Rien ne sert de courir…

27 04 2013

Depuis l’introduction des pneumatiques Pirelli en Formule 1 il y a de cela trois saisons, la discipline a pris un virage étonnant conditionné par la durabilité et la gestion difficile des gommes italiennes. En effet, la plupart des Grands Prix ne sont-il pas en train de se résumer à une simple course d’endurance et de stratégie plutôt que de vitesse pure, pourtant apanage du pinacle du sport automobile mondial ?

Licence Creative Commons / Morio

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Il est commun, chaque année depuis la saison 2011, d’entendre les pilotes se plaindre de la tenue de leurs pneumatiques. En effet, depuis l’arrivée de Pirelli en Formule 1, les composants des gommes fournies aux différentes écuries ne cessent d’évoluer vers une dégradation de plus en plus importante.

De plus, l’introduction de nouveaux éléments comme le KERS ou le DRS, qui facilitent les dépassements ont profondément modifié le comportement des pilotes en piste. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir certains d’entre eux se laisser doubler pour éviter d’abîmer leur pneumatiques dans une tentative de résistance quasiment impossible face à un adversaire possédant des gommes plus performantes de trois secondes au tour, avec un DRS ouvert et un KERS en pleine action. Même les pilotes les plus hargneux, comme Sebastian Vettel ou Fernando Alonso, préféreront perdre une ou deux places et rallier l’arrivée, plutôt que de tenter un coup de poker stratégique au risque de voir un effondrement soudain de leur performance.

La stratégie a toujours eu une importance capitale en Formule 1. Surtout à l’époque des ravitaillements en essence, où les arrêts aux stands pouvaient coûter près d’une dizaine de secondes d’immobilisation. Maintenant que ceux-ci sont devenus interdits, le temps d’arrêt s’est considérablement réduit. Cependant, il n’est pas rare de voir des pilotes stopper très tôt dans la course pour se débarrasser rapidement d’un type de pneumatique, embarrassant mais obligatoire à chausser durant la course.

Mais si auparavant une grande partie de la stratégie était basée sur les arrêts ravitaillement dans le but de gagner quelques précieuses places dans les stands, aujourd’hui, c’est la dégradation des pneumatiques qui est la clé de la performance.

Une sorte de course d’endurance est alors lancée entre les pilotes, et celui dont la monoplace et le style de pilotage exploiteront au mieux ses gommes, aura peut être une chance de finir la course dans les premiers. Un paradoxe troublant pour une discipline basée sur la vitesse pure et la compétition. Des pilotes qui ne se battent plus, qui se laisse doubler par crainte de ne pouvoir finir la course et qui ont les yeux rivés sur l’état de leur gommes plutôt que sur le prochain virage, voilà le spectacle qui pourrait nous être donné de voir à l’avenir si Pirelli et les instances dirigeantes de la Formule 1 ne changent pas leur fusils d’épaule en arrêtant de miser sur divers artifices par crainte d’un manque d’animation.

Mais les pilotes sont tout de même assez talentueux pour offrir au public un spectacle de qualité, n’ayons crainte. Car sans cette confiance, un duel Villeneuve/Arnoux du Grand Prix de France à Dijon en 1979 n’aurait jamais eu lieu. Et cela reste pourtant à ce jour une des plus belles pages de l’histoire de la Formule 1.

 

Axel B.





2013, une année de transition

6 03 2013

A tout point de vue, l’année 2013 sera une vraie période de transition. L’évolution de la réglementation technique prévue pour 2014 en est la principale cause. Mais certaines grandes équipes ont aussi vécues des chamboulements internes dans leur organisation qui font qu’une période d’adaptation sera nécessaire à leur bon fonctionnement.

Licence Creative Commons / Magic Aviation

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Sur le papier, la saison 2013 n’apporte pas beaucoup de changement par rapport à la formidable saison 2012 qu’il nous été donné (et je dis bien donné…) de voir.

Le gel des moteurs depuis maintenant plusieurs année n’offre que très peu de changement de ce côté-là, et du point de vue aérodynamique, très peu de nouvelles contraintes sont imposées aux concepteurs des monoplaces.

Le grand changement est surtout prévu pour l’année prochaine. En effet, la quasi-totalité des méthodes d’élaboration des voitures sera remise en cause avec l’arrivée des unités de puissance comprenant des moteurs turbo V6, des systèmes de récupération d’énergie cinétique et thermique (KERS et HERS) et de nouvelles boites de vitesses.

Sur le plan aérodynamique, des évolutions sont aussi attendues et devraient concerner plusieurs pièces dont les ailerons, l’empâtement de la carrosserie et les déflecteurs.

La seule grosse différence concerne les fameux museaux en escalier des monoplaces 2012 qui ont été gommé par certaines équipes cette année, même si ce n’est pas l’apanage de toutes, dont Red Bull. Mais les voitures présentées ces dernières semaines vont sûrement encore beaucoup évoluer jusqu’à la première course en Australie au milieu du mois de mars.

Une période de transition va également s’installer cette année dans certaines équipes. On pense avant tout à Mercedes et McLaren, qui sont les deux principale écuries du haut du tableau à avoir subit un changement radical dans leur duo de pilote.

Au sein de l’écurie de Woking, la perte de Lewis Hamilton, enfant choyé, a fait un grand vide que tente de combler le Mexicain Sergio Pérez. L’adaptation de ce tempérament latin à la rigueur et au flegme britannique de McLaren sera passionnante à observer tout au long de la saison, et conditionnera de manière importante les performances futures de l’équipe. Par le passé, plusieurs exemples contradictoires peuvent nous éclairer sur l’association entre la froideur de l’équipe et le bouillonnement de son pilote comme avec Ayrton Senna pour l’aspect positif ou Juan Pablo Montoya pour la déception.

Du coup, Lewis Hamilton débarque chez Mercedes et va entamer lui aussi une nouvelle ère avec son équipe. La firme à l’étoile a entrepris une profonde restructuration interne, qui ne touche pas uniquement ses pilotes, car elle accueille en ses rangs des grands noms tels que Niki Lauda, Toto Wolff ou Paddy Lowe. Il va sûrement falloir un petit peu de temps avant que tout ce joli monde arrive à travailler de concert pour le meilleur de l’écurie.

Pour les équipes les plus modestes, la valse des pilotes a également eu lieu, comme on peut le constater notamment chez Sauber, Marussia et Caterham qui ont totalement renouvelé leurs duos ou chez Williams qui voit arriver un néophyte finlandais aux côtés du solide Maldonado.

Et puis bien sûr, dans le microcosme de la Formule 1 française, les téléspectateurs devront également s’adapter  à leur nouvelle méthode de retransmission télévisuelle puisque c’est désormais Canal + qui est chargé de relayer la passion de milliers de personne. Nul doute que la chaine cryptée et payante devra elle aussi de son côté subir une période, plus ou moins courte, de transition avant de trouver la bonne formule, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Mais restons attentif car c’est souvent les saisons dites « transitoires » qui sont les plus animées !

Axel B.





Tout ce qu’on sait, c’est qu’on en sait pas plus !

27 02 2013

L’heure des premiers essais d’intersaison est arrivée, est avec elle, les premiers bilans sur les nouvelles conceptions des écuries. Si chaque pilote peut ressentir en la pilotant, la bonne naissance d’une nouvelle monoplace, les temps au tour réalisés durant ces quelques journées de test ne sont guère révélateurs.

Licence Creative Commons / Michael Elleray

Licence Creative Commons / Michael Elleray

Depuis quelques semaines, l’aficionado de la Formule 1 a enfin quelques feuilles de temps à se mettre sous le nez. Les premiers essais sont enfin arrivés mais il n’est cependant pas facile de jauger des forces en puissances.

Une fois une McLaren, une fois une Ferrari, le lendemain une Mercedes avant de voir une Red Bull dominer la journée…quels enseignements tirer de ces informations ?

En substance, aucun ! Il y a trop d’éléments et de caractéristiques différents qui entrent en jeu pour pouvoir montrer du doigt l’écurie qui sera dominatrice lors de la saison à venir.

Mais en dehors des chiffres, le ressenti des pilotes est parfois bien plus parlant. Chez Mercedes par exemple, la bonne humeur et l’optimisme semblent être de sorti. Nico Rosberg n’hésite pas d’ailleurs à parler de victoire en 2013, une chose qui semblait totalement impossible à la fin de la saison dernière et avant que le pilote n’ait mis un pied dans la nouvelle monoplace grise. La venue de Lewis Hamilton a redonné un coup de fouet à toute l’équipe. Lui-même, semble ne pas avoir de spleen post-traumatique du à sa séparation avec McLaren, son écurie familiale.

Dans les garages de la Scuderia Ferrari, que cela soit sur la piste de Jerez ou à Barcelone, Felipe Massa et Fernando Alonso semblaient réellement enthousiastes des débuts de leurs nouvelles montures. Selon l’Espagnol, l’équipe n’est pas du tout dans la même situation qu’à la même période l’année dernière. Voilà donc une bonne base, selon lui, pour contester le titre à ses rivaux d’une manière moins complexe qu’en 2012. Le plus grand défi pour Alonso sera de réaliser une saison aussi parfaite que la précédente. Pour Massa, la renaissance est encore attendue…

Du côté de Force India, alors que Paul di Resta fait calmement son boulot, le Français Jules Bianchi et l’Allemand Adrian Sutil se battent par chronomètres interposés pour prouver à Vijay Mallya leurs capacités. Mais le patron indien, qui regarde plus vers les livres de comptes de son écurie que vers la piste, semble jouer un peu de cette situation et n’a pas encore, officiellement, fait son choix. Au final, on sait très bien que les préoccupations resteront financières et que l’annonce ne risque pas de faire de surprise.

Finalement, ceux qui tirent le plus de profit de ces journées de tests restent sans conteste les plus petites écuries. D’autant plus que cette année, Caterham et Marussia présentent à elle deux pas moins de trois néophytes dans la discipline. Giedo Van der Garde, Max Chilton et Luiz Razia apprennent le métier, comme il est coutume de dire, et même parfois la rudesse des rails de sécurité.

Allez vite, rendez-vous en Australie le 17 mars pour enfin se rendre compte des forces en présence. Enfin, certains s’en rendront compte uniquement sur le papier de quelques journaux spécialisés, puisque la totalité des fans, et c’est une quasi certitude, ne feront pas l’effort, financier et déontologique, de payer pour suivre leur passion…mais ceci a déjà été débattu récemment…

Axel B.





L’étoile d’argent brillera

30 01 2013

L’équipe qui a subi le plus de changements en ce début d’année 2013 est sans conteste Mercedes. De nouvelles têtes sont arrivés avec un discours conquérant, et l’ambition de victoire est clairement affichée. La firme à l’étoile a tous les atouts en main pour briller et se doit de réussir. Plus d’excuses, et place aux résultats !

Licence Creative Commons / Morio

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Depuis son retour au début de l’année 2010 en tant que constructeur, et pas uniquement motoriste, l’écurie Mercedes n’a cessé de faire parler d’elle.

Tout d’abord, avec son rachat de l’équipe Brawn GP, championne du monde en titre à l’ingénieur Ross Brawn, qui avait lui-même racheté la moribonde entité Honda pour écrire une des plus belles et des plus audacieuses histoires de la Formule 1 moderne.

Ensuite, c’est la venue de Michael Schumacher en ses rangs qui a fait la une des journaux. Le septuple champion du monde, après trois ans de retraite, avait décidé de faire son retour avec une flèche d’argent, avec à l’esprit un sentiment de boucler la boucle avec le constructeur qui l’avait vu faire ses débuts en sport automobile.

Avec le jeune et prometteur Nico Rosberg au volant de l’autre monoplace, sur le papier, tout était écrit pour que le succès soit au rendez-vous. Mais bien entendu, en Formule 1, rien n’est jamais simple…

En faisant le bilan des trois années passées par Mercedes dans le championnat du monde, le palmarès est mince. Quelques podium, une seule victoire et surtout, beaucoup de désillusions.

Aujourd’hui, la volonté de l’entreprise basée à Stuttgart est de faire table rase de ce passé pour se construire un environnement propice à la victoire.

La première pierre de ce nouvel édifice a été posée avec l’engagement de Lewis Hamilton en provenance de McLaren. La venue du champion du monde 2008, considéré comme un des trois meilleurs pilotes du plateau, est un signe fort de la volonté de Mercedes de ne pas rester figé face à la défaite. Le Britannique, enfant chéri de Woking, n’aurait pas claqué la porte de son écurie fétiche s’il n’avait pas eu face à lui un projet ambitieux et réaliste.

Du côté des instances dirigeantes de l’équipe, le changement a également eu lieu. Niki Lauda a rejoint les rangs il y a quelques mois en tant que directeur exécutif et actionnaire, suivi récemment par Toto Wolf, alors actionnaire et directeur de Williams, mais dont les liens naturels avec Mercedes se sont finalement concrétisés aux dépends de l’équipe Britannique, dont il reste cependant actionnaire. Un renouveau qui a déjà poussé vers la sortie Norbert Haug, emblématique représentant de l’étoile à trois branches, et qui met dans une position trouble Nick Fry, transfuge de l’époque Honda, et même Ross Brawn, dont les plus folles rumeurs de départ n’ont cessé de courir dans la presse.

Mercedes a la chance d’écrire une nouvelle page de son histoire. La première partie de celle-ci pourrait être vite oubliée si la victoire pointe le bout de son nez dans les deux ans à venir. Les Schumacher, Haug et Brawn feraient alors figures de pionniers pendant que les Hamilton, Rosberg, et Wolf récolteraient les couronnes.

Mais pour que cette belle histoire prenne forme, il faudra, peut être, laisser un peu de temps à cette nouvelle équipe qui, logiquement, après un changement si radical, doit trouver ses marques. Mais les résultats devront apparaitre à plus ou moins courts termes. Il en va de l’avenir de Mercedes en Formule 1.

Axel B.





Une grille de rêve

2 01 2013

Une nouvelle année commence, une nouvelle saison va débuter, et beaucoup de vœux formulés par certains acteurs de la Formule 1 resteront vains. Alors tentons de réaliser certains de ces rêves dans cette première chronique 2013. En mettant de côté l’aspect financier et moral de certaines décision, à quoi pourrait ressembler une grille de départ rêvée pour la saison à venir ?

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Chez Ferrari, l’indéboulonnable Fernando Alonso a encore de nombreuses années en rouge devant lui. On voit mal pourquoi, et pour qui, l’écurie au cheval cabré pourrait s’en séparer. Mais en ce qui concerne son équipier, la question est longtemps restée en suspend. Dans notre fiction, Felipe Massa pourrait décider de raccrocher son casque après plusieurs années éprouvantes. Il souhaiterait se consacrer à sa famille et profiter d’une vie qu’il aurait bien pu voir s’achever un après midi d’été en Hongrie.

La liste de ses remplaçants est bien longue, mais le seul capable d’avoir la stature pour le rôle est aussi le seul qu’Alonso pourrait accepter à ses côtés. Il s’agit de Mark Webber, lassé de ne réussir à combattre Sebastian Vettel chez Red Bull, il viendrait donc chercher chez Ferrari un prestige qui manque à sa carrière et que l’écurie autrichienne ne saurait lui apporter. Une sorte de retraite dorée pour l’Australien même si son mental de compétiteur ne l’empêcherait pas d’avoir dans un coin de la tête, le rêve fou de détrôner Alonso de son piédestal.

Qui pourrait alors le remplacer chez Red Bull ? Là aussi, Vettel est incontournable. Mais la politique de Mateschitz et Marko serait alors de promouvoir un jeune de la maison. A ce petit jeu, Daniel Ricciardo, pur produit Red Bull, est le mieux placé. Il est celui qui a le plus d’expérience et, même s’il a fini la saison 2012 derrière son équipier français Jean-Eric Vergne, il semble le plus à mène d’apporter les garanties nécessaires à l’équipe pour remporter un titre constructeur.

Du coup une place se libère chez Toro Rosso, et il ne faudra pas aller chercher bien loin pour trouve acquéreur. Parmi la pléthore de jeunes pousses siglée Red Bull, Felix da Costa serait le mieux placé pour faire ses débuts dans la discipline. Il a impressionné ses employeurs en Formule Renault 3.5 et son accession à la discipline serait logique.

Dans le giron McLaren, même si l’on a peine à croire que Sergio Pérez ait été choisi par l’écurie basée à Woking uniquement pour son talent (le soutien de Telmex est un gros poids dans la balance), le duo de pilote formé avec Button reste cohérent et présente une des premières belles surprises pour 2013. Même constat chez Mercedes, ou l’association entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg pourrait faire des étincelles tant elle semble évidente. La génération « 85 » pourrait bien redorer l’étoile ternie du constructeur allemand.

Quand à Lotus-Renault, avec un Kimi Raikkonen en position de messie et avec tous les efforts consentis pour faire de Romain Grosjean un vrai pilote de Formule 1, l’équipe souhaiterait s’acheter une saison plus calme en conservant, au moins, la stabilité de ses pilotes !

Dans les écuries du milieu de tableau, l’argent fait encore plus loi. Si le transfert de Nico Hulkenberg de Force India vers Sauber peut éventuellement être synonyme de progression et de défi sportif pour l’Allemand, le recrutement d’Estéban Gutierrez au sein de l’écurie suisse sent le bon coup financier à plein nez. Il est vraiment dommage que le flamboyant Kamui Kobayashi ne soit pas de la fête, et il aurait toute sa place dans la grille fictive construite dans cet article. Au moins pour poursuivre une saison de plus avec Sauber…

Chez Force India donc, Paul di Resta reste en place en espérant briller un peu plus qu’en 2012 et il pourrait trouver à ses côtés un Bruno Senna, vainqueur des secondes, voire troisièmes chances, offertes dans la discipline mais qui, avec un tel patronyme et quelques belles performances, reste sympathique à voir.

Au sein de l’ancien employeur du Brésilien, Williams, on s’appuiera sur le désormais fiable Pastor Maldonado pour donner sa chance à l’espoir maison, le Finlandais Valtteri Bottas. Sir Franck a déjà raté Mika Hakkinen et Kimi Raikkonen, il n’est pas question qu’il passe à côté de son Finlandais !

Et puis bien sûr, dans les petites équipes, l’association entre un pilote expérimenté et un jeune espoir semblent être le deal idéal. Heikki Kovalainen chapeauterait parfaitement le Français Charles Pic chez Caterham et Timo Glock pourrait bien apporter toute son expérience à Vitaly Petrov, qui trouverait refuge chez Marussia, écurie de sa chère patrie. Le Russe est loin d’avoir démérité en 2012, et prouve qu’il a sa place en Formule 1, surtout à l’approche de l’organisation d’un Grand Prix en Sotchi en 2014.

Alors bien sûr, voici encore une chronique totalement subjective qui pourra laisser libre court à des commentaires et des critiques sur les choix formulés. Mais n’ayez pas d’inquiétudes, cette grille de départ rêvée et fictive ne verra sûrement pas le jour de si tôt, tout du moins tant que l’aspect financier aura le dessus sur la morale et le talent. D’ici là, bonne année !

 

Axel B.





Ils ont gagné en 2012

19 12 2012

Plusieurs pilotes et écuries ont remporté des victoires durant la saison 2012. Certains, pour la première fois, d’autre plutôt comme une confirmation. Petit tour d’horizon de ceux qui ont marqué la saison 2012 de Formule 1 de leur empreinte.

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Licence Creative Commons / Nic Redhead

On ne peut pas parler des vainqueurs de la saison 2012 sans parler de Sebastian Vettel et de Red Bull, bien sûr. Maintenant devenus incontournable depuis plusieurs années, l’écurie autrichienne et son triple champion du monde allemand deviennent les nouvelles références en Formule 1.

La discipline reine du sport automobile a pour habitude de fonctionner par période de domination. Tant au niveau des pilotes qu’au niveau des écuries. Si Juan Manuel Fangio a été le pionnier de ses ère d’hégémonie, d’autre l’ont suivi au fur et à mesure de l’histoire comme Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Alain Prost, Nelson Piquet, Ayrton Senna, Michael Schumacher et dorénavant Sebastian Vettel. Tous ont en commun d’avoir remporté au moins trois titres mondiaux. Le constat est le même en ce qui concerne les écuries. Ferrari, Lotus, McLaren, Williams et maintenant Red Bull ont tour à tour dominé la compétition. L’équipe autrichienne, menée de mains de maitre par Christian Horner et Adrian Newey, a sûrement encore de beaux jours devant elle.

Mais d’autres vainqueurs se sont mis en avant cette saison. A commencer par Mark Webber, coéquipier de Vettel, qui est rapidement retombé dans l’ombre de son leader, même si, à un moment donné de la saison, ses deux belles victoires à Monaco et à Silverstone ont fait de lui le rival le plus sérieux face à Fernando Alonso dans la quête du titre.

D’ailleurs, l’Espagnol est assurément le vainqueur le plus étonnant de cette saison à la vue des performances de sa Ferrari en début d’année. Revenu du diable vauvert, le double champion du monde, entouré par son panache et sa grinta indéfectible, a réussi à contester le titre à Vettel jusqu’à dans l’ultime manche de la saison. Ce qui lui fait dire d’ailleurs qu’il a, à ses yeux, réalisé une performance qui lui sera difficile de réitérer encore une fois dans sa carrière.

A côté de cela, les performances des deux « McLaren Boys » peuvent sembler bien ternes. Non pas dans la manière donc leurs victoires, sept au total, ont été acquises, surtout celles de Lewis Hamilton, mais surtout pour leur incapacité à transformer leurs belles performances et la rapidité de leur monoplace en réelles chances de remporter le titre. Mais cette contre performance n’est pas vraiment imputable à Hamilton et Jenson Button, qui ont souvent du faire face à la fébrilité de leur mécanique alors qu’ils étaient en position de gagner.

Une frustration qu’a connue très rapidement Nico Rosberg. Sa victoire en Chine lui a ouvert des perspectives finalement inatteignables au volant d’une Mercedes erratique et rapidement dépassée. Plus la saison avançait, et plus le pilote allemand sombrait dans les profondeurs du classement. Une détresse qui contrastait terriblement avec la joie de sa première victoire en Grand prix qui semblait pourtant en appeler d’autre au cours de l’année. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton et le départ de Norbert Haug, la firme étoilée veut du renouveau pour 2013. Mais il ne sera pas dur d’être moins bon qu’en 2012…

Mais la victoire la plus inattendu et la plus sympathique de cette saison est sans aucun doute celle de Pastor Maldonado. Le Vénézuélien était le pilote que l’on n’attendait pas. En redonnant le goût de la victoire à l’artisan Franck Williams et à son équipe, il a également apporté un vent de fraicheur à la discipline et aux autres écuries plus modestes, en leur donnant un espoir de réussite. Certes, on pourra dire que le natif de Maracay à quelque peu vendangé la suite de sa saison avec des accrochages à répétition qui lui ont couté quelques précieux podiums et une place plus flatteuse au championnat. Mais grâce à sa victoire providentielle, il s’est trouvé une place de choix dans le monde de la Formule 1, où tant de pilotes, pourtant talentueux, se voient fermer les portes. Certes Maldonado a un apport financier très important qui lui offre, après le talent, l’autre garanti nécessaire à une présence durable dans la discipline. Mais il n’a pas payé sa victoire à Barcelone.

Pour finir, le prix de la victoire la plus jubilatoire pourrait être remis haut la main au succès de Kimi Raikkonen à Abu Dhabi. Le Finlandais a prouvé à ceux qui doutaient encore qu’il n’a rien perdu de son talent. Ni de sa gouaille d’ailleurs, puisqu’il se permettra de mettre gentiment en boite son ingénieur durant la course en lui expliquant qu’il n’avait besoin de l’aide de personne pour amener sa Lotus-Renault à la première place. Et il a eu raison !

A l’orée du Grand Prix du Brésil, les huit vainqueurs de cette saison auraient pu être neuf. Mais Nico Hulkenberg au volant de sa Force India n’aura pas réussi à réaliser cet exploit. Il ne nous reste plus qu’a espérer que la saison 2013 nous offre, elle aussi, son lot de surprise.

 Axel B.





On a le droit d’être déçu ?

5 12 2012

Clairement oui ! Une saison qui débute par sept vainqueurs différents en sept courses, qui voit les premières victoires de Nico Rosberg et Pastor Maldonado, un succès de Kimi Raikkonen après deux ans d’absence, quelques podiums d’un pilote français et qui se solde par un troisième titre consécutif de Sebastian Vettel…il y a un peu de quoi être déçu de voir s’imposer au final le même pilote depuis 2010.

Licence Creative Commons / Ryan Bayona

Licence Creative Commons / Ryan Bayona

A l’orée de la saison 2012 de Formule 1, rien ne pouvait laisser envisager un tel début de championnat. La victoire surprise de Jenson Button en Australie et la déroute des Ferrari étaient certainement les deux premières sur

prises de l’année. Un peu plus tard, le renouveau de Williams avec l’étonnante victoire de Pastor Maldonado en Espagne faisait écho au premier succès d’un Rosberg et d’une Mercedes depuis des décennies.

Malgré ce lot de surprise, les cadors de la discipline avaient aussi réussi à remporter leur Grand Prix. Les Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton ou Mark Webber satisfaisaient les espoirs de réussite placés en eux.

Pendant ce temps, les Sauber de Kamui Kobayashi et surtout Sergio Pérez, se plaçaient dans le rôle d’outsider aux côtés d’étonnantes Lotus-Renault avec un duo de pilote qui apportait pourtant beaucoup d’interrogations.

Les fans français, après plusieurs années de disette commençaient à s’enthousiasmer pour les quelques podiums de Romain Grosjean avant de connaître une terrible désillusion au fur et à mesure que la saison avançait et que leur nouvel idole s’empêtrait dans ses départs et se construisait, à coup de monocoques froissées, une réputation de « taré du premier tour » comme l’a gentiment baptisé Mark Webber.

Mais plus l’année avançait, plus le championnat reprenait une allure normale. Alors que jusqu’à tard dans la saison, six pilotes encore pouvaient se battre pour le titre (Hamilton, Button, Vettel, Webber, Alonso et Raikkonen), la lutte pour le graal suprême prenait rapidement des allures de duel entre le taureau rouge de Sebastian Vettel et le cheval cabré de Fernando Alonso. Certes, Kimi Raikkonen faisait figure d’épouvantail au milieu de ces deux étalons, mais ses chances de titres n’étaient vraiment crédibles que dans la banlieue d’Espoo…

Entre temps, les trublions du début de saison étaient rentrés rapidement dans les rangs. Exit donc les Grosjean et Mercedes, dont les performances ont chuté aussi subitement que le prix d’une casquette Schumacher entre 2006 et 2012, et exit également Sergio Pérez, déjà la tête parée du gris McLaren et qui enchainait les bévues à la même allure que ce qu’il enchainait les points en début d’année.

Au final, le duel entre Alonso et Vettel attisera les passions de fins de saison, certains seront heureux de dire que, enfin, après des victoires farfelues, la Formule 1 redevenait un vrai sport, mais d’autre, resteront sur leur faim de loufoqueries qui les avaient poussé à vouloir un champion du monde original, comme en 1982 ou en 2007 par exemple, avec les victoires inattendu de Keke Rosberg et Kimi Raikkonen, pas franchement favoris à l’entame de l’ultime course. Le rideau de la saison se referme donc sur une troisième victoire de Sebastian Vettel dans une saison qualifiée de folle mais qui accouchera d’un final conventionnel et attendu. Qui a dit décevant ?

 

Axel B.





Les vacances des pilotes

15 08 2012

La pause imposée pour ce mois d’août pour toutes les équipes de Formule 1 permet à tous de recharger les batteries et de se mettre au repos. Si les cerveaux des techniciens et ingénieurs restent sûrement en éveil constant, les pilotes quant à eux, en profite pour s’adonner à des activités diverses, bien loin du pilotage…quoi que…

Licence Creative Commons // Rich Jones

Il serait difficile de ne pas se rendre compte que, médiatiquement et sportivement, ce mois d’août est dominé par les Jeux Olympiques organisés à Londres.

On le sait bien, les pilotes de Formule 1 sont des sportifs complets et avertis. Il n’est donc pas étonnant que plusieurs d’entres eux suivent donc l’évolution de cette manifestation sportive de grande envergure, organisée tous les quatre ans et qui a planté son décor cette année dans la capitale de la Grande Bretagne.

Romain Grosjean et Mark Webber ont même choisi de faire le déplacement jusqu’à Londres pour soutenir leurs compatriotes. Le Français a pu vibrer grâce aux exploits des nageurs tricolores notamment, tandis que l’Australien, n’a pas manqué de féliciter les gagnants, surtout qu’au tableau des médailles, les deux pays sont proches…

Le pilote britannique Paul di Resta s’intéresse aussi aux Jeux Olympiques et ne rate pas une occasion de commenter sur son compte Twitter les exploits réalisés dans toutes les disciplines. Il faut dire que le contingent de Grande Bretagne réalise de belles performances devant leur Reine.

Jenson Button rêverait peut être de participer au Jeux Olympiques un jour. Mais une chose est sûre, il profite de ses quelques jours de vacances dans l’année pour s’entrainer durement dans l’optique de ses prochaines participations aux triathlons. Plusieurs sont organisés durant le mois d’août mais aucune information n’a filtré concernant une possible participation du Britannique à l’un d’entre eux. La France sera néanmoins le théâtre d’une des épreuves reconnue comme étant parmi les plus dures, l’Embruman, organisé à Embrun, commune des Hautes Alpes. Un défi qui pourrait bien séduire Button qui sait ?

A côté de cela, de nombreux autres pilotes ont tout de même choisi la farniente pour unique occupation des semaines à venir.

Si Heikki Kovalainen est retourné chez lui en Finlande pour jouer au golf, Charles Pic se détend au bord de la mer en enchainant les sorties resto entre amis. Kamui Kobayashi, longtemps résident parisien, est retourné dans la capitale française pour y voir d’anciens camarades et pêcher…mais peut être pas aux bords de la Seine !

Nico Rosberg semble être resté chez lui à Monaco, à se replonger dans les vieilles histoires de famille puisqu’il nous fait partager, là encore sur Twitter, une photo de sa grand-mère, pilote de rallye en Finlande dans les années 50.

Mais il y a quand même une partie des pilote qui reste imprégnée par le sport automobile durant toute l’année et qui a du mal à décrocher de leur passion, même en vacances.

C’est par exemple le cas du pilote Sauber Sergio Pérez, qui a profité de son temps libre pour se remémorer en vidéo quelques une de ses plus belles courses en F3. Où alors Daniel Ricciardo, qui est parti en Italie sur le circuit d’Imola pour piloter quelques bolides. De son côté, si Narain Karthikeyan est rentré en Inde, c’est surtout pour participer à quelques opérations promotionnelles, peut être dans l’espoir de trouver quelques sponsors pour son équipe HRT ?

Si l’on pouvait penser que tout éloignait Lewis Hamilton et Fernando Alonso, alors on se trompait. Le goût des voyages est une passion qu’ils ont en commun. Le Britannique est parti sur l’île de Grenade pour faire la fête, puis à la montagne pour se ressourcer tandis que le pilote espagnol semble avoir prit les airs pour les Etats-Unis avec sa nouvelle compagne.

Une chose est sûre, ils reviendront tous regonflé à blocs pour en découdre en Belgique au début du mois de septembre. Avant de partir en vacances, Christophe Malbranque, commentateur attitré sur TF1 à parié sur une victoire de Raikkonen. Et vous ?

 

Axel B.





La Formule 1 aux Jeux Olympiques

8 08 2012

La Formule 1, ou du moins le sport automobile en général, pourrait-elle devenir un sport olympique ? Si cette éventualité parait peu crédible, nous pouvons toujours essayer de voir ce qu’une telle discipline pourrait donner…

Licence Creative Commons / Sitomon

Le sport automobile a bien fait une tentative aux Jeux Olympique. C’était en 1936, lors des Jeux organisés à Berlin, dans un contexte politique trouble. D’un strict point de vue sportif, la course automobile faisait son apparition olympique mais uniquement en épreuve de démonstration. Plus d’une centaine de voitures, en majorité allemandes afin de prouver la force de la nation voulue par Hitler, se sont affrontées. Mais cette tentative n’a jamais eu de suite dans l’histoire.

Il serait alors cocasse d’imaginer une compétition automobile sur des formules monotypes, un peu à l’image du GP2 actuel mais avec des pilotes représentants leur nationalité.

Une discipline avait déjà tenté cette aventure, mais jamais au niveau olympique. En effet, l’A1 Grand Prix avait développé cette idée d’identité nationale des écuries dans un championnat complet. Si l’aventure s’est terminée fin 2009 suite à des problèmes financiers, la discipline a quand même vue passer dans ses rangs des pilotes tels que Franck Montagny, Bruno Junqueira, Ralph Firman ou encore Alex Yoong, beaucoup d’anciens pilotes de Formule 1 n’ayant jamais vraiment réussi à convaincre.

Si une telle course Olympique devait être organisée aujourd’hui on pourrait se mettre à rêver sur des associations de pilotes, d’ingénieurs et d’équipes plutôt originales.

L’équipe d’Espagne serait bien entendu menée par son plus fier représentant, Fernando Alonso. Quelques autres pilotes ibériques seraient alors en confrontation pour le poste de second tel Pedro de la Rosa, Dani Clos ou Jaime Alguersuari. Ce dernier remporterait sûrement les suffrages mais les problèmes de cette équipe se trouveraient surtout dans l’encadrement et l’exploitation du matériel. Seuls les membres de HRT seraient capables d’apporter une touche de nationalisme à cet édifice. Pas sur dans ces conditions que Fernando devienne alors champion Olympique…

Le problème de l’Italie, lui, serait par contre inverse. Si le personnel de Ferrari n’a plus rien à prouver en termes de professionnalisme et d’efficacité, le contingent de pilote italien n’est pas pléthorique. Il faudrait alors peut être faire appel à d’anciennes gloires de ce sport comme Giancarlo Fisichella, Jarno Trulli ou Vitantonio Liuzzi pour que l’Italie soit représentée dignement.

Du côté de la France, un duo de pilote Romain Grosjean / Jean-Eric Vergne aurait vraiment de la gueule. Tout comme pour la Grande Bretagne, où l’association Jenson Button / Lewis Hamilton fait déjà des miracles chez McLaren, entouré d’ingénieurs britannique.

L’équipe du Brésil semblerait par contre en reconstruction et peu sûre d’elle, surtout à l’image de ses possibles représentants, Felipe Massa et Bruno Senna, qui ne sont pas les deux pilotes les plus en confiance du moment…

Mais c’est surtout du côté de l’Allemagne qu’il faudrait peut être voir les futurs champions Olympiques. Avec l’armada des ingénieurs Mercedes et un choix de pilotes à n’en plus finir (Schumacher, Vettel, Glock, Rosberg, Hulkenberg…), la Manschaaft serait très dure à battre.

Reste à savoir lesquels parmi ces pilotes seraient sélectionnés pour représenter leur pays. A n’en pas douter, voilà un titre et un record qui manque au palmarès de Michael Shumacher…Mais même si le champion allemand pourrait être séduit par une telle compétition, tout cela reste dans le domaine du rêve et de l’impossible. Quoi que, dans les années à venir, peut être… ? Avec Bernie Ecclestone, rien n’est impossible ! D’ailleurs, la FIA n’a-t-elle pas été récemment reconnue par le CIO, le Comité International Olympique ? Voilà une porte ouverte et une belle opportunité de voir dans un futur plus ou moins proche du sport automobile aux Jeux Olympiques !

Une chose est sûre, c’est que cette idée, au final peut être pas si farfelue que cela, séduit déjà quelques équipes. Très récemment, sur son site internet officiel, Lotus-Renault s’est amusée à comparer les performances d’un Usain Bolt, champion olympique du 100 mètres, à leur monoplace de cette année, la E20, pilotée par Kimi Raikkonen et Romain Grosjean.

C’est ainsi que l’on apprend que si le champion jamaïcain parcourt le 100 mètres en 9.58 secondes, la Lotus n’a besoin que de 4.25 secondes pour atteindre ce but. Bien entendu, la vitesse de pointe des deux « athlètes » diffère énormément. Bolt atteint avec force une vitesse maximale avoisinant les 45 km/h alors que la E20, sur la même distance des 100 mètres culmine à 150 km/h.

 

La différence de poids entre les deux est également à souligner. Les 93 kg de muscle d’Usain Bolt ne pèsent pas lourds face aux 640 kg de génie mécanique de la Lotus. Mais au final, si un système de médailles, un temps proposé par Bernie Ecclestone, était adopté, l’écurie Lotus Renault serait à la tête de 4 médailles d’argent et 4 médailles de bronze pour l’année 2012 alors que Bolt, Jeux Olympiques et championnat du monde d’athlétisme inclus, possède déjà 6 médailles d’or et 2 en argent. Voilà le chemin qu’il reste à parcourir pour Lotus et la Formule 1 jusqu’à l’Olympe…

Axel B.





La Formule 1 est-elle moins sélective ?

2 08 2012

La Formule 1 est-elle devenue une discipline plus commune, qui ne représente plus l’élite du sport automobile mondial ? Cette saison, les nombreux vainqueurs de Grands Prix et les courses aux résultats plus que jamais aléatoires tendent à confirmer cette hypothèse.

Licence Creative Commons / Morio

C’est du jamais vu dans l’histoire de la Formule 1. Cette saison, les sept premiers Grands Prix ont été remportés par sept pilotes différents. Et parmi eux, deux sont de nouveaux vainqueurs en la personne de Nico Rosberg en Chine et Pastor Maldonado en Espagne.

Si le spectacle est le grand bénéficiaire de cette incertitude dans le classement, certaines voix s’élèvent pour dénoncer ce côté trop aléatoire dans la lutte pour la victoire.

A ce titre, Jacques Villeneuve, champion du monde en 1997 avec l’écurie Williams, fait une critique acerbe de la situation : « La F1 devrait être un sport où la meilleure combinaison voiture/pilote gagne, mais cela n’est pas le cas. »

On se doute bien que cette phrase ne s’adresse pas aux vainqueurs habituels que sont Alonso, Hamilton, Button, Vettel ou Webber. En quelque sorte, la victoire de Maldonado en Espagne, et dans une moindre mesure celle de Rosberg en Chine, sont stigmatisées.

En effet, lorsque l’on voit les résultats dans cette première moitié de saison du pilote vénézuélien, le moins que l’on puisse constater est un flagrant manque de régularité. Il n’a plus marqué un point depuis la course à Barcelone…

Maldonado n’a plus besoin de prouver sa pointe de vitesse. Sa présence sur quasiment toutes les qualifications en Q3 est là pour démontrer sa rapidité. Mais ses errances en courses sont elles aussi très nombreuses. On ne compte plus le nombre d’incident et d’accident dans lesquels le pilote Williams s’est retrouvé embarqué, de sa propre initiative ou non.

De plus, la FW34 n’est certainement pas la meilleure monoplace du plateau. Selon les circuits, son aérodynamique ne fait pas de miracle. Quand on se souvient d’où revient l’équipe après sa saison catastrophique en 2011, on néglige un petit peu moins le facteur chance dans leur victoire espagnole. Car dans tous les sport, et surtout en Formule 1, il est très difficile d’inverser totalement la tendance en seulement quelques mois…sauf si l’on s’appelle Ferrari ou McLaren et que l’on a les hommes et le budget adéquat. Mais c’est loin d’être le cas pour l’écurie britannique de Sir Frank Williams.

Du coup, il devient évident que Williams et Maldonado ont parfaitement exploité les circonstances de course à Barcelone et notamment la dégradation des pneumatiques Pirelli, qui sont fortement montré du doigt comme cause de la disparité des résultats.

Mais ce phénomène n’est pas vraiment nouveau. En 1986, Benetton, alors motorisée par BMW, avait remporté son premier Grand Prix grâce à la tenue exceptionnelle de leurs gommes…Pirelli.

Piloté par l’Autrichien Gerhard Berger (qui remportera du coup sa première victoire), la monoplace italienne ne fera aucun arrêt aux stands durant la course pour finalement s’offrir la première marche du podium devant la McLaren d’Alain Prost et la Lotus d’Ayrton Senna, toutes deux équipées de pneumatique GoodYear.

Certes, en 2012, il n’y a pas de guerre des manufacturiers de pneus. Mais chaque équipe s’adapte à ses gommes selon les qualités de leurs monoplaces. Et cela fait aussi parti intégrante de la difficulté et de la finesse de ce sport.

Si Maldonado ou Rosberg, ou même Button, Vettel, Alonso et consort ont réussi à gagner des courses cette année, c’est qu’ils ont été, à un moment, plus fort que leurs adversaires. Que cela soit dans la compréhension de leurs machines ou simplement sur une simple question de talent.

Axel B.








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