Depuis la conquête de leur dernier titre mondial des constructeurs en 1998, l’écurie britannique McLaren collectionne les places d’honneurs. En douze saisons, les flèches d’argents ont terminé sept fois à la seconde place.

 

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McLaren a une culture de la gagne encrée dans son ADN depuis longtemps. Sous l’ère de son intransigeant patron Ron Dennis, les succès ont été nombreux. Depuis le début des années 80, qui coïncide avec l’arrivé de Dennis à la tête de la gestion sportive, l’écurie a remporté sept titres de champion des constructeurs. Le dirigeant britannique, qui a souvent noué des liens très fort avec ses pilotes (Ayrton Senna, Mika Hakkinen etc…) attendra le sacre en 2008 de son dernier petit protégé, Lewis Hamilton, premier pilote McLaren à remporter le titre mondial depuis dix ans, pour se mettre en retrait et laisser la place à son bras droit, Martin Whitmarsh.

Seulement, le titre pilote d’Hamilton en 2008 cache un embarrassant problème qui dérange grandement la direction de l’écurie de Woking.

Depuis 1998 et le premier titre mondial du finlandais Mika Hakkinen, l’équipe britannique n’a plus remporté de couronnes des constructeurs.

Certes, elle a vu passer dans ses rangs de nombreux et talentueux pilotes qui ont rapporté d’importants succès en piste. Kimi Raikkonen, Juan Pablo Montoya, Fernando Alonso ou encore Jenson Button ont tous apporté leur contribution au panthéon des succès de la fière écurie britannique, mais aucun d’entre eux n’a réussi à offrir le titre suprême à son équipe.

En finissant seconde en 1999, 2000, 2001, 2005, 2007 (malgré son exclusion pour l’affaire d’espionnage), 2008 et 2010, McLaren devient la challenger numéro un lors de toutes les saisons depuis une dizaine d’année, sans pour autant réussir à ravir le titre à Ferrari, Renault ou Red Bull.

Cette régularité dans la performance est certes valorisante mais n’arrive pas à satisfaire les dirigeants et actionnaires de l’écurie (la Bahrain Mumtalakat Holding Company et Mansour Ojjeh principalement) qui en tirent une énorme frustration.

Même ses plus valeureux pilotes semblent poursuivis par la malchance…

En cinq années passées au sein de l’écurie britannique, Kimi Raikkonen n’aura jamais réussi à remporter le titre pilote. Il aura terminé les saisons 2003 et 2005 à la deuxième place et ne devra son salut et son seul titre mondial acquit en 2007, qu’à son transfert chez le rival Ferrari cette même année.

David Coulthard également, en ayant passé neuf années chez McLaren, ne collectionnera que des places d’honneur au championnat avec notamment une deuxième place en 2001 derrière l’intouchable Scuderia.

Et même le colombien Juan Pablo Montoya, transféré de chez Williams avec un statut de messie, finira piteusement sa carrière après une saison et demie désastreuse à Woking, sans jamais avoir réussi à prouver son réel talent.

Le cas le plus récent reste celui de Fernando Alonso, qui finira second à égalité avec son équipier Lewis Hamilton en 2007 et qui claquera la porte de l’écurie, las de l’ambiance trop feutré qui y régnait.

Mais si le même Hamilton à remporté le titre pilote en 2008, il n’aura pas réussi à faire triompher son écurie chez les constructeurs.

Cette saison, McLaren semble avoir tiré un trait sur ses chances de remporter un titre pilote. Elle croit encore néanmoins pouvoir remporter une couronne des constructeurs qui lui échappe depuis trop longtemps maintenant.

Axel B.

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