Il y a des gestes qui font la grandeur d’un homme. Des contextes qui rendent des situations historiques. Depuis quelques temps, la carrière de Felipe Massa s’oriente vers ce mot cher au héros d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac : le panache.

Vainqueur moral du grand prix d’Allemagne face à Fernando Alonso, Felipe Massa, autrefois chouchou du public italien et de la Scuderia Ferrari, vit des moments bien difficiles.

Même s’il essaye tant bien que mal d’assumer la situation en justifiant les décisions de son équipe à son encontre, la pilule a du mal à passer pour un pilote qui se battait encore pour le championnat du monde jusqu’au dernier virage de la saison 2008. Face à un pale Kimi Raikkonen qui avait déjà la tête ailleurs, Massa menait alors à bien la destinée victorieuse de la marque au cheval cabré d’une manière flamboyante, prompt à enflammer les tribunes toutes de rouge vêtues.

La déchéance n’en a été que moins brutale, et, même si l’ont peut avoir de la compréhension ou de la compassion pour un pilote qui renait de ses cendres après un très grave accident la saison dernière, on ne peut que constater une chute évidente dans ses performances.

Dévoré par l’ogre Alonso, abattu par des consignes d’équipes incompréhensibles à ce stade de la saison, Felipe Massa conserve néanmoins les faveurs des tifosi.

Et ceux grâce au fabuleux état d’esprit dont fait preuve le protégé de Michael Schumacher. Ses mots lors de la conférence de presse d’après course en Allemagne sont à ce titre important. Il n’oubliera pas de préciser qu’il fait parti d’une grande famille chez Ferrari et que son travail consiste à se mettre au service de son équipe. Ce qui veux dire que si cette dernière juge qu’il est opportun de le laisser s’effacer face à Alonso pour la victoire, il doit s’exécuter car c’est la seule manière de faire pour arriver au sommet sans encombres.

Après tout, depuis plusieurs années, lui aussi bénéficie des bienfaits que lui apporte l’écurie italienne qui lui a permit de faire ses premiers pas en Formule 1 en le plaçant dans l’écurie Sauber-Ferrari et en lui permettant ensuite de parfaire son apprentissage auprès de Michael Schumacher au volant des mythiques bolides rouge sang.

Puisqu’il est question de panache, quoi de plus éloquent que son geste sur le podium du grand prix d’Italie où il s’avança au bord du podium pour désigné la foule italienne avec son doigt pour lui dédié la coupe le récompensant pour sa troisième place ? Le même geste que lors de sa défait au championnat sur ses terres brésilienne en 2008. Le panache ne s’apprend pas, il est inné, et chez Felipe Massa, c’est une des plus belles qualités.

Axel B.

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