Sebastian Vettel vient de remporter le championnat du monde de Formule 1. Tous les média sportifs vont faire son éloge, à juste titre, et revenir sur sa (jeune) carrière et sa saison parfaite. Mais parfois, il est bon également de regarder en bas de classement, pour parler des derniers du championnat pilotes, souvent oubliés, mais tout aussi méritants.

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En effet, que serait un premier sans un dernier ? Cette lapalissade peut prêter à sourire mais finalement, pourquoi ne devrions nous pas saluer ces pilotes de l’ombre qui courent tous les week-end de Grand Prix, dans des conditions souvent bien plus compliquées que les grands noms que nous sommes habitués à voir en haut des feuilles de temps et des classements.

Certes, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Fernando Alonso, Jenson Button ou encore Mark Webber, ont une lourde pression sur les épaules. Celle des pilotes qui doivent, chaque course, se battre pour la victoire. Pour eux, une autre place que la première est souvent synonyme de contre-performance.

Pour les pilotes de fond de grille, par contre, la pression est toute autre…

La plupart d’entres eux mettent en jeux chaque week-end leur place au sein de cette arène qui se doit de mettre en scène les meilleurs sportifs mondiaux de la discipline.

Des écuries moins compétitives comme Toro Rosso, Virgin ou HRT, accueillent souvent des jeunes pilotes avides de se faire remarquer pour embrasser une carrière victorieuse.

Si quelques un apportent des millions pour réaliser leur rêve (là, personne ne sera cité en exemple…), d’autre choisissent le talent pour faire parler d’eux.

Si l’ont jette un coup d’œil en bas du classement mondial de la saison 2011, des fortunes diverses sont à observer.

Classé dernier, le pilote indien Karun Chandhok n’a eu qu’une seule course pour démontrer son talent. En remplaçant Jarno Trulli lors du Grand Prix d’Allemagne, Chandhok pensait avoir une opportunité de damner le pion à l’italien jusqu’à la fin de la saison. Au lieu de cela, Trulli a récupéré son baquet manu militari et en a profité pour prolonger son contrat d’une année supplémentaire, détruisant par la même occasion les derniers espoirs de Chandhok d’obtenir un volant au sein du Team Lotus (ou plutôt Caterham) en 2012.

Le devançant juste au classement, à la hauteur de la 27ème place, le jeune espoir Daniel Ricciardo est dans une toute autre configuration de carrière. N’ayant guère moins de Grand Prix à son compteur que le pilote indien, l’australien, cependant, peut regarder l’avenir avec plus de sérénité que son homologue. Placé au sein de l’équipe HRT par les soins de Red Bull, un volant chez Toro Rosso lui semble promis, d’autant plus que Jean-Eric Vergne, l’autre prétendant à une place au sein de l’équipe de Faenza, n’a pas réussi à remplir son contrat qui consistait à remporter le championnat de Formule Renault 3.5 pour se voir assurer une place en Formule 1. La porte est donc grande ouverte pour Ricciardo, pour qui la galère espagnole de fond de grille ne devrait être plus qu’un lointain souvenir en 2012.

Et si l’ont remonte encore un peu plus le classement des mal classés, Vitantonio Liuzzi et son HRT ainsi que les deux pilotes Virgin, Timo Glock et Jérôme D’Ambrosio sont devancés par ceux du Team Lotus, Heikki Kovalanein et Jarno Trulli, qui naviguent depuis deux saisons maintenant dans la catégorie des pilotes à zéro point au compteur.

N’oublions pas également les deux vétérans, Narain Karthikeyan et Pedro de la Rosa, dont les éternels retours ne font que peupler un peu plus un championnat du monde qui compte à ce jours 28 pilotes classé, dont 19 sont arrivés, à ce stade de la saison, à marquer au moins un point.

Au final, si Trulli, Kovalainen, Glock, D’Ambrosio, Liuzzi ou Ricciardo marquent au moins un point, cela représentera sûrement autant qu’une victoire du double champion du monde Sebastian Vettel, à leurs yeux.

Axel B.

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