Mais où est passé Pastor Maldonado ?

1 05 2013

Alors que les plus fous espoirs semblaient possibles pour l’écurie Williams après une campagne 2012 encourageante, ce début d’année est plus que compliqué pour l’écurie britannique et ses pilotes. Si le débutant Valtteri Bottas engrange de l’expérience sans être trop décevant, Pastor Maldonado, d’ordinaire si présent durant les courses et les qualifications, reste quasiment anonyme.

Licence Creative Commons / Morio

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A la même époque, l’année dernière, lors du Grand Prix d’Espagne, Pastor Maldonado devenait l’idole de tout un peuple, le Venezuela, en remportant sur la piste de Barcelone sa première victoire. Il devenait également le premier pilote à s’imposer au volant d’une Williams depuis 2004, mettant ainsi fin à une période de disette de huit années pour l’écurie de Sir Frank, autant dire une éternité. Le jour des 70 ans de son patron, le succès de Pastor prenait alors une allure quelque peu mystique et faisait de l’homme, un pilote crédible dont on pouvait désormais oublier qu’il était surtout présent sur les grilles de départ grâce à l’aide financière du pétrolier national vénézuélien.

Mais malgré cette victoire, la réputation de Maldonado était encore à faire. Une série de neuf courses consécutives après son succès sans marquer de points, et des accrochages à répétition ont fait de lui un pilote peu constant et au comportement en piste très controversé. On ne compte plus le nombre de ses victimes et ses nombreux accrochages avec comme point d’orgue cet incident entre lui et Lewis Hamilton dans les derniers tours du Grand Prix d’Europe à Valence qui lui avait fait perdre une possible place sur le podium. Sa réputation de pilote rapide en qualifications mais inconstant et peu intelligent en course a fait que sa place chez Williams a longtemps été menacée pour 2013.

Cependant, Sir Frank et son équipe ont décidé de reconduire l’homme de Maracay pour cette nouvelle saison, et ce dernier a juré s’être assagi et avoir mûri durant l’hiver pour aborder cette année dans les meilleures dispositions.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Pastor a su se faire discret depuis le Grand Prix d’Australie. Apparemment, la nouvelle Williams-Renault est loin des attentes de l’équipe. Maldonado, pourtant si fringuant en qualifications, n’a pas encore réussi, lors des quatre premières courses, à atteindre la Q3. Il s’est même fait devancer par deux fois par son inexpérimenté équipier finlandais, Valtteri Bottas. De plus, il n’a toujours pas marqué le moindre point en course. Une frustrante onzième place à Bahreïn est le seul résultat probant de la saison et là aussi, dans ce domaine, Bottas l’a devancé en Chine…

Le seul point positif qui apparaît au tableau de chasse de Maldonado est son comportement en piste. Mis à part un tête à queue évitable lors de la manche d’ouverture en Australie, le Vénézuélien n’a pas fait parler de lui. Certes, la saison est encore longue, mais on peut penser que l’influence d’Alexander Wurz, engagé par Williams la saison dernière pour coacher les pilotes, se fait déjà ressentir dans l’approche que Maldonado a aujourd’hui de son métier.

Mais il ne va pas falloir qu’il s’endorme. Entre un équipier qui semble véloce et une machine rétive, le vainqueur du Grand Prix d’Espagne 2012 va devoir redoubler d’efforts pour faire évoluer techniquement et sportivement Williams vers des sommets qui lui semblaient accessibles l’an dernier.

Axel B.





Rien ne sert de courir…

27 04 2013

Depuis l’introduction des pneumatiques Pirelli en Formule 1 il y a de cela trois saisons, la discipline a pris un virage étonnant conditionné par la durabilité et la gestion difficile des gommes italiennes. En effet, la plupart des Grands Prix ne sont-il pas en train de se résumer à une simple course d’endurance et de stratégie plutôt que de vitesse pure, pourtant apanage du pinacle du sport automobile mondial ?

Licence Creative Commons / Morio

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Il est commun, chaque année depuis la saison 2011, d’entendre les pilotes se plaindre de la tenue de leurs pneumatiques. En effet, depuis l’arrivée de Pirelli en Formule 1, les composants des gommes fournies aux différentes écuries ne cessent d’évoluer vers une dégradation de plus en plus importante.

De plus, l’introduction de nouveaux éléments comme le KERS ou le DRS, qui facilitent les dépassements ont profondément modifié le comportement des pilotes en piste. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir certains d’entre eux se laisser doubler pour éviter d’abîmer leur pneumatiques dans une tentative de résistance quasiment impossible face à un adversaire possédant des gommes plus performantes de trois secondes au tour, avec un DRS ouvert et un KERS en pleine action. Même les pilotes les plus hargneux, comme Sebastian Vettel ou Fernando Alonso, préféreront perdre une ou deux places et rallier l’arrivée, plutôt que de tenter un coup de poker stratégique au risque de voir un effondrement soudain de leur performance.

La stratégie a toujours eu une importance capitale en Formule 1. Surtout à l’époque des ravitaillements en essence, où les arrêts aux stands pouvaient coûter près d’une dizaine de secondes d’immobilisation. Maintenant que ceux-ci sont devenus interdits, le temps d’arrêt s’est considérablement réduit. Cependant, il n’est pas rare de voir des pilotes stopper très tôt dans la course pour se débarrasser rapidement d’un type de pneumatique, embarrassant mais obligatoire à chausser durant la course.

Mais si auparavant une grande partie de la stratégie était basée sur les arrêts ravitaillement dans le but de gagner quelques précieuses places dans les stands, aujourd’hui, c’est la dégradation des pneumatiques qui est la clé de la performance.

Une sorte de course d’endurance est alors lancée entre les pilotes, et celui dont la monoplace et le style de pilotage exploiteront au mieux ses gommes, aura peut être une chance de finir la course dans les premiers. Un paradoxe troublant pour une discipline basée sur la vitesse pure et la compétition. Des pilotes qui ne se battent plus, qui se laisse doubler par crainte de ne pouvoir finir la course et qui ont les yeux rivés sur l’état de leur gommes plutôt que sur le prochain virage, voilà le spectacle qui pourrait nous être donné de voir à l’avenir si Pirelli et les instances dirigeantes de la Formule 1 ne changent pas leur fusils d’épaule en arrêtant de miser sur divers artifices par crainte d’un manque d’animation.

Mais les pilotes sont tout de même assez talentueux pour offrir au public un spectacle de qualité, n’ayons crainte. Car sans cette confiance, un duel Villeneuve/Arnoux du Grand Prix de France à Dijon en 1979 n’aurait jamais eu lieu. Et cela reste pourtant à ce jour une des plus belles pages de l’histoire de la Formule 1.

 

Axel B.





2013, une année de transition

6 03 2013

A tout point de vue, l’année 2013 sera une vraie période de transition. L’évolution de la réglementation technique prévue pour 2014 en est la principale cause. Mais certaines grandes équipes ont aussi vécues des chamboulements internes dans leur organisation qui font qu’une période d’adaptation sera nécessaire à leur bon fonctionnement.

Licence Creative Commons / Magic Aviation

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Sur le papier, la saison 2013 n’apporte pas beaucoup de changement par rapport à la formidable saison 2012 qu’il nous été donné (et je dis bien donné…) de voir.

Le gel des moteurs depuis maintenant plusieurs année n’offre que très peu de changement de ce côté-là, et du point de vue aérodynamique, très peu de nouvelles contraintes sont imposées aux concepteurs des monoplaces.

Le grand changement est surtout prévu pour l’année prochaine. En effet, la quasi-totalité des méthodes d’élaboration des voitures sera remise en cause avec l’arrivée des unités de puissance comprenant des moteurs turbo V6, des systèmes de récupération d’énergie cinétique et thermique (KERS et HERS) et de nouvelles boites de vitesses.

Sur le plan aérodynamique, des évolutions sont aussi attendues et devraient concerner plusieurs pièces dont les ailerons, l’empâtement de la carrosserie et les déflecteurs.

La seule grosse différence concerne les fameux museaux en escalier des monoplaces 2012 qui ont été gommé par certaines équipes cette année, même si ce n’est pas l’apanage de toutes, dont Red Bull. Mais les voitures présentées ces dernières semaines vont sûrement encore beaucoup évoluer jusqu’à la première course en Australie au milieu du mois de mars.

Une période de transition va également s’installer cette année dans certaines équipes. On pense avant tout à Mercedes et McLaren, qui sont les deux principale écuries du haut du tableau à avoir subit un changement radical dans leur duo de pilote.

Au sein de l’écurie de Woking, la perte de Lewis Hamilton, enfant choyé, a fait un grand vide que tente de combler le Mexicain Sergio Pérez. L’adaptation de ce tempérament latin à la rigueur et au flegme britannique de McLaren sera passionnante à observer tout au long de la saison, et conditionnera de manière importante les performances futures de l’équipe. Par le passé, plusieurs exemples contradictoires peuvent nous éclairer sur l’association entre la froideur de l’équipe et le bouillonnement de son pilote comme avec Ayrton Senna pour l’aspect positif ou Juan Pablo Montoya pour la déception.

Du coup, Lewis Hamilton débarque chez Mercedes et va entamer lui aussi une nouvelle ère avec son équipe. La firme à l’étoile a entrepris une profonde restructuration interne, qui ne touche pas uniquement ses pilotes, car elle accueille en ses rangs des grands noms tels que Niki Lauda, Toto Wolff ou Paddy Lowe. Il va sûrement falloir un petit peu de temps avant que tout ce joli monde arrive à travailler de concert pour le meilleur de l’écurie.

Pour les équipes les plus modestes, la valse des pilotes a également eu lieu, comme on peut le constater notamment chez Sauber, Marussia et Caterham qui ont totalement renouvelé leurs duos ou chez Williams qui voit arriver un néophyte finlandais aux côtés du solide Maldonado.

Et puis bien sûr, dans le microcosme de la Formule 1 française, les téléspectateurs devront également s’adapter  à leur nouvelle méthode de retransmission télévisuelle puisque c’est désormais Canal + qui est chargé de relayer la passion de milliers de personne. Nul doute que la chaine cryptée et payante devra elle aussi de son côté subir une période, plus ou moins courte, de transition avant de trouver la bonne formule, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Mais restons attentif car c’est souvent les saisons dites « transitoires » qui sont les plus animées !

Axel B.





Tout ce qu’on sait, c’est qu’on en sait pas plus !

27 02 2013

L’heure des premiers essais d’intersaison est arrivée, est avec elle, les premiers bilans sur les nouvelles conceptions des écuries. Si chaque pilote peut ressentir en la pilotant, la bonne naissance d’une nouvelle monoplace, les temps au tour réalisés durant ces quelques journées de test ne sont guère révélateurs.

Licence Creative Commons / Michael Elleray

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Depuis quelques semaines, l’aficionado de la Formule 1 a enfin quelques feuilles de temps à se mettre sous le nez. Les premiers essais sont enfin arrivés mais il n’est cependant pas facile de jauger des forces en puissances.

Une fois une McLaren, une fois une Ferrari, le lendemain une Mercedes avant de voir une Red Bull dominer la journée…quels enseignements tirer de ces informations ?

En substance, aucun ! Il y a trop d’éléments et de caractéristiques différents qui entrent en jeu pour pouvoir montrer du doigt l’écurie qui sera dominatrice lors de la saison à venir.

Mais en dehors des chiffres, le ressenti des pilotes est parfois bien plus parlant. Chez Mercedes par exemple, la bonne humeur et l’optimisme semblent être de sorti. Nico Rosberg n’hésite pas d’ailleurs à parler de victoire en 2013, une chose qui semblait totalement impossible à la fin de la saison dernière et avant que le pilote n’ait mis un pied dans la nouvelle monoplace grise. La venue de Lewis Hamilton a redonné un coup de fouet à toute l’équipe. Lui-même, semble ne pas avoir de spleen post-traumatique du à sa séparation avec McLaren, son écurie familiale.

Dans les garages de la Scuderia Ferrari, que cela soit sur la piste de Jerez ou à Barcelone, Felipe Massa et Fernando Alonso semblaient réellement enthousiastes des débuts de leurs nouvelles montures. Selon l’Espagnol, l’équipe n’est pas du tout dans la même situation qu’à la même période l’année dernière. Voilà donc une bonne base, selon lui, pour contester le titre à ses rivaux d’une manière moins complexe qu’en 2012. Le plus grand défi pour Alonso sera de réaliser une saison aussi parfaite que la précédente. Pour Massa, la renaissance est encore attendue…

Du côté de Force India, alors que Paul di Resta fait calmement son boulot, le Français Jules Bianchi et l’Allemand Adrian Sutil se battent par chronomètres interposés pour prouver à Vijay Mallya leurs capacités. Mais le patron indien, qui regarde plus vers les livres de comptes de son écurie que vers la piste, semble jouer un peu de cette situation et n’a pas encore, officiellement, fait son choix. Au final, on sait très bien que les préoccupations resteront financières et que l’annonce ne risque pas de faire de surprise.

Finalement, ceux qui tirent le plus de profit de ces journées de tests restent sans conteste les plus petites écuries. D’autant plus que cette année, Caterham et Marussia présentent à elle deux pas moins de trois néophytes dans la discipline. Giedo Van der Garde, Max Chilton et Luiz Razia apprennent le métier, comme il est coutume de dire, et même parfois la rudesse des rails de sécurité.

Allez vite, rendez-vous en Australie le 17 mars pour enfin se rendre compte des forces en présence. Enfin, certains s’en rendront compte uniquement sur le papier de quelques journaux spécialisés, puisque la totalité des fans, et c’est une quasi certitude, ne feront pas l’effort, financier et déontologique, de payer pour suivre leur passion…mais ceci a déjà été débattu récemment…

Axel B.





L’argent, oui! Le talent ? Peut être…

13 02 2013

Kobayashi, Kovalainen, Petrov, Glock…sont des noms que l’on entendra plus sur les grilles de départ de la saison à venir. Tous ces pilotes talentueux, qui sont montés au moins une fois sur un podium d’un Grand Prix, ont été remplacés par des jeunes aux dents longues et aux portefeuilles bien fournis, qui vont avoir fort à faire pour faire oublier leurs prédécesseurs.

Licence Creative Commons / Morio

Licence Creative Commons / Morio

La Formule 1 a toujours été une question d’argent. Pour illustrer cet état de fait incontournable, on cite souvent l’exemple du premier volant de Niki Lauda, futur triple champion du monde, acheté par les millions d’un sponsor personnel. Cela se passait dans les années 70, mais tout ceci est encore présent de nos jours.

Le paroxysme de cette situation a néanmoins été atteint cette année avec des écuries à la politique de recrutement exclusivement axée sur la manne financière proposée par les pilotes. Le talent ne semble plus être le moteur principal d’une embauche dans la discipline. Quand on voit qu’un Giedo Van der Garde de 27 ans, qui n’a jamais été capable de convaincre une écurie de l’engager depuis plusieurs années, va maintenant remplacer Heikki Kovalainen, 31 ans, 109 Grands Prix, une victoire, une pole position, quatre podiums et une expérience acquise dans les plus grandes écuries (Renault et McLaren), on comprend bien que la recherche de performance n’est plus au centre des intérêts des équipes.

Certes, les pires problèmes financiers prennent à la gorge les plus petites écuries. Leurs priorités ne sont donc plus les mêmes. La preuve en est avec la disparition de HRT, la plus petite d’entres elles, qui a été obligé de déposer le bilan, ne pouvant assumer les folies dépensières inhérentes à sa présence dans la discipline reine du sport automobile.

Là où la réduction des couts est brandit comme un étendard de bonne conscience par les instances dirigeantes de la Formule 1, le paradoxe veut qu’une importante réforme technique frappe ce sport en 2014 et remette en cause la totalité de la conception d’une monoplace, de l’aérodynamique jusqu’au moteur…un changement radical, on s’en doute, couteux…

Si HRT a disparu, d’autres risquent de rapidement l’accompagner. On pense évidemment à Marussia, qui a du mettre à l’écart son meilleur représentant en 2012 en la personne de Timo Glock, 91 Grands Prix, 3 podiums, pour embaucher deux jeunes inexpérimentés, Max Chilton et Luiz Razia, pourvus d’un apport financier conséquent permettant à l’équipe d’assurer  sa présence, au moins à courts termes.

Et mis à part les cinq écuries de pointes, Ferrari, Red Bull, McLaren, Mercedes et Lotus, toutes ont fait appel à un pilote payant. Williams avec Maldonado, Sauber avec Gutierrez (au détriment de Kobayashi), Caterham avec Pic et Van der Garde, Marussia avec Chilton et Razia et même Force India, qui doit choisir entre le portefeuille de Bianchi et de Sutil, même si ce choix semble moins cornélien car il se porte sur deux pilotes qui ont le talent nécessaire pour prendre le départ d’une course dans ce sport censé être le pinacle de toute compétition automobile. Il n’y a guère que chez Toro Rosso ou le duo de pilote dépend des choix basés purement sur le talent.

Au final, la grille de 2013 va se composer de cinq ou six nouveaux pilotes qui auront tout à prouver, et qui devront surtout démontrer que, malgré l’apport d’une manne financière importante, ils méritent également leur place pour leur talent. Ils devront en cela s’inspirer de Pastor Maldonado, qui a claqué le bec de tous ses détracteurs en remportant le Grand Prix d’Espagne l’année dernière. Ce jour là, le talent l’a emporté sur l’argent, et souhaitons donc que ce beau scénario se reproduise rapidement !

Axel B.





Retour vers le futur

24 01 2013

Après le retour de Lotus en Formule 1 depuis quelques années, il pourrait bien y avoir, dans les mois à venir, un autre nom mythique de la discipline sur les grilles de départ. En effet, Brabham envisagerait de faire son come-back.

Licence Creative Commons / Koch Eric / Anefo

Licence Creative Commons / Koch Eric / Anefo

A l’époque des pionniers de la Formule 1, entre la fin des années 1950 et le début des années 1960, deux écuries ont écrit parmi les plus belles lignes de l’histoire de la discipline. Lotus, engagée en 1958 par Colin Chapman et Brabham, écurie portant le nom de son pilote fondateur et mis à jours en 1962, ont a elles deux remporté plus d’une quinzaine de titres.

A une époque ou l’innovation battait son plein, la force créatrice de Chapman et de Brabham a fait des étincelles pour amener leurs entités sportives aux plus hauts sommets.

Lotus, dignement représentée par l’Ecossais Jim Clark puis par le Brésilien Emerson Fittipaldi, domine presque vingt ans dans la discipline (grâces également aux titres de Jochen Rindt en 1970 et Mario Andretti en 1978) avant de lentement péricliter jusqu’à sa disparition en 1994. Dans ces dernières années de présence, même si les performances n’étaient pas à la hauteur de son glorieux passé, l’écurie aura permis à quelques jeunes talents d’éclore, tels le futur double champion du monde Mika Hakkinen ou le Britannique Johnny Herbert.

La trajectoire de l’écurie Brabham est étonnamment semblable à celle de sa rivale. Même si elle a remporté moins de titre, sa période faste correspond avec la présence derrière le volant de son illustre fondateur éponyme. Au début des années 70, lorsque Jack revendra son équipe à l’ingénieur Ron Tauranac, celle-ci connaitra une période de creux qui sera comblée après l’arrivée à sa tête de Bernie Ecclestone. L’homme d’affaire Britannique, qui racheta à son tour l’écurie moribonde à Tauranac pour lui redonner son lustre d’antan, permettra à Nelson Piquet de remporter deux titres pilotes au volant de monoplaces souvent à l’avant-garde de la technologie, et même si Brabham n’arrive pas à inscrire de nouveau son nom au palmarès du championnat des constructeurs, elle fait figure de leader au milieu des années 80.

Mais là aussi, comme Lotus, après le départ d’Ecclestone vers d’autres cieux, l’écurie entamera une rapide descente aux enfers avant de mettre la clé sous la porte à la fin de l’année 1992.

Après la disparition de ces deux noms mythiques, ce n’est qu’à partir de la saison 2010 que le nom de Lotus va refaire surface. Avec l’appui du gouvernement malaisien, Tony Fernandes, patron d’AirAsia, décide de se lancer dans l’aventure de la Formule 1 en répondant à l’appel d’offre lancé par Bernie Ecclestone pour l’acceptation de nouvelles écuries dans le championnat. Avec le soutien du constructeur automobile Proton, détenteur des parts de Lotus Cars, il reprend le nom de Team Lotus F1, sous la bénédiction du fils de Colin Chapman. Mais il va s’ensuivre un imbroglio politique sur la détention de l’entité Lotus qui fera que lors de la saison 2011, deux écurie portant de le nom de Lotus seront présentes aux départs des Grands Prix. Une situation ubuesque car, en effet, entre temps, l’entreprise Genii a racheté l’équipe Renault et l’a également baptisé Lotus.

Au final, après une longue bataille judiciaire, Fernandes abandonnera le nom de Lotus pour le laisser filer vers son rival, qui finira par remporter une course sous ce nom lors du Grand Prix d’Abu Dhabi en 2012. Le renouveau de Lotus en Formule 1 est donc en marche.

Et sa trajectoire pourrait donc croiser une nouvelle fois celle de Brabham, dont la famille vient tout juste de gagner son combat judiciaire pour l’utilisation et l’exploitation de son nom et souhaiterait se relancer au pinacle du sport automobile mondial.

Lotus, Brabham, Williams, Ferrari, McLaren…une multitude de noms mythiques qui sentent bons la Formule 1 de caractère tant appréciée par les fans de la discipline. A quand le retour de Cooper, BRM et Tyrell désormais ?

 

Axel B.





Jean Alesi : la passion avant tout

16 01 2013

A la fin du mois de décembre dernier, Jean Alesi annonçait qu’il mettait un terme définitif à sa carrière en sport automobile. Après une dernière tentative malheureuse aux 500 Miles d’Indianapolis, soldée par un échec, l’avignonnais décide donc de raccrocher son casque. Retour sur la carrière d’un pilote dont la passion a souvent guidé ses choix.

Licence Creative Commons / StuSeeger

Licence Creative Commons / StuSeeger

Comme un ultime challenge, Jean Alesi voulait lui aussi s’aligner sur le « banking » du célèbre circuit d’Indianapolis. Il l’avait certes déjà foulé avec une Formule 1, mais jamais pour participer aux mythiques 500 Miles. Animé par sa passion dévorante pour la vitesse, il s’engage donc avec Lotus pour participer à l’édition 2012. Mais au volant d’une monoplace en manque criant de performance, il sera stoppé au drapeau noir par la direction de course (avec la Suisse Simona de Silvestro, elle aussi au volant d’une Lotus) car trop lent pour pouvoir prétendre à rester en piste.

Peut être que cet ultime avatar dans la carrière de Jean Alesi l’a fait réfléchir, à 48 ans, à une possible fin de carrière. De plus, déçu par l’expérience américaine, Lotus a décidé de se retirer de la compétition. Ce qui veut dire que le pilote français devrait se trouver quelques sponsors s’il souhaite continuer l’aventure…chose qu’il n’est pas prêt à faire.

Mais il peut cependant se targuer d’avoir participé aux trois courses mythiques du sport automobile mondial : le Grand Prix de Monaco, les 24h du Mans et les 500 Miles d’Indianapolis.

En Formule 1, Jean Alesi n’a pas eu la carrière qu’il escomptait. Pourtant, ses débuts ont été impressionnants. Remplaçant au pied levé Michele Alboreto chez Tyrell en 1989, le Sicilien d’origine se classe quatrième dès sa première course, lors du Grand Prix de France sur le circuit Paul Ricard, dans le sud qui l’a vu naître.

Repéré par les plus grandes écuries du moment, il choisira de rester fidèle à « Oncle Ken » une année supplémentaire afin de parfaire son expérience. Grand bien lui en fera puisqu’il se frottera aux plus grands comme Ayrton Senna et Alain Prost pour réaliser une saison formidable qu’il terminera à la neuvième place du championnat avec deux podiums à la clé.

A partir de là, l’histoire aurait pu être bien différente. Un précontrat avec Williams a été signé, mais un appel du pied tardif de Ferrari fera basculer le cœur de cet italien de sang. Guidé par sa passion pour la Scuderia, Jean Alesi rejoindra à partir de 1991 l’écurie au cheval cabré, pourtant dans une de ses périodes les plus troubles.

Alors que pendant ce temps, l’écurie Williams entamait une ère de succès marquée par l’obtention de plusieurs titres pilotes et constructeurs, Alesi voyait sa carrière fléchir et sombrer au volant de monoplaces de plus en plus erratiques.

Une seule victoire, sommet de sa carrière en Formule 1, au Grand Prix du Canada en 1995, lui apportera satisfaction. En 1996, Alesi rejoint cependant Benetton-Renault, l’écurie championne du monde en titre. Mais là encore, l’équipe italo-britannique, orpheline de Michael Schumacher, commencera une lente descente aux enfers en emportant avec elle les ambitions démesurées du pilote français et de son équipier d’alors, Gerhard Berger.

« Jeannot », comme le surnomme affectueusement son entourage, jouit cependant d’une côte de popularité énorme auprès du public. Il continuera donc sa carrière dans la discipline chez Sauber, Prost et Jordan en réalisant quelques belles performances, comme son dernier podium en 1998 sur le circuit de Spa-Francorchamps dans le cadre du Grand Prix de Belgique.

Poussé vers la sortie à la fin de la saison 2001 par le motoriste Honda, désireux de placer chez Jordan son poulain Takuma Sato, Jean Alesi termine donc sa carrière en Formule 1 au Grand Prix du Japon, tout un symbole pour cet amoureux du pays du soleil levant, marié depuis des années à l’actrice Kumiko Goto.

Sa carrière en sport automobile continuera cependant dans d’autres disciplines comme le DTM de 2002 à 2006, avec quelques victoires, puis avec le championnat Speedcars Series en 2008 et 2009 dans lequel il frôle le titre.

En 2010, il décide de retenter sa chance aux 24h du Mans. Il participe donc au championnat Le Mans Series et s’aligne sur la course sarthoise pour y arriver à une honorable 16ème place finale, et 4ème de sa catégorie. En 1989, lors de sa première participation, il avait été contraint à l’abandon.

Sa récente aventure aux 500 Miles d’Indianapolis aura donc été son dernier défi sportif, même si la frustration finale consécutive à son retrait en course aurait bien pu lui donner des idées.

Le monde du sport automobile parle de Jean Alesi comme d’un pilote à la passion débordante, souvent excessif mais toujours animé par l’amour du pilotage. Un des derniers pilotes à l’ancienne, qui n’aurait pas juré à l’époque des James Hunt ou Elio de Angelis, à qui d’ailleurs il a rendu hommage tout au long de sa carrière en portant ses couleurs sur son casque. Mais vu la personnalité du bonhomme, finalement, rien ne dit que cette retraite soit vraiment définitive…

 Axel B.





L’écurie surprise en 2013 sera…

9 01 2013

Chaque année, une écurie arrive à créer la surprise en étant là où on ne l’attend pas. Qu’elle se batte pour la victoire, ou qu’elle réalise quelques podiums et quelques belles performances, elle devient la surprise de la saison !

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Licence Creative Commons / Nic Redhead

En jetant un œil sur les saisons passées, on peut se rendre compte que quelques écuries ont créé la surprise en affichant un niveau de performance que l’ont ne pouvait légitimement pas leur soupçonner.

En 1997, c’est la toute nouvelle écurie Prost Grand Prix qui fait sensation. Élaborée sur les cendres de l’équipe Ligier, les monoplaces bleues trustent les premières places des premières courses de la saison. En fait, c’est surtout Olivier Panis qui fait des miracles avec la voiture. Quelques podiums et de belles places d’honneurs le font grimper jusqu’en troisième position du championnat, avant que sa trajectoire soit brutalement interrompue lors d’un accident au Canada. Le pilote français manquera la majeure partie de la saison, et son écurie ne se relèvera jamais de cette triste mésaventure.

Lors de la saison 1998, l’équipe McLaren devient à son tour l’équipe surprise. Les flèches d’argent avaient déjà pointé le bout de leurs museaux à la fin de la saison 1997, avec un beau doublé lors de l’ultime course à Jerez. A ce moment là, les pilotes de Woking, Mika Hakkinen et David Coulthard, s’étaient fait voler la vedette par un Jacques Villeneuve fraichement auréolé de son titre de champion. Mais lors du Grand Prix d’Australie qui ouvrait la saison 98, les hommes en gris n’ont laissé à personne le choix de s’imposer. Et toute la saison fut à l’image de cette première domination. Alors que McLaren était en proie aux doutes depuis plusieurs années, l’arrivée d’Adrian Newey dans ses rangs en faisait subitement, et contre toutes attentes, l’équipe étalon de cette fin de millénaire.

Même cas de figure en 2009 avec la formidable domination de l’écurie Brawn GP. Mais là, l’histoire est encore plus rocambolesque. Alors que Honda avait décidé de mettre un terme à son projet dans la discipline après de pesantes années de désillusions, Ross Brawn tenta le pari de racheter l’équipe pour un dollars symbolique afin de sauvegarder les emplois mis à mal par le géant japonais et de se retrouver dans le vif du sujet après une année sabbatique frustrante. Cette idée fût sans aucun doute la plus fructueuse de sa carrière puisque son équipe allait dominer la saison de manière magistrale et remporter les deux titres grâce à Jenson Button et Rubens Barrichello, qui pensaient plus être au chômage technique qu’en haut des classements.

En 2012, Lotus-Renault a bien failli créer la sensation elle aussi. Mais elle restera néanmoins la plus belle surprise de cette saison avec les podiums à répétition de Kimi Raikkonen et Romain Grosjean et la victoire du Finlandais à Abu Dhabi.

Mais alors en 2013, quelles pourraient être les prétendantes à une telle « succès story » ? Parmi les équipes en forme qui pourraient bien étonner, Williams semble tenir la corde. La belle victoire de Pastor Maldonado en Espagne et un optimisme béat de ses dirigeants pourraient être des atouts sur lesquels l’écurie de Sir Franck pourrait s’appuyer pour renouer avec son lustre d’antan.

Mais derrière elle, deux autres équipes pourraient bien aussi surfer sur la vague d’une certaine réussite. En premier lieu, on pense évidemment à Sauber qui a réalisé en 2012 une des ses plus belles saisons. Seule ombre au tableau, un duo de pilotes complètement remanié pourrait couter cher à l’équipe suisse. À moins qu’Estéban Gutierrez marche sur les pas de son compatriote et prédécesseur Sergio Pérez et que Nico Hulkenberg continu sur la lancée de sa belle fin de saison.

D’ailleurs, à ce titre, l’autre écurie qui pourrait bien se révéler surprenante en 2013 est Force India. Même si ses résultats ont été plus fluctuants l’année passée, l’équipe a fini en trombe au Brésil en jouant la gagne. Elle pourra s’appuyer sur l’expérience et le talent de Paul di Resta qui ne devra pas tarder à convaincre s’il veut conserver sa place dans la discipline.

Bref, il n’y a pas qu’en haut du tableau que la lutte sera intéressante. Surtout si une de ces équipes s’invite dans la bagarre et vient jouer les trublions, un peu à l’image de Lotus en 2012 qui a entretenu ses chances au championnat pilote jusqu’à tard dans la saison.

Axel B.





Une grille de rêve

2 01 2013

Une nouvelle année commence, une nouvelle saison va débuter, et beaucoup de vœux formulés par certains acteurs de la Formule 1 resteront vains. Alors tentons de réaliser certains de ces rêves dans cette première chronique 2013. En mettant de côté l’aspect financier et moral de certaines décision, à quoi pourrait ressembler une grille de départ rêvée pour la saison à venir ?

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Chez Ferrari, l’indéboulonnable Fernando Alonso a encore de nombreuses années en rouge devant lui. On voit mal pourquoi, et pour qui, l’écurie au cheval cabré pourrait s’en séparer. Mais en ce qui concerne son équipier, la question est longtemps restée en suspend. Dans notre fiction, Felipe Massa pourrait décider de raccrocher son casque après plusieurs années éprouvantes. Il souhaiterait se consacrer à sa famille et profiter d’une vie qu’il aurait bien pu voir s’achever un après midi d’été en Hongrie.

La liste de ses remplaçants est bien longue, mais le seul capable d’avoir la stature pour le rôle est aussi le seul qu’Alonso pourrait accepter à ses côtés. Il s’agit de Mark Webber, lassé de ne réussir à combattre Sebastian Vettel chez Red Bull, il viendrait donc chercher chez Ferrari un prestige qui manque à sa carrière et que l’écurie autrichienne ne saurait lui apporter. Une sorte de retraite dorée pour l’Australien même si son mental de compétiteur ne l’empêcherait pas d’avoir dans un coin de la tête, le rêve fou de détrôner Alonso de son piédestal.

Qui pourrait alors le remplacer chez Red Bull ? Là aussi, Vettel est incontournable. Mais la politique de Mateschitz et Marko serait alors de promouvoir un jeune de la maison. A ce petit jeu, Daniel Ricciardo, pur produit Red Bull, est le mieux placé. Il est celui qui a le plus d’expérience et, même s’il a fini la saison 2012 derrière son équipier français Jean-Eric Vergne, il semble le plus à mène d’apporter les garanties nécessaires à l’équipe pour remporter un titre constructeur.

Du coup une place se libère chez Toro Rosso, et il ne faudra pas aller chercher bien loin pour trouve acquéreur. Parmi la pléthore de jeunes pousses siglée Red Bull, Felix da Costa serait le mieux placé pour faire ses débuts dans la discipline. Il a impressionné ses employeurs en Formule Renault 3.5 et son accession à la discipline serait logique.

Dans le giron McLaren, même si l’on a peine à croire que Sergio Pérez ait été choisi par l’écurie basée à Woking uniquement pour son talent (le soutien de Telmex est un gros poids dans la balance), le duo de pilote formé avec Button reste cohérent et présente une des premières belles surprises pour 2013. Même constat chez Mercedes, ou l’association entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg pourrait faire des étincelles tant elle semble évidente. La génération « 85 » pourrait bien redorer l’étoile ternie du constructeur allemand.

Quand à Lotus-Renault, avec un Kimi Raikkonen en position de messie et avec tous les efforts consentis pour faire de Romain Grosjean un vrai pilote de Formule 1, l’équipe souhaiterait s’acheter une saison plus calme en conservant, au moins, la stabilité de ses pilotes !

Dans les écuries du milieu de tableau, l’argent fait encore plus loi. Si le transfert de Nico Hulkenberg de Force India vers Sauber peut éventuellement être synonyme de progression et de défi sportif pour l’Allemand, le recrutement d’Estéban Gutierrez au sein de l’écurie suisse sent le bon coup financier à plein nez. Il est vraiment dommage que le flamboyant Kamui Kobayashi ne soit pas de la fête, et il aurait toute sa place dans la grille fictive construite dans cet article. Au moins pour poursuivre une saison de plus avec Sauber…

Chez Force India donc, Paul di Resta reste en place en espérant briller un peu plus qu’en 2012 et il pourrait trouver à ses côtés un Bruno Senna, vainqueur des secondes, voire troisièmes chances, offertes dans la discipline mais qui, avec un tel patronyme et quelques belles performances, reste sympathique à voir.

Au sein de l’ancien employeur du Brésilien, Williams, on s’appuiera sur le désormais fiable Pastor Maldonado pour donner sa chance à l’espoir maison, le Finlandais Valtteri Bottas. Sir Franck a déjà raté Mika Hakkinen et Kimi Raikkonen, il n’est pas question qu’il passe à côté de son Finlandais !

Et puis bien sûr, dans les petites équipes, l’association entre un pilote expérimenté et un jeune espoir semblent être le deal idéal. Heikki Kovalainen chapeauterait parfaitement le Français Charles Pic chez Caterham et Timo Glock pourrait bien apporter toute son expérience à Vitaly Petrov, qui trouverait refuge chez Marussia, écurie de sa chère patrie. Le Russe est loin d’avoir démérité en 2012, et prouve qu’il a sa place en Formule 1, surtout à l’approche de l’organisation d’un Grand Prix en Sotchi en 2014.

Alors bien sûr, voici encore une chronique totalement subjective qui pourra laisser libre court à des commentaires et des critiques sur les choix formulés. Mais n’ayez pas d’inquiétudes, cette grille de départ rêvée et fictive ne verra sûrement pas le jour de si tôt, tout du moins tant que l’aspect financier aura le dessus sur la morale et le talent. D’ici là, bonne année !

 

Axel B.





Ils ont gagné en 2012

19 12 2012

Plusieurs pilotes et écuries ont remporté des victoires durant la saison 2012. Certains, pour la première fois, d’autre plutôt comme une confirmation. Petit tour d’horizon de ceux qui ont marqué la saison 2012 de Formule 1 de leur empreinte.

Licence Creative Commons / Nic Redhead

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On ne peut pas parler des vainqueurs de la saison 2012 sans parler de Sebastian Vettel et de Red Bull, bien sûr. Maintenant devenus incontournable depuis plusieurs années, l’écurie autrichienne et son triple champion du monde allemand deviennent les nouvelles références en Formule 1.

La discipline reine du sport automobile a pour habitude de fonctionner par période de domination. Tant au niveau des pilotes qu’au niveau des écuries. Si Juan Manuel Fangio a été le pionnier de ses ère d’hégémonie, d’autre l’ont suivi au fur et à mesure de l’histoire comme Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Alain Prost, Nelson Piquet, Ayrton Senna, Michael Schumacher et dorénavant Sebastian Vettel. Tous ont en commun d’avoir remporté au moins trois titres mondiaux. Le constat est le même en ce qui concerne les écuries. Ferrari, Lotus, McLaren, Williams et maintenant Red Bull ont tour à tour dominé la compétition. L’équipe autrichienne, menée de mains de maitre par Christian Horner et Adrian Newey, a sûrement encore de beaux jours devant elle.

Mais d’autres vainqueurs se sont mis en avant cette saison. A commencer par Mark Webber, coéquipier de Vettel, qui est rapidement retombé dans l’ombre de son leader, même si, à un moment donné de la saison, ses deux belles victoires à Monaco et à Silverstone ont fait de lui le rival le plus sérieux face à Fernando Alonso dans la quête du titre.

D’ailleurs, l’Espagnol est assurément le vainqueur le plus étonnant de cette saison à la vue des performances de sa Ferrari en début d’année. Revenu du diable vauvert, le double champion du monde, entouré par son panache et sa grinta indéfectible, a réussi à contester le titre à Vettel jusqu’à dans l’ultime manche de la saison. Ce qui lui fait dire d’ailleurs qu’il a, à ses yeux, réalisé une performance qui lui sera difficile de réitérer encore une fois dans sa carrière.

A côté de cela, les performances des deux « McLaren Boys » peuvent sembler bien ternes. Non pas dans la manière donc leurs victoires, sept au total, ont été acquises, surtout celles de Lewis Hamilton, mais surtout pour leur incapacité à transformer leurs belles performances et la rapidité de leur monoplace en réelles chances de remporter le titre. Mais cette contre performance n’est pas vraiment imputable à Hamilton et Jenson Button, qui ont souvent du faire face à la fébrilité de leur mécanique alors qu’ils étaient en position de gagner.

Une frustration qu’a connue très rapidement Nico Rosberg. Sa victoire en Chine lui a ouvert des perspectives finalement inatteignables au volant d’une Mercedes erratique et rapidement dépassée. Plus la saison avançait, et plus le pilote allemand sombrait dans les profondeurs du classement. Une détresse qui contrastait terriblement avec la joie de sa première victoire en Grand prix qui semblait pourtant en appeler d’autre au cours de l’année. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton et le départ de Norbert Haug, la firme étoilée veut du renouveau pour 2013. Mais il ne sera pas dur d’être moins bon qu’en 2012…

Mais la victoire la plus inattendu et la plus sympathique de cette saison est sans aucun doute celle de Pastor Maldonado. Le Vénézuélien était le pilote que l’on n’attendait pas. En redonnant le goût de la victoire à l’artisan Franck Williams et à son équipe, il a également apporté un vent de fraicheur à la discipline et aux autres écuries plus modestes, en leur donnant un espoir de réussite. Certes, on pourra dire que le natif de Maracay à quelque peu vendangé la suite de sa saison avec des accrochages à répétition qui lui ont couté quelques précieux podiums et une place plus flatteuse au championnat. Mais grâce à sa victoire providentielle, il s’est trouvé une place de choix dans le monde de la Formule 1, où tant de pilotes, pourtant talentueux, se voient fermer les portes. Certes Maldonado a un apport financier très important qui lui offre, après le talent, l’autre garanti nécessaire à une présence durable dans la discipline. Mais il n’a pas payé sa victoire à Barcelone.

Pour finir, le prix de la victoire la plus jubilatoire pourrait être remis haut la main au succès de Kimi Raikkonen à Abu Dhabi. Le Finlandais a prouvé à ceux qui doutaient encore qu’il n’a rien perdu de son talent. Ni de sa gouaille d’ailleurs, puisqu’il se permettra de mettre gentiment en boite son ingénieur durant la course en lui expliquant qu’il n’avait besoin de l’aide de personne pour amener sa Lotus-Renault à la première place. Et il a eu raison !

A l’orée du Grand Prix du Brésil, les huit vainqueurs de cette saison auraient pu être neuf. Mais Nico Hulkenberg au volant de sa Force India n’aura pas réussi à réaliser cet exploit. Il ne nous reste plus qu’a espérer que la saison 2013 nous offre, elle aussi, son lot de surprise.

 Axel B.








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