C’est désormais officiel, Pirelli va devenir le fournisseur de pneumatiques officiel et exclusif de la Formule 1 pendant les trois prochaines saisons à compter de 2011. Si les ingénieurs sont soulagés de connaitre enfin cette décision, l’inexpérience récente de la firme italienne dans la discipline soulève les doutes.

En effet, depuis 1991, Pirelli n’a plus participé au championnat du monde de Formule 1. La dernière victoire de la firme italienne a été obtenue avec l’écurie Benetton-Ford, conduite par Nelson Piquet au grand-prix du Canada lors de cette même année. On se souvient également du succès historique de Gerhard Berger en 1986 à Mexico, toujours sur une Benetton, lorsque le pilote autrichien avait effectué toute la course sans changer de pneus…la première victoire pour le pilote et pour l’écurie.

Mis en concurrence avec les français de Michelin pour enlever le marché du pneumatique en Formule 1, Pirelli semble avoir séduit les dirigeants de la F.I.A grâce à une plus grande motivation. Mais quand était-il vraiment de la candidature de la marque au Bibendum, qui, suite à l’annonce, s’est empressée de minimiser l’intérêt qu’elle portait à une participation au championnat ?

En effet, une des conditions essentielles du retour de la firme française en Formule 1 concernait le développement des énergies écologique et du recyclage. Il semblerait que malgré ses dires, la Fédération ne soit pas encore prête d’accentuer son investissement dans ce domaine.

Pirelli reste donc un choix évident, même si certains acteurs de ce sport semblent soucieux du peu de référence en la matière de l’entreprise italienne.

Les fervents supporter de cette décisions, que sont notamment Gerhard Berger et Bernie Ecclestone, sont ravi de voir enfin un peu de sang neuf arriver dans le peloton à ce niveau.

Les plus fervents détracteurs pointent du doigt le peu de victoire engrangé par Pirelli pendant ses années de présence et sont soucieux de la qualité de fabrication des pneumatiques soumis à de nombreuses contraintes techniques.

Mais si l’ont se penche plus précisément sur l’histoire en Formule 1 de Pirelli on se rend très vite compte qu’elle n’a rien à envier aux plus grandes. Certes Bridgestone emplois un savoir faire qui perdure depuis plus de 231 grand-prix, mais la plupart du temps, leur position de monopole, surtout lors de ces dernières saisons, n’ont pas attisé leur esprit de compétition. Beaucoup de critiques fusent d’ailleurs cette année concernant la dégradation trop rapide des pneus dans certaines conditions.

Goodyear restent le référent en matière de gommes en Formule 1 avec un total de participation avoisinant les 500 grand-prix.

Michelin ont, quant à eux fournit des écuries lors de 215 courses et Pirelli arrive juste derrière avec 203 participations. Franchement pas de quoi rougir face à la concurrence…

Et puis voilà que les italiens se mettent à rêver. Pirelli sera sur les grilles de départ l’année prochaine et équipera forcement la Scuderia Ferrari…il ne manque plus que Valentino Rossi fasse le grand pas entre la moto et la monoplace pour que la marque au cheval cabrée nous propose une écurie cent pour cent italienne à l’image de Mercedes et de sa force allemande.

Axel B.

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