L’argent, oui! Le talent ? Peut être…

13 02 2013

Kobayashi, Kovalainen, Petrov, Glock…sont des noms que l’on entendra plus sur les grilles de départ de la saison à venir. Tous ces pilotes talentueux, qui sont montés au moins une fois sur un podium d’un Grand Prix, ont été remplacés par des jeunes aux dents longues et aux portefeuilles bien fournis, qui vont avoir fort à faire pour faire oublier leurs prédécesseurs.

Licence Creative Commons / Morio

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La Formule 1 a toujours été une question d’argent. Pour illustrer cet état de fait incontournable, on cite souvent l’exemple du premier volant de Niki Lauda, futur triple champion du monde, acheté par les millions d’un sponsor personnel. Cela se passait dans les années 70, mais tout ceci est encore présent de nos jours.

Le paroxysme de cette situation a néanmoins été atteint cette année avec des écuries à la politique de recrutement exclusivement axée sur la manne financière proposée par les pilotes. Le talent ne semble plus être le moteur principal d’une embauche dans la discipline. Quand on voit qu’un Giedo Van der Garde de 27 ans, qui n’a jamais été capable de convaincre une écurie de l’engager depuis plusieurs années, va maintenant remplacer Heikki Kovalainen, 31 ans, 109 Grands Prix, une victoire, une pole position, quatre podiums et une expérience acquise dans les plus grandes écuries (Renault et McLaren), on comprend bien que la recherche de performance n’est plus au centre des intérêts des équipes.

Certes, les pires problèmes financiers prennent à la gorge les plus petites écuries. Leurs priorités ne sont donc plus les mêmes. La preuve en est avec la disparition de HRT, la plus petite d’entres elles, qui a été obligé de déposer le bilan, ne pouvant assumer les folies dépensières inhérentes à sa présence dans la discipline reine du sport automobile.

Là où la réduction des couts est brandit comme un étendard de bonne conscience par les instances dirigeantes de la Formule 1, le paradoxe veut qu’une importante réforme technique frappe ce sport en 2014 et remette en cause la totalité de la conception d’une monoplace, de l’aérodynamique jusqu’au moteur…un changement radical, on s’en doute, couteux…

Si HRT a disparu, d’autres risquent de rapidement l’accompagner. On pense évidemment à Marussia, qui a du mettre à l’écart son meilleur représentant en 2012 en la personne de Timo Glock, 91 Grands Prix, 3 podiums, pour embaucher deux jeunes inexpérimentés, Max Chilton et Luiz Razia, pourvus d’un apport financier conséquent permettant à l’équipe d’assurer  sa présence, au moins à courts termes.

Et mis à part les cinq écuries de pointes, Ferrari, Red Bull, McLaren, Mercedes et Lotus, toutes ont fait appel à un pilote payant. Williams avec Maldonado, Sauber avec Gutierrez (au détriment de Kobayashi), Caterham avec Pic et Van der Garde, Marussia avec Chilton et Razia et même Force India, qui doit choisir entre le portefeuille de Bianchi et de Sutil, même si ce choix semble moins cornélien car il se porte sur deux pilotes qui ont le talent nécessaire pour prendre le départ d’une course dans ce sport censé être le pinacle de toute compétition automobile. Il n’y a guère que chez Toro Rosso ou le duo de pilote dépend des choix basés purement sur le talent.

Au final, la grille de 2013 va se composer de cinq ou six nouveaux pilotes qui auront tout à prouver, et qui devront surtout démontrer que, malgré l’apport d’une manne financière importante, ils méritent également leur place pour leur talent. Ils devront en cela s’inspirer de Pastor Maldonado, qui a claqué le bec de tous ses détracteurs en remportant le Grand Prix d’Espagne l’année dernière. Ce jour là, le talent l’a emporté sur l’argent, et souhaitons donc que ce beau scénario se reproduise rapidement !

Axel B.





L’Ecossais solitaire

9 02 2013

Lors de la présentation de la nouvelle Force India, seul un pilote était présent. L’Ecossais Paul di Resta se trouvait bien seul pour afficher les ambitions de l’équipe. Une situation inconfortable pour cette dernière et son pilote.

Licence Creative Commons / Machael Elleray

Licence Creative Commons / Machael Elleray

Depuis plusieurs années, Force India nous a habitués à une confirmation tardive de son duo de pilotes. Mais jamais l’attente n’aura été aussi longue. Vraisemblablement, il faudra encore patienter jusqu’aux essais de Barcelone pour connaître l’identité de celui qui accompagnera Paul di Resta pour la saison à venir.

Il semblerait donc que le départ de Nico Hulkenberg vers Sauber-Ferrari ait chamboulé l’écurie plus que ce qu’elle veut bien le laisser entendre. Le pilote allemand, qui a fini la saison 2012 comme une fusée, en jouant la victoire lors de l’ultime Grand Prix au Brésil, laisse un vide difficile à combler au sein de l’écurie de Vijay Mallya.

Bien sûr, pour occuper ce baquet, plusieurs noms sont avancés et nourrissent les rumeurs. Les deux plus fiables, et qui ont été confirmé par l’entourage de l’équipe, sont Jules Bianchi et Adrian Sutil.

Le pilote français, couvé par la grande famille Ferrari a plusieurs atouts en sa possession. Premièrement, il connaît bien l’équipe puisqu’il en est le pilote essayeur depuis maintenant deux ans. Durant cette période, il a eu largement le temps de nouer des liens de travail et d’affection avec les divers membres de l’écurie, de manière à se sentir pleinement à son aise. De plus, il a eu l’opportunité de suivre de près la conception de la nouvelle monoplace qui n’aura pas de secret pour lui.

D’un point de vue plus politique, ses liens étroits avec Ferrari pourraient être un avantage de taille. En effet, dans l’optique des changements radicaux dans la réglementation moteur pour la saison 2014, l’écurie Force India ne serait pas contre un rapprochement technique avec la Scuderia, qui pourrait lui fournir des moteurs de qualité. Certes, actuellement, la collaboration entre l’écurie indienne et son actuel motoriste, Mercedes, semble donner entière satisfaction aux deux parties. Mais apparemment, Vijay Mallya ne serait pas contre profiter de la grande expérience des hommes de Maranello pour se lancer avec les meilleurs atouts dans cette nouvelle ère de la discipline.

D’un autre côté, Adrian Sutil fait le forcing pour retrouver sa place en Formule 1 abandonnée à la fin de l’année 2011 pour une sombre histoire judiciaire. Le pilote allemand, alors pensionnaire chez Force India, avait été inquiété dans une affaire d’agression le mettant directement en cause. A la vue de cet épisode peu reluisant qui aurait pu lui valoir des interdictions de séjour dans certains pays (et ainsi l’empêcher de courir certains Grands Prix), Mallya avait préféré l’écarter au profit d’Hulkenberg.

Aujourd’hui, cette histoire semble appartenir au passé, et Sutil et Force India se font les yeux doux. Il est vrai que le talent de l’Allemand est reconnu depuis plusieurs années, et même s’il tarde à convaincre, faute de moyens, une deuxième chance serait méritée. De plus, lui aussi connaît très bien l’environnement de l’équipe et il faudrait peu de temps pour qu’il retrouve ses marques. Seule ombre au tableau, son absence forcée loin des circuits pourrait lui être préjudiciable. N’est pas Kimi Raikkonen qui veut…

Chaque jour, un nouveau nom s’ajoute à la liste des prétendants, rendant celle-ci aussi épaisse que le portefeuille d’Ecclestone . Bruno Senna et Kamui Kobayashi ont récemment été cité, et nul doute que dans les heures à venir, des pilotes comme Heikki Kovalainen et même Vitaly Petrov (même si son agent dément déjà tout contacts), victime de la signature de Van der Garde chez Caterham,  feront eux aussi partie de cette liste.

En attendant, Paul di Resta reste le seul représentant de l’écurie sur les premiers essais hivernaux. Une position embarrassante pour le pilote, qui n’a aucun point de repère pour jauger ses performances, et pour l’équipe, qui a pour ambition de jouer le podium à la régulière. Un début d’année bien solitaire pour l’écossais et plutôt étrange pour l’équipe…

Axel B.





Une grille de rêve

2 01 2013

Une nouvelle année commence, une nouvelle saison va débuter, et beaucoup de vœux formulés par certains acteurs de la Formule 1 resteront vains. Alors tentons de réaliser certains de ces rêves dans cette première chronique 2013. En mettant de côté l’aspect financier et moral de certaines décision, à quoi pourrait ressembler une grille de départ rêvée pour la saison à venir ?

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Chez Ferrari, l’indéboulonnable Fernando Alonso a encore de nombreuses années en rouge devant lui. On voit mal pourquoi, et pour qui, l’écurie au cheval cabré pourrait s’en séparer. Mais en ce qui concerne son équipier, la question est longtemps restée en suspend. Dans notre fiction, Felipe Massa pourrait décider de raccrocher son casque après plusieurs années éprouvantes. Il souhaiterait se consacrer à sa famille et profiter d’une vie qu’il aurait bien pu voir s’achever un après midi d’été en Hongrie.

La liste de ses remplaçants est bien longue, mais le seul capable d’avoir la stature pour le rôle est aussi le seul qu’Alonso pourrait accepter à ses côtés. Il s’agit de Mark Webber, lassé de ne réussir à combattre Sebastian Vettel chez Red Bull, il viendrait donc chercher chez Ferrari un prestige qui manque à sa carrière et que l’écurie autrichienne ne saurait lui apporter. Une sorte de retraite dorée pour l’Australien même si son mental de compétiteur ne l’empêcherait pas d’avoir dans un coin de la tête, le rêve fou de détrôner Alonso de son piédestal.

Qui pourrait alors le remplacer chez Red Bull ? Là aussi, Vettel est incontournable. Mais la politique de Mateschitz et Marko serait alors de promouvoir un jeune de la maison. A ce petit jeu, Daniel Ricciardo, pur produit Red Bull, est le mieux placé. Il est celui qui a le plus d’expérience et, même s’il a fini la saison 2012 derrière son équipier français Jean-Eric Vergne, il semble le plus à mène d’apporter les garanties nécessaires à l’équipe pour remporter un titre constructeur.

Du coup une place se libère chez Toro Rosso, et il ne faudra pas aller chercher bien loin pour trouve acquéreur. Parmi la pléthore de jeunes pousses siglée Red Bull, Felix da Costa serait le mieux placé pour faire ses débuts dans la discipline. Il a impressionné ses employeurs en Formule Renault 3.5 et son accession à la discipline serait logique.

Dans le giron McLaren, même si l’on a peine à croire que Sergio Pérez ait été choisi par l’écurie basée à Woking uniquement pour son talent (le soutien de Telmex est un gros poids dans la balance), le duo de pilote formé avec Button reste cohérent et présente une des premières belles surprises pour 2013. Même constat chez Mercedes, ou l’association entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg pourrait faire des étincelles tant elle semble évidente. La génération « 85 » pourrait bien redorer l’étoile ternie du constructeur allemand.

Quand à Lotus-Renault, avec un Kimi Raikkonen en position de messie et avec tous les efforts consentis pour faire de Romain Grosjean un vrai pilote de Formule 1, l’équipe souhaiterait s’acheter une saison plus calme en conservant, au moins, la stabilité de ses pilotes !

Dans les écuries du milieu de tableau, l’argent fait encore plus loi. Si le transfert de Nico Hulkenberg de Force India vers Sauber peut éventuellement être synonyme de progression et de défi sportif pour l’Allemand, le recrutement d’Estéban Gutierrez au sein de l’écurie suisse sent le bon coup financier à plein nez. Il est vraiment dommage que le flamboyant Kamui Kobayashi ne soit pas de la fête, et il aurait toute sa place dans la grille fictive construite dans cet article. Au moins pour poursuivre une saison de plus avec Sauber…

Chez Force India donc, Paul di Resta reste en place en espérant briller un peu plus qu’en 2012 et il pourrait trouver à ses côtés un Bruno Senna, vainqueur des secondes, voire troisièmes chances, offertes dans la discipline mais qui, avec un tel patronyme et quelques belles performances, reste sympathique à voir.

Au sein de l’ancien employeur du Brésilien, Williams, on s’appuiera sur le désormais fiable Pastor Maldonado pour donner sa chance à l’espoir maison, le Finlandais Valtteri Bottas. Sir Franck a déjà raté Mika Hakkinen et Kimi Raikkonen, il n’est pas question qu’il passe à côté de son Finlandais !

Et puis bien sûr, dans les petites équipes, l’association entre un pilote expérimenté et un jeune espoir semblent être le deal idéal. Heikki Kovalainen chapeauterait parfaitement le Français Charles Pic chez Caterham et Timo Glock pourrait bien apporter toute son expérience à Vitaly Petrov, qui trouverait refuge chez Marussia, écurie de sa chère patrie. Le Russe est loin d’avoir démérité en 2012, et prouve qu’il a sa place en Formule 1, surtout à l’approche de l’organisation d’un Grand Prix en Sotchi en 2014.

Alors bien sûr, voici encore une chronique totalement subjective qui pourra laisser libre court à des commentaires et des critiques sur les choix formulés. Mais n’ayez pas d’inquiétudes, cette grille de départ rêvée et fictive ne verra sûrement pas le jour de si tôt, tout du moins tant que l’aspect financier aura le dessus sur la morale et le talent. D’ici là, bonne année !

 

Axel B.





La chronique de Noël

26 12 2012

C’est Noel ! Cela ne vous aura pas échappé. La période préférée des enfants mais aussi des adultes qui sont restés de grands enfants. Une cascade de cadeaux tous plus magnifiques les uns que les autres va être déversée pour le plus grand bonheur de tous. Et en Formule 1, les personnalités aimeraient avoir quel genre de cadeaux ?

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Sans aucun doute, Bernie Eccelstone aimerait beaucoup avoir au pied de son sapin une saison 2013 semblable à la précédente, faite de surprises, d’indécision et de titre attribué lors de l’ultime course. Presque une année parfaite donc pour le grand argentier de la Formule 1.

Fernando Alonso estime lui aussi que sa saison a frôlée la perfection. Il aimerait donc lui aussi ouvrir un cadeau rempli de ténacité, de hargne, de chance et de soutien des tifosi pour parvenir à se parer du titre mondial dans sa tenue rouge. Il serait alors le plus beau des Pères Noël pour tout le peuple italien, amoureux de son équipe au cheval cabré.

Mais le triple champion du monde en titre, Sebastian Vettel, veux lui aussi le même cadeau ! On ne doute pas qu’ils ne cesseront de se le chamailler durant toute la saison 2013, même si l’Allemand aimerait pouvoir le remporter un peu plus facilement que cette année.

A côté d’eux, d’autres pilotes auraient des envies toutes aussi légitimes de réussite. Mark Webber a commandé un livre : « L’Allemand pour les nuls » afin de pouvoir enfin expliquer à son encombrant équipier qu’il cesse de pointer son doigt au ciel à la fin de chaque course tandis que Jenson Button a souhaité avoir, dans la même collection, un ouvrage sur le Mexique pour pouvoir prendre la mesure de son nouvel équipier.

Puis dans l’ordre ou dans le désordre, Felipe Massa a commandé quelques podiums, Kimi Raikkonen une nouvelle caisse de t-shirt floqués à ses futures victoires, Romain Grosjean une combinaison en titane afin de protéger des éventuelles critiques faites à son égard, Lewis Hamilton une boite de polish pour faire briller sa nouvelle étoile Mercedes, Sergio Pérez des médicaments contre les maux de ventre afin de soulager son équipe de sa conduite mexicaine souvent épicée, Pastor Maldonado va se voir offrir de la part de son équipe un bon de réduction chez un opticien vénézuélien réputé afin qu’il juge un peu mieux certaines de ses trajectoires…et Michael Schumacher un nouvelle paire de pantoufles…

Mais bien entendu, tous ne seront pas satisfaits. Des pilotes comme Bruno Senna, Kamui Kobayashi, Adrian Sutil, Jaime Alguersuari, Heikki Kovalainen, Vitaly Petrov ou Pedro de la Rosa, qui ont noté sur leur liste un volant pour la saison à venir, risquent d’être déçu à l’ouverture des cadeaux le matin de Noël.

Les fans de Formule 1 eux, veulent avoir une saison 2013 de toute beauté avec quelques belles passes d’armes, un championnat serré, des monoplaces plus belles que celles de cette année et, pourquoi pas, une retransmission télévisée gratuite et de qualité ! Finalement, désirez-vous autre chose de plus au pied de votre sapin ?

Axel B.





A nos victoires manquées !

25 07 2012

Voilà un toast que Kimi Raikkonen pourrait bien porter avec ses collègues de l’écurie Lotus-Renault. A la mi-saison, l’équipe aux couleurs noire et or semble être passée à côté de pas mal d’occasions de victoires, en collectionnant des places d’honneurs sur les podiums.

 

Licence Creative Commons / Rich Jones

Au début de la saison, de fortes interrogations étaient émises concernant les performances probables des Lotus-Renault. L’équipe avait eu beaucoup de mal en 2011 à satisfaire les ambitions placées en elle après deux podiums en début d’année, acquis consécutivement avec Vitaly Petrov et Nick Heidfeld.

Cependant, aucun de ces deux pilotes n’aura la carrure nécessaire pour être le leader naturel que l’écurie attendait après le terrible accident de Robert Kubica qui empêchera ce dernier de prendre part à la saison.

Eric Boullier, directeur sportif de Lotus-Renault tentera alors un coup de poker en titularisant en fin de saison Bruno Senna, en lieu et place du malheureux Heidfeld, pourtant pas déméritant. Mais même cette tentative d’électrochocs n’apportera pas le soubresaut tant attendu.

C’est aussi pour cela que le dirigeant français décidera de faire table rase pour entamer la saison 2012 sous de nouveaux auspices, avec un duo de pilotes totalement nouveau, mais pas vraiment inconnu. Boullier a réalisé le coup hivernal parfait en attirant Kimi Raikkonen dans son antre. Le champion du monde 2007, las de sa difficile expérience en rallye, s’est laissé séduire par le projet Lotus alors que Frank Williams lui tendait les bras et que les tractations avec le Britannique semblaient bien avancées.

Pour devenir le coéquipier du Finlandais, Boullier a choisi un pilote qu’il couvait depuis plusieurs années en la personne de Romain Grosjean, déjà en possession d’une expérience en Formule 1 pendant l’une des pires périodes de l’écurie en 2009. Si Grosjean n’avait pas impressionné à l’époque, sa maturité acquise en GP2 ensuite, devenait alors une bonne garantie de son talent.

Au final, les choix de Boullier ont été validés sur la piste. Si Grosjean a été un peu brouillon sur les premières courses de la saison, il s’est vite repris pour devenir un des plus beaux espoirs de ce sport. Sa deuxième place au Canada confortant son statut de pilote en passe de devenir vainqueur de Grand Prix. Kimi Raikkonen quant à lui s’est idéalement replacé dans la compétition en marquant des points très rapidement et en étant un habitué des podiums. Il donne l’impression de n’avoir jamais arrêté la Formule 1, ce qui est un exploit en soit lorsque l’ont voit les difficultés rencontrées par Michael Schumacher, lui aussi retraité en come back depuis trois ans et qui n’est monté sur un podium depuis son retour que cette année à Valence.

Mais malgré tout, une pointe de déception peut se faire ressentir concernant Lotus-Renault. En effet, l’équipe a toujours été à quelques secondes de remporter un Grand Prix mais a toujours manqué ce but pour diverses raisons, que cela soit en Chine ou au Canada.

Le facteur chance n’est certainement pas la seule explication pour justifier ce manque. Eric Boullier expliquait d’ailleurs lui-même très bien sur la grille de départ du Grand Prix d’Allemagne, les possibles raisons de ce palmarès vierge de victoire à ce jours.

Avant tout, comme dit précédemment, il ne faut pas oublier que ni Raikkonen, ni Grosjean, n’ont participé aux deux dernières saisons. Même si leur adaptation semble plutôt réussie, ils restent néanmoins des novices sur ces monoplaces modernes.

De plus, de fortes lacunes en qualifications mettent souvent en difficulté les pilotes pour la course du lendemain. Boullier sait parfaitement que si Raikkonen ou Grosjean se qualifiaient plus souvent dans les quatre premiers de la grille, ils seraient des prétendants plus sérieux et réguliers à la victoire.

Finalement, Lotus-Renault semble avoir tous les atouts pour gagner enfin, mais il manque une « synergie » (pour reprendre le terme de Boullier) à l’ensemble pour que tous les éléments qui font la victoire s’assemblent entres eux et donne enfin un résultat probant. Un petit coup de pouce du destin pourrait tout de même régler tout cela…

Axel B.





L’importance du premier Grand Prix

18 03 2012

A quelques jours du début du championnat, il est intéressant de se pencher sur une statistique visiblement parlante. Depuis vingt ans, 75% des pilotes qui se sont imposés lors de la manche inaugurale, sont devenus champion du monde à la fin de la saison.

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La liste est longue depuis 1992, des pilotes champions du monde ayant gagnés le premier Grand Prix de la saison. Il faut dire que depuis cette date, la Formule 1 a connu des périodes de domination sans partage.

Le britannique Nigel Mansell a survolé la saison 1992 au volant d’une formidable Williams, profitant de nombreuses avancées techniques, encore non adaptées sur les monoplaces des écuries rivales.

En gagnant le Grand Prix d’Afrique du Sud dès l’ouverture de la saison, puis huit autres courses ensuite, Nigel s’ouvrait une voie royale vers son premier, et dernier, titre mondial.

L’année suivante, au volant également de la Williams, Alain Prost remportait lui aussi le premier Grand Prix, et de ce fait le championnat du monde, avant de se retirer pour aller prendre une retraite, peut être un peu forcée par l’arrivée d’Ayrton Senna au sein de l’équipe britannique.

L’arrivée du brésilien se soldera par un triste dénouement que tout le monde a en tête depuis ce triste jour de mai 1994. Englué dans des difficultés avec sa monoplace, Senna laissera Michael Schumacher remporter la manche inaugurale, et l’allemand continuera sa route vers le titre de champion.

Le même scénario se représentera l’année suivante en 1995 pour l’allemand, mais également lors de ses plus grandes périodes de domination en 2000, 2001, 2002 et 2004. A chaque fois, Michael remportera le premier Grand Prix de la saison et filera inexorablement vers le titre.

D’autres pilotes pendant ces vingt années auront connu le même parcours. Que cela soit Damon Hill en 1996, Mika Hakkinen en 1998, Fernando Alonso en 2006, Kimi Raikkonen en 2007, Lewis Hamilton en 2008, Jenson Button en 2009 ou Sebastian Vettel, très récemment, en 2011, on peut constater que chacun d’eux sont parvenus à leurs objectifs en ayant une monoplace dominatrice, à l’exception peut être d’Hamilton ou Raikkonen.

Cependant, est ce que remporter la première course de la saison est une garantie de se battre pour le championnat jusqu’à la fin ?

Si l’on se penche, toujours dans la période de ses vingt dernières années, sur les cinq pilotes ayant remporté la première course, mais n’ayant pas réussi à concrétiser par une victoire finale au championnat, on se rend néanmoins compte que chacun s’est battu pour le titre tout au long de la saison…ou presque…

En 1997, malgré la domination de Jacques Villeneuve sur sa Williams, David Coulthard remportera la manche de début de saison en Australie, puis en profitera au prix d’une belle course stratégique, pour damner le pion à Jean Alesi pour aller gagner à Monza.

Ces deux belles performances, conjuguées à l’exclusion du championnat de Michael Schumacher (à la suite d’une manœuvre litigieuse de l’Allemand sur Villeneuve au Grand Prix d’ Europe), lui permettront de se classer troisième du championnat.

En 1999, c’est Eddie Irvine qui profitera des conditions de courses particulières pour s’imposer à Melbourne. Au fil, de la saison, il se verra devenir le leader de la Scuderia Ferrari après l’accident de Schumacher, qui privera ce dernier d’une grande partie de la saison. Mais l’Irlandais échouera à la deuxième place du championnat, après avoir contesté le titre à Mika Hakkinen jusqu’à l’ultime course de la saison.

Plus proche de nous encore, la victoire inaugurale de Fernando Alonso au Bahreïn en 2010 lui permettra de prétendre au titre jusqu’à la fin de l’année. Mais un duel stratégique perdu avec la Red Bull de Sebastian Vettel l’empêchera d’atteindre le Graal.

Au final, seul David Coulthard en 2003 et Giancarlo Fisichella en 2005 n’arriveront pas à mettre à profit une saison entamée par une victoire. La chute sera encore plus rude pour l’italien qui verra son équipier Alonso revenir à sa hauteur et remporter le titre à sa place.

Le premier vainqueur de la saison 2012 nous donnera donc un peu plus d’indications sur la bataille pour le titre qui se déroulera tout au long de l’année. Cela semble commun à dire, mais néanmoins, ce premier Grand Prix reste d’une importance capitale.

Axel B.





Un hiver entre chaud et froid

9 03 2012

Un peu comme les sondages en politique, dont nous sommes assommés en ces périodes préélectorale, les essais hivernaux en Formule 1 devraient être un regard fiable sur les futures performances des monoplaces 2012. Mais bien entendu, les sondages comme les temps au tour sur les circuits espagnols de Jerez et Barcelone, sont loin d’être fiables.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

A écouter tous les pilotes au soir du dernier week end d’essais libres espagnols, on a l’amusante impression que tous ont la chance légitime de se battre pour le championnat. A quelques exceptions près bien entendu.

En premier lieu, l’équipe Red Bull a tenté de démontrer à ses plus proches rivaux que cela ne servirait à rien d’espérer un revirement total de situation, dans la hiérarchie établie l’année dernière. Mark Webber et Sebastian Vettel ont trusté les hauteurs des feuilles de temps lors de toutes les séances, et ce n’est pas un surcroît de travail après quelques inquiétudes mécaniques à Barcelone qui aura mis à mal leur formidable confiance en eux.

Une confiance qui semble être de retour également dans le clan Mercedes. Très discret lors de ces essais, la bande de Michael Schumacher et Nico Rosberg s’est attelée à travailler en profondeur sur le comportement de la nouvelle monoplace et à apporter des évolutions qui leur fond dire que la W03 est une bonne base de travail pour débuter la saison en toute sérénité.

Cependant, l’expérimenté septuple champion du monde, sur qui Ross Brawn semble beaucoup compter durant la phase de développement au point de lui proposer une place au-delà de cette fin d’année selon ses motivations, relativise l’optimisme ambiant en affirmant qu’il faudra attendre quelques courses avant de voir le niveau réel de chacun car les temps réalisés durant l’hiver ne sont guère révélateurs.

Voilà qui pourrait donner un peu d’espoir à Ferrari. En effet, la Scuderia semble en difficulté et une ambiance de fin de cycle flotte autour de l’équipe au cheval cabré. La longue déchéance entamée après le départ du carré magique Todt/Schumacher/Brawn/Byrne, semble incontrôlable, même pas étouffée par le titre de Raikkonen ou la lutte d’Alonso en 2010 pour la première place.

L’Espagnol prend son mal en patience et met tout son talent et sa « grinta » au service d’une équipe en laquelle il croit et avec laquelle il pense redevenir le champion qu’il a été en 2005 et en 2006. Mais ses récentes déclarations laissent entrevoir un soupçon de défaitisme, puisqu’il se justifiait récemment de son parcours passé, en arguant sur le fait qu’un troisième titre ne rajouterait rien à sa légende.

Les doutes ont aussi assailli le clan Mclaren, qui s’est distingué avec une conception de monoplace très différente de la concurrence. Si Jenson Button jouait le jeu de l’équipe en restant optimiste, Lewis Hamilton, lui, avait du mal à cacher une certaines anxiété concernant les performances de sa monoplace. Des doutes cependant atténués par les temps au tour réalisés par les deux hommes.

Les difficultés ont aussi été l’apanage de Lotus-Renault et du revenant Kimi Raikkonen, avec une monoplace très fragile, ce qui a valu au deux pilotes titulaires de rater des journées précieuses de test et de se créer de belles frayeurs à quelques semaines seulement du début de la saison. Romain Grosjean a pu, par contre, faire preuve de son talent en accomplissant des temps le propulsant en tête des classements.

Justement, quelles ont été les fortunes de nos chers pilotes français ? On l’a vu, Grosjean a rencontré quelques difficultés mais a réussi néanmoins à se faire remarquer. Charles Pic, quant à lui, ira à Melbourne sans avoir fait le moindre tour de roue au volant de sa Marussia pour cause d’échec fréquent au crash-test de la FIA. Une situation embarrassante que son mentor, Olivier Panis, n’aura pas tarder à dénoncer. Afin de dédouaner son poulain face à des possibles contre-performances au début de la saison ? Finalement, seul Jean-Eric Vergne aura réussi à boucler un programme complet, en étant plutôt satisfait de l’expérience accumulée.

Bref, ces essais hivernaux sont au final juste là pour permettre aux acteurs principaux de la Formule 1 de reprendre leurs marques. Il ne faut surtout pas en tirer des conclusions définitives, mais, quand même, chacun regarde avec attention les performances de son voisin en se demandant s’il doit s’en inquiéter ou pas…

Axel B.





Les malheurs de Nick Heidfeld

18 02 2012

Personne n’y semble trop sensible dans le milieu de la Formule 1, mais Nick Heidfeld vient sûrement de tirer un trait quasi définitif sur sa carrière dans la discipline. Un sentiment d’inachevé et d’amertume doit d’ailleurs l’étreindre lorsque cette pensée envahit son esprit.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Nick Heidfeld a toujours représenté en Formule 1 l’espoir qui n’a jamais concrétisé. Il avait pourtant toutes les armes en mains pour devenir le futur champion que beaucoup d’observateurs voyaient en lui.

Il a survolé les formules de promotion en gagnant le championnat dans toutes les disciplines dans lesquelles il a couru. Même s’il n’a jamais été étincelant, si personne n’a décelé en lui le petit plus, la petite flamme mystique qui différencie un excellent pilote d’un champion extraordinaire, son avenir semblait plus que radieux, soutenu par la firme allemande Mercedes, qui voyait en lui, le Schumacher qu’elle n’avais pas su retenir quelques années auparavant.

Ses premiers pas en Formule 1 se sont déroulés au sein de l’écurie Prost Grand Prix. Coéquipier de Jean Alesi, il se fait remarquer en dominant en fin de saison l’expérimenté pilote français. Si la Prost n’a jamais atteint les sommets, elle permet néanmoins à « Quick Nick » de se faire remarquer par Peter Sauber, grand dénicheur et formateur de talents, qui l’engage pour la saison suivante.

Les malheurs d’Heidfled vont débuter au sein de l’écurie helvétique. Associé au Finlandais Kimi Raikkonen, l’allemand va se voir griller la place par le futur champion du monde 2007, qui signera un contrat longue durée avec McLaren, place que convoitait légitiment Heidfled, pilote estampillé « Mercedes » et couvé par la firme à l’étoile depuis de nombreuses années.

Ce manque de confiance de Mercedes, Nick va le ruminer pendant longtemps tout en essayant de maintenir à flots une carrière de plus en plus chancelante.

Après une nouvelle saison où il croisera le fer avec Felipe Massa qui partira bientôt signer chez Ferrari, il trouvera refuge au sein d’une équipe Jordan moribonde qui ne lui offrira pas la chance de se montrer sous ses meilleurs auspices.

Et déjà, une première fois, à l’aube de l’année 2005, sa carrière a failli s’éteindre. Nick restera longtemps dans l’incertitude avant de signer un contrat tardif avec Williams. A cette époque, l’écurie britannique est motorisée par BMW, et Heidfled pense enfin tenir sa revanche sur Mercedes en rêvant de victoire chez le concurrent germanique.

Malheureusement, l’écurie de Grove commence sa longue descente aux enfers, et tous les espoirs du pilote allemand sont atomisés par une monoplace erratique et peu performante.

Cependant, BMW garde confiance en Heidfeld et le place, une nouvelle fois, titulaire chez Sauber, écurie que le motoriste vient de racheter.

Au total, il restera cinq années au sein de l’équipe, alternant le bon et le moins bon. Nouvelle marque de malchance pour l’allemand, il croisera la route de Robert Kubica qui le dominera outrageusement, remportant même la première victoire de BMW en finissant premier au Grand Prix du Canada 2008…devant Nick. Mais lors de la dernière saison de leur association, Pedro de la Rosa lui est préféré. A cette époque, BMW vient de se retirer et Peter Sauber a repris en mains les reines de l’écurie. Le Suisse lui préférera l’Espagnol, qu’il juge plus expérimenté et plus apte à remettre en selle une entreprise chamboulée et encore fragile. Au final, Sauber rappellera une fois de plus Nick pour finir l’année derrière le volant, mais sans aucune autre garanti sur l’avenir.

Voilà qui fait que ce dernier se retrouve une fois de plus à la porte des garages jusqu’à ce que le malencontreux accident de Robert Kubica début 2010 lui ouvre les portes de Lotus-Renault GP.

Engagé en tant que remplaçant du polonais, Nick monte sur un podium en début d’année et rapporte de solides résultats, sans être cependant flamboyant.

Est-ce pour cela qu’il est limogé en cours d’année pour laisser sa place au guère plus convaincant Bruno Senna ? Eric Boullier et LRGP ne se seront jamais vraiment expliqués sur cette démarche. Toujours est-il qu’après ce nouvel avatar dans sa carrière, on voit mal comment Nick Heidfeld pourrait retrouver une place en Formule 1.

Le principal intéressé l’a lui-même semble-t-il compris puisqu’il vient de s’engager dans une discipline de Tourisme. La course coule encore dans ses veines, mais un manque flagrant de chance, une liste bien trop longue d’opportunités ratées et, certains dirons, un manque de charisme flagrant, auront au final gâché un pilote que l’on croyait futur champion.

 

Axel B.





Kubica a-t-il un avenir en Formule 1 ?

10 02 2012

Après son terrible accident de l’hiver dernier, les attentes concernant Robert Kubica ont été quelque peu surnaturelles. Tout le monde s’attendait à la voir revenir à son plus haut niveau en quelques mois, et le principal intéressé aussi. Un an plus tard, le polonais a-t-il un avenir en Formule 1 ?

Licence Creative Commons / Renault F1 Team Official

Gentiment écarté par l’écurie Lotus-Renault à l’orée du début de la saison 2012, Robert Kubica ne fait plus parti des plans mis en place par Eric Boullier qui veut redonner un élan victorieux rapide à son équipe.

Le polonais comptait sûrement sur un rétablissement plus rapide de sa condition physique, malmenée par un nombre important d’opérations et une malchance flagrante. Les premières interviews du pilote après son accident lors d’une épreuve de rallye en 2011, laissaient entrevoir un homme déterminé à revenir au plus haut niveau, le plus rapidement possible.

De son côté, Boullier se montrait patient et affirmait à qui voulait bien l’entendre qu’un place au chaud était réservée à son pilote.

Mais durant l’année passée, les mauvaises nouvelles et les contres-temps fâcheux se sont enchainés alors que le manager français, à la tête de Lotus, devait prendre une décision rapide quant au futur immédiat de son équipe.

Avec un duo de pilotes prometteurs mais trop inconstants (Vitaly Petrov et Bruno Senna), Lotus-Renault se devait de remonter la pente en 2012 et de redevenir l’écurie gagnante qu’elle fut il n’y a pas si longtemps, à l’époque ou Fernando Alonso était allé chercher deux titres mondiaux des pilotes.

Cette urgence a précipité la mise à l’écart de Kubica, pour laisser entrer dans sa maison le revenant Kimi Raikkonen. Choix plutôt curieux et pari vraiment risqué pour une écurie plus vraiment affirmée et à la recherche d’une assise technique…ce qui n’a jamais été le point fort du finlandais.

Du coup, Kubica et son manager, Daniele Morelli, qui occupait une place médiatique très importante durant la convalescence de son pilote afin de ne pas le faire oublier, ont accusé le coup en silence, mais peut être pas sans avoir quelques idées derrière la tête…

En effet, en ce début d’année, une rumeur persistante a fait état d’un rapprochement entre le polonais et la Scuderia Ferrari.

On connait les liens d’amitié qui unissent Kubica et Fernando Alonso, pygmalion de l’écurie au cheval cabré. L’espagnol ne serait pas contre courir dans la même équipe que son ami, et le désamour flagrant entre Ferrari et son actuel second pilote Felipe Massa allant en grandissant, la porte serait alors grande ouverte pour cette association.

Visiblement, Kubica serait apte à retenter l’aventure au volant d’une voiture de course d’ici le mois de juin de cette année.

C’est en tout cas la date qui a été avancée par un journaliste italien à la fin du mois de janvier, pour une éventuelle collaboration en piste entre Ferrari et l’ancien pilote BMW.

Même si sa rééducation risque d’être encore longue et les difficultés grandes, notamment au niveau de son coude et de son poignet droit, l’éventualité d’un retour de Kubica à l’horizon 2013 est pour l’instant encore crédible.

Et puis ca n’est pas la première fois que le polonais se sort de situations dans lesquelles ont le croyait perdu. Au début de sa carrière, un accident de la route aurait bien pu stopper son ascension et plus récemment, les images impressionnantes de son crash au Grand Prix du Canada en 2007 restent dans toutes les mémoires.

A chaque fois, Kubica s’en est sorti comme miraculé et a su rebondir rapidement. Comme simple justification, il avouait la présence dans son casque d’une photo du Pape Jean Paul II, natif comme lui de Cracovie.

Cette image mystique et christique le rapproche un peu plus d’Ayrton Senna, véritable croyant qui, la veille de son accident mortel, avait lu un passage de la bible dans lequel il en avait déduit que Dieu allait s’offrir à lui en cadeau.

Le talent les réunis, mais cette croyance et cette sensation d’invincibilité aussi. Ce qui fait penser que Robert Kubica rebondira, une fois de plus…

Axel B.





La saison 2012 fictive

1 02 2012

La trêve hivernale va bientôt se terminer, et il ne reste, théoriquement, plus qu’un seul baquet de libre, au sein de l’écurie espagnole HRT. Cette intersaison n’aura pas connu de grands bouleversements dans les écuries de pointe, mais chez les autres concurrents du milieu de grille, les duos de pilotes ont souvent évolué. Mais amusons nous un peu, et imaginons une grille de départ fictive qui aurait pu exister si les choses s’étaient passées différemment…

Licence Creative Commons / Shiny Things

Le serpent de mer de cet hiver aura été le jeu du chat et de la souris entre Kimi Raikkonen et les deux équipes prétendantes à lui offrir un volant : Williams et Lotus.
Si les transactions avec Williams se sont éternisées, une fois que l’ombre d’un retour de Robert Kubica chez Lotus s’est définitivement estompée, le finlandais s’est rapproché d’Eric Boullier.
Mais on aurait très bien pu penser que Kimi, las de négociations interminables, et peu motivé par l’idée de ne pas rejoindre un top team, laisse finalement tomber son retour pour prendre une année sabbatique loin des tumultes du sport automobile.
Cela aurait alors sauvé la peau de Vitaly Petrov, et surtout de son apport financier, qui aurait fait équipe avec Romain Grosjean, chouchou de Boullier et Total et sur qui reposerait alors tous les espoirs de Lotus-Renault.
De l’autre côté de la grille, un grand chamboulement a eu lieu chez Toro Rosso. Les deux pilotes titulaires de 2011 ont purement et simplement été éjecté de leur poste alors que l’on aurait pu penser qu’au moins un des deux ait la récompense d’atteindre un volant au sein de l’écurie Red Bull.
Pourquoi pas le Suisse Sébastian Buemi. Plus régulier et plus malléable que le fougueux espagnol Jaime Alguersuari, qui se serait vu de toute manière remercié par Frantz Tost sur les conseils d’Helmut Marko après que ce dernier est eu une altercation verbale avec l’intéressé lors du Grand Prix d’Abu Dhabi…
Voilà qui laisse alors la porte ouverte à Vergne et Ricciardo, pour faire leurs preuves au sein de l’équipe de Faenza et ce qui précipiterait la retraite de Mark Webber, pas mécontent de se reposer après sa lutte psychologiquement éprouvante avec Sebastian Vettel.
Alguersuari, quant à lui, irait trouver refuge chez HRT, pour épauler le vétéran Pedro de la Rosa et donner un élan de jeunesse à une écurie cent pour cent espagnole.
Puisque l’on parle de retraite, il est un pilote qui aurait pu prendre la sienne avec des circonstances atténuantes. Qui aurait été choqué si Felipe Massa avait décidé de raccrocher son casque ? Après son terrible accident en 2009, le pilote brésilien a connu les pires difficultés pour retrouver son niveau d’antan. Opposé à Fernando Alonso, un des meilleurs pilote du moment, chez Ferrari, Massa n’a jamais réussi à relever le défi et la question qui le taraudait depuis des mois, à savoir : « Pourquoi prendre autant de risques pour si peu de résultats ? » aurait eu raison de lui à l’orée de cette nouvelle saison…
En laissant sa place à Jules Bianchi, pilote de réserve en 2011 et couvé par Nicolas Todt, Massa rejoindrait le Brésil avec son ami Rubens Barrichello, à qui il avait d’ailleurs conseillé de mettre un terme à son aventure en Formule 1.
Une aventure proche de s’arrêter pour Adrian Sutil également. Mais la clairvoyance de Jarno Trulli, conscient d’avoir déjà fait sa saison de trop, permettra à l’allemand de récupérer un volant chez Caterham, au côté d’Heikki Kovalainen. Ce duo de pilote séduisant offrirait justement à l’écurie de Tony Fernandes la possibilité d’enfin atteindre ses objectifs de points tant attendus pour 2012.

Des scenarii certes fictifs mais crédibles, qui auraient pu s’écrire pour cette saison 2012. Mais les dés sont déjà jeté et les acteurs en place pour nous offrir un spectacle qui pourrait s’intituler : « A la chasse au Vettel ».

Axel B.








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