Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Heikki Kovalainen a sûrement réalisé sa meilleure saison en Formule 1 depuis ses débuts en 2007 au sein de l’écurie Renault alors managée par Flavio Briatore. Au volant de la rétive Team Lotus, le finlandais a été titiller à plusieurs reprises les écuries de milieu de tableau.

 

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A plusieurs titres, Heikki n’est pas un finlandais comme les autres. Là où Mika Hakkinen ou Kimi Raikkonen passaient pour des personnalités discrètes et peu affables, Kovalainen est souriant, jovial et aime partager sa passion et ses bons moments avec son entourage et le public.

Il est également un meneur d’homme et un catalyseur important des bons résultats de son équipe, comme on a pu s’en rendre compte avec ses deux dernières saisons passées au sein de l’écurie de Tony Fernandes.

Toujours présent pour motiver son équipe et la pousser dans ses derniers retranchements, jamais opportuniste pour fustiger ses mécaniciens après des ennuis mécaniques ou un mauvais résultat, Heikki ressemble, par ce trait de caractère, à l’actuel double champion du monde en titre, Sebastian Vettel.

Bien entendu, la comparaison est osée, surtout à la vue du palmarès des deux hommes. D’autant plus qu’Heikki a lui aussi eu sa chance dans des écuries de pointes au début de sa carrière.

En débutant chez Renault en 2007, il a certes débarqué au sein d’une entité en fin de parcours (Briatore, Symonds etc…) orpheline de Fernando Alonso, mais cela ne l’a cependant pas empêché de dominer son expérimenté équipier Giancarlo Fisichella, en offrant à l’équipe son seul podium de la saison, et son premier personnel, au Japon dans des conditions météorologiques dantesques.

C’est d’ailleurs lors de ce Grand Prix qui Sebastian Vettel s’est révélé au grand public en étant dans une position flatteuse au volant de sa modeste Toro Rosso avant de percuter Mark Webber et sa Red Bull, en mettant fin à la course des deux pilotes.

Fort de d’être fait remarquer au sein de la marque au losange, Ron Dennis le choisit dès la saison suivante pour épauler Lewis Hamilton chez McLaren et remplacer, une fois de plus, un Fernando Alonso démissionnaire.

Deux ans passés à Woking et une seule victoire en Hongrie en 2009, ont sérieusement fait chuter sa côte. Bientôt, Jenson Button lui sera préféré pour former un duo 100% britannique et le finlandais ira trouver refuge chez Team Lotus, pour continuer à vivre sa passion.

Beaucoup lui prédisaient un quotidien bien plus dur  au sein d’une équipe créée de toutes pièces en seulement quelques mois.

Effectivement, en deux saisons passées dans l’écurie malaise, Heikki n’a pas marqué un seul point…un sérieux coup d’arrêt dans son palmarès.

Mais il y a parfois des résultats et des attitudes qui valent bien des victoires.

En dominant de la tête et des épaules son équipier Jarno Trulli, réputé surtout très rapide en qualifications, et en se rapprochant course après course, des Williams, Toro Rosso ou Sauber, Kovalainen a regagné une forte crédibilité, quelque peu émoussée par un manque certain de compétitivité avec des équipes de pointes.

 

Alors quel peut être l’avenir du finlandais ? Il aide grandement Team Lotus, future Caterham, à progresser. Et on sait que Tony Fernandes aimerait le garder le plus longtemps possible au sein de son équipe. Il est encore assez jeune pour grandir avec cette dernière.

Mais son ambition est certainement de goûter une fois encore à la victoire, et il sera plus facile pour lui de gagner avec une autre équipe dans un avenir proche qu’avec Caterham.

Des baquets se libéreront en 2013, y en aura-t-il un chez Ferrari ou Red Bull pour Heikki ?

 

Axel B.

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