dans l’aventure. Il savait sûrement que les premières années seraient difficiles, mais il ne se doutait cependant pas que sa motivation allait fléchir tout autant que ses résultats, et que la gestion d’une telle écurie lui apporterait autant de déceptions.

Lâché par son comparse Pollock au milieu de l’aventure, il se retrouvera dans un environnement hostile, ne lui permettant pas de se sentir en confiance et de réaliser de bons résultats. Après une petite pause dans sa carrière, il reviendra dans la discipline pour y faire presque figuration avant de s’arrêter pour de bon, ayant pris conscience que son insistance était vaine.

Voilà un choix de carrière bien curieux et qui démontre surtout que les pilotes, tout aussi talentueux qu’ils soient, doivent faire les bons choix pour être sûrs de garder leur compétitivité. Que serait devenu Jacques Villeneuve s’il avait eu le flair de courtiser McLaren ou Ferrari après son titre ? Il aurait sûrement eu la possibilité d’en remporter d’autres et de finir sa carrière en Formule 1 de manière un peu plus honorable.

D’autres talents comme lui ne sont cependant même pas parvenu à devenir champion du monde à cause de mauvais choix de carrière.

Toujours dans les années 90, Mika Salo est l’archétype même de l’espoir déchu. En étant fidèle durant quatre années à l’écurie de Ken Tyrell qui l’avait fait débuter, le pilote finlandais est devenu certes une personnalité reconnue pour sa fidélité et son honnêteté, mais ces deux qualités l’ont surtout enferré au sein d’une écurie en fin de vie, ne lui rapportant que peu d’opportunité de se faire remarquer. Mika Salo a pourtant été annoncé plusieurs fois dans des équipes de premier plan, mais des problèmes contractuels et une volonté différente du pilote ont eu raison de ces transferts. Il n’aura eu sa chance que tardivement chez Ferrari, pour six Grands Prix, en remplacement de Michael Schumacher, blessé en 1999, mais le Finlandais jouera simplement les porteurs d’eaux pour Eddie Irvine, en lice pour le titre.

La carrière de Salo n’est pas non plus sans rappeler celle de Giancarlo Fisichella, longtemps considéré par ses pairs et les observateurs avertis comme un des plus grands pilotes de sa génération, fin, tant dans son pilotage que dans la mise au point, mais n’ayant jamais eu l’opportunité de conduire une monoplace victorieuse. Après des passages chez Jordan, Benetton et Sauber, Fisico aura enfin sa chance chez Renault en 2005, mais l’Italien, vieillissant, à 32 ans, et usé par de rudes saisons dans des écuries de seconde zone, tombera avec malchance sur son jeune équipier Fernando Alonso, aux dents longues, qui n’en fera qu’une bouchée en s’appropriant la préférence de l’équipe, les victoires prestigieuses et surtout, deux titres de champion du monde.

En fin de carrière, Fisichella se rappellera au bon souvenir de tous en signant une pole position et une belle deuxième place au volant d’une Force India lors du Grand Prix de Belgique 2009, avant de piloter pour Ferrari lors d’une des pires périodes de la Scuderia. De quoi nourrir quelques regrets…

Des regrets. Voilà un terme qui colle parfaitement à la carrière de Jean Alesi. Alors qu’il avait réussi d’authentiques exploits au volant d’une Tyrell lors de ses débuts à la fin des années 80, le pilote français était confronté à un choix pour la saison 1991. Une proposition de Williams et une autre de Ferrari étaient parvenues sur le bureau de son manager. L’équipe britannique, au contraire de l’italienne, était en plein essor et pouvait lui garantir un succès quasiment sûr et immédiat. Un pré-contrat était signé avec Williams qui tarda cependant à confirmer l’engagement du Français. Devant cet attentisme, Alesi succomba finalement aux sirènes rouges et devint l’équipier d’Alain Prost pour la saison 1991. Il réalisa ainsi un rêve mais…la suite, tout le monde la connait. Le Français devra attendre 1995 pour remporter sa seule et unique victoire et il doit aujourd’hui se demander le tournant qu’aurait pris sa carrière s’il avait fait un choix différent…

Aujourd’hui, un pilote semble correspondre à ce profil…Nico Rosberg a heureusement remporté sa première victoire cette saison, mais il n’a encore jamais été en position de se battre pour le titre de champion du monde. Après quatre saisons passées chez Williams, qui ne lui ont rapporté que quelques podiums, il est en train d’effectuer sa troisième année chez Mercedes, avec seulement une victoire à son palmarès…A 27 ans, le pilote allemand devrait réfléchir avec précision sur son avenir en jetant un œil sur cette chronique qui lui démontre les exemples à ne pas suivre…

Axel B.






Le cas de conscience de Vergne

6 07 2012

Après un début de saison plutôt prometteur, Jean-Eric Vergne semble quelque peu marquer le pas depuis plusieurs Grand Prix. Quelles sont les raisons de ce revirement de situation et a-t-il la possibilité d’inverser la tendance ?

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Jean-Eric Vergne a découvert la Formule 1 lors du Grand prix d’Australie cette saison. En s’alignant en onzième position sur la grille de départ, il devient le plus jeune pilote français à disputer une course dans la discipline.

Bien qu’il se qualifie derrière son équipier chez Toro Rosso, Daniel Ricciardo, qui atteindra la Q3 et la dixième place, Vergne impressionne néanmoins les observateurs et les membres de son écurie en ratant la troisième partie des qualifications pour seulement quelques centièmes.

En course, il démontrera une solidité et une vitesse que tout le monde lui prédisait, et il rate les points dans les derniers virages après une belle lutte au milieu d’un peloton comprenant son équipier, Sergio Pérez sur sa Sauber et Paul di Resta sur la Force India.

Après la course, il avouera que ce dernier tour lors duquel il a perdu la huitième place et les points, était certes très satisfaisant pour le public mais très peu pour lui. Ce qui démontre un fort tempérament et une envie de toujours aller plus haut. Vergne aurait pu se contenter de sa belle course, mais sa frustration était tellement élevée à la fin de la course, que son attitude contrastait vraiment avec celle de son équipier qui lui marquait ce jour là les premiers points de sa carrière.

Une fois sa déception passée, le pilote Toro Rosso a abordé le Grand Prix suivant en Malaisie avec de l’ambition. Sa monoplace semblait compétitive et le Français avait toutes les raisons de croire à un bon résultat. Les conditions dantesques lors de la course lui ont permis de rattraper une qualification décevante, et les points de la huitième place lui étaient offerts.

Mais à partir de la course en Chine, sa monoplace est devenue beaucoup plus erratique. Il enchaînera à partir de là de plutôt mauvais résultat, et la comparaison avec Ricciardo commencera à tourner en faveur de l’Australien. Tandis que Vergne se bat en fond de grille, son équipier réalise quelques prouesses, surtout en qualifications, mais lui non plus n’arrive cependant pas à marquer d’autres points que ceux acquit sur ses terres pour le premier Grand Prix de la saison.

Vergne aurait bien pu réaliser un authentique exploit à Monaco, mais un pari sur les pneumatiques à quelques tours de l’arrivée lui a fait perdre tout espoir de se battre pour les premières places.

Depuis, quelques rumeurs courent dans le paddock sur un possible désamour entre le pilote Français et son équipe. Si celles-ci semblent infondées et fausses, il va falloir que Jean-Eric Vergne se relance, notamment face à son équipier, pour faire taire ses détracteurs et prouver à son équipe qu’elle peut compter sur lui.

Comble de malchance, lors du Grand Prix d’Europe à Valence, son accrochage avec Heikki Kovalainen a non seulement détruit sa course, mais également provoqué la sortie de la voiture de sécurité qui, on le sait, sera fatale au moteur Renault de Vettel. Pas sûr que la maison mère Red Bull est appréciés cet enchaînement d’événement, même si l’ont ne peut sérieusement mettre en cause la responsabilité de Vergne dans le résultat final du Grand Prix.

La plus grande force du pilote français a toujours été son caractère. Sa volonté d’aller de l’avant et son moral a toute épreuve. De plus, il a déjà prouvé cette saison qu’il pouvait être très rapide. C’est en s’appuyant sur toutes ces qualité qu’il arrivera à remonter la tête et à reprendra son rythme du début de saison.

Certes, les performances de son compatriote Romain Grosjean l’éclipse quelque peu. Et sa difficulté à mettre au point une monoplace semble-t-il assez rétive risque de l’handicaper. Mais Jean-Eric Vergne a suffisamment de talent pour parvenir à ses objectifs et devenir un des leaders du peloton, aux côté de Grosjean justement…

Axel B.

 








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