Qui n’a pas sa page Twitter ? Même les pilotes de Formule 1, pourtant pas les sportifs  les plus affable, en ont une. Voilà enfin une manière de les sentir plus abordables et plus humains au travers de leurs statuts, parfois personnels et caustiques, souvent conventionnels.

On connaissait le penchant de nos idoles pour les nouvelles technologies et les collections improbables de montres, I-phones et autre objets à la mode. Grâce a Twitter, les plus geeks d’entre eux nous font partager leur quotidien, nous commentent leurs désillusions ou leurs joies d’après course ou nous font partager des photos insolites du paddock habituellement interdit aux fans.

Réseau social beaucoup plus simple et abordable que Facebook ou MySpace, Twitter permet à n’importe quel individu, pourvu qu’il soit connecté à Internet, de donner son avis, d’afficher ses humeurs ou de publier des photos en un simple statut ne dépassant pas les 140 caractères.

Karun Chandock, pilote indien de l’écurie Hispania Racing Team, fait parti des adeptes du « tweeting ». C’est ainsi que l’on a pu le voir esseulé en conférence de presse, se trompant de salle d’interview, prendre des photos de belles collections d’ancienne Formule 1 au grand-prix du Canada ou encore savoir ce qu’il mange en rentrant chez lui dans son pays épicé…

D’autres pilotes, comme Rubens Barrichello, ont vite comprit l’intérêt qu’ils pouvaient tirer de cet avantage de communiquer directement avec le public.

Plutôt que de palabrer avec des journalistes qui déforment souvent ses propos ou qui tournent leurs articles de presse de manière désavantageuse pour le pilote, Rubens prend le partit d’annoncer lui-même sur son Twitter ses déclarations d’après essais ou d’après courses de manière à être le propre journaliste et commentateur de ses exploits ou de ses déceptions.

Il exprime d’ailleurs très bien lui-même ce phénomène : « De nos jours, il nous faut surveiller tout ce qu’on dit, et le développement d’Internet n’y est certainement pas pour rien. C’est une des raisons pour lesquelles j’aime utiliser Twitter. Je peux contrôler ce qu’on écrit sur moi, sans que l’interprétation n’en soit modifiée. »

Les écuries y trouvent aussi leur avantage en communiquant des informations officielles de manière plus rapide et moins couteuse. Ferrari, Mercedes, Williams, Force India, Virgin Racing…de la plus prestigieuse à la plus récente, aucun ne rate l’occasion de se faire bien voir sur la toile.

Mais gare à vous, si vous voulez tenter des recherches pour rester collé à l’actualité en temps réel. Il n’existe qu’une seule page officielle par pilote et par écurie. Certaines sont évidente comme celle de Jenson Button, actuel champion du monde, qui a créé la sienne sous le nom de « The Real JB » mais d’autre le sont moins…

Un excellent canal de communication, vu par le monde entier (pour peu que vous soyez abonné à leur page) et à un coup de reviens proche de zéro. Les conférences de presses resteront néanmoins l’apanage de la communication en Formule 1 et la dématérialisation de l’information ne sera pas totale. Mais ce sport, à la pointe de la technologie, sait également rester à la pointe de la mode.

Axel B.

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