Après son terrible accident de l’hiver dernier, les attentes concernant Robert Kubica ont été quelque peu surnaturelles. Tout le monde s’attendait à la voir revenir à son plus haut niveau en quelques mois, et le principal intéressé aussi. Un an plus tard, le polonais a-t-il un avenir en Formule 1 ?

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Gentiment écarté par l’écurie Lotus-Renault à l’orée du début de la saison 2012, Robert Kubica ne fait plus parti des plans mis en place par Eric Boullier qui veut redonner un élan victorieux rapide à son équipe.

Le polonais comptait sûrement sur un rétablissement plus rapide de sa condition physique, malmenée par un nombre important d’opérations et une malchance flagrante. Les premières interviews du pilote après son accident lors d’une épreuve de rallye en 2011, laissaient entrevoir un homme déterminé à revenir au plus haut niveau, le plus rapidement possible.

De son côté, Boullier se montrait patient et affirmait à qui voulait bien l’entendre qu’un place au chaud était réservée à son pilote.

Mais durant l’année passée, les mauvaises nouvelles et les contres-temps fâcheux se sont enchainés alors que le manager français, à la tête de Lotus, devait prendre une décision rapide quant au futur immédiat de son équipe.

Avec un duo de pilotes prometteurs mais trop inconstants (Vitaly Petrov et Bruno Senna), Lotus-Renault se devait de remonter la pente en 2012 et de redevenir l’écurie gagnante qu’elle fut il n’y a pas si longtemps, à l’époque ou Fernando Alonso était allé chercher deux titres mondiaux des pilotes.

Cette urgence a précipité la mise à l’écart de Kubica, pour laisser entrer dans sa maison le revenant Kimi Raikkonen. Choix plutôt curieux et pari vraiment risqué pour une écurie plus vraiment affirmée et à la recherche d’une assise technique…ce qui n’a jamais été le point fort du finlandais.

Du coup, Kubica et son manager, Daniele Morelli, qui occupait une place médiatique très importante durant la convalescence de son pilote afin de ne pas le faire oublier, ont accusé le coup en silence, mais peut être pas sans avoir quelques idées derrière la tête…

En effet, en ce début d’année, une rumeur persistante a fait état d’un rapprochement entre le polonais et la Scuderia Ferrari.

On connait les liens d’amitié qui unissent Kubica et Fernando Alonso, pygmalion de l’écurie au cheval cabré. L’espagnol ne serait pas contre courir dans la même équipe que son ami, et le désamour flagrant entre Ferrari et son actuel second pilote Felipe Massa allant en grandissant, la porte serait alors grande ouverte pour cette association.

Visiblement, Kubica serait apte à retenter l’aventure au volant d’une voiture de course d’ici le mois de juin de cette année.

C’est en tout cas la date qui a été avancée par un journaliste italien à la fin du mois de janvier, pour une éventuelle collaboration en piste entre Ferrari et l’ancien pilote BMW.

Même si sa rééducation risque d’être encore longue et les difficultés grandes, notamment au niveau de son coude et de son poignet droit, l’éventualité d’un retour de Kubica à l’horizon 2013 est pour l’instant encore crédible.

Et puis ca n’est pas la première fois que le polonais se sort de situations dans lesquelles ont le croyait perdu. Au début de sa carrière, un accident de la route aurait bien pu stopper son ascension et plus récemment, les images impressionnantes de son crash au Grand Prix du Canada en 2007 restent dans toutes les mémoires.

A chaque fois, Kubica s’en est sorti comme miraculé et a su rebondir rapidement. Comme simple justification, il avouait la présence dans son casque d’une photo du Pape Jean Paul II, natif comme lui de Cracovie.

Cette image mystique et christique le rapproche un peu plus d’Ayrton Senna, véritable croyant qui, la veille de son accident mortel, avait lu un passage de la bible dans lequel il en avait déduit que Dieu allait s’offrir à lui en cadeau.

Le talent les réunis, mais cette croyance et cette sensation d’invincibilité aussi. Ce qui fait penser que Robert Kubica rebondira, une fois de plus…

Axel B.

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