Un seul homme détient la confiance de Bernie Ecclestone concernant la création de nouveaux circuits. Hermann Tilke a fait ses preuves depuis 1998 et sa refonte de la piste autrichienne rebaptiser A1-Ring. A partir de ce moment, de nombreux autres projets sont sortis de ses bureaux d’études et ont satisfait au plus haut point le patron de la FOM et promoteur financier de la Formule 1.

S’il est évident que le savoir faire des équipes d’Hermann Tilke n’est plus à démontrer, il reste cependant un débat latent sur sa véritable capacité à fournir des pistes amenant le spectacle.

D’ailleurs, il le concède volontiers lui-même ; il est très difficile de réaliser le circuit parfait alliant plaisir de conduite pour les pilotes et dépassements incessants tant attendus par le public.

Outre son travail pour redessiner l’ancien Ostereichring, circuit mythique des années 70 qui n’a pas perdu de sa splendeur lors de sa transformation, sa première véritable création en partant d’une feuille blanche est née en Malaisie au crépuscule des années 90 sur le site de Kuala Lumpur.

Avec des infrastructures futuristes et opulentes qui deviendront sa marque de fabrique, le projet impressionne au premier abord. Les avis des pilotes cependant divergeront sur la qualité du tracé en lui-même. Et cela restera une constante dans le travail fournit par Tilke et son équipe.

Le circuit de Shanghai, qui accueille depuis 2004 le grand prix de Chine, ne diffère pas vraiment des autres pistes dites modernes qui correspondent à un enchaînement de virages lents et de longues lignes droites. Mis à part ces deux dernières saisons où des conditions météorologiques nous ont offert de beaux revirements de situations, il serait bien difficile de trouver une année exceptionnelle lors de laquelle le grand prix de Chine serait devenu inoubliable.

Finalement, seules les pistes d’Abu Dhabi, avec sa sortie des stands souterraine, et de Turquie, avec le fameux et terrifiant virage n°8, sortent un peu la tête de l’eau et permette à Hermann Tilke de rester en odeur de sainteté auprès de son ami Bernie.

Cependant, rien n’empêcherait ce dernier d’aller voir ailleurs. On connaît la fidélité de l’homme en affaire, surtout lorsque celle -ci lui permet d’économiser de précieux dollars. A n’en point douter que le contrat liant l’homme d’affaire anglais et l’ingénieur allemand satisfait les deux hommes.

Mais il ne serait pas idiot d’essayer de confier les prochains projets de création de circuits à une équipe différente qui pourrait amener des idées nouvelles.

L’ambition de réintégrer un grand prix des Etats-Unis sur un tout nouveau circuit à Austin dans l’Etat du Texas, pourrait être l’opportunité rêvée de tenter le coup et, pourquoi pas, de surprendre agréablement le public américain, historiquement si difficile à satisfaire en matière de course automobile.

Axel B.

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