Fin d’année oblige, les premiers bilans de la saison écoulée vont apparaitre à tire-larigot sur les sites et dans les magazines spécialisés. Plutôt qu’un retour en arrière sur une année dominée par Sebastian Vettel, projetons nous plutôt vers l’avenir en essayant de définir les chances de victoire des protagonistes de la 63ème et prochaine saison de l’histoire.

Licence Creative Commons / Srikrishna Narasimhan

Bien entendu, il y a les archi-favoris pour cette nouvelle saison. Historiquement, le champion du monde sortant remporte les suffrages. Surtout s’il est entouré d’une stabilité tellement importante dans le cycle de la victoire comme l’est actuellement Sebastian Vettel.

Peu de changements, voire même aucun, n’ont été prévu chez Red Bull pour 2012. Adrian Newey, le génial ingénieur sera toujours de la partie, et même les éléments les plus discutés, comme Mark Webber, seront encore en place.

Finalement, le renouvellement de contrat du pilote australien fait le jeu de Vettel, qui n’aura pas la pression d’un nouvel équipier aux dents longues à subir tout au long de la saison. En quelques sortes, reconduire Webber à son poste, c’est un peu rassurer Vettel qui a déjà pris la mesure de cet équipier, autant psychologiquement que sur la piste.

Normalement, les équipes qui étaient compétitives tout au long de la saison 2011 devraient réussir à contester la marche en avant du double champion du monde en titre.

En premier lieu, on pense évidemment à l’écurie McLaren-Mercedes et à son duo de pilotes britannique. Il l’a rappelé et martelé tout au long des derniers mois de la fin de saison 2011, Lewis Hamilton reviendra encore plus fort l’an prochain après avoir fait le ménage autour de lui et dans sa vie privée. Bousculé et contesté au sein même de l’équipe qui l’a vu grandir, Lewis n’a pas été champion du monde en 2008 par hasard, et il aura à cœur de le prouver. Il pourra compter sans aucun doute sur une équipe technique peu remaniée, qui accueillera comme renfort Sam Michaels, transfuge de Williams, qui a pour habitude de laisser partir du personnel talentueux vers la concurrence (l’exemple d’Adrian Newey, déjà transféré à l’époque de Williams chez McLaren, est le plus flagrant).

Hamilton devra cependant se méfier de l’importance que prend Jenson Button dans l’équipe, et cette rivalité naissante pourrait être finalement le point faible de l’écurie basée à Woking.

Un tel scénario de rivalité entre équipiers semble improbable par contre chez Ferrari. La Scuderia ne se cache pas pour désigner Fernando Alonso comme son plus grand atout pour remporter enfin un titre qui leur échappe depuis cinq ans déjà.

On voit mal Felipe Massa faire de l’ombre à l’espagnol, d’autant plus que le brésilien ne doit sa place au sein de l’écurie au cheval cabré qu’à la bienséance de Lucas Di Montezemolo, qui n’a pas oublié tous les services rendus du vice-champion du monde 2008 à son écurie. N’empêche que les chances du brésilien de remporter la couronne mondiale semblent bien minces, à moins d’un exceptionnel retournement de situation.

Qui pourrait alors créer la surprise en 2012 ? On pense bien entendu à Kimi Raikkonen, de retour en Formule 1 chez Lotus-Renault. Même si la monoplace franco-luxembourgeoise (ou britannique, on ne sait plus trop bien au final…) était plutôt erratique la saison passée, l’effet galvanisant de la venue conjuguée d’un ancien champion du monde et d’un jeune espoir français, pourrait donner des ailes aux hommes d’Eric Boullier.

Kimi pourrait réaliser quelques coups d’exploit dont il en a le talent, et emmener dans son sillage Romain Grosjean avide de prouver que son passage en Formule 1 en 2009 n’est qu’un mauvais souvenir.

Il faudra également avoir un œil attentif aux performances des deux allemands de l’écurie Mercedes. Beaucoup de pilotes, Fernando Alonso en tête, pensent que les flèches d’argents pourraient être la bonne surprise de cette année 2012.

Avec Michael Schumacher et Nico Rosberg à leurs volants, les monoplaces allemandes pourraient suivre une progression logique dans leurs performances et truster quelques places sur les podiums, voire même un peu plus avec des conditions favorables. Cela sera en tout cas un vrai test pour Schumacher, qui entame selon toute vraisemblance sa dernière année de contrat effective. Ses résultats et sa motivation seront les clefs de son engagement futur dans la discipline.

Plus loin sur la grille, tandis que Sauber, Toro Rosso et Force India se partagerons les places d’honneur, Williams tentera de survivre aux probables progrès de Caterham, Marussia ou HRT. Le public français lui, portera un regard attentif aux deux autres nouveaux pilotes tricolores, Jean-Eric Vergne et Charles Pic.

Axel B.

Publicités