Évidemment, en lisant le titre de cette chronique, on pourrait se sentir en léger décalage temporel. Il y a bien longtemps que Fernando Alonso fait parti des plus grands pilotes de la Formule 1. Mais sa récente victoire en Malaisie le fait surtout entrer en cinquième position des pilotes les plus victorieux de l’histoire de ce sport.

 

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Il fût un temps, qui semble bien lointain, où le record de Jackie Stewart de 27 victoires semblait inaccessible. Mais à la fin de sa carrière en 1973, le pilote écossais ne pensait certainement pas que son total de succès en Grand Prix ne serait battu que plus de 14 ans plus tard, par Alain Prost.

De même, le record de 51 victoires établi par le français en 1993 ne pouvait être atteint à l’époque que par Ayrton Senna, à dix longueurs derrière son éternel rival.

Les vicissitudes et les drames de l’histoire en auront décidé autrement, même s’il semblait probable que le talent du géni brésilien lui aurait permit d’atteindre cet objectif qui n’a rien d’anecdotique.

Bien sur, on retrouve maintenant à la tête de ce record l’inévitable septuple champion allemand Michael Schumacher.

Fort de ses 91 victoires, le Kaiser devient une cible intéressante pour toutes les jeunes pousses qui sont avide de reconnaissance historique et mathématique. Bien entendu, Sebastian Vettel est présenté comme le meilleur espoir pour succéder à son ainé en tête de ce classement. Son talent et sa précocité en font le candidat idéal pour atteindre la barre symbolique des 100 succès en course. Mais même si son début de saison 2012 oscille entre le décevant et le déroutant, tout espoir n’est pas perdu.

A coté de lui, Fernando Alonso fait son petit bonhomme de chemin, et ses deux victoires en deux saisons (Grand Bretagne 2011 et Malaisie 2012) font de lui le cinquième homme de ce classement prestigieux.

L’Espagnol est considéré, sûrement à juste titre, comme le pilote le plus complet de sa génération. A voir ses prouesses au volant d’une monoplace erratique et ratée, les observateurs ayant constaté cet état de fait ne sont pas loin de la vérité. Et cette statistique, et les 28 victoires qui la composent, sont là pour affirmer un peu plus ce constat.

Mais à plus de trente ans, et à la vue de la situation actuelle de la Scuderia Ferrari (qui semble ne pas réussir à se sortir de cette spirale infernale de la défaite), est ce que le double champion du monde arrivera à battre le record de victoires en Grand Prix ? Probablement que non. Même si rien n’est sûr en Formule 1…

 

Mais il aura cependant le privilège de côtoyer pendant de longues années des noms prestigieux qui auront marqué le sport automobile de leur empreinte. Outre ceux précédemment cités, il ne faut pas oublier d’évoquer le britannique Nigel Mansell, qui aura atteint le chiffre impressionnant de 31 victoires, alors qu’il n’aura ouvert son compteur qu’à partir de sa 32ème année. Voilà de quoi donner de l’espoir à bon nombre de pilote en attente de succès…

 

Axel B.

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