Il faut être rapide…même à l’arret !

24 05 2012

Depuis trois ans, même si les ravitaillements en essence sont devenus interdits durant les Grands Prix, les arrêts aux stands sont devenus encore plus cruciaux dans la stratégie de course qu’auparavant. On constate même une « guerre » de la rapidité entre les différentes écuries.

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McLaren est une fois de plus l’équipe à battre cette saison. Pas uniquement sur la piste, mais surtout dans les stands où son équipe de mécanicien fait des miracles.

En effet, lors de chaque Grands Prix, l’écurie britannique fait des exploits            et bat souvent ses propres records de rapidité lors des arrêts aux stands. En moyenne, il faut trois secondes, voire parfois moins, aux hommes en gris pour changer les quatre pneumatiques de leurs flèches d’argents.

Cette bataille dans les stands est autrement plus difficile que le ravitaillement en essence étant interdit depuis trois saisons, la durée d’un arrêt s’est fortement réduite. Il faut donc gagner du temps sur peu de mouvement, ce qui n’est pas le plus facile. Et on le sait bien, la Formule 1 est une véritable course contre le temps, fort logiquement.

Cette lutte intense contre le temps est tellement ardue, que même les meilleurs en font parfois les frais.

Si McLaren est si forte en ce domaine du point de vue statistique, cela ne l’empêche pas de faire des bourdes durant les courses qui lui coûtent souvent la victoire. Au Bahreïn, c’est Jenson Button qui en a fait les frais, l’empêchant de se battre pour le podium, et en Chine, ce fût au tour de Lewis Hamilton d’être ennuyé par un écrou de roue récalcitrant, le mettant hors de portée de la victoire dominicale et l’empêchant de défendre loyalement sa première position au championnat du monde. Une crainte supplémentaire est également survenue lors du récent Grand prix d’Espagne ou un cric mal retiré à bien failli faire décoller le même Hamilton et mettre fin à sa belle course d’attaque.

Mais toutes les équipes ont bien compris l’importance de cette action en course. Williams, par exemple, a fait appel au sprinteur retraité Don Johnson pour qu’il peaufine les moindres gestes de son équipe de mécaniciens lors du ballet de changement de pneumatique.

Et on l’a bien vu, même si Pastor Maldonado a réussi une course formidable en Espagne, les ravitaillements ont été une fois de plus cruciaux. La pression est telle sur les mécaniciens qu’il est maintenant devenu monnaie courante de voir une erreur, même minime, se glisser durant ce ballet. La roue arrière gauche du pilote vénézuélien aurait bien pu être le grain de sable qui l’aurait empêché de remporter sa première victoire…mais la chance était du côté de Williams en course cette fois-ci !

La science de la course ne se passe donc pas uniquement sur la piste. Si la Formule 1 est à la pointe de la technologie, on s’aperçoit aussi que chaque détail est observé, et que le comportement et la compétitivité humaine sont également les meilleures. C’est ce qui rend ce sport à la fois si passionnant et indécis.

Axel B.





Mon rêve est devenu réalité

16 05 2012

Souvenez-vous, il y a quelques mois, avant le début de la saison,  à l’époque des rumeurs liant Kimi Raikkonen à l’écurie Williams-Renault, je m’étais mis à rêver dans une précédente chronique sur un retour au premier plan de la mythique écurie britannique, fait de victoires et de champagne. Certes, le pilote que je voyais en tête n’est pas le même, mais quelle émotion de revoir Frank Williams fêter un succès !

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Cette saison 2012 de Formule 1 est assurément une des plus folles et des plus inédites qu’il nous ait été donné de voir. Plusieurs vainqueurs de différentes écuries se partagent les victoires sans qu’aucune individualité ne sorte réellement du lot. D’ailleurs, historiquement, c’est souvent le cas : après une période intensive de domination par un pilote ou une écurie (ici en occurrence Sebastian Vettel et Red Bull en 2010 et 2011), il existe une compétition exacerbée lorsque les leaders tombent de leur piedéstal aussi subitement que ce qu’ils y sont parvenu.

Donc, après Button, Alonso, Rosberg et Vettel, c’est au tour du plus inattendu Pastor Maldonado d’inscrire son nom au palmarès des vainqueurs de Grands Prix en 2012. Certes, on sentait depuis le début de la saison que la Williams était revigoré et pouvait permettre à ses pilotes de réaliser des performances plus intéressantes que l’année dernière. Une entrée régulière dans les points, peu être un ou deux podiums occasionnels en profitant de conditions de course particulières…mais de là à remporter une course !

Voilà pourquoi la Formule 1 nous fait tant vibrer et nous passionne. Nous ne la vivons presque qu’exclusivement pour voir ces images du bonheur de Maldonado une fois la ligne d’arrivée franchie, et son explosion de joie à la sortie de sa monoplace sous le podium. Ces images donnent des frissons, comme celles de Frank Williams, qui semblait interloqué mais pas vraiment surpris de voir son équipe en haut des classements. On parle là quand même d’une équipe qui vient de signer sa 114ème victoire, certes plus de sept ans après son dernier succès (Brésil 2004 avec un autre sud-américain, le Colombien Juan-Pablo Montoya), mais cela n’est vraiment qu’un détail. C’est avant tout la victoire d’un des derniers, sinon le dernier artisan de la Formule 1, bercé par la passion de la course automobile et qui, à 70 ans, démontre toujours autant de passion envers son entreprise, son équipe et la compétition.

Bien sûr, cette victoire révèle aussi quelques parts d’ombre qui risque d’empoisonner le futur proche de l’écurie. La rançon de la gloire en quelques sortes. Car si la performance de Maldonado est exceptionnellement bonne (souhaitons cependant que cela ne soit pas qu’une exception…), elle met en abîme le résultat plus que décevant de Bruno Senna. Une qualification ratée à cause d’une bête erreur commise sous la pression, et un accrochage idiot en course avec Michael Schumacher. Même si le Brésilien n’a pas été reconnu coupable de cet avatar, il s’est retrouvé dans trop de mauvais coups ce week-end pour pouvoir empêcher une comparaison plus que défavorable à son encontre face à son coéquipier. On parle déjà de Bottas, le pilote essayeur, pour prendre sa place. Les rumeurs vont vite, et il faudra une bonne dose de courage et de talent à Bruno pour renverser la tendance et prouver que lui aussi est un vainqueur potentiel de Grand Prix.

Car grâce à cette performance, Maldonado vient d’effacer tous les doutes que l’on pouvait encore avoir à son encontre. A une époque où peu de monde avait compris le choix de Frank Williams de remplacer le prometteur Nico Hulkenberg par ce besogneux Vénézuélien, Sir Frank lui, restait convaincu par le potentiel financier et le talent de Pastor. Au final, c’est bien lui qui avait raison et qui vient de fait en sorte que mon rêve devienne prémonition.

Axel B.





Une nouvelle chance pour les pilotes d’essais

12 05 2012

Les pilotes d’essais sont-ils enfin de retour dans un rôle majeur en Formule 1 ? On s’aperçoit en tout cas, que beaucoup d’entre eux accèdent à un poste de titulaire après avoir été passé par cette étape.

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Est-il encore bon d’être un pilote d’essais en Formule 1 ? Est-ce que cela peut ouvrir des portes vers la compétition ? Est-ce que la valeur d’un pilote sera reconnue dans ce rôle ? Toutes ces questions et bien d’autres encore ont été légitimement posées ces dernière années, avec l’importance moindre des pilotes dits « d’essais » dans les écuries de Formule 1.

Depuis la restriction des séances d’essais prévues durant l’intersaison et surtout tout au long de la saison elle-même, les pilotes d’essais avaient progressivement disparu de l’horizon des paddocks.

Beaucoup se souviennent d’un temps béni où chaque écurie pouvait, à son grès et selon ses finances, organiser des tests durant la saison pour développer de nouvelles pièces et tenter de gagner le centièmes manquant pour devancer son concurrent.

A tel point que, avec la prolifération de ces essais, les deux pilotes titulaires ne pouvaient pas participer à toutes les séances, ce qui faisait donc le bonheur des troisièmes pilotes, qui voyaient enfin la possibilité de prendre la piste au volant des monoplaces dont ils convoitaient secrètement le baquet.

Cette situation a également permis à certains pilotes de se relancer après un essoufflement de leur carrière en course. On pense notamment au Français Olivier Panis qui, après quelques saisons difficile chez Prost GP, était aller se ressourcer au sein de l’équipe britannique McLaren en tant que troisième pilote chargé des essais de développement des monoplaces des deux titulaire Mika Hakkinen et David Coulthard. Son application, son talent et sa maitrise technique avaient été reconnu et lui avait permis de revenir en tant que pilote titulaire au sein de l’équipe nippone Toyota quelques mois plus tard.

Depuis plusieurs années maintenant, et dans un souci de réduction des coûts, les séances d’essais ont été progressivement réduites, puis même complètement supprimées en ce qui concerne celles durant la saison de Grand Prix, soit de mars à novembre.

De ce fait, le rôle de pilote d’essais est devenu rapidement obsolète du à cette absence totale de roulage entre les Grand Prix. Le peu de temps passé en piste l’hiver étant logiquement réservé aux pilotes titulaires, avide d’approfondir leurs connaissances sur leur nouvelle monoplace.

Les troisième pilotes ont cependant perduré dans la discipline, soit pour remplir des obligations contractuelles avec les sponsors, soit, plus récemment, pour dégrossir dans les puissants simulateurs, les premiers réglages pour les week-ends de course des titulaires.

Mais depuis cette nouvelle saison, grâce à l’insistance du Président de la FIA, Jean Todt, les essais en cours de saison ont refait leur apparition. Et c’est ainsi, que la semaine dernière, au Mugello en Italie, les écuries qui le voulaient bien ont pu faire tourner leur monoplace et valider ainsi quelques options technique pour le début de la saison européenne.

Cela a également été l’occasion de voir quelques jeunes pilotes essayeurs en piste comme Bottas chez Williams, Gonzales chez Caterham, Bianchi chez Force India, Paffet et Turvey chez McLaren ou encore D’Ambrosio chez Lotus.

Il existe donc de fortes chances pour l’un d’entre eux de se retrouver sur les grilles de départ en 2013, à condition bien sûr d’avoir tapé dans l’œil des observateurs, cela va de soit !

Axel B.





Le vrai départ

6 05 2012

Il est coutume de dire en Formule 1 que le début de la saison européenne fait office de « vrai départ ». Il est vrai, depuis quelques années, que cela coïncide avec le Grand Prix d’Espagne, sur un tracé que tout le monde connait dans ces moindres recoins et qui est la piste la plus adéquate pour se rendre compte du niveau de chacun.

Licence Creative Commons / Rich Jones

Certaines écuries en manque de performances profitent justement de cette occasion pour relancer un début de saison plutôt chaotique. Cette année, on pense bien sûr à Ferrari qui va devoir prouver un peu plus pour prétendre à la victoire de manière régulière, et sans profiter des conditions de course. Même si la lutte pour le championnat semble s’éloigner de plus en plus et entrer dans le domaine du rêve pour la Scuderia, elle a une obligation de résultats face à tous ses tifosi et aussi et surtout face à Fernando Alonso, souvent considéré comme étant le plus doué de sa génération, et qui risque de vite se lasser de ces contres performances à répétions lors des week-ends de Grand Prix.

Si l’on prend en compte les difficultés semble-t-il insurmontable de Felipe Massa dans l’autre bolide rouge, le titre des constructeurs est encore plus éloigné…

Par contre, viendra le temps de la confirmation pour Red Bull et Sebastian Vettel. Après une entame de saison plutôt décevante, et un agacement non feint du pilote Allemand en certaines situations, l’écurie autrichienne semble avoir relevé la tête en remportant sa première course au Bahreïn.

Si la victoire de Vettel rappelle son hégémonie des années précédentes, tant dans la manière que dans la performance, on soulignera également que la circuit de Sakhir est plutôt atypique, et ne représente pas vraiment un étalonnage des forces en puissance.

De son côté, Mark Webber devra prouver que sa régularité peut s’affirmer également sur les trois premières places en course, synonyme de podium, et qu’il a encore toute sa force pour renverser son ogre de coéquipier, encore plus frustré par ses désillusions de début de saison et avide de revanche. Les folles rumeurs liant l’avenir de l’Australien à la Scuderia Ferrari pourraient bien donner lui du baume au cœur.

L’Europe, terre sacrée de la Formule 1 va accueillir pour la première fois depuis bien (trop ?) longtemps nos trois représentants français.

Deux d’entres eux ont déjà marqué des points et le troisième, Charles Pic, a prouvé lors de la dernière course qu’il avait le talent nécessaire pour devancer son expérimenté équipier Timo Glock, tant en vitesse pure en qualifications qu’en régularité en course. Somme toute des qualités impératives pour réussir à ce niveau de compétition.

Romain Grosjean, lui, a enfin confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Avec son podium au Bahreïn et surtout, sa magnifique course d’attaque tout au long du Grand Prix, il rassure enfin son entourage et se place directement comme un prétendant à la victoire sur l’échiquier de la Formule 1. Kimi Raikkonen, toujours frais malgré ses deux années passées loin des circuits, aura fort à faire pour contenir son encombrant équipier. Mais nuls doutes que le flegme du Finlandais l’aidera dans son entreprise.

Enfin, le dernier mousquetaire, Jean-Eric Vergne, va devoir travailler encore plus durement avec ses ingénieurs pour débusquer enfin le chat noir planqué dans sa monoplace. Le pilote français n’arrive plus depuis deux courses à rivaliser avec son équipier Daniel Ricciardo, étincelant en qualifications, mais cependant beaucoup moins fringant en course.

Mais en sachant que parmi les principales qualités du Français on trouve le calme et la confiance en soi, on ne devrait pas être trop inquiet quant à son réveil.

Bien entendu, la saison ne commence pas vraiment en Espagne. Les résultats passés comptent mathématiquement dans les classements, et les épreuves subit par les pilotes sont bien ancrée dans leur tête et dans leur moral. Mais si certains doivent se relancer ou confirmer, c’est l’endroit idéal !

Axel B.





C’est maintenant ou jamais pour Vettel

23 04 2012

Il est parfois très dur de redescendre de son petit nuage. Surtout lorsque la réalité vous rattrape violemment. C’est le cas en ce moment pour Sebastian Vettel qui est en train de vivre quelques moments difficiles.

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Etre champion du monde en titre, ca donne de la confiance. C’est aussi une fierté qui envahit tout votre être et qui vous fait vous sentir invincible. Alors être double champion du monde, c’est encore plus grisant !

Mais la pression est bel et bien présente elle aussi ; et plus vous avez l’image d’un pilote invincible, plus cette pression est décuplée. L’attente de la moindre faute par vos adversaires ne passera pas inaperçu. Et nul ne doute qu’ils profiteront de cette moindre faiblesse pour s’emparer de la situation et essayer de détruire cette grande confiance.

C’est exactement ce qui est en train d’arriver à Sebastian Vettel en ce début de saison 2012. En difficulté avec sa monoplace, le pilote allemand va devoir prouver qu’il est vraiment le grand que tout le monde soupçonne.

Cette situation est arrivée à d’autres grands champions bien avant lui. Sans remonter jusqu’à la création du championnat du monde dans les années 50, on peut aisément trouver des exemples de telle situation.

On compare souvent Vettel à son ainé Michael Schumacher. Mais le septuple champion du monde a lui aussi, en son temps, connu quelques péripéties. Certes, en quittant une écurie Benetton victorieuse, pour rejoindre une Scuderia Ferrari moribonde en 1996, il avait fait ce choix en son âme et conscience. Mais il connaissait également les difficultés qu’il allait rencontrer. Son désir ardant d’aller de l’avant, sa passion et son immense talent on fait que se pari s’est transformé en exceptionnelle réussite. Mais rien n’était écrit à l’avance et surtout, sa crédibilité et ses talents de pilotage se sont révélés supérieurs à ce que pouvaient penser tous les observateurs qui suivaient ses performances depuis ses débuts en compétition. En quelque sorte, cette mise en difficulté volontaire a fait passer le pilote Michael Schumacher d’un champion du monde au talent évident à une véritable légende.

D’un autre côté, l’exemple de Fernando Alonso est un peu différent. Même si la situation de base est similaire, le contexte n’est sensiblement pas le même.

L’Espagnol avait fait le choix après ses deux titres mondiaux, de rejoindre l’équipe McLaren, chez qui il pensait trouver la force suffisante pour enchaine les titres et les victoires. Malheureusement, l’aventure tourna court à cause de quelques incompatibilités d’humeur, et Fernando retourna vers Renault, en plein déclin, mais lui offrant une ambiance bien plus chaleureuse et conforme à ses attentes. Avec une monoplace bien en deçà de son talent, Alonso a néanmoins réussi à impressionner son monde et à remporter deux victoire qui ont fait penser à certaine que l’Ibère avait vraiment un talent hors normes. Il a su ensuite se relancer chez Ferrari et jouer le titre mondial dès sa première saison au sein de la Scuderia, la suite de l’histoire balbutie un peu cependant. Il est quand même considéré comme un, sinon le, meilleur pilote actuel.

Alors certes, Sebastian Vettel n’a pas changé d’équipe. Mais il se retrouve néanmoins au volant d’une monoplace beaucoup moins dominatrice que celles qu’il avait en mains ces deux dernières saisons.

Son énervement contre Karthikeyan en Malaisie et sa onzième place en qualification en Chine sont autant de preuve que la saison risque d’être longue est difficile pour le double champion du monde allemand.

La lueur d’espoir entrevue avec sa victoire à Bahreïn lui a sûrement mis du baume et au cœur et a attisé son côté conquérant. Mais qu’est ce qu’il lui garanti que sa monoplace sera compétitive à ce point sur les prochaines courses ?

C’est donc dans ces épreuves qu’il va devoir révéler sa vrai nature de champion, pas forcement en remportant un troisième titre en 2012, mais en prouvant à chacun qu’il est capable de faire des miracles, même quand la situation n’est pas à son avantage.

Axel B.





Pour le plaisir de Schumacher

20 04 2012

Beaucoup de commentaires ont été écrit au sujet du retour de Michael Schumacher. Mais plus les saisons avancent et plus les Grands prix se passent, une chose évidente saute aux yeux : Michael est là pour son propre plaisir.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Effectivement, il y avait de grandes attentes autour de ce come-back fortement médiatisé. Imaginez un peu la scène : le septuple champion du monde, recordman de victoires, de pole positions, de meilleurs en tour en course et plus encore, revient à ses premières amours chez Mercedes, l’écurie qui lui a permis d’être ce qu’il est aujourd’hui, entouré de Ross Brawn, son plus fidèle ingénieurs (qui l’a suivit de Bentton chez Ferrari au milieu des années 90) ; le teasing est alléchant c’est vrai.

On a eu tôt fait de faire un premier bilan de ce retour en arguant du fait qu’à 41 ans, Michael Schumacher n’avait plus ses réflexes de jeune homme. Dominé en vitesse pure comme en point par son jeune coéquipier Nico Rosberg, l’Allemand était déjà enterré et jeté aux oubliettes, juste bon à parader dans les paddocks dans une ambiance nostalgique.

Effectivement, les performances de Schumacher étaient un peu décevantes. Mais on pouvait également lui trouver des excuses plus que valable pour expliquer cela.

La Formule 1 a vécu une évolution technique formidable durant ses dix dernières années, à tel point qu’une voiture de 2006 n’a plus grand choses à voir avec ses homologues de 2010, date du retour de Michael. Mais plus que ces difficultés d’adaptation, c’est la comparaison direct avec son équipier qui a été montré du doigt par ses détracteurs.

Seulement, en toutes circonstances, nous n’avons jamais vu le septuple champion du monde perdre ses nerfs ou s’agacer de cette situation.

L’Allemand est toujours apparut détendu, voire même amusé par ses péripéties et il n’a jamais perdu sa bonne humeur. En affichant un sourire radieux dans les paddocks, l’Allemand prouvait s’il en était besoin que son retour n’avait rien de forcé. Certes l’appel du pied de Mercedes devait être difficile à repousser, tant historiquement que financièrement.

Mais le principal point d’ancrage de ce retour est surtout et avant tout le plaisir. Il n’y a qu’à voir sa réaction lors de la pole position et la victoire de Nico Rosberg ce week-end en Chine pour se rendre compte que Schumacher est là pour partager des bons moments entouré de son équipe.

Bien entendu, cela ne veux pas dire que le Kaiser est revenu pour amuser la galerie, et qu’aucune ambition n’émane de ce projet avec la frime à l’étoile. Michael Schumacher est revenu avec l’ambition, si ce n’est de remporter un championnat, au moins d’augmenter son nombre total de victoire pour, qui sait, peut être atteindre le chiffre symbolique des 100 succès ?

Quoi qu’il en soit, Schumacher n’a rien à prouver. Et c’est justement grâce à ca que la sérénité fait maintenant parti de lui. Son palmarès risque d’être très dur à égaler durant les années à venir, et il le sait très bien. Son seul souhait, après avoir connu tant de succès et de plaisir dans le monde de la Formule 1 qui est un peu le sien, est de revivre toute l’intensité de ces bons moments et d’en profiter un maximum…à n’en pas douter !

Axel B.





Alonso dans la cours des grands

12 04 2012

Évidemment, en lisant le titre de cette chronique, on pourrait se sentir en léger décalage temporel. Il y a bien longtemps que Fernando Alonso fait parti des plus grands pilotes de la Formule 1. Mais sa récente victoire en Malaisie le fait surtout entrer en cinquième position des pilotes les plus victorieux de l’histoire de ce sport.

 

Licence Creative Commons / Morio

Il fût un temps, qui semble bien lointain, où le record de Jackie Stewart de 27 victoires semblait inaccessible. Mais à la fin de sa carrière en 1973, le pilote écossais ne pensait certainement pas que son total de succès en Grand Prix ne serait battu que plus de 14 ans plus tard, par Alain Prost.

De même, le record de 51 victoires établi par le français en 1993 ne pouvait être atteint à l’époque que par Ayrton Senna, à dix longueurs derrière son éternel rival.

Les vicissitudes et les drames de l’histoire en auront décidé autrement, même s’il semblait probable que le talent du géni brésilien lui aurait permit d’atteindre cet objectif qui n’a rien d’anecdotique.

Bien sur, on retrouve maintenant à la tête de ce record l’inévitable septuple champion allemand Michael Schumacher.

Fort de ses 91 victoires, le Kaiser devient une cible intéressante pour toutes les jeunes pousses qui sont avide de reconnaissance historique et mathématique. Bien entendu, Sebastian Vettel est présenté comme le meilleur espoir pour succéder à son ainé en tête de ce classement. Son talent et sa précocité en font le candidat idéal pour atteindre la barre symbolique des 100 succès en course. Mais même si son début de saison 2012 oscille entre le décevant et le déroutant, tout espoir n’est pas perdu.

A coté de lui, Fernando Alonso fait son petit bonhomme de chemin, et ses deux victoires en deux saisons (Grand Bretagne 2011 et Malaisie 2012) font de lui le cinquième homme de ce classement prestigieux.

L’Espagnol est considéré, sûrement à juste titre, comme le pilote le plus complet de sa génération. A voir ses prouesses au volant d’une monoplace erratique et ratée, les observateurs ayant constaté cet état de fait ne sont pas loin de la vérité. Et cette statistique, et les 28 victoires qui la composent, sont là pour affirmer un peu plus ce constat.

Mais à plus de trente ans, et à la vue de la situation actuelle de la Scuderia Ferrari (qui semble ne pas réussir à se sortir de cette spirale infernale de la défaite), est ce que le double champion du monde arrivera à battre le record de victoires en Grand Prix ? Probablement que non. Même si rien n’est sûr en Formule 1…

 

Mais il aura cependant le privilège de côtoyer pendant de longues années des noms prestigieux qui auront marqué le sport automobile de leur empreinte. Outre ceux précédemment cités, il ne faut pas oublier d’évoquer le britannique Nigel Mansell, qui aura atteint le chiffre impressionnant de 31 victoires, alors qu’il n’aura ouvert son compteur qu’à partir de sa 32ème année. Voilà de quoi donner de l’espoir à bon nombre de pilote en attente de succès…

 

Axel B.





Kobayashi en lutte contre l’oubli

2 04 2012

On entend beaucoup parler de l’explosion du talent de Sergio Pérez, de la menace qu’il pourrait représenter pour Felipe Massa et de son avenir en rouge. Mais l’autre dommage collatéral de la performance du Mexicain à Sepang pourrait concerner son coéquipier chez Sauber, Kamui Kobayashi.

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A son arrivée en Formule 1, Kamui Kobayashi n’était pas très connu du public européen. L’histoire des Japonais dans la discipline reine du sport automobile est entourée de beaucoup de passion et de ferveur au pays du soleil levant, mais aussi de beaucoup de déception.

Un petit contingent de pilotes nippons est parvenu en Formule 1, surtout depuis les années 80. Si les pionniers de la discipline datent des années 60 et de la première écurie Honda, c’est avec l’émergence de Satoru Nakajima en 1987 que la pays se trouve enfin une idole respectable. Même si ses performances n’atteignent pas des sommets, Satoru marque des points à chaque saison aux quelles il participe, et devient surtout célèbre pour avoir été l’équipier d’Ayrton Senna au sein de l’écurie Lotus.

Sa présence en Formule 1 ne sera pas très longue (74 Grands Prix tout de même) mais elle laissera surtout une porte ouverte à d’autres de ses compatriotes dans les années suivantes.

Notamment Aguri Suzuki, qui, avant de devenir patron de l’écurie Super Aguri, est entré dans les annales de la discipline en étant le premier pilote Japonais à monter sur un podium grâce à sa troisième place lors de son Grand Prix national à Suzuka en 1990.

Le reste de sa carrière est plus anecdotique (tout comme les écuries qu’il a fréquenté) et à l’image de celles des pilotes qui l’ont suivi tels qu’Ukyo Katayama, Taki Inoue, Tora Takagi, Kazuki Nakajima (fils de Satoru) ou encore Takuma Sato. Bien que ce dernier ait réalisé quelques performances dignes d’être remarquées comme sa troisième place finale au Grand Prix des Etats-Unis en 2004, son inconstance fera de lui un espoir déchu, dont Honda tentera de sauver la présence en Formule 1 en créant une équipe autour de lui, en collaboration avec Aguri Suzuki dans la fameuse écurie Super Aguri. Ce qui était à la base une idée séduisante de réunir les deux seuls pilotes Japonais à avoir fait un podium en Formule 1, finira par devenir un calvaire du au manque de moyen financier à une époque peu propice aux investissements en terme de sponsoring.

Mais en 2009, Kamui Kobayashi débarque en Formule 1 lors de l’ultime manche au Brésil en remplacement de Timo Glock, forfait, et il se fera déjà remarquer par un sens de l’attaque inouïe, en tenant tête à Jenson Button, futur champion du monde au bout de la course. Voilà de quoi redonner de l’espoir à tout un peuple.

Il n’en faudra pas plus au grand découvreur de talents, Peter Sauber, pour l’engager dès la saison suivante aux côtés de Pedro de la Rosa. Il damnera le pion à son expérimenté coéquipier cette année et marquera une trentaine de point en faisant preuve d’une sagesse et d’une régularité peu commune aux pilotes de sa nationalité. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs qu’il pourrait bien devenir le premier Japonais à avoir une carrière stable et régulière en Formule 1.

La saison 2011 sera à l’image de la précédente, faite de quelques coups d’éclats et coups de volants judicieux, mais sans entrevoir non plus l’exceptionnalité d’un talent annoncé.

Peter Sauber était donc dans l’attente d’une évolution de la part de son pilote au commencement de la saison 2012. Après une solide course à Melbourne, qui l’a vu accrocher la 6ème place, Kobayashi se verra voler la vedette par son jeune équipier Sergio Pérez en Malaisie. Le Mexicain, flamboyant, a réalisé un authentique exploit à Sepang en contestant la victoire à Fernando Alonso jusqu’à dans les derniers tour pour finalement rapporter un podium à Sauber, le premier depuis de longues années d’attente. Il réussi surtout, avec cette performance, à effacer d’un seul coup son équipier Japonais, prit dans la tourmente de la mousson malaisienne qui abandonnera à quelques boucles de la fin alors qu’il occupait une triste 16ème place. Après s’être fait dominer par Perez en qualification, on ne peut pas dire que la comparaison entre les deux pilotes soit à l’avantage de Kobayashi ce week-end là.

Le problème qui se pose maintenant pour Kamui est celui de sa confirmation tardive. Il est maintenant à la tête d’une quarantaine de Grand Prix et il est toujours en attente d’un résultat marquant. Alors que de son côté, Pérez, avec deux fois moins d’expérience, s’est déjà fait remarquer grâce à sa course en Malaisie. Si le Mexicain continue sur sa lancée, cela va devenir de plus en plus difficile pour Kobayashi de se mettre en avant et, après plusieurs années passées chez Sauber, sans réelle évolution de carrière et de performance, il risque fortement de se faire oublier, ce qui, en Formule 1, est plutôt dangereux. Surtout s’il n’apporte pas de soutien financier au contraire de Pérez avec la société Telmex.

Au final, cette saison va être un véritable juge de paix pour Kobayashi qui joue la suite de sa carrière face à Sergio Perez. Ce dernier a déjà marqué de gros points dans la confrontation entre les deux hommes, et il va falloir beaucoup de travail, d’implication, d’abnégation et un peu de chance ? au Japonais pour reprendre le dessus.

 Axel B.





La F1 doit-elle retourner en Malaisie ?

28 03 2012

A l’heure où le monde de la Formule 1 se pose la question de la légitimité de sa présence au Bahreïn, une autre interrogation mérite d’être abordée : est ce que la Formule 1 doit continuer à aller courir en Malaisie dans les conditions actuelles ?

Licence Creative Commons / Eskandar

Depuis 1999, la Formule 1 fait une halte en Malaisie. Pendant deux saisons, les équipes garaient leurs motor-homes sur les terres de Kuala Lumpur en fin de saison. Dans une période de l’année ou le climat et la météo sont un peu plus cléments, il était rare de voir une course perturbée pas la pluie.

Durant ces deux saisons, les courses n’étaient certes pas palpitantes. L’hégémonie et la domination sans partage des Ferrari (vainqueur de 1999 à 2001) sur la piste de Sepang, ne rendaient pas le Grand Prix très disputé.

Mais même si une majorité des pilotes trouve le tracé plutôt intéressant, voire grisant, il ne favorise pas forcement les dépassements et les courses vivantes, avec des monoplaces modernes. Les changements fréquents de réglementation n’ont jamais vraiment réussi, sauf jusqu’à très récemment avec l’introduction du KERS et du DRS, à rendre le Grand Prix de Malaisie très disputé.

Bernie Ecclestone, promoteur de la discipline, voyait alors dans les conditions climatiques changeantes, le seul salut de cette course qui risquait de devenir aussi soporifique que le tourniquer hongrois du Hungaroring.

En décalant le Grand Prix en début de saison depuis 2002, en pleine période de moussons d’hiver au mois de mars, qui apportent des précipitations de pluie très fréquentes, le pari de Bernie est réussi. Depuis plusieurs années, la course est perpétuellement perturbée par la pluie, souvent de forte intensité, et parfois paralysante…pour le bon déroulement du Grand Prix bien sûr.

Le point d’orgue de cette situation a été atteint en 2009 lorsque la course, ayant débutée dans des conditions météorologiques instables, a du être stoppée après seulement quelques tours.

Durant cette interruption, la direction de course avait été plus qu’hésitante, en faisant patienter pilotes, écuries, spectateurs et téléspectateurs, plus d’une heure avant de finalement renoncer à relancer les vingt deux acteurs sur la piste. De ce fait, et selon le règlement, seulement la moitié des points avait été attribuée.

En effet, même dans ce cas de figure où la pluie avait légèrement baissé d’intensité, la piste était toujours autant détrempée et impraticable et surtout, la nuit commençait à tomber. Car pour satisfaire le téléspectateur européen, le Grand Prix se déroulait à 16h, heure locale (10h en France, par exemple), alors que la nuit commence à faire son apparition aux alentours de 18h. Déjà que le tour du circuit est proche des deux minutes et que la course est généralement une des plus longue de l’année, si on y ajoute quelques heures d’interruption, la crainte d’un Grand Prix nocturne non éclairé se révèle.

Cette année, le scénario était à deux doigts de se renouveler. Une course interrompue après neuf tours, des conditions météo exécrables ayant noyées la piste, et une heure de plus en plus tardive, ont fait craindre le pire.

Au final, et par bonheur, une interruption d‘une heure et une course relancée derrière la voiture de sécurité (quinze minutes tout de même après la décision de la direction de course !), ont néanmoins abouti à un des finals les plus insolites et excitants de ces dernières années. Et ce ne sont pas Sergio Pérez et Peter Sauber qui penseront le contraire…

Mais la réflexion mérite tout de même d’être menée sur la viabilité d’un Grand Prix de Malaisie à cette période de l’année et dans cette tranche horaire. Les courses deviennent certes passionnantes, mais il ne faut pas que cela soit au détriment de la sécurité des pilotes.

Axel B.





Zéro point(é) pour les pilotes français

21 03 2012

Il y avait énormément d’attentes et de pression sur les épaules des trois nouveaux pilotes français lors de la manche inaugurale du championnat du monde de Formule 1 ce week-end. Au final, le bilan, s’il est encourageant, n’est pas fameux.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Le week-end australien avait commencé sous les meilleurs hospices pour nos trois représentants tricolores.

Romain Grosjean et Jean-Eric Vergne avaient réussi, lors des séances d’essais, à se faire remarquer en se plaçant en haut des feuilles de temps. De son côté, Charles Pic, qui découvrait sa Marussia-Cosworth, arrivait à prendre ses marques au volant de sa nouvelle monoplace avec une aisance peu commune pour un jeune pilote qui démarre son expérience au plus haut niveau dans la dernière écurie du plateau. Aucunes erreurs n’étaient à mettre à leur actif.

Le rêve commençait même à devenir réalité pour le franco-suisse de Lotus-Renault avec une deuxième place derrière le champion du monde Lewis Hamilton lors des EL3. Une performance remarquable, rapidement confirmée par une excellente troisième place sur la grille de départ. Certes, Romain n’en était pas à sa première participation à un Grand Prix de Formule 1, et on peut légitimement penser que son expérience, même malheureuse, en 2009, lui a permis d’aborder avec une plus grande sérénité cette première épreuve 2012.

Du côté de Vergne, la première déception pointait déjà, avec une solide onzième place sur la grille de départ, mais atténuée par la performance hors pair de Ricciardo, qui plaçait sa Toro Rosso en Q3 devant son public.

Une légère déception se lisait sur le visage du Français en conférence de presse, mais la grande confiance en lui, qui est un de ses principaux atouts, lui donnait beaucoup d’espoir pour la course.

Par contre, en fond de grille, Charles Pic était rappelé à la triste réalité en concédant pas loin de huit dixième face à son expérimenté équipier, l’allemand Timo Glock.

Certes, on ne pouvait pas attendre de miracle de la petite structure Marussia, et on peut atténuer cette contre-performance en arguant le fait que les deux monoplaces de l’équipe russe ne sont sûrement pas identiques en tout point. Mais l’écart reste néanmoins assez important, et Charles devra prouver d’autres choses s’il ne veut pas suivre le même chemin que Di Grassi ou d’Ambrosio, ses prédécesseurs.

En course, le rêve fut de courte durée pour Romain Grosjean. Après un départ raté, il ne tardera pas à jouer des roues avec Pastor Maldonado sur une Williams étonnante, et son insistance à vouloir garder à tout prix son avantage lui sera fatale. Il aura beau essayer d’expliquer que le comportement virile du Vénézuélien était à la limite de l’acceptable, la faute lui en sera quand même imputée. Une faute qui peut être qualifiée de jeunesse et qui peut également être mise sur le compte d’une envie mal canalisée. Rien de bien grave à ce stade de la saison, mais cela reste une occasion de manquée et une première déception dont le français devra rapidement se remettre.

Une fois Grosjean hors course (ou hors piste, c’est au choix), tous les espoirs tricolores reposaient sur Jean-Eric Vergne, qui avait fière allure sur sa Toro Rosso. Dans les points une majeure partie de la course, un écart de conduite l’amènera dans le bas à gravier pendant la seconde partie du Grand Prix Ce qui aura pour conséquence de la faire se batailler encore plus durement pour retrouver une place dans les dix premiers.

Mais dans le dernier tour, tout s’est emballé. Alors qu’il tenait une poigné de points à quelques mètres de l’arrivée, le chaos survenu après la sortie de piste de Maldonado allait lui être fatal. Il craquera sous la pression de son équipier Ricciardo dans les derniers virages pour échouer à une frustrante onzième place, alors qu’il pouvait légitimement prétendre bien mieux. Au final, le pire n’est pas qu’il rate les points de peu, mais surtout que cela soit son coéquipier qui les lui vole dans les derniers mètres. Psychologiquement, cela pourrait avoir un impact négatif sur le Français. Mais on connait sa force de caractère et sa volonté de repartir de l’avant ; et ce, dès la Malaisie.

Finalement, seul Charles Pic n’aura pas déçu. On n’attendait pas grand-chose de ses performances au volant d’une erratique Marussia, et il a parfaitement rempli son contrat en ramenant sa monoplace à bon port, sans faire de fautes.

Voilà un bilan somme toute assez mitigé pour les pilotes français, mais néanmoins encourageant pour la suite de la saison. Mais surtout, laissons leur le temps d’apprendre, et n’ayons pas des rêves trop fous à leur encontre lors de cette première saison. Cela leur rendra service de ne pas leur rajouter de pression supplémentaire.

Axel B.








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