Bianchi est-il le meilleur espoir français ?

27 03 2013

Impressionnant lors de ses deux premières courses au volant d’une modeste Marussia-Cosworth, Jules Bianchi est en train de se construire une réputation intéressante dans le microcosme de la Formule 1. A tel point que l’on peut déjà se poser la question de savoir s’il ne représenterait pas l’avenir du sport automobile tricolore.

(c) Panoramic

(c) Panoramic

L’intersaison de Jules Bianchi a été pour le moins mouvementée. Pendant longtemps pressenti comme titulaire chez Force India, il se verra damner le pion au dernier moment par le revenant Adrian Sutil. Si le pilote allemand a dors et déjà prouvé qu’il méritait une autre chance, le Français, qui a trouvé refuge chez Marussia grâce à la dextérité de son manager Nicolas Todt, pourrait bien faire regretter le choix de Vijay Mallya, patron de l’équipe indienne.

En effet, en seulement deux courses, sur des circuits aussi différents que Melbourne ou Sepang, Bianchi a déjà réussi à faire parler de lui en de très bons termes. Il domine largement son coéquipier Max Chilton, autant en qualifications qu’en course et il est passé deux fois sous le drapeau à damiers sans commettre aucun erreur.

Si à Melbourne, le peu d’abandons durant la course ne lui ont pas permis de prétendre à mieux qu’une quinzième place, les retraits conjugués de Fernando Alonso, Jenson Button et des deux Force India à Sepang, lui ont ouvert la porte vers une excellente treizième position.

A l’heure où Romain Grosjean oscille entre performance solide (sixième en Malaisie) et résultat le mettant en doute (dixième en Australie pendant que son coéquipier remportait la course), où Jean-Eric Vergne se débat avec une monoplace qui semble avoir peu évolué depuis la saison dernière conjugué à des erreurs flagrantes de son équipe, et où Charles Pic a quelques difficultés à cacher sa déception quant aux performances en bernes de Caterham, Jules Bianchi apporte une fraicheur bienvenue dans le monde des pilotes bleu, blanc, rouge.

A ce titre, le Niçois de 23 ans ne serait-il pas en train de devenir le d’Artagnan des quatre mousquetaires français présents en Formule 1. Il est bien entendu un peu tôt pour répondre à cette question, tant les performances d’un pilotes sont liées à celles de sa monoplace. A ce niveau là, Bianchi n’est pas le mieux loti de nos quatre représentants, en étant au sein de ce que l’on peut considérer comme la plus petite écurie du plateau, tant en terme de ressources financières que de performances. Même si clairement, en ce début de saison, Marussia se retrouve au niveau de son plus proche rival, Caterham, ce rapprochement semble plutôt imputable à une baisse significative de rythme de la part de l’écurie malaisienne. Mais la première personne à battre est son coéquipier, et à ce jeu là, Jules Bianchi domine largement Max Chilton depuis le début de la saison.

Il faut dire que le Français, au contraire du pilote britannique, n’est pas tout à fait un novice en Formule 1. Certes, il participe à sa première saison en tant que titulaire, mais depuis 2009, il a eu l’occasion à maintes reprises de monter dans une monoplace, tout d’abord au volant d’une Ferrari, en faisant parti de l’Academie des Jeunes Pilotes de la Scuderia, puis ensuite chez Force India, pour laquelle il pilotera lors de neuf séances d’essais durant les week-ends de Grand prix.

Bianchi n’arrive donc pas les mains vides et dépourvu d’expérience pour sa première saison en Formule 1. Mais ses performances restent tout de même assez impressionnantes au volant de la Marussia. S’il continue à ce rythme, il y a de fortes chances qu’une écurie plus huppée le remarque et le prenne sous son aile. Ses liens forts avec Ferrari pourraient lui promettent un bel avenir, mais il est bien entendu encore un peu tôt pour tirer des plans sur la comète…

 

Axel B.





La renaissance d’Adrian Sutil

22 03 2013

Il y a un an, Adrian Sutil regardait le premier Grand Prix de la saison 2012 en tant que spectateur. Mis à l’écart par Force India, l’Allemand voyait sa carrière en Formule 1 stoppée nette, sans savoir s’il aurait de nouveau une chance un jour. Aujourd’hui, le pilote de 30 ans, est de retour avec l’écurie indienne et a fait sensation en Australie en étant un prétendant à la victoire.

Licence Creative Commons / Morio

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Au milieu de l’année 2011, une bien sombre affaire aurait pu couter la carrière d’Adrian Sutil. Une bagarre dans une boite de nuit en Chine, un procès, une condamnation à 18 mois de prison avec sursis et 200.000 euros d’amende et au final, une année de repos forcée, loin de la Formule 1…il n’en faut pas plus à certains pour ne pas se relever.

Mais Sutil a déjà réussi l’exploit de ne pas se faire oublier dans le microcosme de la discipline, puis ensuite de se voir donner une nouvelle chance au volant d’une monoplace compétitive.

Avant cette interruption dans la carrière de l’Allemand, son profil tendait à devenir celui d’un pilote prometteur qui tarde à confirmer un talent évident. Malgré quelques coups d’éclat, notamment sous la pluie ou dans des conditions humides, Sutil n’a jamais réussi à obtenir des résultats probants lui permettant de prétendre piloter dans une écurie de pointe.

Le point d’orgue de sa carrière reste le Grand Prix d’Italie 2009 à Monza où, s’élançant de la première ligne en deuxième position sur sa Force India, il rate le podium de peu et termine à la quatrième place, non sans signer le meilleur tour en course. Mais cette belle performance est néanmoins un peu éclipsée pat celle de son coéquipier Giancarlo Fisichella lors de la course précédente en Belgique où l’Italien réalise la pole position (la première de l’équipe) et signe une belle deuxième place après avoir longtemps mené la course.

Même s’il gagne en régularité lors des saisons suivantes, Sutil semble légèrement marquer le pas sans réussir à donner un second souffle à sa carrière. Sa mise à l’écart fin 2011 apparaît comme un coup de poignard dans sa carrière qui pourrait bien lui être fatal.

Mais cela aurait été bien mal connaître le personnage que de penser qu’il allait abandonner toutes ambitions dans la discipline. Durant toute la saison 2012, Sutil s’est baladé dans les paddocks, restant en contact avec les bonnes personnes, chez Force India et ailleurs, pour finalement se positionner en tant que prétendant sérieux au remplacement de Nico Hulkenberg au sein de l’écurie indienne. Sa connaissance de l’équipe et ses qualités évidentes ont fait pencher la balances de son côté, au dépend de Jules Bianchi, qui trouvera refuge finalement chez Marussia.

D’aucun auraient pu s’inquiéter des performances immédiates de l’Allemand après une année passée loin des circuits. Beaucoup d’exemple dans l’histoire de la discipline existent pour illustrer cette situation, des retours gagnants d’Alain Prost en 1993 ou Kimi Raikkonen en 2012 au moins réussi de Michael Schumacher en 2010.

Après une course impressionnante à Melbourne le week-end dernier, le retour de Sutil semble se ranger du côté des réussites. L’Allemand n’avait jamais mené un Grand Prix, voilà qui est chose faite, et de belle manière en plus.

Même si le résultat final, une septième place, ne reflète pas vraiment sa belle performance, et qu’une stratégie décalée est avancée pour expliquer ses bonnes dispositions, la performance de Sutil restera dans les esprits et va permettre au pilote de repartir sur d’excellente base. Finalement, on se demande si cette pause dans sa carrière ne lui aurait pas été des plus bénéfiques ? Les Grands Prix suivant répondront à cette question.

Axel B.





2013, une année de transition

6 03 2013

A tout point de vue, l’année 2013 sera une vraie période de transition. L’évolution de la réglementation technique prévue pour 2014 en est la principale cause. Mais certaines grandes équipes ont aussi vécues des chamboulements internes dans leur organisation qui font qu’une période d’adaptation sera nécessaire à leur bon fonctionnement.

Licence Creative Commons / Magic Aviation

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Sur le papier, la saison 2013 n’apporte pas beaucoup de changement par rapport à la formidable saison 2012 qu’il nous été donné (et je dis bien donné…) de voir.

Le gel des moteurs depuis maintenant plusieurs année n’offre que très peu de changement de ce côté-là, et du point de vue aérodynamique, très peu de nouvelles contraintes sont imposées aux concepteurs des monoplaces.

Le grand changement est surtout prévu pour l’année prochaine. En effet, la quasi-totalité des méthodes d’élaboration des voitures sera remise en cause avec l’arrivée des unités de puissance comprenant des moteurs turbo V6, des systèmes de récupération d’énergie cinétique et thermique (KERS et HERS) et de nouvelles boites de vitesses.

Sur le plan aérodynamique, des évolutions sont aussi attendues et devraient concerner plusieurs pièces dont les ailerons, l’empâtement de la carrosserie et les déflecteurs.

La seule grosse différence concerne les fameux museaux en escalier des monoplaces 2012 qui ont été gommé par certaines équipes cette année, même si ce n’est pas l’apanage de toutes, dont Red Bull. Mais les voitures présentées ces dernières semaines vont sûrement encore beaucoup évoluer jusqu’à la première course en Australie au milieu du mois de mars.

Une période de transition va également s’installer cette année dans certaines équipes. On pense avant tout à Mercedes et McLaren, qui sont les deux principale écuries du haut du tableau à avoir subit un changement radical dans leur duo de pilote.

Au sein de l’écurie de Woking, la perte de Lewis Hamilton, enfant choyé, a fait un grand vide que tente de combler le Mexicain Sergio Pérez. L’adaptation de ce tempérament latin à la rigueur et au flegme britannique de McLaren sera passionnante à observer tout au long de la saison, et conditionnera de manière importante les performances futures de l’équipe. Par le passé, plusieurs exemples contradictoires peuvent nous éclairer sur l’association entre la froideur de l’équipe et le bouillonnement de son pilote comme avec Ayrton Senna pour l’aspect positif ou Juan Pablo Montoya pour la déception.

Du coup, Lewis Hamilton débarque chez Mercedes et va entamer lui aussi une nouvelle ère avec son équipe. La firme à l’étoile a entrepris une profonde restructuration interne, qui ne touche pas uniquement ses pilotes, car elle accueille en ses rangs des grands noms tels que Niki Lauda, Toto Wolff ou Paddy Lowe. Il va sûrement falloir un petit peu de temps avant que tout ce joli monde arrive à travailler de concert pour le meilleur de l’écurie.

Pour les équipes les plus modestes, la valse des pilotes a également eu lieu, comme on peut le constater notamment chez Sauber, Marussia et Caterham qui ont totalement renouvelé leurs duos ou chez Williams qui voit arriver un néophyte finlandais aux côtés du solide Maldonado.

Et puis bien sûr, dans le microcosme de la Formule 1 française, les téléspectateurs devront également s’adapter  à leur nouvelle méthode de retransmission télévisuelle puisque c’est désormais Canal + qui est chargé de relayer la passion de milliers de personne. Nul doute que la chaine cryptée et payante devra elle aussi de son côté subir une période, plus ou moins courte, de transition avant de trouver la bonne formule, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Mais restons attentif car c’est souvent les saisons dites « transitoires » qui sont les plus animées !

Axel B.





Tout ce qu’on sait, c’est qu’on en sait pas plus !

27 02 2013

L’heure des premiers essais d’intersaison est arrivée, est avec elle, les premiers bilans sur les nouvelles conceptions des écuries. Si chaque pilote peut ressentir en la pilotant, la bonne naissance d’une nouvelle monoplace, les temps au tour réalisés durant ces quelques journées de test ne sont guère révélateurs.

Licence Creative Commons / Michael Elleray

Licence Creative Commons / Michael Elleray

Depuis quelques semaines, l’aficionado de la Formule 1 a enfin quelques feuilles de temps à se mettre sous le nez. Les premiers essais sont enfin arrivés mais il n’est cependant pas facile de jauger des forces en puissances.

Une fois une McLaren, une fois une Ferrari, le lendemain une Mercedes avant de voir une Red Bull dominer la journée…quels enseignements tirer de ces informations ?

En substance, aucun ! Il y a trop d’éléments et de caractéristiques différents qui entrent en jeu pour pouvoir montrer du doigt l’écurie qui sera dominatrice lors de la saison à venir.

Mais en dehors des chiffres, le ressenti des pilotes est parfois bien plus parlant. Chez Mercedes par exemple, la bonne humeur et l’optimisme semblent être de sorti. Nico Rosberg n’hésite pas d’ailleurs à parler de victoire en 2013, une chose qui semblait totalement impossible à la fin de la saison dernière et avant que le pilote n’ait mis un pied dans la nouvelle monoplace grise. La venue de Lewis Hamilton a redonné un coup de fouet à toute l’équipe. Lui-même, semble ne pas avoir de spleen post-traumatique du à sa séparation avec McLaren, son écurie familiale.

Dans les garages de la Scuderia Ferrari, que cela soit sur la piste de Jerez ou à Barcelone, Felipe Massa et Fernando Alonso semblaient réellement enthousiastes des débuts de leurs nouvelles montures. Selon l’Espagnol, l’équipe n’est pas du tout dans la même situation qu’à la même période l’année dernière. Voilà donc une bonne base, selon lui, pour contester le titre à ses rivaux d’une manière moins complexe qu’en 2012. Le plus grand défi pour Alonso sera de réaliser une saison aussi parfaite que la précédente. Pour Massa, la renaissance est encore attendue…

Du côté de Force India, alors que Paul di Resta fait calmement son boulot, le Français Jules Bianchi et l’Allemand Adrian Sutil se battent par chronomètres interposés pour prouver à Vijay Mallya leurs capacités. Mais le patron indien, qui regarde plus vers les livres de comptes de son écurie que vers la piste, semble jouer un peu de cette situation et n’a pas encore, officiellement, fait son choix. Au final, on sait très bien que les préoccupations resteront financières et que l’annonce ne risque pas de faire de surprise.

Finalement, ceux qui tirent le plus de profit de ces journées de tests restent sans conteste les plus petites écuries. D’autant plus que cette année, Caterham et Marussia présentent à elle deux pas moins de trois néophytes dans la discipline. Giedo Van der Garde, Max Chilton et Luiz Razia apprennent le métier, comme il est coutume de dire, et même parfois la rudesse des rails de sécurité.

Allez vite, rendez-vous en Australie le 17 mars pour enfin se rendre compte des forces en présence. Enfin, certains s’en rendront compte uniquement sur le papier de quelques journaux spécialisés, puisque la totalité des fans, et c’est une quasi certitude, ne feront pas l’effort, financier et déontologique, de payer pour suivre leur passion…mais ceci a déjà été débattu récemment…

Axel B.





L’argent, oui! Le talent ? Peut être…

13 02 2013

Kobayashi, Kovalainen, Petrov, Glock…sont des noms que l’on entendra plus sur les grilles de départ de la saison à venir. Tous ces pilotes talentueux, qui sont montés au moins une fois sur un podium d’un Grand Prix, ont été remplacés par des jeunes aux dents longues et aux portefeuilles bien fournis, qui vont avoir fort à faire pour faire oublier leurs prédécesseurs.

Licence Creative Commons / Morio

Licence Creative Commons / Morio

La Formule 1 a toujours été une question d’argent. Pour illustrer cet état de fait incontournable, on cite souvent l’exemple du premier volant de Niki Lauda, futur triple champion du monde, acheté par les millions d’un sponsor personnel. Cela se passait dans les années 70, mais tout ceci est encore présent de nos jours.

Le paroxysme de cette situation a néanmoins été atteint cette année avec des écuries à la politique de recrutement exclusivement axée sur la manne financière proposée par les pilotes. Le talent ne semble plus être le moteur principal d’une embauche dans la discipline. Quand on voit qu’un Giedo Van der Garde de 27 ans, qui n’a jamais été capable de convaincre une écurie de l’engager depuis plusieurs années, va maintenant remplacer Heikki Kovalainen, 31 ans, 109 Grands Prix, une victoire, une pole position, quatre podiums et une expérience acquise dans les plus grandes écuries (Renault et McLaren), on comprend bien que la recherche de performance n’est plus au centre des intérêts des équipes.

Certes, les pires problèmes financiers prennent à la gorge les plus petites écuries. Leurs priorités ne sont donc plus les mêmes. La preuve en est avec la disparition de HRT, la plus petite d’entres elles, qui a été obligé de déposer le bilan, ne pouvant assumer les folies dépensières inhérentes à sa présence dans la discipline reine du sport automobile.

Là où la réduction des couts est brandit comme un étendard de bonne conscience par les instances dirigeantes de la Formule 1, le paradoxe veut qu’une importante réforme technique frappe ce sport en 2014 et remette en cause la totalité de la conception d’une monoplace, de l’aérodynamique jusqu’au moteur…un changement radical, on s’en doute, couteux…

Si HRT a disparu, d’autres risquent de rapidement l’accompagner. On pense évidemment à Marussia, qui a du mettre à l’écart son meilleur représentant en 2012 en la personne de Timo Glock, 91 Grands Prix, 3 podiums, pour embaucher deux jeunes inexpérimentés, Max Chilton et Luiz Razia, pourvus d’un apport financier conséquent permettant à l’équipe d’assurer  sa présence, au moins à courts termes.

Et mis à part les cinq écuries de pointes, Ferrari, Red Bull, McLaren, Mercedes et Lotus, toutes ont fait appel à un pilote payant. Williams avec Maldonado, Sauber avec Gutierrez (au détriment de Kobayashi), Caterham avec Pic et Van der Garde, Marussia avec Chilton et Razia et même Force India, qui doit choisir entre le portefeuille de Bianchi et de Sutil, même si ce choix semble moins cornélien car il se porte sur deux pilotes qui ont le talent nécessaire pour prendre le départ d’une course dans ce sport censé être le pinacle de toute compétition automobile. Il n’y a guère que chez Toro Rosso ou le duo de pilote dépend des choix basés purement sur le talent.

Au final, la grille de 2013 va se composer de cinq ou six nouveaux pilotes qui auront tout à prouver, et qui devront surtout démontrer que, malgré l’apport d’une manne financière importante, ils méritent également leur place pour leur talent. Ils devront en cela s’inspirer de Pastor Maldonado, qui a claqué le bec de tous ses détracteurs en remportant le Grand Prix d’Espagne l’année dernière. Ce jour là, le talent l’a emporté sur l’argent, et souhaitons donc que ce beau scénario se reproduise rapidement !

Axel B.





L’Ecossais solitaire

9 02 2013

Lors de la présentation de la nouvelle Force India, seul un pilote était présent. L’Ecossais Paul di Resta se trouvait bien seul pour afficher les ambitions de l’équipe. Une situation inconfortable pour cette dernière et son pilote.

Licence Creative Commons / Machael Elleray

Licence Creative Commons / Machael Elleray

Depuis plusieurs années, Force India nous a habitués à une confirmation tardive de son duo de pilotes. Mais jamais l’attente n’aura été aussi longue. Vraisemblablement, il faudra encore patienter jusqu’aux essais de Barcelone pour connaître l’identité de celui qui accompagnera Paul di Resta pour la saison à venir.

Il semblerait donc que le départ de Nico Hulkenberg vers Sauber-Ferrari ait chamboulé l’écurie plus que ce qu’elle veut bien le laisser entendre. Le pilote allemand, qui a fini la saison 2012 comme une fusée, en jouant la victoire lors de l’ultime Grand Prix au Brésil, laisse un vide difficile à combler au sein de l’écurie de Vijay Mallya.

Bien sûr, pour occuper ce baquet, plusieurs noms sont avancés et nourrissent les rumeurs. Les deux plus fiables, et qui ont été confirmé par l’entourage de l’équipe, sont Jules Bianchi et Adrian Sutil.

Le pilote français, couvé par la grande famille Ferrari a plusieurs atouts en sa possession. Premièrement, il connaît bien l’équipe puisqu’il en est le pilote essayeur depuis maintenant deux ans. Durant cette période, il a eu largement le temps de nouer des liens de travail et d’affection avec les divers membres de l’écurie, de manière à se sentir pleinement à son aise. De plus, il a eu l’opportunité de suivre de près la conception de la nouvelle monoplace qui n’aura pas de secret pour lui.

D’un point de vue plus politique, ses liens étroits avec Ferrari pourraient être un avantage de taille. En effet, dans l’optique des changements radicaux dans la réglementation moteur pour la saison 2014, l’écurie Force India ne serait pas contre un rapprochement technique avec la Scuderia, qui pourrait lui fournir des moteurs de qualité. Certes, actuellement, la collaboration entre l’écurie indienne et son actuel motoriste, Mercedes, semble donner entière satisfaction aux deux parties. Mais apparemment, Vijay Mallya ne serait pas contre profiter de la grande expérience des hommes de Maranello pour se lancer avec les meilleurs atouts dans cette nouvelle ère de la discipline.

D’un autre côté, Adrian Sutil fait le forcing pour retrouver sa place en Formule 1 abandonnée à la fin de l’année 2011 pour une sombre histoire judiciaire. Le pilote allemand, alors pensionnaire chez Force India, avait été inquiété dans une affaire d’agression le mettant directement en cause. A la vue de cet épisode peu reluisant qui aurait pu lui valoir des interdictions de séjour dans certains pays (et ainsi l’empêcher de courir certains Grands Prix), Mallya avait préféré l’écarter au profit d’Hulkenberg.

Aujourd’hui, cette histoire semble appartenir au passé, et Sutil et Force India se font les yeux doux. Il est vrai que le talent de l’Allemand est reconnu depuis plusieurs années, et même s’il tarde à convaincre, faute de moyens, une deuxième chance serait méritée. De plus, lui aussi connaît très bien l’environnement de l’équipe et il faudrait peu de temps pour qu’il retrouve ses marques. Seule ombre au tableau, son absence forcée loin des circuits pourrait lui être préjudiciable. N’est pas Kimi Raikkonen qui veut…

Chaque jour, un nouveau nom s’ajoute à la liste des prétendants, rendant celle-ci aussi épaisse que le portefeuille d’Ecclestone . Bruno Senna et Kamui Kobayashi ont récemment été cité, et nul doute que dans les heures à venir, des pilotes comme Heikki Kovalainen et même Vitaly Petrov (même si son agent dément déjà tout contacts), victime de la signature de Van der Garde chez Caterham,  feront eux aussi partie de cette liste.

En attendant, Paul di Resta reste le seul représentant de l’écurie sur les premiers essais hivernaux. Une position embarrassante pour le pilote, qui n’a aucun point de repère pour jauger ses performances, et pour l’équipe, qui a pour ambition de jouer le podium à la régulière. Un début d’année bien solitaire pour l’écossais et plutôt étrange pour l’équipe…

Axel B.





L’écurie surprise en 2013 sera…

9 01 2013

Chaque année, une écurie arrive à créer la surprise en étant là où on ne l’attend pas. Qu’elle se batte pour la victoire, ou qu’elle réalise quelques podiums et quelques belles performances, elle devient la surprise de la saison !

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Licence Creative Commons / Nic Redhead

En jetant un œil sur les saisons passées, on peut se rendre compte que quelques écuries ont créé la surprise en affichant un niveau de performance que l’ont ne pouvait légitimement pas leur soupçonner.

En 1997, c’est la toute nouvelle écurie Prost Grand Prix qui fait sensation. Élaborée sur les cendres de l’équipe Ligier, les monoplaces bleues trustent les premières places des premières courses de la saison. En fait, c’est surtout Olivier Panis qui fait des miracles avec la voiture. Quelques podiums et de belles places d’honneurs le font grimper jusqu’en troisième position du championnat, avant que sa trajectoire soit brutalement interrompue lors d’un accident au Canada. Le pilote français manquera la majeure partie de la saison, et son écurie ne se relèvera jamais de cette triste mésaventure.

Lors de la saison 1998, l’équipe McLaren devient à son tour l’équipe surprise. Les flèches d’argent avaient déjà pointé le bout de leurs museaux à la fin de la saison 1997, avec un beau doublé lors de l’ultime course à Jerez. A ce moment là, les pilotes de Woking, Mika Hakkinen et David Coulthard, s’étaient fait voler la vedette par un Jacques Villeneuve fraichement auréolé de son titre de champion. Mais lors du Grand Prix d’Australie qui ouvrait la saison 98, les hommes en gris n’ont laissé à personne le choix de s’imposer. Et toute la saison fut à l’image de cette première domination. Alors que McLaren était en proie aux doutes depuis plusieurs années, l’arrivée d’Adrian Newey dans ses rangs en faisait subitement, et contre toutes attentes, l’équipe étalon de cette fin de millénaire.

Même cas de figure en 2009 avec la formidable domination de l’écurie Brawn GP. Mais là, l’histoire est encore plus rocambolesque. Alors que Honda avait décidé de mettre un terme à son projet dans la discipline après de pesantes années de désillusions, Ross Brawn tenta le pari de racheter l’équipe pour un dollars symbolique afin de sauvegarder les emplois mis à mal par le géant japonais et de se retrouver dans le vif du sujet après une année sabbatique frustrante. Cette idée fût sans aucun doute la plus fructueuse de sa carrière puisque son équipe allait dominer la saison de manière magistrale et remporter les deux titres grâce à Jenson Button et Rubens Barrichello, qui pensaient plus être au chômage technique qu’en haut des classements.

En 2012, Lotus-Renault a bien failli créer la sensation elle aussi. Mais elle restera néanmoins la plus belle surprise de cette saison avec les podiums à répétition de Kimi Raikkonen et Romain Grosjean et la victoire du Finlandais à Abu Dhabi.

Mais alors en 2013, quelles pourraient être les prétendantes à une telle « succès story » ? Parmi les équipes en forme qui pourraient bien étonner, Williams semble tenir la corde. La belle victoire de Pastor Maldonado en Espagne et un optimisme béat de ses dirigeants pourraient être des atouts sur lesquels l’écurie de Sir Franck pourrait s’appuyer pour renouer avec son lustre d’antan.

Mais derrière elle, deux autres équipes pourraient bien aussi surfer sur la vague d’une certaine réussite. En premier lieu, on pense évidemment à Sauber qui a réalisé en 2012 une des ses plus belles saisons. Seule ombre au tableau, un duo de pilotes complètement remanié pourrait couter cher à l’équipe suisse. À moins qu’Estéban Gutierrez marche sur les pas de son compatriote et prédécesseur Sergio Pérez et que Nico Hulkenberg continu sur la lancée de sa belle fin de saison.

D’ailleurs, à ce titre, l’autre écurie qui pourrait bien se révéler surprenante en 2013 est Force India. Même si ses résultats ont été plus fluctuants l’année passée, l’équipe a fini en trombe au Brésil en jouant la gagne. Elle pourra s’appuyer sur l’expérience et le talent de Paul di Resta qui ne devra pas tarder à convaincre s’il veut conserver sa place dans la discipline.

Bref, il n’y a pas qu’en haut du tableau que la lutte sera intéressante. Surtout si une de ces équipes s’invite dans la bagarre et vient jouer les trublions, un peu à l’image de Lotus en 2012 qui a entretenu ses chances au championnat pilote jusqu’à tard dans la saison.

Axel B.





Une grille de rêve

2 01 2013

Une nouvelle année commence, une nouvelle saison va débuter, et beaucoup de vœux formulés par certains acteurs de la Formule 1 resteront vains. Alors tentons de réaliser certains de ces rêves dans cette première chronique 2013. En mettant de côté l’aspect financier et moral de certaines décision, à quoi pourrait ressembler une grille de départ rêvée pour la saison à venir ?

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Chez Ferrari, l’indéboulonnable Fernando Alonso a encore de nombreuses années en rouge devant lui. On voit mal pourquoi, et pour qui, l’écurie au cheval cabré pourrait s’en séparer. Mais en ce qui concerne son équipier, la question est longtemps restée en suspend. Dans notre fiction, Felipe Massa pourrait décider de raccrocher son casque après plusieurs années éprouvantes. Il souhaiterait se consacrer à sa famille et profiter d’une vie qu’il aurait bien pu voir s’achever un après midi d’été en Hongrie.

La liste de ses remplaçants est bien longue, mais le seul capable d’avoir la stature pour le rôle est aussi le seul qu’Alonso pourrait accepter à ses côtés. Il s’agit de Mark Webber, lassé de ne réussir à combattre Sebastian Vettel chez Red Bull, il viendrait donc chercher chez Ferrari un prestige qui manque à sa carrière et que l’écurie autrichienne ne saurait lui apporter. Une sorte de retraite dorée pour l’Australien même si son mental de compétiteur ne l’empêcherait pas d’avoir dans un coin de la tête, le rêve fou de détrôner Alonso de son piédestal.

Qui pourrait alors le remplacer chez Red Bull ? Là aussi, Vettel est incontournable. Mais la politique de Mateschitz et Marko serait alors de promouvoir un jeune de la maison. A ce petit jeu, Daniel Ricciardo, pur produit Red Bull, est le mieux placé. Il est celui qui a le plus d’expérience et, même s’il a fini la saison 2012 derrière son équipier français Jean-Eric Vergne, il semble le plus à mène d’apporter les garanties nécessaires à l’équipe pour remporter un titre constructeur.

Du coup une place se libère chez Toro Rosso, et il ne faudra pas aller chercher bien loin pour trouve acquéreur. Parmi la pléthore de jeunes pousses siglée Red Bull, Felix da Costa serait le mieux placé pour faire ses débuts dans la discipline. Il a impressionné ses employeurs en Formule Renault 3.5 et son accession à la discipline serait logique.

Dans le giron McLaren, même si l’on a peine à croire que Sergio Pérez ait été choisi par l’écurie basée à Woking uniquement pour son talent (le soutien de Telmex est un gros poids dans la balance), le duo de pilote formé avec Button reste cohérent et présente une des premières belles surprises pour 2013. Même constat chez Mercedes, ou l’association entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg pourrait faire des étincelles tant elle semble évidente. La génération « 85 » pourrait bien redorer l’étoile ternie du constructeur allemand.

Quand à Lotus-Renault, avec un Kimi Raikkonen en position de messie et avec tous les efforts consentis pour faire de Romain Grosjean un vrai pilote de Formule 1, l’équipe souhaiterait s’acheter une saison plus calme en conservant, au moins, la stabilité de ses pilotes !

Dans les écuries du milieu de tableau, l’argent fait encore plus loi. Si le transfert de Nico Hulkenberg de Force India vers Sauber peut éventuellement être synonyme de progression et de défi sportif pour l’Allemand, le recrutement d’Estéban Gutierrez au sein de l’écurie suisse sent le bon coup financier à plein nez. Il est vraiment dommage que le flamboyant Kamui Kobayashi ne soit pas de la fête, et il aurait toute sa place dans la grille fictive construite dans cet article. Au moins pour poursuivre une saison de plus avec Sauber…

Chez Force India donc, Paul di Resta reste en place en espérant briller un peu plus qu’en 2012 et il pourrait trouver à ses côtés un Bruno Senna, vainqueur des secondes, voire troisièmes chances, offertes dans la discipline mais qui, avec un tel patronyme et quelques belles performances, reste sympathique à voir.

Au sein de l’ancien employeur du Brésilien, Williams, on s’appuiera sur le désormais fiable Pastor Maldonado pour donner sa chance à l’espoir maison, le Finlandais Valtteri Bottas. Sir Franck a déjà raté Mika Hakkinen et Kimi Raikkonen, il n’est pas question qu’il passe à côté de son Finlandais !

Et puis bien sûr, dans les petites équipes, l’association entre un pilote expérimenté et un jeune espoir semblent être le deal idéal. Heikki Kovalainen chapeauterait parfaitement le Français Charles Pic chez Caterham et Timo Glock pourrait bien apporter toute son expérience à Vitaly Petrov, qui trouverait refuge chez Marussia, écurie de sa chère patrie. Le Russe est loin d’avoir démérité en 2012, et prouve qu’il a sa place en Formule 1, surtout à l’approche de l’organisation d’un Grand Prix en Sotchi en 2014.

Alors bien sûr, voici encore une chronique totalement subjective qui pourra laisser libre court à des commentaires et des critiques sur les choix formulés. Mais n’ayez pas d’inquiétudes, cette grille de départ rêvée et fictive ne verra sûrement pas le jour de si tôt, tout du moins tant que l’aspect financier aura le dessus sur la morale et le talent. D’ici là, bonne année !

 

Axel B.





Ils ont gagné en 2012

19 12 2012

Plusieurs pilotes et écuries ont remporté des victoires durant la saison 2012. Certains, pour la première fois, d’autre plutôt comme une confirmation. Petit tour d’horizon de ceux qui ont marqué la saison 2012 de Formule 1 de leur empreinte.

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Licence Creative Commons / Nic Redhead

On ne peut pas parler des vainqueurs de la saison 2012 sans parler de Sebastian Vettel et de Red Bull, bien sûr. Maintenant devenus incontournable depuis plusieurs années, l’écurie autrichienne et son triple champion du monde allemand deviennent les nouvelles références en Formule 1.

La discipline reine du sport automobile a pour habitude de fonctionner par période de domination. Tant au niveau des pilotes qu’au niveau des écuries. Si Juan Manuel Fangio a été le pionnier de ses ère d’hégémonie, d’autre l’ont suivi au fur et à mesure de l’histoire comme Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Alain Prost, Nelson Piquet, Ayrton Senna, Michael Schumacher et dorénavant Sebastian Vettel. Tous ont en commun d’avoir remporté au moins trois titres mondiaux. Le constat est le même en ce qui concerne les écuries. Ferrari, Lotus, McLaren, Williams et maintenant Red Bull ont tour à tour dominé la compétition. L’équipe autrichienne, menée de mains de maitre par Christian Horner et Adrian Newey, a sûrement encore de beaux jours devant elle.

Mais d’autres vainqueurs se sont mis en avant cette saison. A commencer par Mark Webber, coéquipier de Vettel, qui est rapidement retombé dans l’ombre de son leader, même si, à un moment donné de la saison, ses deux belles victoires à Monaco et à Silverstone ont fait de lui le rival le plus sérieux face à Fernando Alonso dans la quête du titre.

D’ailleurs, l’Espagnol est assurément le vainqueur le plus étonnant de cette saison à la vue des performances de sa Ferrari en début d’année. Revenu du diable vauvert, le double champion du monde, entouré par son panache et sa grinta indéfectible, a réussi à contester le titre à Vettel jusqu’à dans l’ultime manche de la saison. Ce qui lui fait dire d’ailleurs qu’il a, à ses yeux, réalisé une performance qui lui sera difficile de réitérer encore une fois dans sa carrière.

A côté de cela, les performances des deux « McLaren Boys » peuvent sembler bien ternes. Non pas dans la manière donc leurs victoires, sept au total, ont été acquises, surtout celles de Lewis Hamilton, mais surtout pour leur incapacité à transformer leurs belles performances et la rapidité de leur monoplace en réelles chances de remporter le titre. Mais cette contre performance n’est pas vraiment imputable à Hamilton et Jenson Button, qui ont souvent du faire face à la fébrilité de leur mécanique alors qu’ils étaient en position de gagner.

Une frustration qu’a connue très rapidement Nico Rosberg. Sa victoire en Chine lui a ouvert des perspectives finalement inatteignables au volant d’une Mercedes erratique et rapidement dépassée. Plus la saison avançait, et plus le pilote allemand sombrait dans les profondeurs du classement. Une détresse qui contrastait terriblement avec la joie de sa première victoire en Grand prix qui semblait pourtant en appeler d’autre au cours de l’année. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton et le départ de Norbert Haug, la firme étoilée veut du renouveau pour 2013. Mais il ne sera pas dur d’être moins bon qu’en 2012…

Mais la victoire la plus inattendu et la plus sympathique de cette saison est sans aucun doute celle de Pastor Maldonado. Le Vénézuélien était le pilote que l’on n’attendait pas. En redonnant le goût de la victoire à l’artisan Franck Williams et à son équipe, il a également apporté un vent de fraicheur à la discipline et aux autres écuries plus modestes, en leur donnant un espoir de réussite. Certes, on pourra dire que le natif de Maracay à quelque peu vendangé la suite de sa saison avec des accrochages à répétition qui lui ont couté quelques précieux podiums et une place plus flatteuse au championnat. Mais grâce à sa victoire providentielle, il s’est trouvé une place de choix dans le monde de la Formule 1, où tant de pilotes, pourtant talentueux, se voient fermer les portes. Certes Maldonado a un apport financier très important qui lui offre, après le talent, l’autre garanti nécessaire à une présence durable dans la discipline. Mais il n’a pas payé sa victoire à Barcelone.

Pour finir, le prix de la victoire la plus jubilatoire pourrait être remis haut la main au succès de Kimi Raikkonen à Abu Dhabi. Le Finlandais a prouvé à ceux qui doutaient encore qu’il n’a rien perdu de son talent. Ni de sa gouaille d’ailleurs, puisqu’il se permettra de mettre gentiment en boite son ingénieur durant la course en lui expliquant qu’il n’avait besoin de l’aide de personne pour amener sa Lotus-Renault à la première place. Et il a eu raison !

A l’orée du Grand Prix du Brésil, les huit vainqueurs de cette saison auraient pu être neuf. Mais Nico Hulkenberg au volant de sa Force India n’aura pas réussi à réaliser cet exploit. Il ne nous reste plus qu’a espérer que la saison 2013 nous offre, elle aussi, son lot de surprise.

 Axel B.





On a le droit d’être déçu ?

5 12 2012

Clairement oui ! Une saison qui débute par sept vainqueurs différents en sept courses, qui voit les premières victoires de Nico Rosberg et Pastor Maldonado, un succès de Kimi Raikkonen après deux ans d’absence, quelques podiums d’un pilote français et qui se solde par un troisième titre consécutif de Sebastian Vettel…il y a un peu de quoi être déçu de voir s’imposer au final le même pilote depuis 2010.

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A l’orée de la saison 2012 de Formule 1, rien ne pouvait laisser envisager un tel début de championnat. La victoire surprise de Jenson Button en Australie et la déroute des Ferrari étaient certainement les deux premières sur

prises de l’année. Un peu plus tard, le renouveau de Williams avec l’étonnante victoire de Pastor Maldonado en Espagne faisait écho au premier succès d’un Rosberg et d’une Mercedes depuis des décennies.

Malgré ce lot de surprise, les cadors de la discipline avaient aussi réussi à remporter leur Grand Prix. Les Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton ou Mark Webber satisfaisaient les espoirs de réussite placés en eux.

Pendant ce temps, les Sauber de Kamui Kobayashi et surtout Sergio Pérez, se plaçaient dans le rôle d’outsider aux côtés d’étonnantes Lotus-Renault avec un duo de pilote qui apportait pourtant beaucoup d’interrogations.

Les fans français, après plusieurs années de disette commençaient à s’enthousiasmer pour les quelques podiums de Romain Grosjean avant de connaître une terrible désillusion au fur et à mesure que la saison avançait et que leur nouvel idole s’empêtrait dans ses départs et se construisait, à coup de monocoques froissées, une réputation de « taré du premier tour » comme l’a gentiment baptisé Mark Webber.

Mais plus l’année avançait, plus le championnat reprenait une allure normale. Alors que jusqu’à tard dans la saison, six pilotes encore pouvaient se battre pour le titre (Hamilton, Button, Vettel, Webber, Alonso et Raikkonen), la lutte pour le graal suprême prenait rapidement des allures de duel entre le taureau rouge de Sebastian Vettel et le cheval cabré de Fernando Alonso. Certes, Kimi Raikkonen faisait figure d’épouvantail au milieu de ces deux étalons, mais ses chances de titres n’étaient vraiment crédibles que dans la banlieue d’Espoo…

Entre temps, les trublions du début de saison étaient rentrés rapidement dans les rangs. Exit donc les Grosjean et Mercedes, dont les performances ont chuté aussi subitement que le prix d’une casquette Schumacher entre 2006 et 2012, et exit également Sergio Pérez, déjà la tête parée du gris McLaren et qui enchainait les bévues à la même allure que ce qu’il enchainait les points en début d’année.

Au final, le duel entre Alonso et Vettel attisera les passions de fins de saison, certains seront heureux de dire que, enfin, après des victoires farfelues, la Formule 1 redevenait un vrai sport, mais d’autre, resteront sur leur faim de loufoqueries qui les avaient poussé à vouloir un champion du monde original, comme en 1982 ou en 2007 par exemple, avec les victoires inattendu de Keke Rosberg et Kimi Raikkonen, pas franchement favoris à l’entame de l’ultime course. Le rideau de la saison se referme donc sur une troisième victoire de Sebastian Vettel dans une saison qualifiée de folle mais qui accouchera d’un final conventionnel et attendu. Qui a dit décevant ?

 

Axel B.








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