La Formule 1 réservée à une élite financière ?

3 04 2013

Depuis la création du championnat du monde de Formule 1 en 1950, l’argent a rarement eu une importance aussi grande dans la discipline. A l’heure où des pilotes se voient refuser des volants par manque de financement pour laisser place à d’autres porteurs de valises remplies de dollars, on peut légitimement se demander si la discipline n’est pas réserver à une certaine élite financière.

Licence Creative Commons / Morio

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Les nouveaux venus en Formule 1, Max Chilton, Giedo Van der Garde, Jules Bianchi et les autres doivent une bonne partie de leur présence dans la discipline aux financements qu’ils apportent à leur écurie respective.

Pour comprendre la situation, et essayer d’analyser le changement radical qu’a subi la Formule 1 en quelques années, il suffit de regarder d’où viennent certains pilotes qui ont fréquenté, avec plus ou moins de succès, les grilles de départ. Leur arrivée dans la discipline est le parfait exemple de l’évolution des coutumes en quelques années en Formule 1 et de l’importance des financements qui en découle.

Pourtant dans un passé pas si lointain, un fils de garagiste comme l’était Jean Alesi pouvait prétendre à une carrière au plus haut niveau. L’Avignonnais n’était pas issu d’une famille riche ou baignant dans le sport automobile, mais il a réussi néanmoins à gravir toutes les étapes pouvant lui permettre d’accéder au pinacle du sport automobile, des courses de Renault Super 5 à la Formule 1 chez Ferrari.

Aujourd’hui, ce sport semble réservé à une certaine élite qui n’est pas jugé uniquement de manière qualitative. L’argent entre en jeu et d’une manière forte. Certes, l’immense majorité des pilotes qui sont présents en Formule 1 a prouvé sur la piste qu’ils avaient les capacités requises pour piloter des bolides de ce niveau et réaliser de grandes choses, mais à la base de la formation, est ce que l’accès à ce rêve est-il abordable pour tout le monde ?

Certainement non. On s’aperçoit en regardant d’un peu plus près l’histoire de certains pilotes, que ces derniers sont issus de famille appartenant de près ou de loin au monde du sport automobile. Une facilité qui leur permet de mettre en avant un évident talent et de baigner déjà dans ce milieu tellement feutré.

Jules Bianchi par exemple, recruté in-extremis par Marussia, est issus d’une famille célèbre du sport automobile, son grand-père et le frère de celui-ci ont couru dans diverses disciplines et notamment en Formule 1 et aux 24h du Mans. Toujours dans le clan français, les parents de Jean-Eric Vergne tenaient une piste de karting, tout comme la famille Schumacher. De son côté, Karun Chandhok, aperçu chez HRT et Lotus est le fils d’un ancien rallyeman et actuel président de la fédération de sport automobile indienne, Vicky Chandhok. Quant à Jenson Button et Alexander Wurz, leurs pères respectifs s’étaient déjà affrontés dans les années 70 sur des courses de rallycross avant de s’occuper de la carrière de leur fils.

Mais en plus, de nos jours, un pilote se doit d’être accompagné par un puissant sponsor pouvant lui servir de garantie financière pour pouvoir prétendre à une place parmi l’élite. Fernando Alonso amène Santander à Ferrari, Adrian Sutil a toujours été accompagné par l’entreprise Medion, Charles Pic est soutenu par le groupe Lagardère et Romain Grosjean par la firme Total.

Les exemples sont nombreux, mais cependant, il n’est pas étonnant qu’une passion se transmette entres les diverses générations d’une même famille. L’aspect financier est aussi important mais, au final, le talent compte toujours, même s’il peut paraitre négligé lors d’un premier accès à la Formule 1. Mais les pilotes uniquement payants, dénués de toutes qualités ne font pas de vieux os dans la discipline. Une victoire de la morale sur l’argent en quelque sorte.

 

Axel B.





Bianchi est-il le meilleur espoir français ?

27 03 2013

Impressionnant lors de ses deux premières courses au volant d’une modeste Marussia-Cosworth, Jules Bianchi est en train de se construire une réputation intéressante dans le microcosme de la Formule 1. A tel point que l’on peut déjà se poser la question de savoir s’il ne représenterait pas l’avenir du sport automobile tricolore.

(c) Panoramic

(c) Panoramic

L’intersaison de Jules Bianchi a été pour le moins mouvementée. Pendant longtemps pressenti comme titulaire chez Force India, il se verra damner le pion au dernier moment par le revenant Adrian Sutil. Si le pilote allemand a dors et déjà prouvé qu’il méritait une autre chance, le Français, qui a trouvé refuge chez Marussia grâce à la dextérité de son manager Nicolas Todt, pourrait bien faire regretter le choix de Vijay Mallya, patron de l’équipe indienne.

En effet, en seulement deux courses, sur des circuits aussi différents que Melbourne ou Sepang, Bianchi a déjà réussi à faire parler de lui en de très bons termes. Il domine largement son coéquipier Max Chilton, autant en qualifications qu’en course et il est passé deux fois sous le drapeau à damiers sans commettre aucun erreur.

Si à Melbourne, le peu d’abandons durant la course ne lui ont pas permis de prétendre à mieux qu’une quinzième place, les retraits conjugués de Fernando Alonso, Jenson Button et des deux Force India à Sepang, lui ont ouvert la porte vers une excellente treizième position.

A l’heure où Romain Grosjean oscille entre performance solide (sixième en Malaisie) et résultat le mettant en doute (dixième en Australie pendant que son coéquipier remportait la course), où Jean-Eric Vergne se débat avec une monoplace qui semble avoir peu évolué depuis la saison dernière conjugué à des erreurs flagrantes de son équipe, et où Charles Pic a quelques difficultés à cacher sa déception quant aux performances en bernes de Caterham, Jules Bianchi apporte une fraicheur bienvenue dans le monde des pilotes bleu, blanc, rouge.

A ce titre, le Niçois de 23 ans ne serait-il pas en train de devenir le d’Artagnan des quatre mousquetaires français présents en Formule 1. Il est bien entendu un peu tôt pour répondre à cette question, tant les performances d’un pilotes sont liées à celles de sa monoplace. A ce niveau là, Bianchi n’est pas le mieux loti de nos quatre représentants, en étant au sein de ce que l’on peut considérer comme la plus petite écurie du plateau, tant en terme de ressources financières que de performances. Même si clairement, en ce début de saison, Marussia se retrouve au niveau de son plus proche rival, Caterham, ce rapprochement semble plutôt imputable à une baisse significative de rythme de la part de l’écurie malaisienne. Mais la première personne à battre est son coéquipier, et à ce jeu là, Jules Bianchi domine largement Max Chilton depuis le début de la saison.

Il faut dire que le Français, au contraire du pilote britannique, n’est pas tout à fait un novice en Formule 1. Certes, il participe à sa première saison en tant que titulaire, mais depuis 2009, il a eu l’occasion à maintes reprises de monter dans une monoplace, tout d’abord au volant d’une Ferrari, en faisant parti de l’Academie des Jeunes Pilotes de la Scuderia, puis ensuite chez Force India, pour laquelle il pilotera lors de neuf séances d’essais durant les week-ends de Grand prix.

Bianchi n’arrive donc pas les mains vides et dépourvu d’expérience pour sa première saison en Formule 1. Mais ses performances restent tout de même assez impressionnantes au volant de la Marussia. S’il continue à ce rythme, il y a de fortes chances qu’une écurie plus huppée le remarque et le prenne sous son aile. Ses liens forts avec Ferrari pourraient lui promettent un bel avenir, mais il est bien entendu encore un peu tôt pour tirer des plans sur la comète…

 

Axel B.





Quel avenir pour Mark Webber ?

14 03 2013

A quelques jours du premier Grand Prix à Melbourne, tous les regards des Australiens seront tournés vers Mark Webber, qui représentera la meilleure chance de victoire de son pays. Mais à bientôt 37 ans, le pilote Red Bull ne serait-il pas en train de vivre sa dernière étape en Formule 1 sur son sol natal ?

Licence Creative Commons / Morio

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Après les retraits plus ou moins forcés de Michael Schumacher et Pedro de la Rosa à la fin de la saison 2012, Mark Webber est devenu le pilote le plus âgé présent sur les grilles de départ. Bien entendu, ce statut de senior ne cesse depuis quelques semaines d’alimenter les colonnes des magazines et sites spécialisés, qui n’hésitent pas à bombarder de questions le grand Mark au sujet d’une éventuelle retraite.

Après tout, plusieurs signes pourraient tendre à démontrer que l’Australien n’est sûr de rien quant à son avenir. Depuis plusieurs années maintenant, son contrat avec Red Bull, écurie qu’il fréquente maintenant depuis 2007, ne se renouvelle qu’année après année. Une preuve qu’un engagement sur le long terme n’est pas envisageable pour les deux parties, que cela soit une question de motivation pour le pilote, ou une crainte de baisse de performance pour l’équipe.

Ceci dit, l’Australien est capable tous les ans de remporter quelques courses, et se pose toujours en challenger au titre mondial à un moment de l’année. Cependant, on pourrait apporter un crédit particulier aux propos récents d’Helmut Marko qui soulignait que le pilote n’était pas capable, sur la durée entière d’une saison, de se battre pour le titre mondial. En effet, le titre n’était envisageable jusqu’à la dernière course pour Webber que lors de la saison 2010, mais ils étaient alors trois autres dans son cas (Sebastian Vettel, Fernando Alosno et Lewis Hamilton), une première dans l’histoire du championnat du monde.

En fait, le salut de Webber semble tenir aux piètres performances fournies par les jeunes pousses de Red Bull qui font leurs armes chez Toro Rosso.

Le premier duo qui a officié en 2010 et 2011, constitué de Sébastien Buemi et Jaime Alguersuari, n’a pas réussi à faire ses preuves. Aujourd’hui, ce sont Jean-Eric Vergne et Daniel Ricciardo qui tentent leurs chances. L’année 2013 sera cruciale pour eux deux, et un net regain de performance de leur part est attendu pour pouvoir prétendre à une place dans l’écurie mère. Marquer des points régulièrement ne suffira pas à leur assurer une place dans l’élite et sécurisera un peu plus le baquet de Webber. Une grosse performance, un podium ou un coup d’éclat sont donc attendus.

De son côté, Webber devra continuer à enchainer les bons résultats, avec plus de constance que l’année dernière, et ainsi prouver à ses détracteur, Marko en tête, et à son équipe toute entière, qu’il a la carrure pour amener Red Bull jusqu’au titre mondial. Son apport a été non négligeable ces dernières années, mais le moindre faux pas de sa part en termes de performance risque bien de lui être fatal aujourd’hui. Surtout pour un pilote qui se plait à dire qu’il ne veut pas d’un statut de second couteau.

Mais au final, l’Australie n’a guère de soucis à se faire pour sa présence dans la discipline. Si Mark réalise une belle saison, il y a fort à parier que Red Bull lui renouvelle sa confiance en 2014. Il connaît très bien l’équipe qui l’entoure et il a une bonne image auprès du public et des sponsors. Dans le cas contraire, le jeune Daniel Ricciardo pourrait prendre sa suite, au sein de l’écurie autrichienne s’il est jugé assez bon, ou bien ailleurs, car son talent indéniable pourrait intéresser d’autres équipes.

 

Axel B.





Le cas de conscience de Vergne

6 07 2012

Après un début de saison plutôt prometteur, Jean-Eric Vergne semble quelque peu marquer le pas depuis plusieurs Grand Prix. Quelles sont les raisons de ce revirement de situation et a-t-il la possibilité d’inverser la tendance ?

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Jean-Eric Vergne a découvert la Formule 1 lors du Grand prix d’Australie cette saison. En s’alignant en onzième position sur la grille de départ, il devient le plus jeune pilote français à disputer une course dans la discipline.

Bien qu’il se qualifie derrière son équipier chez Toro Rosso, Daniel Ricciardo, qui atteindra la Q3 et la dixième place, Vergne impressionne néanmoins les observateurs et les membres de son écurie en ratant la troisième partie des qualifications pour seulement quelques centièmes.

En course, il démontrera une solidité et une vitesse que tout le monde lui prédisait, et il rate les points dans les derniers virages après une belle lutte au milieu d’un peloton comprenant son équipier, Sergio Pérez sur sa Sauber et Paul di Resta sur la Force India.

Après la course, il avouera que ce dernier tour lors duquel il a perdu la huitième place et les points, était certes très satisfaisant pour le public mais très peu pour lui. Ce qui démontre un fort tempérament et une envie de toujours aller plus haut. Vergne aurait pu se contenter de sa belle course, mais sa frustration était tellement élevée à la fin de la course, que son attitude contrastait vraiment avec celle de son équipier qui lui marquait ce jour là les premiers points de sa carrière.

Une fois sa déception passée, le pilote Toro Rosso a abordé le Grand Prix suivant en Malaisie avec de l’ambition. Sa monoplace semblait compétitive et le Français avait toutes les raisons de croire à un bon résultat. Les conditions dantesques lors de la course lui ont permis de rattraper une qualification décevante, et les points de la huitième place lui étaient offerts.

Mais à partir de la course en Chine, sa monoplace est devenue beaucoup plus erratique. Il enchaînera à partir de là de plutôt mauvais résultat, et la comparaison avec Ricciardo commencera à tourner en faveur de l’Australien. Tandis que Vergne se bat en fond de grille, son équipier réalise quelques prouesses, surtout en qualifications, mais lui non plus n’arrive cependant pas à marquer d’autres points que ceux acquit sur ses terres pour le premier Grand Prix de la saison.

Vergne aurait bien pu réaliser un authentique exploit à Monaco, mais un pari sur les pneumatiques à quelques tours de l’arrivée lui a fait perdre tout espoir de se battre pour les premières places.

Depuis, quelques rumeurs courent dans le paddock sur un possible désamour entre le pilote Français et son équipe. Si celles-ci semblent infondées et fausses, il va falloir que Jean-Eric Vergne se relance, notamment face à son équipier, pour faire taire ses détracteurs et prouver à son équipe qu’elle peut compter sur lui.

Comble de malchance, lors du Grand Prix d’Europe à Valence, son accrochage avec Heikki Kovalainen a non seulement détruit sa course, mais également provoqué la sortie de la voiture de sécurité qui, on le sait, sera fatale au moteur Renault de Vettel. Pas sûr que la maison mère Red Bull est appréciés cet enchaînement d’événement, même si l’ont ne peut sérieusement mettre en cause la responsabilité de Vergne dans le résultat final du Grand Prix.

La plus grande force du pilote français a toujours été son caractère. Sa volonté d’aller de l’avant et son moral a toute épreuve. De plus, il a déjà prouvé cette saison qu’il pouvait être très rapide. C’est en s’appuyant sur toutes ces qualité qu’il arrivera à remonter la tête et à reprendra son rythme du début de saison.

Certes, les performances de son compatriote Romain Grosjean l’éclipse quelque peu. Et sa difficulté à mettre au point une monoplace semble-t-il assez rétive risque de l’handicaper. Mais Jean-Eric Vergne a suffisamment de talent pour parvenir à ses objectifs et devenir un des leaders du peloton, aux côté de Grosjean justement…

Axel B.

 





We never give up !

16 06 2012

« We never give up ! » soit « Nous n’avons jamais abandonné ! » c’est la phrase que s’est écrié Sergio Pérez en direction de son équipe, Sauber, après avoir franchi la ligne d’arrivé du Grand Prix du Canada à la troisième place. Une performance qui en dit long sur les capacités du jeune mexicain et des ressources de l’écurie suisse.

 

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Voilà une saison réellement excitante. Nul ne peut savoir à l’issue des qualifications le samedi après midi, quel pilote aura la chance de monter sur le podium le dimanche.

Même avec une position modeste sur la grille de départ, les chances de victoire, ou tout du moins de bon résultat, sont grandes.

Le meilleur exemple de cette situation, nous l’avons encore vu ce week-end avec le podium de Sergio Pérez, et aussi dans une moindre mesure la deuxième place de Romain Grosjean.

Si pour le Français, ce podium est un peu moins étonnant que pour le mexicain, il n’en reste pas moins exceptionnel. Personne n’aurait parié que le pilote Lotus-Renault finirait à moins de trois secondes du vainqueur après une qualification qui l’avait vu en haute lutte pour accéder à une plutôt décevante septième place.

Certes, une fois de plus, Romain devançait son équipier pour être le seul représentant de son équipe dans la dernière partie des qualifications ; mais malgré une course que l’on pensait un peu plus chaotique que ce qu’il en est advenu, le Français a réussi un Grand Prix splendide fait d’attaque, de stratégie parfaite et surtout absent de toute erreur, ce qui, il faut le dire, nous rassure un peu…

En effet, si Romain Grosjean est rapide et digne de se battre avec les plus grands de la discipline, sa fiabilité et son irrégularité course après course risquent de lui jouer des tours à l’avenir. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’il en est uniquement à sa première saison complète, et avec une petite quinzaine de Grand Prix derrière lui, ses performances restent exceptionnelles. Même au volant d’une monoplace qui semble être une des toutes meilleures du plateau. Il ne lui reste désormais plus qu’à trouver enfin un rythme lui permettant de se battre régulièrement, et à la régulière, pour le podium, ce qui devrait être, avec un peu plus de temps et d’expérience, à sa portée. La voix royale pour une première victoire française depuis 1996 et une nouvelle victoire pour la marque Lotus depuis 1987. Romain Grosjean pourrait bien être le huitième homme. Car lui non plus, n’abandonne jamais !

Est-ce que Sergio Pérez peut lui aussi prétendre à ce titre dans cette saison de toutes les surprises ? Sa performance au Canada fait devenir cette question légitime. En partant de la quinzième position en qualifications pour terminer sur la troisième marche du podium après un seul arrêt aux stands, le mexicain confirme tout le bien que l’on pensait de lui après sa course en Malaisie qui l’avait vu rater la victoire de peu.

Si lors de cette course, Pérez avait amplement profité des conditions climatiques (tout comme Fernando Alonso dont la Ferrari était à côté de la plaque à l’époque) pour décrocher un sensationnel résultat, son podium canadien doit beaucoup plus à sa formidable gestion des pneumatiques et à son sens de l’attaque en douceur.

Cette saison, le nerf de la guerre se trouve donc aux quatre extrémités des monoplaces. Les gommes fournis par Pirelli sont à ce point sensibles que même Jenson Button, pourtant proclamé « Docteur es gestion des pneumatiques », en perd ses moyens…et ses points.

Ce qui fait cette année que l’on retrouve avec un plaisir non dissimulé des pilotes que l’on attendait pas en haut de l’affiche. Les Lotus de Raikkonen et Grosjean régulièrement sur les podiums, un Maldonado vainqueur en Espagne et une équipe Sauber, revenue du diable vauvert après l’abandon de BMW fin 2010, emporté par un élan de jeunesse et de renouveau et qui a pour état d’esprit de ne jamais abandonner. Et si c’était seulement cela la clé du succès et de la réussite ?

Axel B.





Zéro point(é) pour les pilotes français

21 03 2012

Il y avait énormément d’attentes et de pression sur les épaules des trois nouveaux pilotes français lors de la manche inaugurale du championnat du monde de Formule 1 ce week-end. Au final, le bilan, s’il est encourageant, n’est pas fameux.

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Le week-end australien avait commencé sous les meilleurs hospices pour nos trois représentants tricolores.

Romain Grosjean et Jean-Eric Vergne avaient réussi, lors des séances d’essais, à se faire remarquer en se plaçant en haut des feuilles de temps. De son côté, Charles Pic, qui découvrait sa Marussia-Cosworth, arrivait à prendre ses marques au volant de sa nouvelle monoplace avec une aisance peu commune pour un jeune pilote qui démarre son expérience au plus haut niveau dans la dernière écurie du plateau. Aucunes erreurs n’étaient à mettre à leur actif.

Le rêve commençait même à devenir réalité pour le franco-suisse de Lotus-Renault avec une deuxième place derrière le champion du monde Lewis Hamilton lors des EL3. Une performance remarquable, rapidement confirmée par une excellente troisième place sur la grille de départ. Certes, Romain n’en était pas à sa première participation à un Grand Prix de Formule 1, et on peut légitimement penser que son expérience, même malheureuse, en 2009, lui a permis d’aborder avec une plus grande sérénité cette première épreuve 2012.

Du côté de Vergne, la première déception pointait déjà, avec une solide onzième place sur la grille de départ, mais atténuée par la performance hors pair de Ricciardo, qui plaçait sa Toro Rosso en Q3 devant son public.

Une légère déception se lisait sur le visage du Français en conférence de presse, mais la grande confiance en lui, qui est un de ses principaux atouts, lui donnait beaucoup d’espoir pour la course.

Par contre, en fond de grille, Charles Pic était rappelé à la triste réalité en concédant pas loin de huit dixième face à son expérimenté équipier, l’allemand Timo Glock.

Certes, on ne pouvait pas attendre de miracle de la petite structure Marussia, et on peut atténuer cette contre-performance en arguant le fait que les deux monoplaces de l’équipe russe ne sont sûrement pas identiques en tout point. Mais l’écart reste néanmoins assez important, et Charles devra prouver d’autres choses s’il ne veut pas suivre le même chemin que Di Grassi ou d’Ambrosio, ses prédécesseurs.

En course, le rêve fut de courte durée pour Romain Grosjean. Après un départ raté, il ne tardera pas à jouer des roues avec Pastor Maldonado sur une Williams étonnante, et son insistance à vouloir garder à tout prix son avantage lui sera fatale. Il aura beau essayer d’expliquer que le comportement virile du Vénézuélien était à la limite de l’acceptable, la faute lui en sera quand même imputée. Une faute qui peut être qualifiée de jeunesse et qui peut également être mise sur le compte d’une envie mal canalisée. Rien de bien grave à ce stade de la saison, mais cela reste une occasion de manquée et une première déception dont le français devra rapidement se remettre.

Une fois Grosjean hors course (ou hors piste, c’est au choix), tous les espoirs tricolores reposaient sur Jean-Eric Vergne, qui avait fière allure sur sa Toro Rosso. Dans les points une majeure partie de la course, un écart de conduite l’amènera dans le bas à gravier pendant la seconde partie du Grand Prix Ce qui aura pour conséquence de la faire se batailler encore plus durement pour retrouver une place dans les dix premiers.

Mais dans le dernier tour, tout s’est emballé. Alors qu’il tenait une poigné de points à quelques mètres de l’arrivée, le chaos survenu après la sortie de piste de Maldonado allait lui être fatal. Il craquera sous la pression de son équipier Ricciardo dans les derniers virages pour échouer à une frustrante onzième place, alors qu’il pouvait légitimement prétendre bien mieux. Au final, le pire n’est pas qu’il rate les points de peu, mais surtout que cela soit son coéquipier qui les lui vole dans les derniers mètres. Psychologiquement, cela pourrait avoir un impact négatif sur le Français. Mais on connait sa force de caractère et sa volonté de repartir de l’avant ; et ce, dès la Malaisie.

Finalement, seul Charles Pic n’aura pas déçu. On n’attendait pas grand-chose de ses performances au volant d’une erratique Marussia, et il a parfaitement rempli son contrat en ramenant sa monoplace à bon port, sans faire de fautes.

Voilà un bilan somme toute assez mitigé pour les pilotes français, mais néanmoins encourageant pour la suite de la saison. Mais surtout, laissons leur le temps d’apprendre, et n’ayons pas des rêves trop fous à leur encontre lors de cette première saison. Cela leur rendra service de ne pas leur rajouter de pression supplémentaire.

Axel B.





La saison 2012 fictive

1 02 2012

La trêve hivernale va bientôt se terminer, et il ne reste, théoriquement, plus qu’un seul baquet de libre, au sein de l’écurie espagnole HRT. Cette intersaison n’aura pas connu de grands bouleversements dans les écuries de pointe, mais chez les autres concurrents du milieu de grille, les duos de pilotes ont souvent évolué. Mais amusons nous un peu, et imaginons une grille de départ fictive qui aurait pu exister si les choses s’étaient passées différemment…

Licence Creative Commons / Shiny Things

Le serpent de mer de cet hiver aura été le jeu du chat et de la souris entre Kimi Raikkonen et les deux équipes prétendantes à lui offrir un volant : Williams et Lotus.
Si les transactions avec Williams se sont éternisées, une fois que l’ombre d’un retour de Robert Kubica chez Lotus s’est définitivement estompée, le finlandais s’est rapproché d’Eric Boullier.
Mais on aurait très bien pu penser que Kimi, las de négociations interminables, et peu motivé par l’idée de ne pas rejoindre un top team, laisse finalement tomber son retour pour prendre une année sabbatique loin des tumultes du sport automobile.
Cela aurait alors sauvé la peau de Vitaly Petrov, et surtout de son apport financier, qui aurait fait équipe avec Romain Grosjean, chouchou de Boullier et Total et sur qui reposerait alors tous les espoirs de Lotus-Renault.
De l’autre côté de la grille, un grand chamboulement a eu lieu chez Toro Rosso. Les deux pilotes titulaires de 2011 ont purement et simplement été éjecté de leur poste alors que l’on aurait pu penser qu’au moins un des deux ait la récompense d’atteindre un volant au sein de l’écurie Red Bull.
Pourquoi pas le Suisse Sébastian Buemi. Plus régulier et plus malléable que le fougueux espagnol Jaime Alguersuari, qui se serait vu de toute manière remercié par Frantz Tost sur les conseils d’Helmut Marko après que ce dernier est eu une altercation verbale avec l’intéressé lors du Grand Prix d’Abu Dhabi…
Voilà qui laisse alors la porte ouverte à Vergne et Ricciardo, pour faire leurs preuves au sein de l’équipe de Faenza et ce qui précipiterait la retraite de Mark Webber, pas mécontent de se reposer après sa lutte psychologiquement éprouvante avec Sebastian Vettel.
Alguersuari, quant à lui, irait trouver refuge chez HRT, pour épauler le vétéran Pedro de la Rosa et donner un élan de jeunesse à une écurie cent pour cent espagnole.
Puisque l’on parle de retraite, il est un pilote qui aurait pu prendre la sienne avec des circonstances atténuantes. Qui aurait été choqué si Felipe Massa avait décidé de raccrocher son casque ? Après son terrible accident en 2009, le pilote brésilien a connu les pires difficultés pour retrouver son niveau d’antan. Opposé à Fernando Alonso, un des meilleurs pilote du moment, chez Ferrari, Massa n’a jamais réussi à relever le défi et la question qui le taraudait depuis des mois, à savoir : « Pourquoi prendre autant de risques pour si peu de résultats ? » aurait eu raison de lui à l’orée de cette nouvelle saison…
En laissant sa place à Jules Bianchi, pilote de réserve en 2011 et couvé par Nicolas Todt, Massa rejoindrait le Brésil avec son ami Rubens Barrichello, à qui il avait d’ailleurs conseillé de mettre un terme à son aventure en Formule 1.
Une aventure proche de s’arrêter pour Adrian Sutil également. Mais la clairvoyance de Jarno Trulli, conscient d’avoir déjà fait sa saison de trop, permettra à l’allemand de récupérer un volant chez Caterham, au côté d’Heikki Kovalainen. Ce duo de pilote séduisant offrirait justement à l’écurie de Tony Fernandes la possibilité d’enfin atteindre ses objectifs de points tant attendus pour 2012.

Des scenarii certes fictifs mais crédibles, qui auraient pu s’écrire pour cette saison 2012. Mais les dés sont déjà jeté et les acteurs en place pour nous offrir un spectacle qui pourrait s’intituler : « A la chasse au Vettel ».

Axel B.





Les laissés-pour-compte de 2012

4 01 2012

A chaque fin de saison, certains pilotes ne sont pas sûrs d’être sur la grille de départ du premier Grand Prix de l’année prochaine. Même si des incertitudes planent sur encore deux places libres, quelques personnalités, pourtant talentueuses, sont certaines de ne pas déambuler avec sérénité dans le paddock 2012.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Les mouvements au sein des écuries de pointes sont inexistants cette année. Vettel, Webber, Alonso, Massa, Button, Hamilton et même Rosberg et Schumacher, ne changerons pas leurs habitudes pour la saison à venir.

Il faut plutôt jeter un œil vers le bas de la grille pour trouver des changements, parfois radicaux, dans les compositions d’équipe.

L’équipe qui a fait le plus parler d’elle est assurément Lotus-Renault, qui en titularisant Kimi Raikkonen et Romain Grosjean, a dit au revoir à son duo de pilotes de la fin de saison 2011. Bruno Senna et Vitaly Petrov ne s’attendaient peut être pas à un traitement aussi dur de la part de leur ex-employeur.

Et pourtant, le brésilien et le russe se retrouvent sur la touche, sans forcément avoir démérité, mais sans jamais avoir montré malgré tout un tempérament de leader qui manquait tant à l’équipe. Après l’accident malheureux de Robert Kubica, et l’épisode gênant concernant Nick Heidfeld (mis à la porte de l’écurie avant le Grand Prix de Belgique pour un soi-disant manque de résultat alors qu’il était le pilote qui avait marqué le plus de point pour son équipe à ce stade de la saison), l’écurie a décidé de repartir d’une feuille blanche.

Senna semble être en contact avec Williams-Renault…mais cette association n’est elle pas juste un rêve ?

Petrov également est en relation avec l’écurie britannique à la recherche d’un pilote capable de lui apporter à la fois de l’expérience et une grosse valise de dollars pour pouvoir boucler la saison. Mais les pistes Adrian Sutil et Rubens Barrichello semblent les plus crédibles.

Quoi qu’il arrive, un des ses quatre pilotes restera sur le carreau en 2012. Et comme les rumeurs les plus insistantes placent le pilote allemand chez Williams, les trois autres pourraient bien devoir se trouver une autre occupation.

Petrov et Senna auraient cependant plus d’espoir de retrouver un volant en Formule 1 dans les années à venir si la conjoncture des transferts leur est plus favorable, mais Barrichello pourrait bien mettre un terme définitif à sa présence au sommet du sport automobile mondial après 19 saisons bien remplies.

Du côté de chez Toro Rosso, la surprise ne fut pas moins grande lorsque l’annonce de la titularisation de Daniel Ricciardo et Jean-Eric Vergne est sortie.

Si l’équipe italo-autrichienne est enfin en phase avec son statut de formatrice de jeunes talents, elle n’en met pas moins de côté encore deux de ces (anciens) espoirs, Sébastien Buemi et Jaime Alguersuari, qui rejoignent la liste des Scott Speed, Vitantonio Liuzzi ou autre Christian Klien…

Si le pilote suisse pourrait rebondir en tant que troisième pilote Red Bull (même si on se demande quel pourrait être son intérêt, puisqu’il n’a pas réussi à se faire remarquer en trois saisons pour atteindre un baquet de titulaire dans l’écurie phare de la marque), l’avenir de l’espagnol est bien plus sombre…même HRT, pourtant sous licence ibérique, semblerait lui préférer l’italien Liuzzi pour avoir un semblant de continuité.

Enfin, un autre pilote qui a fait ses preuves mais qui n’aura pas la chance de mettre à profit son expérience accumulée lors d’une saison entière, il s’agit bien entendu de Jérôme d’Ambrosio.

L’espoir belge a été sacrifié sur l’autel de l’argent, comme c’est bien trop souvent le cas, au profit du jeune français Charles Pic, a qui on ne pourrait pas garantir qu’il ne suive pas le même destin que son prédécesseur à la fin de la saison 2012 puisque, pour ces écuries en mal de financement, l’argent est malheureusement, mais obligatoirement, plus important que le talent.

Bref, il n’y a guère de logique dans le monde cruel de la Formule 1. Par le passé, bon nombre de pilotes, pourtant talentueux, n’ont jamais réussi à avoir la chance d’obtenir un sursit supplémentaire de quelques saisons pour avoir le temps de faire leur preuves. D’autres ont réussi à revenir contre toute attente, souvent après une logue pause, comme Pedro de la Rosa ou Narain Karthikeyan.

Axel B.





Quel avenir en Formule 1 pour Jean-Eric Vergne ?

19 10 2011

Cela faisait presque deux ans, depuis le Grand Prix d’Abu Dhabi en 2009 et la présence de Romain Grosjean, qu’un pilote français n’avait pas pris part à un week-end officiel dans le cadre d’une saison de Formule 1. Jean-Eric Vergne a mis fin temporairement à cette absence tricolore, mais pour combien de temps ?

(c) Cédric Ciampini

Si l’on fait un état récent des présences françaises en Formule 1, nous risquons fortement de nous limiter à une énumération de constructeurs ou de motoristes.

En effet, depuis une vingtaine d’année maintenant, Renault, avec une présence intermittente sur les grilles de départ (en tant que motoriste ou constructeur à part entière), représente à elle seule les dernières victoires tricolores en Formule 1.

Les titres de motoristes acquis avec Williams et Benetton dans les années 90 ainsi que les titres pilotes et constructeurs remportés par Fernando Alonso et Giancarlo Fisichella en 2005 et 2006 ont marqué l’histoire du sport automobile français.

La présence du manufacturier de pneumatiques Michelin, pendant six saisons, pour une lutte acharnée avec les japonais de Bridgestone, a également marqué les esprits pendant une période de guerre des pneus qui tournait à l’avantage de la marque au Bibendum.

Au niveau des pilotes, la France entretient une longue tradition avec la Formule 1 qui démarre dans les années 50, à la création du championnat, avec la victoire de Maurice Trintignant au Grand Prix de Monaco 1955 sur Ferrari, première étape d’une longue série de succès tricolores.

Le summum de la présence française en Formule 1 est atteint dans les années 80, avec des représentants de luxe comme Jacques Laffite, René Arnoux, Didier Pironi, Patric Tambay, Jean-Pierre Jabouille, Patrick Depailler, Jean-Pierre Jarier ou Alain Prost.

Si tous seront des vainqueurs de Grand Prix et se battrons parfois pour le titre de champion du monde (Pironi en 1982 ou Laffite en 1983), seul Alain Prost arrivera à coiffer la couronne mondiale pas moins de quatre fois.

Si François Cevert, dans les années 70, avait été considéré comme le premier pilote français à être capable de devenir champion, il aura fallu attendre l’avènement de Prost pour que la réalité d’un français au sommet de la Formule 1 soit entérinée.

Depuis, peu de pilotes ont réussi à remporter des courses. En fait, seulement deux y sont parvenu ; Jean Alesi lors du Grand Prix du Canada en 1995 et Olivier Panis à Monaco en 1996.

Les présences sporadiques de Frank Montagny, Sébastien Bourdais ou Romain Grosjean dans des écuries de secondes zones n’ont pas suffit à cacher le manque de représentation des pilotes français en Formule 1.

Par contre, depuis deux ans, de jeunes talents commencent à émerger des formules de promotions. Romain Grosjean donc, Jules Bianchi, Charles Pic et Jean-Eric Vergne sont les espoirs de tout un peuple en manque de victoires.

Tous les quatre sont soutenus par de grandes écuries présentes sur les grilles de départ (Renault, Ferrari, Red Bull) ou par de puissants groupes financiers (Lagardère), mais certains semblent avoir de bonnes opportunités de rouler en Formule 1 dès 2012. Grosjean bien sûr, après son titre en GP2 qui devrait lui ouvrir les portes des écuries motorisées par Renault dont il est proche, mais aussi et surtout Jean-Eric Vergne, qui vient de vivre sa première expérience chez Toro Rosso lors des séances d’essais du vendredi matin au Grand Prix de Corée du Sud.

Des conditions climatiques difficiles ne lui ont pas permis de se mettre en valeur comme il le souhaitait, mais cette marque de confiance accordée par Dietrich Mateschitz et son bras droit Helmut Marko au pilote français semble être un point de repère intéressant quant à son avenir proche dans la discipline reine de sport automobile.

Il semble évident que Vergne soit en concurrence directe pour un poste de titulaire avec Daniel Ricciardo, autre pilote estampillé Red Bull, et placé au sein de l’écurie HRT depuis la mi-saison pour parfaire son apprentissage. Cet éloignement physique de l’australien du « cocon » de l’écurie autrichienne pourrait être une opportunité pour Vergne de se rapprocher et de se placer en bonnes dispositions dans la structure Toro Rosso, même s’il semble peu probable qu’il participe à une course d’ici à la fin de la saison. D’autant plus que les deux pilotes titulaires actuels, Sébastien Buemi et Jaime Alguersuari, ont nettement haussé leur niveau de jeu ces dernières semaines.

Malgré tout, tout laisse à penser qu’un baquet sera libre chez Toro Rosso en 2012. C’est en tout cas ce que voudrait la logique de recrutement et de formation de la filière Red Bull. Buemi et Alguersuari ont eu bon nombre de courses pour faire leurs preuves et visiblement aucun des deux n’a suffisamment convaincu pour prétendre remplacer Mark Webber dans l’écurie mère dès 2012, puisque l’australien a été renouvelé pour une année supplémentaire.

Il serait donc dans l’ordre des choses que le moins bien classé au championnat des deux pilotes Toro Rosso laisse sa place à un nouvel espoir dès la saison prochaine.

Voilà l’opportunité pour Vergne de se retrouver en Formule 1 dès 2012. A sa décharge, la place lui aurait été déjà assuré s’il avait remporté le très relevé championnat de Formule Renault 3.5…objectif qu’il n’a pas réussi à atteindre. Il pourrait alors redoubler dans la discipline tout en assurant un rôle ingrat (surtout depuis la limitation des essais privés) de pilote de réserve au sein de l’écurie de Faenza. Une année d’attente supplémentaire qui pourrait bien freiner son ascension vers les sommets.

Mais pour reste dans le positif, Toro Rosso ne ferait pas rouler le vendredi un pilote en qui elle ne croit pas…wait and see…

Axel B.





Du plomb dans les ailes

3 05 2011

La filière de jeunes pilotes de l’équipe Red Bull serait-elle en train de prendre du plomb…dans les ailes. La fameuse firme autrichienne avait pourtant fait de cet objectif de formation des jeunes un des ses principaux atouts. Cependant, personne ne semble apte à prendre la suite du talentueux Sebastian Vettel…

 

Depuis le début de son engagement en Formule 1, l’entreprise Red Bull, propriété de Dietrich Mateschitz, a toujours favorisé l’accession de pilotes plus ou moins talentueux au but ultime de leur carrière. On se souvient notamment du soutien au pilote brésilien Enrique Bernoldi, qui a largement bénéficié de l’apport financier de Red Bull, en partie chez Arrows, pour posséder un volant dans la catégorie reine.

Si beaucoup jugeaient ce soutien financier inutile envers un pilote d’une qualité et d’un talent discutable, Mateschitz voyait surtout une opportunité économique de conquérir un marché, en l’occurrence sud-américain, encore non exploité.

C’est avec le rachat de l’écurie Jaguar Racing en 2005, puis de Minardi en 2006, que le magnat autrichien a compri que son apport financier devait servir à faire grimper de jeunes pilotes talentueux dans la hiérarchie mondiale.

En rebaptisant respectivement ses écuries Red Bull et Toro Rosso, Mateschitz s’offrait la meilleure publicité possible avec une exposition médiatique décuplée par deux.

Il pouvait dès lors se concentrer sur la recherche du futur champion estampillé par sa fameuse marque de boisson énergétique.

Si Red Bull Racing sera l’écurie phare, avec, à ses débuts des pilotes d’expérience (David Coulthard, Mark Webber) pour essayer de développer avec cohérence les monoplaces et le savoir faire de l’équipe technique, Toro Rosso sera le centre de formation pour les jeunes pilotes.

L’américain Scott Speed et l’italien Vitantonio Liuzzi seront les deux premiers à bénéficier de cette filière. Avec le prometteur pilote essayeur suisse Neel Jani, l’équipe managé alors par Gerhard Berger, pensait avoir un trio de qualité.

Force est de constater cependant qu’aucun des trois pilotes ne se trouvent en ce moment au sommet de la Formule 1. Pire que ca, Speed sera proprement mis à la porte pour son comportement désinvolte, Liuzzi sera écarté pour n’avoir pas réussi à séduire ses patrons (scénario qui se répétera pour l’infortuné pilote italien avec Force India en 2010) et plus personne n’entend parler de Jani dans les paddocks de Formule 1.

La seule bonne intuition de Mateschitz et de son bras droit Helmut Marko sera de récupérer Sebastian Vettel, prêté à BMW en qualité de pilote essayeur, pour en faire le pilote talentueux, devenu champion du monde en 2010.

L’allemand, avant de gagner le titre au volant d’une Red Bull, remportera la seule et unique victoire à ce jour de Toro Rosso, où il se paiera même le luxe de laminer son équipier Sébastien Bourdais, pourtant engagé, non pas comme espoir, mais dans le but d’apporter un peu d’expérience technique à une équipe qui en manquait cruellement.

Sebatien Vettel reste à ce jour le meilleur et le seul exemple d’une passerelle réussi entre Toro Rosso et sa grande sœur Red Bull.

Aujourd’hui, le suisse Sebastien Buemi et l’espagnol Jaime Alguersuari se bagarre dans l’écurie basée à Faenza et bâtie, rappelons le, sur les fondations de Minardi, afin d’accéder, eux aussi, au sein graal que représente actuellement Red Bull et sa monoplace magiquement conçue par le génial Adrian Newey.

Cependant, même si Toro Rosso est actuellement moins performante que sous l’ère Vettel, aucun des deux jeunes pilotes n’arrivent à impressionner leur patron. A tel point que l’australien Daniel Riccardio et le français Jean-Eric Vergne, pilote essayeur respectifs de Toro Rosso et Red Bull commencent à pointer le bout de leurs ailes…

Axel B.








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