…au sommet de la Formule 1. Terminé les périodes de vaches maigres et les dernières lignes Barrichello/Maldonado ! Fini les places de 11ème et 12ème qui laissent tant de regrets ! En cette saison 2012 rêvée, l’écurie de Grove remportait des victoires…

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Comme dans un rêve, les venues conjuguées de Kimi Raikkonen et du moteur Renault, avait permis à Williams de renouer avec son glorieux passé.

Le finlandais, avide de compétition après son escapade ratée en rallye, était de retour auprès de son premier amour, comme un mari qui voudrait se rattraper d’avoir trompé sa femme. Plein de bonne volonté, souriant, voulant bien faire et heureux de partager sa passion qu’il avait tant de fois galvaudé, ou plutôt caché au grand public, ces dernières années. Kimi Raikkonen était un homme métamorphosé.

Une personnalité fédératrice dont rêve tous les patrons d’écurie et qui rassemblerait autour d’elle un halo de confiance et de sérénité, souvent porteur de succès.

Le pilote, lui, n’avait pas changé. Son coup de volant flamboyant s’était aiguisé lors de sa période en rallye, qui l’avait vu lutter sur les différents terrains offerts à lui et avait permis d’affiner sa réactivité.

Le poids des années passées loin des circuits ne le concernait pas. Cette pause avait même été salvatrice.

Son retour au sein de l’écurie anglaise avait même servi à Frank Williams pour pérenniser son entreprise. Des sponsors importants avaient été séduit par le retour du dernier « flyin’ finn » flamboyant en sport automobile.

Du coup, les pétrodollars de Pastor Maldonado n’étaient plus utile, et Frank ne mis pas longtemps à trouver une excuse pour se débarrasser du vénézuélien et enrôler un nouveau Senna. Bruno cette fois-ci. « Un Senna sur une Williams-Renault, ca a de la gueule non ? » s’éclaffait alors Patrick Head dans son jargon bien particulier. Il était écrit que l’histoire entre Williams et Senna ne pouvait pas s’arrêter là…

Et puis Frank avait rajeunit de dix ans grâce à la renaissance de son équipe. Il avait même des projets à long terme, comme celui un peu fou de faire venir chez lui un certains Michael Schumacher…même en fin de carrière, le pilotage de l’allemand restait une valeur sûre, et le septuple champion du monde rêvait lui aussi secrètement de prendre la suite d’Ayrton au volant d’une Williams-Renault. Des images traumatisantes de la saison 1994 serait alors exorcisé pour le Kaiser…

Une émotion particulière étreignait également un ancien de la maison. Las des victoires faciles et des dominations sans partage de son jeune allemand, l’ingénieur Adrian Newey, subitement devenu nostalgique, allait proposer ses innovations (un KERS deux fois plus léger, des suspension réactives aux capricieuses gommes Pirelli etc…) à son ancien patron, peut être le plus important dans sa carrière, et ainsi faire des monoplaces estampillé du célèbre « W », des machines de guerres à la pointe de la technologie.

Malheureusement, mes yeux embués trahissent plutôt un réveil difficile qu’une émotion poignante de revoir enfin cette écurie mythique au sommet de la Formule 1…le retour à la réalité à été dur en ouvrant les yeux et en voyant sur mon écran les résultats du Grand Prix d’Abu Dhabi, avec Rubens Barrichello en 12ème place. Belle performance pour un pilote parti de la dernière ligne mais bien loin de l’anticipation féérique de mon songe heureux.

Effectivement, Renault sera de retour à Grove en 2012, et Kimi Raikkonen semble bien placé pour se retrouver derrière le volant de la monoplace blanche et bleue.

Cette association séduisante a de nombreux atouts qui pourraient permettre à Williams de remonter la pente. Même si Raikkonen n’est pas présenté comme un leader technique, ni un bourreau de travail, son talent intrinsèque et une motivation retrouvée pourraient bien faire évoluer l’équipe dans le bon sens.

De plus, le manque de compétitivité et la fragilité du bloc Cosworth ne serait plus qu’un lointain souvenir avec l’arrivée du moteur français Renault, actuel double champion du monde en titre de la discipline.

Un rêve qui ne pourrait pas être si loin de la réalité pour une des écuries historiques de ce sport, dirigée par Frank Williams, un des derniers artisans présent sur les grilles de départ. Rien que pour cela, Williams mérite de revenir.

Axel B.

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