L’histoire de la F1 se contemple à Silverstone

20 06 2013

Le circuit de Silverstone est un des tracés mythiques du championnat du monde de Formule 1. En étant le premier théâtre d’un Grand Prix dans la discipline, mais aussi en ayant été le lieu de bien des courses marquantes, ce circuit au nord de Londres, dans la Northamptonshire a acquis ses lettres de noblesses.

Licence Creative Commons / Ben Sutherland

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La Formule 1 va bientôt poser ses bagages en Angleterre, sur le circuit de Silverstone pour le prochain Grand Prix de la saison. Une course à domicile pour un grand nombre d’équipes qui ont installé leurs usines et leurs bureaux aux alentours du tracé. Autant dire donc, que beaucoup d’entres elles voudront remporter une victoire très importante à leurs yeux et à ceux de leur sponsors.

Du côté des pilotes, le contingent britannique est également pléthorique plus que pas moins de quatre représentants de l’Union Jack seront présents sur la grille. Jenson Button et Lewis Hamilton pourront espérer jouer la victoire tandis que Paul di Resta et dans une moindre mesure Max Chilton, tenteront de remporter des places d’honneur.

Mais Silverstone, c’est aussi l’histoire de la Formule 1 avec un grand « H ». Théâtre du premier Grand Prix de la discipline en 1950, remporté par Nino Farina, futur champion du monde cette année là, le tracé britannique a également marqué définitivement la Formule 1 de son empreinte.

En 1951, c’est ici que Ferrari remporte sa première course avec le regretté José Froilan Gonzales. Le pilote argentin, malheureusement décédé en fin de semaine dernière, à quelques jours du Grand Prix, ne pourra pas fêter les 62 ans de la première victoire d’une monoplace rouge de la Scuderia.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps non plus pour qu’un Britannique s’impose à Silverstone. Si Stirling Moss avait déjà remporté en 1955 son Grand Prix national sur le circuit d’Aintree, c’est à son compatriote Peter Collins, encore une fois sur Ferrari, que reviendront les honneurs de s’imposer à Silverstone en 1958. En effet, le tracé du Northamptonshire n’accueille le grand Prix de Grande Bretagne de façon permanente que depuis 1987. Avant cela, une certaine alternance s’était instaurée avec les circuits d’Aintree et de Brands Hatch.

D’autres représentants de sa glorieuse Majesté seront consacré sur ce circuit comme Jim Clark, Jackie Stewart, James Hunt, John Watson, Nigel Mansell, Damon Hill, Johnny Herbert, David Coulthard ou encore Lewis Hamilton.

Silverstone a aussi été le décor des premières victoires de plusieurs pilotes. Outre Nino Farina, qui ne pouvait faire autrement que d’ouvrir le palmarès, José Froilan Gonzales a également ouvert son compteur de victoire sur le tracé tout comme l’Américain Peter Revson en 1973 et Johnny Hebert en 1995. Ce dernier avait, entre autres circonstances, bénéficié de l’accrochage entre la Benetton de Michael Schumacher, son équipier, et la Williams de Damon Hill, pour remporter un succès inattendu.

Autre image marquante, cet envahissement de la piste par le public lors de la victoire de Nigel Mansell en 1992. L’année de son titre, le Britannique moustachu avait fait chavirer ses compatriotes en remportant sa course à domicile.

Plus récemment, la piste de Silverstone a réservé ses victoires a des pilotes opiniâtres, agressifs et talentueux comme Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton Mark Webber ou Kimi Raikkonen, qui ont tous cinq monopolisé la première place de la course depuis 2006. Le circuit est souvent réservé à une élite car sur les quarante six éditions qui y ont eu lieux, trente trois fois un champion du monde (ou futur champion du monde) s’y est imposé.

Le circuit a souvent été décrié pour ses infrastructures vieillissantes, mais les pilotes l’ont toujours considéré comme une étape important dans le calendrier. Des noms de virages comme Maggots, Becketts, Chapel ou Stowe résonnent aux oreilles des passionnés comme autant de bijoux indétrônable. Depuis 2010, la piste a subi de sérieuses rénovations, tant dans son tracé que dans sa capacité et sa qualité d’accueil, ce qui en fait désormais un des plus modernes dans le genre.

Cette année, la piste devrait nous offrir une belle lutte entre les Ferrari et les Red Bull, avec Fernando Alonso et Sebastian Vettel en point d’orgue. Mais il faudra aussi surveiller Mark Webber sur l’autre Red Bull car l’Australien est en effet le seul pilote non champion du monde à s’être imposé sur place lors des huit dernières années. Enfin, il faudra également garder un œil sur Romain Grosjean et sa Lotus, car Silverstone réussi généralement bien aux Français. Preuve en est, Alain Prost détient le record du nombre de victoire sur cette piste avec cinq succès.

 

Axel B.





Pourquoi Fernando Alonso est-il une idole ?

18 04 2013

De tous les pilotes présents en Formule 1, il en est un qui possède une aura particulière. Il s’agit de Fernando Alonso. En effet, l’Espagnol est considéré comme le plus grand pilote actuel par ses pairs et par les observateurs extérieur. Pourtant, il n’a remporté que deux titres mondiaux et n’a plus gagné le championnat depuis plus de six ans. Alors pourquoi Alonso est-il autant idolâtré ?

Licence Creative Common / Luca Barni

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Même si Fernando Alonso n’a plus remporté de titre mondial depuis 2006, le pilote espagnol a su rester au sommet de la Formule 1. Depuis le début de sa carrière en 2001 au volant d’une modeste Minardi, Fernando a accumulé 31 victoires, ce qui fait de lui le quatrième meilleur performer dans ce domaine, à égalité avec Nigel Mansell et juste derrière Ayrton Senna, Alain Prost et l’inaccessible Michael Schumacher.

Même Sebastian Vettel, pourtant victorieux de trois championnats, ne bénéficie pas de la même aura qu’Alonso. Et d’autres pilotes, pourtant très talentueux comme Button, Hamilton ou Rosberg, n’arrivent pas à déchaîner les foules avec leurs victoires comme est capable de le faire l’Espagnol…qu’elle en est donc la raison ?

Si Alonso jouit d’un statut particulier, c’est avant tout parce qu’il est un pilote Ferrari. L’écurie la plus mythifiée de la discipline permet à ses pilotes d’être élevés au rang d’idole par une majorité d’aficionados de la Scuderia.
De plus, Alonso leur rend bien cet amour inconsidéré. Il clame à qui veut l’entendre qu’il ne se voit plus courir pour une autre équipe que Ferrari, et que le fait de piloter un bolide rouge est une sensation tellement particulière qu’il voit mal comment il pourrait la compenser ailleurs.

De plus, les années de Fernando chez Ferrari sont émaillées de gestes forts comme le dernier en date lors du Grand Prix de Chine où il s’est précipité vers un membre de son équipe pour lui arracher un drapeau jaune où trônait l’emblème du cheval cabré, afin de l’agiter au dessus de sa tête, bras levés, sur le museau de sa monoplace. Voilà de quoi se mettre les derniers sceptiques dans la poche ! Cette image renvoie bien sûr à sa victoire à Valence la saison dernière, dans le cadre du Grand Prix d’Europe, ou il était descendu de sa monoplace en panne d’essence après sa victoire, pour aller fêter, en pleurs et drapeau espagnol à la main, ce moment si particulier avec son public. On peut penser encore à ses nombreux gestes d’encouragements sur les podiums en fin d’année dernière lorsque tout semblait perdu pour lui pendant que Vettel enchaînait les victoires… Le public adore voir les pilotes montrer leurs émotions et agir de la sorte : cela devient tellement rare en ces périodes d’uniformisations.

Mais même avant sa présence chez Ferrari, Alonso s’était construit une réputation de pilote à part. Sa grinta et sa soif de vaincre, de ne jamais abandonner quelque soit la rudesse de la situation, a conquis le cœur du public depuis bien longtemps maintenant. Chez Renault, lors de ses deux titres mondiaux contre l’ogre Michael Schumacher, puis ensuite chez McLaren, où confronté à la jeune pousse Lewis Hamilton, il avait engagé une guerre psychologique contre ce dernier et l’équipe britannique, au point de quitter cette dernière à la fin de la saison avec un sentiment de mariage raté.
Son retour chez Renault, qui aurait pu mettre à mal sa carrière après cette parenthèse malheureuse, n’en a finalement que plus renforcé son image de pilote exceptionnel en remportant deux victoires – dont une des plus contestées – au volant d’une monoplace dont on ne soupçonnait pas qu’elle lui permette de réaliser pareil exploit.

Désormais, pour que l’idole Alonso devienne une légende, il ne manquerait plus qu’un titre, ou plusieurs, avec Ferrari à son tableau de chasse. Il a en tout cas réussi à faire oublier un Michael Schumacher que l’on pensait incontournable chez les rouges, chose que n’avaient pas réussi à faire Felipe Massa ou Kimi Raikkonen, malgré une belle série de victoires et un titre de champion du monde.

Axel B.





Alonso dans la cours des grands

12 04 2012

Évidemment, en lisant le titre de cette chronique, on pourrait se sentir en léger décalage temporel. Il y a bien longtemps que Fernando Alonso fait parti des plus grands pilotes de la Formule 1. Mais sa récente victoire en Malaisie le fait surtout entrer en cinquième position des pilotes les plus victorieux de l’histoire de ce sport.

 

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Il fût un temps, qui semble bien lointain, où le record de Jackie Stewart de 27 victoires semblait inaccessible. Mais à la fin de sa carrière en 1973, le pilote écossais ne pensait certainement pas que son total de succès en Grand Prix ne serait battu que plus de 14 ans plus tard, par Alain Prost.

De même, le record de 51 victoires établi par le français en 1993 ne pouvait être atteint à l’époque que par Ayrton Senna, à dix longueurs derrière son éternel rival.

Les vicissitudes et les drames de l’histoire en auront décidé autrement, même s’il semblait probable que le talent du géni brésilien lui aurait permit d’atteindre cet objectif qui n’a rien d’anecdotique.

Bien sur, on retrouve maintenant à la tête de ce record l’inévitable septuple champion allemand Michael Schumacher.

Fort de ses 91 victoires, le Kaiser devient une cible intéressante pour toutes les jeunes pousses qui sont avide de reconnaissance historique et mathématique. Bien entendu, Sebastian Vettel est présenté comme le meilleur espoir pour succéder à son ainé en tête de ce classement. Son talent et sa précocité en font le candidat idéal pour atteindre la barre symbolique des 100 succès en course. Mais même si son début de saison 2012 oscille entre le décevant et le déroutant, tout espoir n’est pas perdu.

A coté de lui, Fernando Alonso fait son petit bonhomme de chemin, et ses deux victoires en deux saisons (Grand Bretagne 2011 et Malaisie 2012) font de lui le cinquième homme de ce classement prestigieux.

L’Espagnol est considéré, sûrement à juste titre, comme le pilote le plus complet de sa génération. A voir ses prouesses au volant d’une monoplace erratique et ratée, les observateurs ayant constaté cet état de fait ne sont pas loin de la vérité. Et cette statistique, et les 28 victoires qui la composent, sont là pour affirmer un peu plus ce constat.

Mais à plus de trente ans, et à la vue de la situation actuelle de la Scuderia Ferrari (qui semble ne pas réussir à se sortir de cette spirale infernale de la défaite), est ce que le double champion du monde arrivera à battre le record de victoires en Grand Prix ? Probablement que non. Même si rien n’est sûr en Formule 1…

 

Mais il aura cependant le privilège de côtoyer pendant de longues années des noms prestigieux qui auront marqué le sport automobile de leur empreinte. Outre ceux précédemment cités, il ne faut pas oublier d’évoquer le britannique Nigel Mansell, qui aura atteint le chiffre impressionnant de 31 victoires, alors qu’il n’aura ouvert son compteur qu’à partir de sa 32ème année. Voilà de quoi donner de l’espoir à bon nombre de pilote en attente de succès…

 

Axel B.





Ils ne sont plus que deux

28 09 2011

Le Grand prix de Singapour ce week end a largement réduit le nombre des prétendants au titre mondial cette saison. Ils ne sont plus que deux à pouvoir être sacré, Jenson Button et Sebastian Vettel.

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Le pilote allemand de l’écurie Red Bull est sûrement le mieux placé pour décrocher une deuxième couronne mondiale.

Un seul petit point lui suffirait pour distancer définitivement son principal adversaire de cette fin de saison, le britannique Jenson Button au volant de sa McLaren-Mercedes.

Vettel a été l’auteur d’une saison magnifique, quasiment parfaite, en ayant remporté 64% des courses auxquelles il a participé et a grimpé 13 fois sur le podium en 14 courses.

Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui de son illustre ainé germanique, Michael Schumacher, du temps de sa splendeur italienne et plus précisément en 2002 et 2004, deux des saisons qui ont installé le Baron Rouge parmi les extra-terrestre de ce sport.

Les 11 pole-positions de Vettel quant à elle, nous rapprochent du record plus lointain de Nigel Mansell, en 1992, qui était parti en tête des courses à 14 reprises.

Il reste encore cinq Grands Prix à l’allemand pour exploser ce record et marquer encore un peu plus l’histoire de la Formule 1.

Un autre record accessible pour Vettel est celui que détient encore pour quelques semaines Fernando Alonso. En effet, s’il est titré cette saison (ce qui ne semble plus faire de doutes mais…), Sebastian deviendra le plus jeune double champion du monde de la discipline. Il succédera ainsi dans ce record à l’espagnol donc, mais aussi à Emerson Fittipaldi, qui l’avait détenu pendant près de trente ans.

Un seul homme peut encore entraver cette ascension vers les sommets entamée par Sebastian Vettel.

Le britannique Jenson Button a encore mathématiquement une chance de remporter la couronne mondiale.

Il faudrait pour cela que le pilote McLaren remporte la totalité des courses restante sans que Vettel ne marque un seul point.

La probabilité est sûrement plus grande que Vettel ne finisse pas ses courses plutôt que ce que Button les remportent toutes, mais malgré tout, ses chances restent minimes, voire même inexistantes, et il en est conscient.

Pourtant, le champion du monde 2008 démontre de belles qualités d’attaque cette saison. Beaucoup pensaient qu’il se ferait dévorer par l’ogre Hamilton en arrivant au sein de l’écurie de Woking il y a deux ans mais, force est de constater que Button s’est plutôt bien défendu en 2010 et domine maintenant (aux points et en confrontation directe) son coéquipier cette année.

Mais Jenson se battra plus sûrement pour la place honorifique de vice champion, lutte dans la quelle il retrouvera son bouillant équipier ainsi que la Ferrari de Fernando Alonso et Mark Webber sur l’autre Red Bull.

On le constate bien, les similitudes entre Vettel et Button sont grandes. Ils ont tous les deux acquis un titre de champion du monde avec des monoplace dominatrice, et ont étiolé les performances de leur équipier pendant leur saison de sacre.

Mais Vettel ne va pas tarder à prendre un avantage significatif sur le britannique en remportant un second titre de champion du monde. Il ne suffira plus que d’un point, et de quelques jours à attendre…

Axel B.

 





Une domination sans partage

25 05 2011

Une telle domination de l’équipe Red Bull cette saison va être très dure à contrer. Autant sur le plan technique que sur le plan du pilotage, avec Sebastian Vettel, l’écurie est en train de prendre un ascendant décisif sur ses concurrents. Mais une telle domination n’est pas une première dans l’histoire de la Formule 1.

 

Sebastian Vettel, champion du monde en titre, est en train de survoler le début de saison. Au volant d’une voiture parfaitement imaginée par le génialissime Adrian Newey, le pilote allemand a vu son capital confiance grandir à un tel point qu’il semble aujourd’hui intouchable. Même Mark Webber, son coéquipier, avoue son impuissance et son admiration envers son plus proche rival.

D’ailleurs, si de nombreux soucis techniques (souvent inhérents au KERS) n’avaient pas handicapé l’australien en ce début de saison, nul doute que les deux Red Bull seraient en tête du championnat pilotes, loin devant des McLaren et des Ferrari qui tentent le tout pour le tout afin de rattraper leur retard.

Si l’on se penche un petit peu sur l’histoire récente de la Formule 1, cette domination de l’écurie autrichienne semble finalement logique.

Depuis les années 90, et à une fréquence décennale, une écurie se retrouve largement au dessus du lot durant une voir même plusieurs saisons.

En 1992, l’écurie Williams dominait de ce fait les débats. Après quelques saisons à haut niveau, sans vraiment réussir à atteindre l’apothéose d’un titre mondial, l’écurie britannique, qui comptait alors dans ses rang Adrian Newey à la baguette technique, allait sortit la fameuse FW14B qui permit à Nigel Mansell de dominer la saison…et également son coéquipier Riccardo Patrese. Bardée d’aides électroniques et possédant un aérodynamisme parfait, la monoplace conduite par l’opiniâtre et flamboyant pilote moustachu allait rentrer dans l’histoire.

L’année suivante, Alain Prost remportera lui aussi le titre, certes, avec une domination moindre mais qui allait annoncer une période faste pour l’équipe de Sir Franck Williams.

Même cas de figure dix ans plus tard avec la « dream team » Ferrari composée des ingénieurs Ross Brawn et Rory Byrne, du dirigeant français Jean Todt et du pilote Michael Schumacher.

La Scuderia dominera totalement la discipline au début des années 2000 avec en point d’orgue la saison 2002 ou l’équipe remportera 15 des 17 courses.

La domination de Michael Schumacher n’est pas sans rappeler celle de Vettel aujourd’hui, avec une équipe entièrement acquise à sa cause. La fusion totale entre le pilote et sa voiture exclu tous les autres, y compris son propre coéquipier, et donne une impression de sacralisation qui renforce d’autant plus la confiance du vainqueur.

Ross Brawn a bien tenté de recréer une telle domination en 2009 avec l’écurie portant son nom, mais un manque cruel de financements obligera Jenson Button, futur champion du monde cette année, à se battre jusqu’à la fin de la saison face à une concurrence qui les avaient rattrapé.

Cependant, une telle domination reste fragile. L’exemple de Ferrari et Williams en est pour preuve.

L’équipe au cheval cabré a subit les modifications techniques en 2003 (notamment concernant les pneumatiques) et a vu sa domination voler en éclats. Certes, cela ne les a pas empêché de remporter le titre, mais de haute lutte, face à des adversaires fortement revigorés.

Williams a connu elle aussi une longue descente aux enfers, de son dernier titre en 1997 jusqu’à aujourd’hui, avec de nombreuses restructurations autant sur le plan managérial que sur le plan technique.

Sebastien Vettel profite à fond de l’avantage qui lui est offert en ce moment car il est assez intelligent pour se rendre compte du côté éphémère de la chose. Son travail, une fois les succès engrangés, sera de faire tout son possible pour rester au sommet de son art, et d’attirer ainsi son équipe dans la même dynamique.

Axel B.





Papy boom

25 01 2010

Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Nico Rosberg, Fernando Alonso, Jaime Alguersuari…tous ces pilotes ont en commun le fait d’avoir commencé leur carrière, couronnée de succès pour certains, en devenir pour d’autres, très jeunes, et d’avoir représenté cette nouvelle génération de pilotes qui a fait connaitre à la Formule 1 une période de jeunisme extrême.

Cette situation qui semblait devenir le nouveau standard de ce sport est mise à mal depuis plusieurs semaines et notamment grâce (ou à cause selon les points de vue…) au plus prestigieux pilote de ces vingt dernières années : Michael Schumacher.

Le retour du « Baron Rouge », à 41 ans, aura d’ores et déjà beaucoup fait parler. Le temps est aux suppositions et aux spéculations mais le fait est que la participation d’un pilote quadragénaire au championnat ne s’est plus vue depuis longtemps.

A l’époque des pionniers du sport automobile, l’âge était le symbole de la sagesse et de la connaissance parfaite de l’art du pilotage. En ces temps là, les Fangio, Ascari, et autres Farina n’étaient pas champions dans leur discipline avant d’avoir atteint la quarantaine et d’avoir usé leur gommes sur les nombreux circuits mondiaux.

Dans l’histoire plus récente, le seul pilote à avoir été titré après son 36ème anniversaire est l’anglais Nigel Mansell, en 1992. A l’orée de sa carrière, le pilote moustachu qui avait tant de fois failli toucher au but a obtenu une juste récompense avant de se retirer. L’évocation du cas de Giovanni Lavaggi, pilotes Minardi en 1996, à 38 ans, en remplacement du jeune Fisichella, est elle plus anecdotique…

Le cas de Mansell reste donc à ce jour exceptionnel et visiblement, Michael Schumacher, grand amateur de records, semble prêt à réaliser pareil exploit.

Reste à savoir si cette révolte du roi contre les jeunes loups établis sera durable. L’allemand ne sera pas seul à mener cette fronde. En effet, Pedro de la Rosa emboite désormais le pas de son illustre contemporain en devenant, à 38 ans, le second pilote de l’écurie suisse Sauber. L’espagnol à la carrière atypique n’en est plus à une surprise près en quittant McLaren et son moteur Mercedes (où il officiait depuis dix ans en tant que pilote essayeur et pigiste de luxe) pour être propulsé par un bloc Ferrari. De la Rosa n’a plus couru de grand-prix depuis 2006…quand on connait la triste expérience de Lucas Badoer en 2009, le challenge à de quoi faire peur.

Cette histoire évoque également en nous le souvenir du retour de Nicola Larini en 1997, au sein de cette même équipe Sauber, qui ne fut malheureusement pas concluant pour le pilote italien qui ne finit même pas la saison…

Giancarlo Fisichella, pressenti lui aussi pour piloter le deuxième baquet libre de l’écurie suisse en 2010, aurait pu incarner cette valeur que semble prendre l’expérience face à la fougue de la jeunesse.

L’italien en préretraite chez Ferrari, le Kaiser Schumacher et Pedro de la Rosa se joindront à Jarno Trulli et Rubens Barrichello pour incarner ce vent d’expérience venant balayer les circuits de Formule 1 et donner, qui sait, leurs premiers cheveux blancs à la jeune génération.

Axel B.








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