Pat Symonds est de retour en Formule 1. L’écurie Marussia Virgin, ou plutôt un de ses partenaires, a réussi à attirer l’ancien ingénieur de Renault et Benetton dans son giron en tant que consultant.


Même si Pat Symonds ne peut avoir de rôle direct au sein d’une écurie avant la saison 2013, un rôle d’expert-consultant au travers de sa société de consulting « Neutrino Dynamics » lui permet donc de renouer avec ce sport qui l’a fait passer par les plus hauts sommets avant une déchéance médiatique et morale suite aux événements du grand prix de Singapour 2008.

Lors de cette saison, les résultats de l’équipe Renault, alors dirigée par Flavio Briatore, ne sont pas à la hauteur des attentes portées en elle. Quelques places d’honneurs récoltées par Fernando Alonso ne suffisent pas à satisfaire les partenaires de l’écurie française.

C’est alors que Flavio Briatore et Pat Symonds décide de faire ce qui restera dans l’histoire de la Formule 1 comme la tricherie la plus idiote et la plus dangereuse commise à ce jour.

Les deux dirigeants profitent des mauvais résultats en piste et de la naïveté de Nelson Piquet Jr, le second pilote de l’écurie, pour mettre au point une stratégie de course visant à faire d’Alonso le vainqueur potentiel.

En obligeant le pilote espagnol à ravitailler en début de course et en provoquant un accident du brésilien Piquet, forçant ainsi la sortie de la voiture de sécurité, la course était gagnée.

Beaucoup d’observateurs avaient trouvé ce résultat étrange mais, en l’absence de preuves tangibles, personne n’avait pu le remettre en cause.

Ce n’était sans compter sur le traitement qui allait être infligé par Briatore à son « poulain » Nelson Piquet à qui, il avait été promis une reconduction de contrat pour la saison suivante s’il obéissait aux consignes douteuses de son patron. Promesse bien évidemment non tenue par le flamboyant patron italien.

Vexé, le pilote brésilien, limogé en milieu de saison 2009 allait tout avouer à la presse, et les principaux acteurs de cette mascarade dangereuse étaient alors montrés du doigt comme des parias et suspendu par de lourdes peines, diminuées cependant après appel.

C’est ainsi que Pat Symonds, ingénieur considéré comme un des plus doués de sa génération, se retrouvait mis sur la touche avec une réputation largement assombrie.

Cependant, sa passion et son talent lui permettait de rester au contact de la Formule 1 ces derniers mois en devenant un chroniqueur de luxe pour certains magazines spécialisés.

En 2011, celui qui a activement participé aux premiers succès de Michael Schumacher dans la catégorie reine, retrouve donc place au sein d’une jeune écurie en plein essors, soutenu financièrement par une entreprise russe et créée par un magnat de la finance et du commerce britannique, patron de la marque Virgin. Finalement, la ressemblance est assez frappante avec sa collaboration pour l’écurie Benetton dans les années 90…

 

Marussia Virgin Racing a donc décroché un excellent atout pour la saison à venir. Les connaissances techniques de Symonds pourraient combler quelques peu les difficultés que rencontre l’écurie avec une voiture conçue une fois de plus grâce à la technologie de dynamique des fluides par ordinateurs et sans souffleries.

Le pari pourrait même se transformer en réussite totale si toutefois l’avenir de Pat Symonds continue  d’être lié à l’écurie russo-britannique.

 

Axel B.

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