Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Nico Rosberg, Fernando Alonso, Jaime Alguersuari…tous ces pilotes ont en commun le fait d’avoir commencé leur carrière, couronnée de succès pour certains, en devenir pour d’autres, très jeunes, et d’avoir représenté cette nouvelle génération de pilotes qui a fait connaitre à la Formule 1 une période de jeunisme extrême.

Cette situation qui semblait devenir le nouveau standard de ce sport est mise à mal depuis plusieurs semaines et notamment grâce (ou à cause selon les points de vue…) au plus prestigieux pilote de ces vingt dernières années : Michael Schumacher.

Le retour du « Baron Rouge », à 41 ans, aura d’ores et déjà beaucoup fait parler. Le temps est aux suppositions et aux spéculations mais le fait est que la participation d’un pilote quadragénaire au championnat ne s’est plus vue depuis longtemps.

A l’époque des pionniers du sport automobile, l’âge était le symbole de la sagesse et de la connaissance parfaite de l’art du pilotage. En ces temps là, les Fangio, Ascari, et autres Farina n’étaient pas champions dans leur discipline avant d’avoir atteint la quarantaine et d’avoir usé leur gommes sur les nombreux circuits mondiaux.

Dans l’histoire plus récente, le seul pilote à avoir été titré après son 36ème anniversaire est l’anglais Nigel Mansell, en 1992. A l’orée de sa carrière, le pilote moustachu qui avait tant de fois failli toucher au but a obtenu une juste récompense avant de se retirer. L’évocation du cas de Giovanni Lavaggi, pilotes Minardi en 1996, à 38 ans, en remplacement du jeune Fisichella, est elle plus anecdotique…

Le cas de Mansell reste donc à ce jour exceptionnel et visiblement, Michael Schumacher, grand amateur de records, semble prêt à réaliser pareil exploit.

Reste à savoir si cette révolte du roi contre les jeunes loups établis sera durable. L’allemand ne sera pas seul à mener cette fronde. En effet, Pedro de la Rosa emboite désormais le pas de son illustre contemporain en devenant, à 38 ans, le second pilote de l’écurie suisse Sauber. L’espagnol à la carrière atypique n’en est plus à une surprise près en quittant McLaren et son moteur Mercedes (où il officiait depuis dix ans en tant que pilote essayeur et pigiste de luxe) pour être propulsé par un bloc Ferrari. De la Rosa n’a plus couru de grand-prix depuis 2006…quand on connait la triste expérience de Lucas Badoer en 2009, le challenge à de quoi faire peur.

Cette histoire évoque également en nous le souvenir du retour de Nicola Larini en 1997, au sein de cette même équipe Sauber, qui ne fut malheureusement pas concluant pour le pilote italien qui ne finit même pas la saison…

Giancarlo Fisichella, pressenti lui aussi pour piloter le deuxième baquet libre de l’écurie suisse en 2010, aurait pu incarner cette valeur que semble prendre l’expérience face à la fougue de la jeunesse.

L’italien en préretraite chez Ferrari, le Kaiser Schumacher et Pedro de la Rosa se joindront à Jarno Trulli et Rubens Barrichello pour incarner ce vent d’expérience venant balayer les circuits de Formule 1 et donner, qui sait, leurs premiers cheveux blancs à la jeune génération.

Axel B.

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