Tous les pilotes de Formule 1 vous le diront si vous leur posez la question. Piloter leurs bolides sous la pluie n’a rien à voir avec le fait de la faire dans des conditions climatiques normales. Certains d’entre eux sont cependant plus doués que d’autres dans cette épreuve.

Licence Creative Commons / Supermac1961

Il est commun de dire que la pluie à pour habitude de niveler les performances des monoplaces. Ce sont alors les pilotes qui peuvent faire la différence et certains d’entre eux, sur des monoplaces habituellement peu compétitives, peuvent se faire remarquer et saisir une chance d’obtenir un bon résultat, souvent salvateur au milieu d’une saison plus au moins ratée.

Il va s’en dire, qu’avec la proximité du Grand Prix de Belgique, quelques uns des vingt quatre concurrents qui prendront place sur la grille de départ du circuit de Spa-Francorchamps le week-end prochain, auront cette notion bien en tête.

Mais parmi eux, quels sont ceux qui pourraient vraiment tirer leur épingle du jeu. Piloter sous la pluie et plus qu’un art, cela peut être comparé à de l’équilibrisme. La chance bien entendu entre également en jeux. L’histoire regorge d’exemples où la pluie a permis à certains pilotes de milieu de tableau de prétendre à la victoire : Panis en 1996 à Monaco ou encore Button en Hongrie en 2006.

Voilà donc déjà une bonne indication concernant le pilote Britannique. Il semble exceller lorsque les conditions météorologiques se durcissent. Mais cette saison, il n’a pas été le seul à prouver qu’il pouvait être un prétendant à la victoire en cas de piste détrempée. En effet, un des premiers favoris qui vient à l’esprit est Sergio Pérez.

Le pilote Sauber a réalisé un authentique exploit en début de saison lors du Grand Prix de Malaisie qu’il avait bien failli remporter s’il n’avait pas fait une erreur de jeunesse dans les derniers tours derrière la Ferrari de Fernando Alonso. Le Mexicain terminera à une belle deuxième place et marquera à jamais les esprits des observateurs avertis du petit monde de la Formule 1. De plus, il paraitrait que son équipier au sein de l’écurie suisse, Kamui Kobayashi, ne soit pas un manche sous la pluie lui non plus. Voilà peut être de quoi satisfaire la soif de victoire de Sauber et de certains spécialistes qui prédisent depuis plusieurs courses une victoire des monoplaces blanches.

Parmi ceux que l’on pourrait qualifier, sans être péjoratif, de « seconds couteaux », le pilote Force India Nico Hulkenberg peut se targuer d’être un prince de la pluie. Sa pole position acquise en 2010 au sein de l’écurie Williams lors du Grand Prix du Brésil est encore dans toutes les mémoires. Ayant eu quelques difficultés à reprendre le rythme de la compétition face à son rugueux équipier Paul di Resta, l’Allemand semble désormais avoir prit la mesure de ses ambitions au volant d’une monoplace revigorée. Le Grand Prix de Belgique, s’il est pluvieux, pourrait bien être le théâtre d’un de ses nouveaux exploits. D’autant plus que Force India y a déjà brillé en 2009 avec une pole position et une seconde place acquise par Giancarlo Fisichella.

Mais il ne faut pas oublier non plus que parmi les cadors de la discipline, beaucoup d’entres eux sont très à leurs aises lorsque l’eau inonde les circuits. On se souvient parfaitement de la première victoire de Sebastian Vettel en 2008 au volant d’une poussive Toro Rosso. L’Allemand avait réalisé une véritable performance en s’imposant largement sur la piste détrempée de Monza et avait ainsi commencé à écrire sa légende.

Fernando Alonso et Kimi Raikkonen ont eux aussi remporté de beaux succès dans ces conditions, et leur début de saison en fanfare laisse augurer qu’ils sont au sommet de leur art.

Mais le roi parmi les rois ne serait-il pas une fois de plus Michael Schumacher. Le nombre de ses victoires obtenues sous la pluie est impressionnant, et si l’ont devait en citer une des plus marquantes on penserait peut être à celle en Espagne en 1996 ou le pilote allemand avait littéralement survolé ses concurrents et avait redéfini à lui seul la notion de pilotage sous la pluie. En plus, la prochaine course se déroule dans son jardin, en Belgique. Alors qui sait… ?

Axel B.

Publicités