De nombreux observateurs avertis, dont Bernie Ecclestone ou Martin Whitmarsh, s’accordent à dire que ce championnat 2010 de Formule 1 est le plus disputé depuis longtemps, voire même depuis toujours. Croire en cette affirmation publicitaire, visant sûrement à intéresser le plus grand nombre de spectateur jusqu’à la fin de la saison, reviendrait à avoir la mémoire courte…

 

En effet, sans aller chercher bien loin dans l’histoire de la Formule 1, souvenons nous du sacre de Jenson Button la saison dernière. Même si le pilote britannique avait dominé le début de saison au volant de sa Brawn-Mercedes, la seconde partie de l’année a été bien plus compliquée avec l’insistance des Red Bull-Renault de Sebastien Vettel et Mark Webber et le retour en force de son propre équipier, le brésilien Rubens Barrichello, vainqueur à Valence et à Monza.

Si bien que Jenson Button du attendre le grand prix du Brésil, pénultième manche du championnat, pour être enfin sacré et soulagé. Les spectateurs et téléspectateur, eux, furent ravis d’assister à une issue finale attendu mais indécise jusqu’à la fin.

Et puis que penser du championnat 2008 ? Remporté dans l’ultime virage de la dernière course, encore au Brésil, par un Lewis Hamilton chanceux et valeureux au détriment de l’idole de tout un peuple, Felipe Massa.

Si le britannique n’avait pas eu l’opportunité de dépasser la Toyota de Timo Glock (en pneu slick sur une piste détrempée) dans la dernière courbe du circuit Carlos Pace de Sao Paulo, et ainsi gagner une place et un point supplémentaire lui permettant de remporter le titre, Felipe Massa aurait été champion.

Lui qui a cru tenir enfin son rêve à pleine mains durant quelques secondes, n’aura été qu’encore plus déçu mais tellement chevaleresque sur le podium en venant saluer son public, que cette image et ce résultat resteront longtemps dans les annales du sport automobile et de la Formule 1.

Certes, la crainte d’un ennui total peut être grande pour ceux qui ont vécu l’archi-domination de Michael Schumacher au début des années 2000, lorsque le pilote allemand était sacré champion, ainsi que son écurie, Ferrari, sept ou huit courses avant la fin de la saison.

Mais depuis quelques années, le championnat est redevenu passionnant et, le millésime 2010 devrait encore une fois suivre cette tendance.

 

Il ne reste plus qu’à chacun de faire son pronostic sur le nom du futur champion de cette année. Si Red Bull semble bien placée pour remporter le titre constructeur, plusieurs pilotes sont encore en lice pour celui des conducteurs: Fernando Alonso, Mark Webber, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Jenson Button, dans l’ordre. Et pour encore prouver qu’aucun d’entre eux ne lâchera rien, Button, pourtant à 42 longueurs d’Alonso, croit encore en ses chances.

 

Axel B.

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