Quoi de mieux que la trêve estivale lorsque tous les personnels et les usines de Formule 1 sont en « stand by », pour jeter un regard en avant vers ce que pourrait être ce sport dans les années à venir.

La FIA a défini récemment les règlements pour les saisons à venir. Les principales préoccupations restent de favoriser le spectacle tout en continuant les restrictions budgétaires et en restant l’élite technique et technologique du sport automobile mondial. Un  véritable casse tête sur lequel beaucoup d’observateurs avisés se sont penchés.
Parmi les bonnes idées émergeantes, certaines sont facilement réalisable et d’autres restent du domaine du rêve et de l’improbable, sinon de l’impossible.

Certains pilotes seraient favorable à la ré intronisation des moteurs turbo avec une cylindré plus proche des voitures de tourisme de tous les jours et donc forcement plus identifiable pour le grand public.
De plus, avec un retour des pneus plus large à 18 pouces contre 13 pouces actuellement, les monoplaces de Formule 1 retrouveraient leur puissance et leur dextérité des années 80 à l’époque des grands duels entre Ferrari et Renault. Une approche certes nostalgique mais facilement réalisable et motivante pour le public. Le bruit des moteurs et la compétition entre de puissantes voitures fait aussi parti de la culture de la course automobile. Mais ce n’est cependant pas la solution la moins onéreuse pour les équipes et les constructeurs, ce qui va à l’encontre de la politique actuelle des instances dirigeantes.
Un retour aux jupes coulissantes et à l’effet de sol serait également séduisant mais aussi contraire aux actuelles règles de sécurités et à la progression technique de ces dernières années.


La guerre des pneus que ce sport a connu au début des années 2000 entre Michelin et Brigestone laisse aussi de bons souvenirs et ce malgré le favoritisme envers la Scuderia Ferrari qui avait une relation intime de développement technique au dépend des autres écuries fournies.

Si le monopole d’un manufacturier semble acquis et donc cohérent, un écart plus important entre les deux types de gommes disponible lors des grand-prix pourrait nous offrir un spectacle semblable à celui de la course au Canada cette saison. La politique sportive de Pirelli semble aller dans ce sens selon les dernières déclarations de ses dirigeants.
Une dernière solution attrayante serait de créer des circuits plus excitants pour les pilotes et favorisant les dépassements.
C’est sûrement ce que tente de faire l’équipe d’Hermann Tilke qui détient le monopole offert par Bernie Ecclestone de la création de nouveaux circuits. Malgré quelques réussites comme les pistes d’Abu Dhabi et de Malaisie, le constat reste terne notamment lorsque l’on repense à l’une des courses les plus ennuyeuses de ces dernières années au Barheïn en début de saison.
Les visites incontournables à Budapest ou à Barcelone pourraient également être remise en question à la vue du peu de spectacle offert sur ces circuits ces derniers temps.

De toute manière, la FIA imposera toutes les années sa vision du futur de ce sport mais sûrement de manière moins violente que sous l’ère de Max Mosley. Preuve en est que le GPDA, association des pilotes de grand-prix, commence à vouloir imposer ses idées aux oreilles plus attentives de Jean Todt. Rien de plus naturel en fait…

Axel B.

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