L’histoire d’amour entre la Formule 1 et les Etats-Unis est longue. Mais comme toutes les histoires passionnelles, elle est tumultueuse et rocambolesque. De nouveaux épisodes de cette « love story » vont s’écrire prochainement.

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Déjà, le feuilleton de la course à Austin ne cesse d’alimenter les journaux spécialisé. Ce n’était plus un secret pour personne. Bernie Ecclestone a toujours eu une fascination pour l’Amérique du Nord. Un marché avec autant d’opportunités ne pouvait plus échapper aussi longtemps à la déferlante commerciale de la Formule 1.

De plus, le richissime britannique a vécu le récent échec de la course organisée à Indianapolis comme une défaite personnelle.

Michelin a d’ailleurs fait les frais de la course ratée de 2005, où seules les monoplaces équipées de pneumatiques Bridgestone avaient pris le départ de la course. Souvenez-vous, le manufacturier au bibendum ne pouvait plus garantir la sécurité des pilotes chaussés de gommes française après l’éclatement des pneus des deux Toyota de Ralf Schumacher et Ricardo Zonta, survenu de manière inexpliquée.

Michelin quittera la Formule 1 une année plus tard, poussé vers la sortie par la politique du manufacturier de pneumatiques unique.

La Formule 1 n’arrivera pas, après cet incident, à augmenter sa côte de popularité aux Etats-Unis, même avec la présence éphémère d’un pilote local, Scott Speed chez Toro Rosso, premier américain depuis Michael Andretti en 1993 à participer à une course.

En 2008, Tony Georges, directeur du speedway, mettra un terme définitif à la présence de la Formule 1 sur les terres d’Indianapolis, temple de la compétition automobile, mais qui n’aura pas été la terre sacrée pour cette discipline, malgré tout, européenne.

On pensait alors que l’idylle entre ces deux parties tellement antinomiques était définitivement close. C’était mal connaitre la persévérance de Bernie Ecclestone.

En effet, dans le courant de l’année 2011, le projet d’une course à Austin au Texas était lancé. Certes, la destination est un peu moins prestigieuse que sur les terres d’Indianapolis ou dans la banlieue de New York, comme le rêvait Bernie à haute voix depuis plusieurs années.

Mais le projet est cohérent. Le circuit est rapidement dessiné, et les pilotes qui ont pu jeter un œil sur le tracé semblent séduits par son dénivelé et son environnement.

Mais bien entendu, il était dit que cette réalisation ne serait pas facile. Voilà que des problèmes d’engagements financiers commencent à émerger vers la fin de l’année, et le Grand Prix, un temps annoncé officiellement, s’affiche désormais en pointiller.

Les promoteurs d’Austin ont notamment été refroidis par l’émergence du projet rêvé par Bernie d’organiser une course à New York, qui a été annoncé comme le Grand Prix des Amériques à partir de 2013.

Finalement, les financements pour la course à Austin ont été trouvés et les Etats-Unis pourraient donc accueillir deux Grands Prix à compter de la saison 2013…l’histoire d’amour est donc loin d’êtres terminée, et de grandes pages de l’histoire de la Formule 1 pourraient être écrites sur la terre promise d’Ecclestone.

Axel B.

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