Ces derniers jours, le petit monde de la Formule 1 a été secoué par le grave accident de Robert Kubica, survenu alors qu’il concourrait lors d’un rallye en Italie. Si l’état du pilote suite au crash pouvait laisser penser au pire, des nouvelles rassurantes sont rapidement parvenues en provenance de l’hôpital dans lequel le polonais était soigné. Kubica est donc un rescapé.


Mais ce n’est pas la première fois qu’il lui arrive pareilles mésaventures. Et il s’en sort à chaque fois miraculeusement avec des blessures moins graves que ce que la puissance de l’accident pouvait laisser présager. Robert serait-il alors favoris des Dieux ? Lorsque l’ont connait l’importance de la religion dans sa vie, cette question, au demeurant futile et risible, prend une toute autre dimension.

Plus que la religion, Kubica entretient un lien particulier avec Karol Wojtyla, cardinal devenu Pape sous le nom de Jean Paul II, et originaire de Cracovie, en Pologne, comme le pilote.

Tout le monde se souvient du grand prix du Canada 2007, qui avait été le théâtre de l’effroyable accident du pilote polonais dont la monoplace avait percuté un mur après être entré en collision avec la Toyota de Jarno trulli, et avait effectué plusieurs tonneaux avant de retomber lourdement, déchiquetée, sur le bas côté.

Les secours présent sur le circuit étaient intervenus rapidement et les médecins s’attendaient au pire. Au contraire, Kubica ne souffrira que d’une légère commotion cérébrale, d’une cheville foulée et de quelques contusions. Outre le fait que la sécurité des habitacles des monoplaces et des abords des circuits aient été grandement amélioré au fil des ans (en effet, la coque de survie de la BMW-Sauber de Kubica est restée intacte après le choc contre les rails), le fait que les blessures du pilote soient si peu grave a étonné les précis observateurs.

Plus tard, Kubica avouera qu’il portait dans son casque une photo du défunt Pape Jean Paul II, et que celle-ci avait sûrement eu une influence sur la chance qui se trouvait de son côté cet après midi là.

D’ailleurs, l’histoire entre l’homme de foi et le pilote n’en restera pas là. Le père Slawomir Ode proposera lors du processus de béatification de Karol Wojtyla, d’inclure l’accident de Kubica au Canada comme étant un miracle avéré. Cependant, cet argument ne sera pas reconnu car il n’est pas surnaturel que le pilote est survécu à cet accident, grâce notamment aux progrès techniques cités précédemment.

Cela n’empêchera néanmoins pas l’église d’offrir dans quelques jours au pilote polonais une relique de Jean Paul II comportant une goutte de son sang et un bout d’étoffe lui ayant appartenu. La matérialisation et la reconnaissance d’un lien tacite qui unit les deux hommes.

Kubica avait également été victime d’un accident de la route en 2003, alors qu’il était passager d’une voiture et qu’un autre automobiliste les avait percutés, lui et son conducteur. Son bras droit (le même que celui qui a souffert dans son accident de rallye) avait été gravement touché et, après une rééducation impressionnante, la carrière du polonais pris un envol formidable aujourd’hui stoppé par un nouvel accident.

 

Mais preuve de son incroyable mental, Kubica a déjà déclaré à la presse qu’il allait revenir encore plus fort qu’avant : « Je veux revenir en piste plus fort que jamais, car après ces accidents, vous n’êtes plus le même qu’avant, vous vous améliorez ». Comment ne pas croire un homme qui a vécu tant d’embûches et qui conserve malgré tout un exceptionnel talent ?

 

Axel B.

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