Force India dans son Spa

27 08 2016

De Jordan à Force India, l’équipe qui porte aujourd’hui le pavillon de l’Inde en Formule 1, a toujours été à son aise à Spa-Francorchamps.

Le circuit de Spa-Francorchamps dans les Ardennes belges, a toujours été le jardin de l’équipe Force India, même lorsque celle-ci s’appelait encore Jordan.

En effet, il faut remonter en 1998 pour retrouver une première trace de cette incroyable histoire d’amour entre cette piste mythique de la Formule 1 et l’équipe basée à Silverstone en Grande-Bretagne. Cette année-là, Damon Hill offre à Jordan sa première victoire en Grand Prix à l’issu d’une course rocambolesque, marquée par un des plus gros carambolages de la discipline au départ et se soldant pas l’arrivée de seulement huit voitures au terme des 44 tours de course. Ralf Schumacher offrait même un doublé à l’équipe d’Eddie Jordan, en réussissant à contenir ses velléités pour assurer un double podium à son équipe.

C’est ainsi que la première page d’une réussite étonnante entre l’équipe et la piste belge s’est écrite. En 1999, Heinz-Harald Frentzen accroche une méritoire troisième place. Les années suivantes, les performances des Jordan se font mois brillantes, mais des pilotes comme Frentzen, Jean Alesi ou Tiago Monteiro, arrivent à créer l’exploit en récoltant parfois quelques points inespérés.

Passée sous l’ère Midland Puis Spyker, l’équipe écume les fonds de classement avant que le riche homme d’affaire indien, Vijay Mallya, ne lance Force India avec plus de succès. Dès 2009, la première équipe indienne obtient sa première pole position…à Spa-Francorchamps grâce au sympathique Giancarlo Fisichella. L’Italien réussira l’exploit de conserver une deuxième place en course derrière l’intouchable Kimi Raikkonen et sa Ferrari, offrant ainsi son premier podium à l’équipe.

Quelques places d’honneurs continueront d’émailler l’histoire entre Spa et Force India, dont une prometteuse quatrième place de Nico Hulkenberg en 2012 ou une cinquième de Sergio Pérez l’an passé.

De manière quasi-inexplicable, les monoplaces Force India semblent toujours très performantes sur ce circuit, et rater les points pour cette équipe lors de ce Grand Prix est souvent vécu comme une contre-performance.

Cette année, le duo Force India arrivera-t-il une nouvelle fois à écrire la suite du livre des succès qui lie Force India au circuit de Spa-Francorchamps ?

Axel Brémond





Fernando Alonso à la croisée des chemins

21 08 2016

Au cœur d’une année charnière dans sa carrière, Fernando Alonso se trouve face au choix de continuer ou non son aventure en Formule 1 sur le long terme. Sa longue attente depuis son dernier titre mondial en 2006 pourrait-elle finalement l’émousser ?

(c) Licence Creative Commons / Matthew Lamb

(c) Licence Creative Commons / Matthew Lamb

A un moment donné de leur carrière, tous les grands sportifs prennent le temps de se poser la question de leur avenir. Fernando Alonso, considéré comme un des plus grands talents de sa génération, doit aujourd’hui se demander si son attente de titres mondiaux depuis son dernier acquis en 2006, n’est finalement pas vaine.

Fer de lance du retour de Honda en Formule 1 avec la mythique équipe McLaren, le pilote espagnol a souvent démontré son impatience quant au manque de résultats et de performances probantes. Des mots, des gestes, des expressions, qui pourraient trahir un certain agacement du double champion du monde, voire même une certaine impatience qui pourrait se muer en résignation.

Mais résumer les sentiments du pilote McLaren à ces seuls qualificatifs serait mal connaitre son tempérament. Alonso est un battant, sur la piste comme en dehors. Il ne se laisse pas facilement impressionner par la difficulté et semble même ressortir encore plus fort des épreuves, comme l’a prouvé son passage plus que frustrant chez Ferrari.

Convaincu que le projet McLaren-Honda pourra le mener à la victoire suprême, Alonso prend son mal en patience et tente, tant bien que mal, de booster son équipe dans les moments les plus durs, par des petites phrases assassines et des attitudes que l’on pourrait apparenter à de l’agacement.

Mais derrière cet aspect théâtral du personnage se cache une réelle volonté de démontrer au monde de la Formule 1 que son talent n’a pas été gâché par ses années passées en rouge, à courir derrière une chimère inaccessible et réservée à l’ogre Vettel sur sa Red Bull.

A ce titre, 2017 sera l’année d’importance pour la carrière d’Alonso et pour la suite qu’il souhaite lui donner. Si sa McLaren se retrouve encore à des années-lumière de la concurrence, il y a fort à parier que l’Espagnol ne tardera pas à jeter l’éponge pour se tourner vers d’autres disciplines qui l’attirent comme la mythique course des 24 Heures du Mans. Mais par contre, si la McLaren est dans le coup, Alonso pourrait bien frapper très fort !

Axel Brémond





La F1 en pause ? Pas vraiment !

12 08 2016

Le mois d’août est désormais traditionnellement synonyme de repos pour le petit monde de la Formule 1. Mais derrière la fermeture des usines, les équipes et les pilotes s’agitent toujours autant.

(c) Toro Rosso

(c) Toro Rosso

Il n’est de vacance que le mot en Formule 1. Le microcosme du sport automobile ne s’arrête jamais vraiment. Même si les pilotes sont en vacances et s’affichent de manières plus ou moins grandiloquentes (Felipe Massa au J.O. de Rio, Lewis Hamilton tout en finesses dans les mers jamaïcaines…), l’activité reste intense dans les coulisses.

L’été est d’ailleurs une période propice aux transferts et aux négociations de contrats. Si Nico Rosberg a réussi à sécuriser le sien chez Mercedes pour une période devant lui permettre de jouer encore la victoire pendant un petit moment et de partir en congés la tête légère, certaines écuries et certains pilotes restent dans le flou.

L’axe principal des transferts cette année se situe entre Renault et Williams. Ces deux équipes, qui présentent assurément un potentiel des plus intéressants pour les pilotes, tiennent à elles deux le marché des transferts de la « silly season » qui vient de démarrer.

L’équipe française est en pleine reconstruction et il est vrai que les performances qu’elle démontre depuis le début de l’année ne sont pas la meilleure vitrine pour attirer les plus grands pilotes du plateau. Mais avec une refonte en profondeur du règlement technique pour 2017 et sa volonté déjà affichée de se concentrer sur la saison prochaine, Renault attise la convoitise de nombreux pilotes. Il semble donc peu probable que l’écurie au losange conserve le même duo de pilotes l’an prochain. Kevin Magnussen pourrait avoir une chance d’être encore en jaune en 2017, au contraire de Jolyon Palmer qui tarde à convaincre. Un pilote de renom serait attendu et les noms les plus insistants qui circulent à l’heure actuelle sont ceux de Sergio Pérez et Felipe Massa. Mais il faudra également garder un œil sur les performances d’Esteban Ocon qui, bien que lié à Mercedes, pourrait trouver refuge chez Renault, une équipe qu’il connait bien…

Chez Williams justement, si Valtteri Bottas semble contraint d’honorer son contrat qui contient une clause de prolongation d’une année supplémentaire, Felipe Massa pourrait bien aller voir ailleurs. Renault et Force India constituant des pistes crédibles pour le Brésilien.

Le cas échéant, l’équipe Britannique aimerait bien récupérer un Jenson Button un peu las d’attendre un sursaut de McLaren qui n’est pas sûr d’intervenir en 2017. Le champion du monde 2009 pourrait donc relever un dernier défi dans l’écurie de ses débuts ou bien mettre un terme définitif à sa carrière, comme sa réflexion le porte depuis quelques mois déjà. Au pire des cas, et dans sa volonté d’enrôler un pilote Britannique, Williams pourrait confier les clés de sa seconde monoplace à un Alex Lynn discret mais sérieux. Epaulé par l’expérimenté Bottas, le duo pourrait représenter un bonne surprise en 2017.

Mais en attendant d’éventuelles confirmations de parts et d’autres, la Formule 1 est bien en vacances prolongées jusqu’à la fin août, où elle retrouvera la compétition en Belgique et une partie des réponses aux questionnements de l’été, à commencer par un premier regard sur les performances d’Ocon pour ce qui constituera sa véritable première dans la discipline.

Axel Brémond





Limites ou pas limites ?

7 08 2016

La Formule 1 aime les débats d’idées ! Le dernier en date concerne les limites de la piste à dépasser ou à ne pas dépasser. Les circuits proposent des solutions technologiques qui ravissent les instances dirigeantes mais font râler les principaux acteurs de la discipline.

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Lors du Grand Prix de Hongrie, des vibreurs « intelligents » ont été inaugurés pour prendre la main dans le sac les pilotes qui avaient décidés de sortir des limites de la piste. Durant la course, ceux-ci ne se sont d’ailleurs pas gênés d’utiliser les trois avertissements à leur disposition avant d’être réprimandés par les commissaires de course.

Mais la polémique sur les limites de la piste remontait en fait au Grand Prix de Grande-Bretagne, là où Lewis Hamilton s’était vu retirer son premier tour rapide dans la troisième partie des qualifications pour avoir exagérément profité des vibreurs. Plus rapide qu’à l’accoutumé, la FIA a donc réagi promptement pour proposer une solution technologiquement imparable.

Mais cette évolution n’est cependant pas au gout de tout le monde, et notamment de certains pilotes ou directeur d’équipe, qui aimeraient bien avoir plus de liberté. Il est vrai qu’à force d’imposer des règles restrictives aux pilotes, ceux-ci risquent bien de passer plus de temps à essayer de ne pas faire de débordements plutôt que d’attaquer tête baissée pour gagner le moindre dixième de seconde salvateur dans une lutte roues contre roues.

Toto Wolff, directeur sportif de Mercedes, propose même de laisser les pilotes libres de placer leurs roues là où ils le souhaitent. Il est vrai que ces derniers sont suffisamment honnêtes pour ne pas court-circuiter un virage ou gagner un avantage flagrant en coupant une chicane. De toute manière, les trajectoires évidemment trop avantageuses sont la plus part du temps flagrantes et donc facilement sanctionnables par les commissaires. Mais de là à mesurer le dépassement de vibreur au centimètre près, il y a une limites que les instances dirigeantes n’ont pas hésité à franchir.

La course automobile a toujours été faite de bagarres, d’attaques maximales et de trajectoires fluctuantes. La réglementation à outrance, qui a tendance à museler le pilotage, n’est pas un bien pour le spectacle qui doit constituer l’attrait premier de la Formule 1. La FIA devrait être également être prompte à le réaliser.

Axel Brémond





Mais où va Daniil Kvyat ?

28 07 2016

Daniil Kvyat n’est plus le même homme depuis son éviction de Red Bull. Passé du statut de jeune prometteur à celui de has been en quelques semaines, certains signes montraient pourtant depuis longtemps que le Russe ne représenterait jamais l’avenir de l’équipe autrichienne.

(c) Toro Rosso

(c) Toro Rosso

Pour comprendre le parcours de Daniil Kvyat en Formule 1, il faut remonter à la fin de la saison 2014, précisément quand Sebastian Vettel, alors encore pilote Red Bull, prenait tout le monde au dépourvu en annonçant son départ de l’écurie autrichienne.

Cette dernière ne s’attendait certainement pas à une telle annonce et pour ne pas perdre la face devant le petit monde de la Formule 1, elle demanda à son quadruple champion du monde de retenir quelques temps l’information pour avoir le loisir de choisir son remplaçant. Le temps était donc compté et les possibilités crédibles qui s’offraient à Red Bull n’étaient pas légions.

Pour valider son esprit de filière, il fallait donc promouvoir un des deux pilotes de l’écurie petite sœur, Toro Rosso, dont le line up était alors composé de Jean-Eric Vergne et Daniil Kvyat.

Après plusieurs saisons passées à Faenza et déjà quelques chances de grillées, le pilote français n’était pas le dominateur attendu face à son jeune équipier Russe. Quoi de plus normal donc, pour Red Bull, que de favoriser Kvyat dans l’accession au baquet au suprême. Helmut Marko et Dietrich Mateschitz ont toujours aimé les surprises.

Le Russe n’était certes pas le plus doué de sa génération. Carlos Sainz Jr et Max Verstappen frappaient déjà à la porte de la Formule 1 mais il était alors inconcevable de les jeter dans le grand bain sans passer par la case Toro Rosso. Kvyat fût alors choisi, un peu comme un choix par défaut, pour accompagner Daniel Ricciardo dans les espoirs de reconquête de titre par Red Bull.

Mais bien entendu, face au souriant australien qui sortait d’un exercice 2014 plutôt réussi, le Russe a eu quelques difficultés à s’imposer dans l’équipe. Ses résultats n’étaient pourtant pas mauvais et il a même, à quelques reprises, fait fortement douter son équipier, avant que celui-ci ne redresse la barre en fin de saison.

Feu de paille finalement, puisque qu’après que l’écurie lui ait logiquement renouvelé sa confiance pour 2016, la vie de Kvyat chez Red Bull est devenue un véritable enfer. En manque cruel de confiance, mis sous pression par sa direction qui rêvait déjà de voir Verstappen à sa palce, le Russe a enchainé les erreurs bêtes qu’il n’avait pourtant pas commises depuis le début de sa carrière en Formule 1. Un double accrochage avec Sebastian Vettel en deux courses allait sonner le glas de ses ambitions au plus haut niveau de la discipline. Helmut Marko, qui n’en attendait pas moins pour effacer sa décision précipitée de 2014, en profitait pour rétrograder le Russe et titulariser Verstappen à sa place.

Désormais, Daniil Kvyat tente de retrouver ses marques au sein d’une écurie qu’il a visiblement quittée trop tôt. Mais ses performances décevantes face à un Carlos Sainz régulier et rapide font qu’il reste improbable que son avenir continue d’être lié à celui de Red Bull. Dans une dynamique descendante, il lui sera même très dur de retrouver un baquet en Formule 1…

Axel Brémond





GP de Hongrie 2006 : La première pour Button

20 07 2016

Alors que la Formule 1 va débarquer en Hongrie ce week-end, l’histoire de ce Grand Prix réputé ennuyeux a été marquée par de belles pages de la discipline. Comme en 2006, où Jenson Button a remporté la première victoire de sa carrière.

(c) F1

(c) F1

Il aura fallu 113 Grands Prix à Jenson Button pour enfin concrétiser tous les espoirs que le peuple britannique plaçait en lui. 113 Grands Prix de frustrations, de doutes et d’occasions manquées pour un des pilotes les plus doués de sa génération.

Il y a 10 ans, Jenson Button n’étais pas encore le champion du monde et le pilote expérimenté d’aujourd’hui. Son début de saison 2006 n’est pas au niveau de ses attentes ni de celles placées en Honda, qui vient de racheter l’écurie BAR dont le Britannique est le fer de lance depuis trois saisons.

Les Nippons s’engluent quelques peu dans les relations humaines et techniques compliquées de la Formule 1 et ont du mal à profiter de la lancée des dernières saisons prometteuses de BAR pour obtenir de bons résultats. Dans ce marasme, Button n’est pas très à son aise et se fait même dominer par son expérimenté équipier, Rubens Barrichello, fraichement débarqué de la multi-championne Ferrari.

C’est donc dans un contexte compliqué que le pilote Britannique débarque à Budapest pour le Grand Prix de Hongrie. Las, une panne moteur le forcera à changer son propulseur et à le faire partir de la seconde moitié de la grille de départ, à la 14ème place, le dimanche.

Malgré tout, les conditions météorologiques s’annoncent elles aussi compliquées puisque la pluie est attendue pour la course. De plus, les deux ténors de la saison, Michael Schumacher et Fernando Alonso, ont accumulé les erreurs et les pénalités lors des qualifications, les faisant partir en fond de grille.

La course s’élance donc sur une piste détrempée et les premiers tours sont dominés par un Kimi Raikkonen s’élançant de la pole position et prenant une avance consistante au volant de sa McLaren-Mercedes. Derrière c’est la débandade. Les deux Ferrari de Schumacher et Massa se battent aux dernières places après, respectivement, une touchette et un tête à queue. Et devant, ça n’est guère mieux puisque Raikkonen est obligé d’abandonner après avoir heurtés la Toro Rosso de Vitantonio Liuzzi à qui, pourtant, il prenait un tour.

Grâce au jeu des ravitaillements, Jenson Button, qui n’a effectué aucune erreur sur une piste piégeuse, se trouve donc en tête à la mi-course. Une position qu’il ne quittera plus jusqu’à l’arrivée et qui lui permettra de devancer Pedro de la Rosa (McLaren), qui montera là sur son premier podium, et la BMW-Sauber de Nick Heidfled, pour former un trio improbable pour le final de de Grand Prix de Hongrie.

Jenson Button connaitra encore des jours difficiles chez Honda, puis verra l’éclosion du nouveau chouchou des Britanniques en la personne de Lewis Hamilton, qui remportera le titre mondial en 2008. Mais en 2009, cela sera son tour d’être couronné du titre suprême et de rejoindre McLaren, pour y écrire encore de belles pages de son histoires personnelle. Dix ans après sa première victoire, Button est toujours présent en Formule 1 et va aborder ce week-end son 285ème Grands Prix.

Axel Brémond





Comment perdre un championnat en 5 leçons ?

14 07 2016

L’avance au championnat du monde des pilotes, acquise par Nico Rosberg en début de saison, sur son principal rival Lewis Hamilton, est en train de fondre comme neige au soleil. Il faut dire que l’Allemand s’est durement employé par tous les moyens à laisser revenir son équipier…

 

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Depuis quelques courses, Nico Rosberg semble un petit peu perdu et parait moins serein qu’en début d’année. Sur une bonne dynamique de fin de saison 2015, l’Allemand a commencé la saison en homme fort, profitant également de la malchance tenace de son équipier et rival, Lewis Hamilton.

Mais depuis le Grand Prix d’Espagne, tout va de mal en pis pour l’actuel leader du championnat du monde des pilotes, avec seulement un point d’avance sur son dauphin.

Alors comment Rosberg a-t-il pu à ce point perdre pied après un début de saison tonitruant ? La réponse tient dans les cinq éléments ci-dessous exposés :

1/ Croire que le titre est déjà en poche : Nico Rosberg a réalisé le début de saison parfait en enchainant quatre victoires consécutives sur les quatre premiers Grands Prix. Pendant ce temps, son équipier et rival Lewis Hamilton enchainait les déconvenues, les problèmes mécaniques et les erreurs grossières. Caracolant en tête du championnat, l’Allemand s’est peut être dit à un moment que son heure était enfin venue ! Mais la saison est longue, et une belle série de victoires peut vite se transformer en cauchemar d’une course à l’autre. Nico en a sûrement conscience désormais…

2/ Sous-estimer son rival : En début de saison, Lewis Hamilton paraissait accuser le coup après deux années de luttes acharnées pour le titre mondial. Quelque peu démotivé par la série de problèmes mécaniques dont il était la victime, il lui manquait le « petit plus » nécessaire à la réussite du champion. Nico Rosberg, pendant ce temps, enchainait les victoires au fur et à mesure que son équipier s’enfonçait. L’Allemand s’est vu bien beau et pensait donc avoir anéanti psychologiquement son équipier. Mais il a suffi d’une victoire symbolique dans les rues de Monaco pour redonner de l’allant au triple champion du monde. Maintenant, Nico se méfie…

3/ S’accrocher avec son principal adversaire et néanmoins équipier : La meilleure manière de perdre des points, c’est de ne pas finir la course ! En Espagne, les torts penchaient plus du côté d’Hamilton que de Rosberg, et aucun des deux pilotes n’a fini la course. En Autriche, l’Allemand a été désigné coupable d’avoir mis le Britannique hors-piste et a perdu gros dans cette affaire. Mieux vaut donc rester à l’écart l’un de l’autre et tenter de piloter intelligemment pour marquer le plus de points possibles !

4/ Essayer de se mettre son équipe à dos : A force de s’accrocher entre eux, les deux pilotes Mercedes commencent à agacer leurs patrons. Lors de leur dernière passe d’arme, la faute a été imputée à Rosberg. La tragédie du Grand Prix de Belgique 2014 est alors revenue sur le devant de la scène. Un épisode duquel l’Allemand a eu du mal à se relever. Il vaudrait mieux pour lui qu’il prenne l’habitude de remercier son équipe pour ses bonnes performances plutôt que de s’excuser auprès d’elle pour ses erreurs. Au risque de perdre la confiance de celle-ci ?

5/ Faire des erreurs de débutant : Les 4 premiers points peuvent être résumés dans celui-ci. Mais la plus grosse erreur de Nico Rosberg se trouve dans sa gestion du championnat. Sa rivalité avec Hamilton doit passer après sa volonté de remporter le titre. Si tel était son état d’esprit, il aurait su se contenter des points de la deuxième place en Autriche et n’aurait pas, à ce jour, un seul point d’avance au championnat sur Hamilton…

Le bilan se fera en fin de saison, mais Nico Rosberg n’a jamais été aussi bien placé pour remporter enfin un titre de champion du monde. Il va donc devoir gérer sa saison dans sa globalité et éviter les erreurs qui ont pu être les siennes par le passé pour atteindre son objectif.

Axel Brémond








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