La Formule 1, ou du moins le sport automobile en général, pourrait-elle devenir un sport olympique ? Si cette éventualité parait peu crédible, nous pouvons toujours essayer de voir ce qu’une telle discipline pourrait donner…

Licence Creative Commons / Sitomon

Le sport automobile a bien fait une tentative aux Jeux Olympique. C’était en 1936, lors des Jeux organisés à Berlin, dans un contexte politique trouble. D’un strict point de vue sportif, la course automobile faisait son apparition olympique mais uniquement en épreuve de démonstration. Plus d’une centaine de voitures, en majorité allemandes afin de prouver la force de la nation voulue par Hitler, se sont affrontées. Mais cette tentative n’a jamais eu de suite dans l’histoire.

Il serait alors cocasse d’imaginer une compétition automobile sur des formules monotypes, un peu à l’image du GP2 actuel mais avec des pilotes représentants leur nationalité.

Une discipline avait déjà tenté cette aventure, mais jamais au niveau olympique. En effet, l’A1 Grand Prix avait développé cette idée d’identité nationale des écuries dans un championnat complet. Si l’aventure s’est terminée fin 2009 suite à des problèmes financiers, la discipline a quand même vue passer dans ses rangs des pilotes tels que Franck Montagny, Bruno Junqueira, Ralph Firman ou encore Alex Yoong, beaucoup d’anciens pilotes de Formule 1 n’ayant jamais vraiment réussi à convaincre.

Si une telle course Olympique devait être organisée aujourd’hui on pourrait se mettre à rêver sur des associations de pilotes, d’ingénieurs et d’équipes plutôt originales.

L’équipe d’Espagne serait bien entendu menée par son plus fier représentant, Fernando Alonso. Quelques autres pilotes ibériques seraient alors en confrontation pour le poste de second tel Pedro de la Rosa, Dani Clos ou Jaime Alguersuari. Ce dernier remporterait sûrement les suffrages mais les problèmes de cette équipe se trouveraient surtout dans l’encadrement et l’exploitation du matériel. Seuls les membres de HRT seraient capables d’apporter une touche de nationalisme à cet édifice. Pas sur dans ces conditions que Fernando devienne alors champion Olympique…

Le problème de l’Italie, lui, serait par contre inverse. Si le personnel de Ferrari n’a plus rien à prouver en termes de professionnalisme et d’efficacité, le contingent de pilote italien n’est pas pléthorique. Il faudrait alors peut être faire appel à d’anciennes gloires de ce sport comme Giancarlo Fisichella, Jarno Trulli ou Vitantonio Liuzzi pour que l’Italie soit représentée dignement.

Du côté de la France, un duo de pilote Romain Grosjean / Jean-Eric Vergne aurait vraiment de la gueule. Tout comme pour la Grande Bretagne, où l’association Jenson Button / Lewis Hamilton fait déjà des miracles chez McLaren, entouré d’ingénieurs britannique.

L’équipe du Brésil semblerait par contre en reconstruction et peu sûre d’elle, surtout à l’image de ses possibles représentants, Felipe Massa et Bruno Senna, qui ne sont pas les deux pilotes les plus en confiance du moment…

Mais c’est surtout du côté de l’Allemagne qu’il faudrait peut être voir les futurs champions Olympiques. Avec l’armada des ingénieurs Mercedes et un choix de pilotes à n’en plus finir (Schumacher, Vettel, Glock, Rosberg, Hulkenberg…), la Manschaaft serait très dure à battre.

Reste à savoir lesquels parmi ces pilotes seraient sélectionnés pour représenter leur pays. A n’en pas douter, voilà un titre et un record qui manque au palmarès de Michael Shumacher…Mais même si le champion allemand pourrait être séduit par une telle compétition, tout cela reste dans le domaine du rêve et de l’impossible. Quoi que, dans les années à venir, peut être… ? Avec Bernie Ecclestone, rien n’est impossible ! D’ailleurs, la FIA n’a-t-elle pas été récemment reconnue par le CIO, le Comité International Olympique ? Voilà une porte ouverte et une belle opportunité de voir dans un futur plus ou moins proche du sport automobile aux Jeux Olympiques !

Une chose est sûre, c’est que cette idée, au final peut être pas si farfelue que cela, séduit déjà quelques équipes. Très récemment, sur son site internet officiel, Lotus-Renault s’est amusée à comparer les performances d’un Usain Bolt, champion olympique du 100 mètres, à leur monoplace de cette année, la E20, pilotée par Kimi Raikkonen et Romain Grosjean.

C’est ainsi que l’on apprend que si le champion jamaïcain parcourt le 100 mètres en 9.58 secondes, la Lotus n’a besoin que de 4.25 secondes pour atteindre ce but. Bien entendu, la vitesse de pointe des deux « athlètes » diffère énormément. Bolt atteint avec force une vitesse maximale avoisinant les 45 km/h alors que la E20, sur la même distance des 100 mètres culmine à 150 km/h.

 

La différence de poids entre les deux est également à souligner. Les 93 kg de muscle d’Usain Bolt ne pèsent pas lourds face aux 640 kg de génie mécanique de la Lotus. Mais au final, si un système de médailles, un temps proposé par Bernie Ecclestone, était adopté, l’écurie Lotus Renault serait à la tête de 4 médailles d’argent et 4 médailles de bronze pour l’année 2012 alors que Bolt, Jeux Olympiques et championnat du monde d’athlétisme inclus, possède déjà 6 médailles d’or et 2 en argent. Voilà le chemin qu’il reste à parcourir pour Lotus et la Formule 1 jusqu’à l’Olympe…

Axel B.

Publicités