A l’heure où une toute nouvelle génération de pilotes fait main basses sur les Grand Prix de Formule 1 (Vettel, Hamilton…), certains anciens, plutôt considérés comme des « gentlemen drivers », tentent de conserver leurs places tant bien que mal.

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Sebastian Vettel est l’archétype même du jeune pilote à l’ascension fulgurante. En devenant le plus jeune champion, puis double champion du monde, à la place du pilote Ferrari Fernando Alonso, il ne donne pas seulement qu’un coup de vieux au pilote espagnol, mais surtout à toute une génération ayant débuté dans les années 90.

On pense effectivement en premier lieu à Michael Schumacher, de retour derrière un volant à plus de 40 ans et qui semble avoir les plus grandes difficultés à suivre son jeune compatriote Nico Rosberg au volant d’une, certes, rétive Mercedes.

On ne reviendra sur l’intérêt d’un tel retour du septuple champion à la compétition, tout a été dit et il faudrait en conclure une bonne fois pour toute qu’il est revenu pour son plaisir et son amour de la vitesse.

A côté de lui, Rubens Barrichello, qui a pourtant débuté après Michael Schumacher, totalise le plus grand nombre de Grands Prix disputés dans l’histoire de la Formule 1.

Echoué au sein d’une équipe Williams qui réalise à ce jour une des pires saisons depuis ses débuts dans la discipline, le brésilien commence à avoir du mal à faire croire à ses employeurs que sa formidable expérience peut encore compenser la fougue et la réactivité de sa jeunesse passée. Rubinho, comme le surnomme affectueusement ses supporters, gardera difficilement son baquet en 2012, surtout si les insistantes rumeurs d’un retour de Kimi Raikkonen dans l’écurie de Grove se confirment.

Autre trentenaire en difficulté, Jarno Trulli. Le sympathique italien erre comme une âme en peine depuis deux années au volant d’une Team Lotus erratique qui navigue généralement à une seconde des Toro Rosso.

Subissant la loi de son équipier Heikki Kovalainen, autant en course qu’en qualifications, domaine dans lequel l’italien est pourtant une référence, Jarno semblent avoir perdu ce petit truc en plus qui faisait de lui un des pilotes les plus rapides en piste.

Il tient alors peut être du miracle que son contrat ait été renouvelé pour une saison supplémentaire, alors que tant de jeunes loups tapent à la porte de Tony Fernandes (Romain Grosjean, Charles Pic pour ne citer qu’eux).

Cet état de fait pose une question intéressante qui peut être abordée sous différents aspects : « jusqu’à quand un pilote doit-il s’accrocher à son baquet quand l’âge et d’évident manque de résultats lui font défaut ? »

Si l’on se réfère du simple point de vue sportif, la réponse serait « le moins longtemps possible ». Il semble évident que des mauvais résultats desservent grandement l’image du pilote concerné et que s’arrêter avant d’arriver à ce stade est judicieux pour la suite d’une hypothétique carrière dans diverses autres formules. Certains l’ont compris en s’arrêtant au moment le plus opportun (comme Damon Hill) d’autre ont insisté sans que cela ne leur rende service (Michele Alboreto ou Jacques Villeneuve par exemple).

D’un point de vue humain, il peut paraitre légitime qu’un homme veuille vivre et pratiquer sa passion le plus longtemps possible. D’autant plus dans un sport élitiste comme la Formule 1 où il est quasiment impossible de revenir après avoir annoncé sa fin de carrière, à moins de s’appeler…Schumacher.

Enfin, l’aspect commercial est financier joue, évidemment, un rôle prépondérant dans ce choix. L’apport de sponsors est un élément prit en compte de manière très sérieuse par les écuries…

Michael Schumacher continuera d’affoler les observateurs en 2012, mais qu’en sera-t-il alors de Jarno Trulli et Rubens Barrichello, de plus en plus sur la sellette en cette fin de saison ?

Axel B.

 

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