Sebastian Vettel est devenu le plus jeune champion du monde de Formule 1, à 23 ans et quelques jours. En les dominant en course à Abu Dhabi, il détrône de ce fait Fernando Alonso et Lewis Hamilton, qui l’avaient précédé sur ce record.

 

Rarement un champion du monde aura eu une ascension aussi rapide et régulière. Quatorzième en 2007 pour sa première saison en huit grand prix, huitième en 2008 au volant de la Toro Rosso avec déjà une victoire, deuxième en 2009 et se battant pour le titre et enfin, champion du monde 2010.

Ses statistiques sont déjà dignes des plus grands champions de ce sport. Dix victoires, quinze pole positions, six meilleurs tours, dix sept podiums…on a du mal à croire que Sebastian Vettel n’a que 23 ans !

Souvent comparé à son idole et modèle, Michael Schumacher, le jeune allemand natif d’Heppenheim a tout le temps de battre les incroyables et jusqu’à là intouchables records de son aîné.

Sa première course au grand prix des Etats-Unis en 2007 au volant de la BMW-Sauber en remplacement de Robert Kubica avait déjà fortement marqué les esprits. Il devenait ce jour là le plus jeune pilote à participer à une course et à marquer un point à l’âge de 19 ans. Il finira la saison au sein de la Scuderia Toro Rosso en se faisant encore une fois de plus remarquer au grand prix du Japon en menant la course pendant quelques tours, puis en accrochant sous le régime de le voiture de sécurité son futur équipier, Mark Webber alors qu’un podium leur tendait les bras. Ayant digéré sa déception, il finira à la quatrième place de la manche suivante, en Chine.

Il marquera définitivement le monde de la Formule 1 la saison suivante en 2008 en remportant la pole position et la victoire au grand prix d’Italie, dans des conditions dantesques au volant de la Toro Rosso, ex-Minardi, en ridiculisant son équipier, Sébastien Bourdais, multiple vainqueur en Champcar, qui ne se remettra jamais d’avoir croisé la route d’un authentique champion.

Son recrutement en 2009 par Red Bull était dans la logique des choses. Titularisé auprès de Mark Webber en remplacement de David Coulthard, Sebastian Vettel mettra des bâtons dans les roues aux deux pilotes Brawn GP, Jenson Button et Rubens Barrichello, dominateurs en début de saison, en se battant pour le titre jusqu’à l’avant dernière course de la saison au Brésil.

Tous lui prédisait un avenir de champion assuré. Las de la mauvaise fiabilité de sa voiture et de ses trop nombreuses erreurs en course, Vettel perd un peu pied au début de la saison 2010, notamment dans la guerre psychologique qu’il mène avec son rugueux équipier australien. Cependant, il aura tout le soutien de son équipe, et ceux, malgré les avis divergents des observateurs avertis de la Formule 1 qui le juge trop impulsif et commettant trop d’erreurs.

Mais c’est grâce à une fin de saison époustouflante (trois victoires en quatre courses) et un moral à tout épreuve que le jeune allemand est entré dans l’histoire de la Formule 1.

 

Il s’agit maintenant pour Sebastian Vettel de confirmer son talent par d’autres résultats probants les saisons suivantes et par un peu plus de maturité dans les situations de crise. Il va s’en dire qu’un comportement comme celui dont il a fait preuve en Turquie ou en Belgique cette année ne sera plus toléré ni excusé venant d’un pilote qui représente la nouvelle génération victorieuse de la Formule 1, et encore moins venant d’un champion du monde.

 

Axel .B

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