En Formule 1, les deux premiers mois de l’année sont propices à la présentation des nouvelles monoplaces des équipes. Ce début 2011 ne déroge pas à la règle. Cette semaine, nous allons nous pencher sur les démonstrations de Ferrari, Team Lotus-Renault, Lotus-Renault (à vous de faire la différence), Sauber-Ferrari et Toro Rosso-Ferrari, qui ont levé le voile sur leur avenir en piste. La suite du plateau sera analysée la semaine prochaine.

Une fois n’est pas coutume, la mythique Scuderia Ferrari a été la première à nous présenter sa F150, dont l’appellation est un hommage aux 150 ans de l’unification de l’Italie.

Un Fernando Alonso barbu et un Felipe Massa revigoré ont été des acteurs actifs de cette présentation en clamant haut et fort que cette nouvelle voiture allait leur permettre de, sinon remporter le championnat, du moins se battre pour celui-ci.

Après les restructurations internes de cet hiver, Ferrari veut repartir du bon pied et rapidement oublier le désastre du dernier grand prix à Abu Dhabi. Lucas di Montezemolo, très présent dans la presse ces derniers temps, s’est chargé de rappeler à ses troupes des objectifs bien clairs et dignes du standing de l’équipe.

La seconde équipe à avoir dévoilé sa voiture 2011 est le Team Lotus de Tony Fernandes. La distinction avec Lotus GP ne se fera finalement pour l’instant que sur la robe des monoplaces (verte et jaune pour l’écurie malaisienne et noir et or pour la britannique) puisque le procès qui déterminera qui est détenteur du  nom ne se tiendra que le 21 mars, soit plusieurs jours après le début du championnat.

Les pilotes, Heikki Kovalainen et Jarno Trulli, ainsi que le directeur technique Mike Gascoyne placent de grands espoirs dans cette nouvelle monoplace qui devrait leur permettre de viser le milieu de grille. Un objectif vital pour Jarno Trulli qui a récemment avoué à la presse ne pas avoir la force de supporter une nouvelle « année blanche », vierge de points comme en 2010.

Si d’aventure Tony Fernandes perdait son procès contre Lotus GP et devait changer le nom de son entité, la perte sèche pour l’écurie s’élèverait à plusieurs millions d’euros (soit les primes obtenues pour sa dixième place au championnat la saison dernière) ce qui mettrait un coup de frein sévère à ses ambitions.

De son côté, l’équipe Lotus-Renault GP était fière d’arborer le sigle cher à Colin Chapman et de présenter sa nouvelle armada de pilotes. Outre les deux titulaires, Robert Kubica et Vitaly Petrov, pas moins de cinq autres pilotes étaient présents. Romain Grosjean apportait la touche française chère à Renault, mais il se voyait damner le pion par Bruno Senna qui a lui aussi trouvé refuge au sein de l’écurie qui bat maintenant pavillon britannique. En claironnant haut et fort que c’est lui qui serait choisit en cas de désistement d’un des deux titulaires, le pilote brésilien a certainement donné un coup fatal aux ambitions de compétition du franco-suisse Grosjean. Ho-Pin Tung, Jan Charouz et Fairuz Fauzy complétaient le casting avec un rôle de pilote de réserve dont la fonction doit rester aussi flou dans leur esprit que dans les nôtres.

Une telle pléthore de pilotes est déroutant et semble même inutile, à moins qu’Eric Boullier anticipe déjà la possible mise à l’écart de Petrov durant la saison.

Même position au final chez Toro Rosso ou Daniel Riccardio attend tapis dans l’ombre du garage le moindre faux pas de Sebastien Buemi ou Jaime Alguersuari, tous deux très fier de présenter la nouvelle STR6 sortie des usines de Faenza, sans l’aide si précieuse de la technologie Red Bull. Le résultat est une monoplace qui s’éloigne de plus en plus du design de sa grande sœur autrichienne. Les résultats sur la piste seront, à n’en pas douter, eux aussi très différents.

L’objectif de la petite structure italienne sera de se battre plus régulièrement dans le milieu de grille où elle retrouvera sûrement l’équipe Sauber-Ferrari qui a pris cette année des accents très mexicain.

La signature de Sergio Pérez en tant que pilote titulaire a incité de nombreuses firmes mexicaines à s’associer avec l’écurie suisse pour la saison à venir. Une bonne manière pour Peter Sauber d’assurer la survie de son entreprise et de garantir sa présence sur le long terme en Formule 1. Kamui Kobayashi, pilote leader de l’équipe répondra présent pour apporter de gros points avec son style d’attaquant inimitable.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite des présentations des nouvelles monoplaces 2011…

 

Axel B.

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