Depuis quelques années, la Formule 1 ne fait plus les beaux jours des pays européens, et surtout des chaines de télévision qui retransmettent les Grands Prix. En France, TF1 pourrait bien jeter l’éponge…

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Le mal être entre l’Europe et le Formule 1 est sûrement plus profond qu’il n’y parait. A l’avenir, seul quatre ou cinq pays de l’Union Européenne pourraient accueillir des courses sur leurs terres. Il fût pourtant un temps où le vieux continent était le berceau de la course automobile. La Grande Bretagne et la France étaient des pionniers de ce sport et semblaient indéboulonnables.

Aujourd’hui, l’Angleterre a du investir des sommes colossales pour moderniser le circuit de Silverstone et ainsi pérenniser sa présence en Formule 1 pour quelques années supplémentaires. Une place qui était de plus en plus menacé par l’émergence d’autres candidatures plus exotiques.

La France, quant à elle, n’a pas su conserver sa présence, pourtant historique, au sein du calendrier mondial.

Le manque d’investissement des entreprises et sponsors, et donc de financement sérieux, ont fortement décrédibilisé le pays.

Du coup, les chaines de télévision détentrices des droits de retransmission de ces deux pays phares, commencent à trouver la note salée.

Bernie Ecclestone, négociateur principal de ces droits au travers de sa société, la FOM (Formule One Management), a des prétentions financières qui ne sont pas en adéquations avec la baisse flagrante des audiences télévisés actuelles.

En Grande Bretagne, la BBC a longtemps hésité avant de continuer son partenariat avec la Formule 1. La couverture télévisée sera peut être moins importante qu’auparavant pour cette chaine, surtout après l’annonce de la création par Sky d’un canal payant destiné à diffuser les courses.

En France, la situation est moins claire. TF1, diffuseur historique, a déjà commencé à lâcher du lest. Les essais sont diffusés sur la chaine câblée et payante Eurosport, et les qualifications, très tard dans la nuit sur la première chaine.

La baisse fréquente des audiences ont fait dire à Nonce Paolini, directeur de la chaine, que la Formule 1 n’était plus rentable, à la vue des sommes investi.

La TNT (Télévision Numérique Terrestre) pourrait être intéressée, tout comme la chaine payante Canal +, mais Bernie Ecclestone serait contre l’idée de faire débourser les téléspectateurs, non pas par excès de générosité, mais pas simple souci de ne pas perdre trop de public.

Bref, seul un déclic pourrait permettre à la Formule 1 de continuer à être diffusé en France. La présence d’un Grand Prix dans l’hexagone semble hypothétique, même si l’on en saura plus à la mi-décembre, comme nous l’avais confié Stéphane Clair, directeur du circuit Paul Ricard et directement concerné par le sujet.

Par contre, la présence de Charles Pic, et celles éventuelles de Jean-Eric Vergne et Romain Grosjean, pourraient être un vecteur intéressant et important pour un regain d’intérêt du public français envers la Formule 1.

Axel B.

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