Une fois de plus, Force India est passée tout près de la victoire ce week-end au Brésil. Si l’écurie semblait marquer le pas en cette fin de saison, notamment face à ses principaux rivaux de début d’année qu’étaient les deux pilotes Sauber, les talents d’équilibriste de Nico Hulkenberg ont redonné le sourire à une équipe qui aurait pu douter de son avenir proche.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes
Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Le début de saison des deux pilotes Force India était prometteur. Nico Hulkenberg, mais surtout Paul di Resta, enchainaient de solides performances et marquaient des points important pour leur équipe. Le point d’orgue allait arriver en milieu de saison avec deux magnifiques quatrièmes places obtenues en Belgique par l’Allemand et dans la nuit de Singapour par l’Ecossais.

Finalement, ce duo de pilote peu expérimenté a fait ses preuves avec succès et est arrivé à faire oublier un pourtant excellent Adrian Sutil, mis sur la touche pour des raisons diverses. Mais alors que l’on pensait que di Resta prendrait facilement l’ascendant sur Hulkenberg, ce dernier est monté en puissance jusqu’à la fin de la saison, à tel point qu’il a réussi à combler son année blanche de compétition et à renaitre parmi les prétendant à un baquet plus prestigieux, comme ceux vers qui ont le dirigeait alors qu’il pilotait pour Williams en 2010 et qu’il jouissait d’une grosse côté.

Beaucoup de monde le voyait déjà remplacer Felipe Massa en 2013 chez Ferrari et, nul doute que si le Brésilien n’avait pas magistralement redressé la barre en se sacrifiant corps et âme pour son Matador Alonso, Hulkenberg se serait paré sans vergogne de la tunique rouge tant convoitée.

A côté de cela, pendant que l’ascension de l’Allemand était observée, on constatait également une légère perte de confiance de la part de di Resta. Sûrement vexé de ne pas avoir été choisi par McLaren pour épauler Jenson Button la saison prochaine ou par Mercedes pour remplacer Schumacher, le pilote écossais accusait un peu le coup et sa prestation au Brésil en fût l’image parfaite.

Alors qu’Hulkenberg caracolait en tête en se battant avec les deux Britannique de Woking, di Resta, qui avait déjà eu du mal à se qualifier, peinait en queue de peloton à se défaire d’un Michael Schumacher soucieux de mettre une belle note finale à sa carrière. Il clôturera d’ailleurs prématurément le Grand Prix du Brésil en sortant de piste dans la ligne droite des stands et laissera aux caméras comme dernière image de la saison sa Force India fracassé contre le mur. Pas sûr qu’il passe un hiver serein avec cette photo en tête.

Bien sûr, au final, Nico Hulkenberg a lui aussi commit des erreurs dans cette ultime manche de la saison. Il a perdu la victoire sur une glissade à la sortie d’un virage et a vendangé un podium dans une attaque suicide sur Hamilton. Mais beaucoup se souviendront qu’il a mené une grande partie de la course et qu’il fût un prétendant sérieux à la victoire.

Vijay Mallya a du ressentir les même sensations que lors de ce fameux Grand Prix de Belgique 2009 ou un flamboyant Giancarlo Fisichella parti en pole position s’était fait subtiliser la victoire par le nouveau rois des Ardennes belges, alias Monsieur Kimi « j’aime-tellement-le-rallye-que-j’en-fait-même-avec-une-Formule 1 » Raikkonen.

La deuxième place de Fisico lors de cette course reste à ce jour le seul podium d’une Force India dans la discipline, mais à la vue de ce que nous ont prouvé Hulkenberg et di Resta cette saison, il serait logique que ce palmarès ne reste pas figé. Surtout en se souvenant qu’avant d’être Force India, dans un passé pas si lointain, l’écurie s’appelait Jordan et s’était habituée à la victoire.

Tout cela dépendra aussi du choix du futur pilote amené à épaulé di Resta la saison prochaine car Hulkenberg lui, est déjà partie à la concurrence directe chez Sauber…pour y remporter sa première victoire en 2013 ?

Axel B.

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