Parmi les nouveautés que nous a réservées la saison 2010 de Formule 1, il en est une moins médiatique que l’interdiction des ravitaillements en course ou la présence de nouvelles écuries, mais qui a toute son importance dans le déroulement de la course.

En effet, depuis cette année, les commissaires de piste chargés de prendre les décisions concernant d’éventuelles pénalités, au vu des faits de course, sont assistés de pilotes professionnels. Qu’ils soient encore en activité (en dehors de la Formule 1 bien entendu) ou non, ils apportent un regard et un jugement de compétiteur qui a souvent fait défaut ces dernières années aux commissaires en place.

Il faut savoir que ces commissaires sont nommés pour chaque Grand-Prix et sont donc différents d’une course  à l’autre. Les pilotes les accompagnant cette année sont définis de la même manière. Nous avons donc eu droit en ce début de saison à la présence d’Alain Prost, que l’on ne présente plus, Tom Kristensen, qui n’a jamais couru en Formule 1 mais qui est multiple vainqueur des 24H du Mans, et récemment de Johnny Herbert, pilote des années 90, au Grand-Prix de Malaisie.

Du coup, grâce au regard professionnel de ces grands champions, la fluidité des courses est accrue. Il ne nous a pas encore été donné de voir cette saison des « stop and go » ou des passages forcés dans les stands pour une petite touchette lors d’une passe d’armes comme cela était trop fréquemment le cas ces derniers temps.

Au Bahreïn, le Grand-prix était tellement ennuyeux et le spectacle absent que les commissaires, assistés donc par le quadruple champion du monde Alain Prost, n’ont pas eu de décision à prendre, mis à part peut être sur le roulement de leur pause-sieste durant ces deux heures d’ennui.

A Melbourne, Tom Kristensen s’en est tenu à signifier une réprimande après course à Mark Webber pour son geste, certes un peu osé mais dans l’esprit de compétition, sur Lewis Hamilton à la fin du Grand-Prix. L’australien s’était d’ailleurs lui-même pénalisé en rétrogradant de plusieurs places et en perdant de précieux points.

Johnny Herbert s’est également fait remarquer par son intelligence au Grand-Prix de Malaisie en faisant brandir en course le drapeau noir et blanc (dont on avait oublié l’existence tellement il avait été peu usité ces derniers temps) à Lewis Hamilton pour lui indiquer un avertissement officiel suite à ses louvoiements devant l’étonnant Vitaly Petrov dans la ligne droite des stands.

Bien sûr, ces assistants pilotes ne prennent pas tout seuls les décisions qui peuvent influer sur l’issue d’une course. Mais ils permettent sans doute d’avoir une lecture moins stricte du règlement, ce qui influe, par contre, sur le spectacle offert au public. Encore une fois, lorsque ce sport se tourne vers son glorieux passé, de quelque manière que ce soit, il en sort toujours grandi.

Axel B.

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