Il y a certains sommets que les pilotes ne souhaitent pas atteindre. Celui d’avoir parcouru le plus grand nombre de Grand Prix avant d’avoir remporté une première victoire, fait partit de ceux-ci. Nico Rosberg est pourtant sur le point de se diriger vers ce peu envieux record…

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Le jeune pilote allemand Nico Rosberg a débarqué de manière fracassante en Formule 1 au début de la saison 2006. Il réalise l’exploit de signer le meilleur tour en course lors de sa première apparition au Grand Prix de Bahreïn, confirmant ainsi ses qualités de vitesse et tous les espoirs placés en lui par son employeur Frank Williams.

Le patron de l’écurie britannique n’a cependant pas engagé un étranger. En son temps, de 1982 à 1985, le père de Nico, Keke, a fait les beaux jours de Williams.

Il y a notamment remporté cinq victoires et un championnat du monde, totalisant avec ses passages chez McLaren et Wolf, un nombre honnête de dix huit podiums.

Même si le champion du monde finlandais n’était pas un premier choix pour Franck, alors abandonné par Alan Jones et Carlos Reutemann, il a réussi à imposer son style d’attaque caractéristique des autres pilotes provenant de la même nation que lui et que l’on surnommera à tour de rôle des « Flyin’ finn », littéralement des « Finlandais volants.

Il était donc naturel que Keke se rapproche de Williams lorsqu’il chercha à placer son fils en Formule 1.

Le passé élogieux de son père et une carte de visite flatteuse comportant plusieurs victoires dans des championnats de promotions (dont évidemment en GP2, véritable anti-chambre actuelle de la Formule 1), faisait vite de Nico un titulaire incontournable malgré son jeune âge.

Il entrera en Formule 1 pour sa vingtième année, ce qui est plus vieux que Vettel, mais ce qui le fait appartenir à la génération « baby-boom » de ce sport aux côtés d’Hamilton, Buemi ou Alguersuari.

De nombreux observateurs prédisaient des succès rapide pour le jeune pilote qui court sous licence allemande. Ayant grandit à Monaco, d’un père Finlandais et d’une mère allemande, Nico est en quelques sorte l’archétype même du pilote européen.

Mais après quelques places d’honneurs et cinq podiums, Nico tarde à réellement confirmer les espoirs placés en lui.

Certes, il fréquente des écuries qui ne sont pas, ou plus,  rompus à la victoire (Williams à la fin des années 2000 et Mercedes aujourd’hui). Mais, force est de constater qu’il n’est pas flatteur pour lui de comparer son parcours avec celui de son paternel.

Nico a maintenant dépassé la centaine de Grand Prix et à ce stade de sa carrière, son père avait déjà remporté plusieurs courses et un championnat du monde.

La comparaison est certes osée, car il n’est pas forcément opportun de mettre en relation deux époques tellement différentes, surtout dans un sport où les évolutions sont plus rapides que les années.

Mais tout de même, un palmarès vierge de toutes pole positions et victoire ne font plus de Nico un pilote courtisé par les plus grandes écuries.

Si l’on parlait de lui chez Ferrari à une époque encore récente, le contrat qui semble avoir signé à long terme avec Mercedes pourrait bien l’écarter définitivement de la victoire à la vue des piètres performances des flèches d’argent.

L’atout principal de Nico Rosberg reste sa jeunesse. Même s’il a déjà couru une centaine de courses, il lui reste, à 26 ans, beaucoup de temps devant lui pour inverser la tendance et devenir le pilote victorieux que tout le monde voyait en lui.

Axel B.

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