Il est intéressant cette saison de faire une comparaison entre l’écurie championne du monde et la dernière du classement. De nombreux points communs existent entre Red Bull et Virgin, seul le résultat final est…différent.

Fers de lance des écuries indépendantes, l’autrichienne Red Bull, lancée dans le monde de la Formule 1 il y a plus de cinq ans par son directeur Dietrich Mateschitz, représente à elle seul la réussite fulgurante des nouveaux arrivants.

De nombreuses victoires en 2009, champion du monde pilote et constructeur en 2010 et une légitimité grandissante, tant sur le plan technique que sportif dans le monde de la Formule 1.

L’écurie s’est certes construite sur les cendres encore chaudes de Stewart et Jaguar mais ses deux prédécesseurs étaient encore loin de remporter un championnat.

Richard Branson, créateur de Virgin Racing fait parti lui aussi de ces riches personnalités qui se sont investi en indépendant dans leur sport favori. Déjà présent en 2009 en tant que sponsors de l’écurie Brawn, la double victoire aux championnats pilotes et constructeurs lui a donné des envies de liberté et de réussite personnelle avec sa propre entité.

L’écurie attirait déjà tous les regards en début de saison notamment par son approche inédite de la conception de sa monoplace réalisé à partir de la technique de dynamique des fluides par ordinateur, sans utiliser les techniques de souffleries répandus à travers tout le paddock.

Au final, même si l’équipe a terminé dernière du championnat, elle tournait régulièrement dans les même temps que Lotus sa concurrente directe.

On constate donc que l’investissement financier des deux écuries provient d’une source similaire.

Alors comment expliquer cette grande différence de performance ?

Les moyens financiers des deux entités semblent stables (même si Virgin s’est récemment associé au groupe russe Marussia) mais leur utilisation diverge.

Là où Red Bull a su attirer les plus grands dans le domaine technique (Adrian Newey, Renault…) et au niveau de ses pilotes (Sebastien Vettel), Virgin peine à s’entourer de personnalités performantes et reconnues comme telle. Nick Wright, concepteur de la monoplace rouge et noir n’a encore jamais rien remporté en Formule 1 et Timo Glock, pilote besogneux, n’est pas reconnu comme le plus pur talent actuel.

Une preuve s’il en fallait que les moyens financier abondant ne suffisent pas à garantir la réussite d’une écurie. L’investissement et le placement judicieux dans tous les domaines concernant le développement et les résultats en piste sont à ce point décisifs.

 

Certes, l’intelligence de la course et la gestion d’une équipe s’acquièrent avec de l’expérience, et il ne faut pas oublier les difficultés qu’on rencontré les nouvelles écuries comme Virgin pour ce qui était leur première saison. Mais, si Richard Branson veut mener Virgin Racing aux plus hauts sommets à l’image de Red Bull, il lui faudra faire des investissements ciblés vers des éléments qui puissent lui apporter toute la connaissance et le savoir faire de la victoire. Dietrich Mateschitz l’a bien compris et y est arrivé avec brio. Un exemple pour les indépendants en quête de réussite.

 

Axel B.

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