Depuis quelques temps, le petit monde de la Formule 1 se voit dans l’obligation de vivre une pause estivale qui peut sembler improbable d’un point de vue extérieur.

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La Formule 1 est un sport mécanique de haute technologie qui demande des efforts constants et continus. Les innovations incessantes et la volonté toujours plus grande d’atteindre les sommets et de battre son plus proche rival, font que les hommes qui participent à cette activité sont toujours en éveil.

Depuis le début de cette saison 2011, la FIA a mis en place une obligation de pause pour les mécaniciens durant la nuit.

Il n’était en effet pas rare que ceux-ci travaillent jusqu’à tard dans la soirée voire même la totalité de la nuit, mettant de côté une pause salvatrice et un sommeil réparateur. Les images de télévision trahissaient bien cette fatigue consécutive à ce rythme effréné, lorsque l’on percevait des mécaniciens les yeux fermés au fond des stands, à la fin de la course, lorsqu’ils savaient que l’ont aurait alors plus besoin d’eux.

Cette mesure a été évidemment bien accueillie par ces hommes de l’ombre et les directeurs d’écuries n’ont pas eu le courage de s’opposer à une réglementation prenant enfin en compte le facteur humain.

Il reste cependant aux équipes la possibilité d’enfreindre cinq fois ce couvre-feu afin de pallier à d’éventuels problèmes de dernière minute.

Une autre pause imposée par la FIA concerne la période estivale.

Depuis plusieurs années maintenant, toute la Formule 1 est à l’arrêt durant deux semaines pour les services technique et mécanique et trois semaines pour les pilotes. Seuls les domaines administratifs et marketing restent en éveils.

Dans cette situation, ce n’est pas une attention particulière à l’humain qui est apportée mais un réel souci de réduire les coûts financiers des écuries.

Les ingénieurs ont donc une interdiction d’accès à leur lieu travail qui doit rester clôt et non fréquenté par qui que ce soit (pilotes, mécaniciens…).

Pour vérifier cela, la FIA contrôle le niveau de consommation électrique des usines afin de se rendre compte si une entreprise a enfreint cette règle en ayant mis en marche ses ordinateurs ou autres machines.

Encore une fois, les pilotes sont ravis de cette situation qui leur permet de faire redescendre la pression d’un début de saison soit heureux, soit catastrophique. Un excellent moyen de se remettre en question et de se reposer mentalement dans un sport qui, outre l’importance de l’aspect physique, demande beaucoup à l’aspect émotionnel du pilote.

Cependant, cela peut paraître incongru qu’une fédération sportive soit dans l’obligation d’imposer des trêves aussi drastiques dans le fonctionnement des participants au championnat.

Une nouvelle preuve s’il en fallait du caractère unique de la Formule 1 dans la sphère du sport mondial.

Axel B.

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