Paul di Resta, le nouveau pilote de l’écurie Force India-Mercedes va perpétuer la tradition des pilotes écossais en Formule 1. Il devra se montrer un digne héritier de ses plus illustres prédécesseurs, qui ont marqué, chacun à leur manière, leur époque.

Le premier d’entres eux, Jim Clark, est associé à jamais à l’écurie Lotus. Celle de Colin Chapman bien entendu, pas celle(s) que nous connaissons aujourd’hui et qui sont en passe de ridiculiser ce nom prestigieux par leurs luttes intestines devant les tribunaux pour connaître l’héritier judiciaire d’un nom qui ne regagnera sa respectabilité que sur la piste.

Clark donc, double champion du monde en 1963 et 1965 fit sa renommé sur son style de pilotage léché et souple qui lui permettait d’enchaîner les virages des plus grands circuits mondiaux avec une aisance et une régularité rare.

La propreté et l’honnêteté de son comportement en piste n’avait d’égal que son allure et son attitude de gentleman à l’extérieur. Cette qualité humaine sera d’ailleurs le lien commun entre tous les pilotes écossais présent en Formule 1 ainsi qu’à tous les « gentleman drivers » britannique en général (Mike Hawthorn, Graham Hill…)

Le décès de Jim Clark en 1968 sur le circuit d’Hockeneim marquera durablement la Formule 1 et plus particulièrement Colin Chapman et son écurie, qui se retrouverons orphelin d’un champion au cœur d’or.

Un autre pilote écossais prendra rapidement la suite de son aîné en remportant le titre de champion en 1969.

Jackie Stewart, fervent défenseur de son pays jusqu’à en porter le tartan écossais sur son casque blanc immaculé, gagnera le championnat deux autre fois en 1971 et en 1973 avant de se retirer définitivement, marqué moralement par le décès de son ami et co-équipier, Francois Cevert.

Il n’aura alors de cesse de s’engager et de s’impliquer obstinément pour améliorer les conditions de sécurité de ce sport qui lui a enlevé trop de ses amis.

Stewart aura grandement marqué les esprits de la Formule 1 en ayant pourtant pris le départ que de 99 grand prix en 9 saisons. Il créera même son écurie avec son fils Paul qu’il emmènera en Formule 1 de 1997 à 1999 avant de la vendre à la firme américaine Ford dont il deviendra l’ambassadeur.

Il n’oubliera pas non plus de donner un coup de pouce salvateur à la carrière d’un de ses jeunes compatriotes, David Coulthard, qui est à ce jour le dernier écossais à avoir participé au championnat du monde de Formule 1.

Lui aussi est un véritable gentleman, autant sur la piste que dans son comportement extérieur. Il courra pour les plus prestigieuses écuries comme Williams, McLaren ou Red Bull et participera activement à l’ascension victorieuse de cette dernière même après sa retraite sportive. S’il n’a jamais été champion du monde, il a néanmoins remporté une dizaine de victoires et a même frôlé le titre en 2001 face à Michael Schumacher.

Di Resta lui, a un parcours atypique. Après avoir croisé Lewis Hamilton et Sebastian Vettel dans les formules de promotion (et les avoirs battu), il sera obligé de quitter les catégories de monoplaces, faute de moyens financiers, pour se lancer dans les compétitions de tourisme, notamment en Allemagne, où sa collaboration avec Mercedes le fera finalement parvenir en Formule 1 avec l’écurie Force India. La suite, c’est à lui de l’écrire…

 

Si Paul di Resta n’arborera pas le célèbre tartan ou la croix de St James sur son casque comme ses prédécesseurs, il portera en lui les espoirs de cette patrie victorieuse en Formule 1 et qui ne demande qu’à s’enflammer pour son nouvel étalon.

 

Axel B.

Publicités