Lotus et Renault sont deux entités qui ont un passé historique commun. Il se pourrait bien que, dès la saison prochaine, leur nom soit de nouveau associé pour rivaliser avec les écuries de milieux de tableaux.


L’association entre le constructeur anglais et le motoriste français remonte à 1983 et à l’époque des puissants moteurs V6 turbo, avec le flamboyant Ayrton Senna au volant. Un excellent souvenir donc pour les deux protagonistes qui se verrait bien tenter le coup d’un nouveau partenariat.

Même si l’écurie Lotus court maintenant sous une bannière malaisienne, l’esprit et l’âme qui ont fait de cette équipe une des références de la Formule 1 dès les années 1960, n’a pas disparu. Tony Fernandes, actuel patron de la marque est un passionné de course automobile, et sa gestion de l’équipe en est la plus belle preuve.

En engageant Mike Gascoygne aux commandes du département technique, le magnat de la compagnie aérienne Air Asia s’est assuré d’une grande crédibilité au sein du microcosme de ce sport et a fourni à son équipe un référent de valeur qui a déjà fait ses preuves.

Il en est de même pour les pilotes. Jarno Trulli et Heikki Kovalainen sont aguerris et ont eu l’intelligence de mettre leurs ambitions de victoires de côté afin de pouvoir profiter pleinement des futures évolutions que l’écurie ne cessera d’effectuer dans les mois et les années à venir.

Cet aspect professionnel et stable a certainement séduit Renault qui ne vend pas ses moteurs à n’importe qui. L’image de marque est importante et, même si l’écurie mère se fait régulièrement battre à plates coutures par son écurie cliente (en occurrence Red Bull), cela reste un moteur Renault qui est en tête du championnat.

Si l’association semble évidente aux yeux du public et des principaux intéressés, cela risque d’être différent pour Cosworth, actuel motoriste de Lotus.

Leur contrat commun court sur trois années à compter de 2010 et a été signé, en quelques sorte, comme un ticket d’entrée imposé par la FIA et Bernie Ecclestone aux nouvelles écuries afin de pouvoir participer au championnat du monde.

Les performances du Cosworth ne sont pas à mettre en doute. Il suffit de regarder l’utilisation qu’en fait Williams pour se rendre compte qu’il s’agit d’un bon outil pour une écurie de milieu de grille. Sa fiabilité reste une faille mais rien ne garantit à Lotus qu’elle trouvera mieux en cherchant ailleurs. Pedro de La Rosa et Kamui Kobayashi, pilotes Sauber en savent quelque chose, eux qui ont déjà éclaté leur quota de moteur Ferrari disponible pour la saison.

Mais le partenariat technique, s’il a lieu, entre Renault et Lotus concernerait également l’apport de tout le système de transmission et de boite de vitesse. Personne ne parle encore du prix à payer pour un tel service mais l’écurie malaisienne semble pourvue de ce côté-là.

Lotus à déjà gagné une première bataille cette saison. Celle d’avoir été, et ce même avant la fin de la saison, la meilleure des écuries débutantes. Si elle gagne pendant l’hiver sa bataille contre Cosworth et que Renault rejoint les rangs malaisien, gageons qu’il leur faudra peut de temps, avec des hommes de qualité, pour redevenir une écurie majeure de la Formule 1 comme elle l’a été sous son ère anglo-saxonne avec son fondateur Colin Chapman entre 1960 et 1990.

Axel B.

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