Il existe une tendance ces dernières années en Formule 1 dont on parle peu. De plus en plus, les écuries cherchent à retrouver leur identité nationale. Si cette expression peut paraitre grossière à cause de diverses approches politiques, c’est une tendance réelle qui émerge en Formule 1.

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Dernière apparition de ce phénomène somme toute récent, l’écurie HRT veux avoir une identité 100% espagnole. Elle n’a pas hésité à renvoyer purement et simplement le germano-roumain Colin Kolles, son directeur sportif, pour céder sa place à l’hispanique Luis Perez-Sala afin de redonner une âme un peu plus ibérique à une écurie qui s’appelle pourtant…Hispania Racing Team.

Le recrutement de Pedro de la Rosa, qui aurait pu passer pour une fantaisie avant cette étape importante vers une identité totalement espagnole, est la preuve flagrante de la volonté de l’équipe de replonger vers ses racines. Certes, le vétéran aux 86 Grands Prix, débarque fort d’une expérience intéressante en tant que pilote essayeur au sein d’une des plus grande équipe de l’histoire, à savoir McLaren, et d’une connaissance parfaite des gommes Pirelli, mais, et à n’en plus douter aujourd’hui, sa nationalité a joué un rôle important dans sa signature pour un contrat de deux ans.

HRT pourrait ne pas en rester là et attirer dans son garage un autre ibère récemment mis à la porte, Jaime Alguersuari. Il ne leur resterait plus alors, qu’a trouver un motoriste de la même nationalité pour réaliser leur rêve…Seat serait-il prêt à tenter l’aventure dans un futur plus ou moins proche ?

Battant pavillon espagnol, et avec deux pilotes provenant de ses terres, Hispania pourrait donc rejoindre deux autres écuries qui sont dans la même configuration.

En effet, Mercedes et McLaren sont, de ce point de vu, atypiques sur les grilles de départ. La première nommée a eu une envie récente de tenter l’aventure en solitaire, en rachetant fin 2009 l’écurie de Ross Brawn, anciennement détenue par Honda. Elle a attiré dans son escarcelle un jeune allemand en devenir (s’il ne tarde pas trop à gagner…), Nico Rosberg, et une idole germanique de retour d’une retraite dorée, Michael Schumacher.

Voilà un duo qui a de la gueule, et une écurie qui peut se revendiquer allemande à tous les points de vue. Il ne manque plus que cette alchimie nationale trouve enfin la voie du succès pour que le bonheur soit total.

Sa consœur McLaren, liée par le sang du moteur, aligne quant a elle deux pilotes britanniques, et pas des moindres. Lewis Hamilton, champion du monde 2008 et Jenson Button, titré en 2009, forment un des plus beaux duos du plateau. Qui plus est, la réussite est de leur côté puisqu’ils se battent pour le titre de champion depuis le début de leur association en 2010.

Voilà un exemple de réussite nationale qui doit émouvoir Alain Prost, lui qui en son temps, n’avait jamais réussi à faire le consensus autour d’un projet de Formule 1 français, comme devait l’être à la base son équipe Prost GP, avec le moteur Peugeot, le pilote Olivier Panis et des soutiens tricolores comme Bic ou Canal +.

Peut être que la présence, dès la saison prochaine, de trois jeunes pilotes français pourrait raviver cette fibre patriotique pour des grands constructeurs automobiles français ?

En attendant, une autre équipe actuelle semble vouloir suivre cette idée de promouvoir son pays à travers une écurie, il s’agit bien entendu de Force India, qui, comme son patronyme l’indique, aimerais représenter l’Inde dans le pinacle du sport automobile mondial. Cependant, Vijay Mallya, flamboyant patron de l’équipe se heurte à de nombreuses difficultés, notamment celle de trouver un pilote indien digne de se battre pour la victoire…

Axel B.

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