Le circuit automobile de Spa-Francorchamps, au cœur des Ardennes belges, est considéré comme un des plus beaux sites au monde pouvant accueillir un grand prix de Formule 1. L’unanimité des pilotes et un passé historique chargé confirme cette état de fait.

Circuit historique depuis la création du championnat en 1950, Spa-Francorchamps n’a du ses quelques absences qu’à certains atermoiements politiques ponctuels. Il tient une place particulière aux yeux des pilotes dans le calendrier annuel de la Formule 1 et ce pour plusieurs raisons bien distinctes.

Avant tout, son tracé en forme de « pistolet » reste unique en son genre. Très vallonné, entouré d’arbres et d’épaisses forêts, empruntant une portion de route réservée à la circulation, les pilotes ont souvent exprimé le fait qu’ils avaient l’impression « d’aller en quelque part » en empruntant la piste belge et de ne pas avoir le sentiment de conduire sur un circuit fermé.

Le passage de « L’eau rouge », grand enchainement gauche/droite en dévers reste un juge de paix pour le pilotage. Peu de pilote d’ailleurs le passe à fond. Certains s’en vante, et d’autres le démontre, comme Jacques Villeneuve en 1998 et 1999 qui, en voulant chercher les limites de l’adhérence à cet endroit est sortit violemment de la piste sans pour autant s’en émouvoir ou renoncer à la folie de ne pas lever le pied de l’accélérateur.

De plus, les conditions météorologiques changeantes et imprévisibles dans la région nous apportent des rebondissements qui font désormais partis de l’histoire du sport automobile et de la Formule 1. Il est en effet fréquent que la pluie soit présente dans un secteur du circuit alors que le soleil brille à l’autre bout. Un véritable casse tête chinois pour les ingénieurs et les pilotes qui ne savent plus quelles gommes chausser pour faire le meilleur compromis. Mais un vrai régal pour le public qui, à l’image de cette saison, se délecte de voir des monoplaces réglées pour des conditions de beau temps glisser sur l’asphalte détrempé du toboggan ardennais.

Les plus grand pilotes ont à ce titre brillé sur ce circuit. De Michael Schumacher, recordman des victoires en Belgique, au récent exploit de Giancarlo Fisichella sur sa modeste Force India-Mercedes en 2009 (pole positions et deuxième place en course), les orfèvres du pilotage sont reconnus au grand jour grâce à Spa-Francorchamps. Et même si la piste fait peur à certains (comme Jackie Stewart, victime d’un terrifiant accident en 1966 et qui milita pour sa fermeture) le défi est tel que peu ose renoncer à le relever.

Il semble maintenant improbable que le grand prix de Belgique n’est plus sa place au sein du calendrier de la Formule 1. Les instances dirigeantes du circuit ont réalisé toutes les modernisations possibles pour que cette affirmation reste vraie. De toute manière, aucun autre circuit européen ne peut rivaliser avec  Spa-Francorchamps. Son plus redoutable adversaire dans le cœur des pilotes se trouve d’ailleurs au Japon, du côté de Suzuka…

Axel B.

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