Plusieurs pilotes et écuries ont remporté des victoires durant la saison 2012. Certains, pour la première fois, d’autre plutôt comme une confirmation. Petit tour d’horizon de ceux qui ont marqué la saison 2012 de Formule 1 de leur empreinte.

Licence Creative Commons / Nic Redhead
Licence Creative Commons / Nic Redhead

On ne peut pas parler des vainqueurs de la saison 2012 sans parler de Sebastian Vettel et de Red Bull, bien sûr. Maintenant devenus incontournable depuis plusieurs années, l’écurie autrichienne et son triple champion du monde allemand deviennent les nouvelles références en Formule 1.

La discipline reine du sport automobile a pour habitude de fonctionner par période de domination. Tant au niveau des pilotes qu’au niveau des écuries. Si Juan Manuel Fangio a été le pionnier de ses ère d’hégémonie, d’autre l’ont suivi au fur et à mesure de l’histoire comme Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Alain Prost, Nelson Piquet, Ayrton Senna, Michael Schumacher et dorénavant Sebastian Vettel. Tous ont en commun d’avoir remporté au moins trois titres mondiaux. Le constat est le même en ce qui concerne les écuries. Ferrari, Lotus, McLaren, Williams et maintenant Red Bull ont tour à tour dominé la compétition. L’équipe autrichienne, menée de mains de maitre par Christian Horner et Adrian Newey, a sûrement encore de beaux jours devant elle.

Mais d’autres vainqueurs se sont mis en avant cette saison. A commencer par Mark Webber, coéquipier de Vettel, qui est rapidement retombé dans l’ombre de son leader, même si, à un moment donné de la saison, ses deux belles victoires à Monaco et à Silverstone ont fait de lui le rival le plus sérieux face à Fernando Alonso dans la quête du titre.

D’ailleurs, l’Espagnol est assurément le vainqueur le plus étonnant de cette saison à la vue des performances de sa Ferrari en début d’année. Revenu du diable vauvert, le double champion du monde, entouré par son panache et sa grinta indéfectible, a réussi à contester le titre à Vettel jusqu’à dans l’ultime manche de la saison. Ce qui lui fait dire d’ailleurs qu’il a, à ses yeux, réalisé une performance qui lui sera difficile de réitérer encore une fois dans sa carrière.

A côté de cela, les performances des deux « McLaren Boys » peuvent sembler bien ternes. Non pas dans la manière donc leurs victoires, sept au total, ont été acquises, surtout celles de Lewis Hamilton, mais surtout pour leur incapacité à transformer leurs belles performances et la rapidité de leur monoplace en réelles chances de remporter le titre. Mais cette contre performance n’est pas vraiment imputable à Hamilton et Jenson Button, qui ont souvent du faire face à la fébrilité de leur mécanique alors qu’ils étaient en position de gagner.

Une frustration qu’a connue très rapidement Nico Rosberg. Sa victoire en Chine lui a ouvert des perspectives finalement inatteignables au volant d’une Mercedes erratique et rapidement dépassée. Plus la saison avançait, et plus le pilote allemand sombrait dans les profondeurs du classement. Une détresse qui contrastait terriblement avec la joie de sa première victoire en Grand prix qui semblait pourtant en appeler d’autre au cours de l’année. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton et le départ de Norbert Haug, la firme étoilée veut du renouveau pour 2013. Mais il ne sera pas dur d’être moins bon qu’en 2012…

Mais la victoire la plus inattendu et la plus sympathique de cette saison est sans aucun doute celle de Pastor Maldonado. Le Vénézuélien était le pilote que l’on n’attendait pas. En redonnant le goût de la victoire à l’artisan Franck Williams et à son équipe, il a également apporté un vent de fraicheur à la discipline et aux autres écuries plus modestes, en leur donnant un espoir de réussite. Certes, on pourra dire que le natif de Maracay à quelque peu vendangé la suite de sa saison avec des accrochages à répétition qui lui ont couté quelques précieux podiums et une place plus flatteuse au championnat. Mais grâce à sa victoire providentielle, il s’est trouvé une place de choix dans le monde de la Formule 1, où tant de pilotes, pourtant talentueux, se voient fermer les portes. Certes Maldonado a un apport financier très important qui lui offre, après le talent, l’autre garanti nécessaire à une présence durable dans la discipline. Mais il n’a pas payé sa victoire à Barcelone.

Pour finir, le prix de la victoire la plus jubilatoire pourrait être remis haut la main au succès de Kimi Raikkonen à Abu Dhabi. Le Finlandais a prouvé à ceux qui doutaient encore qu’il n’a rien perdu de son talent. Ni de sa gouaille d’ailleurs, puisqu’il se permettra de mettre gentiment en boite son ingénieur durant la course en lui expliquant qu’il n’avait besoin de l’aide de personne pour amener sa Lotus-Renault à la première place. Et il a eu raison !

A l’orée du Grand Prix du Brésil, les huit vainqueurs de cette saison auraient pu être neuf. Mais Nico Hulkenberg au volant de sa Force India n’aura pas réussi à réaliser cet exploit. Il ne nous reste plus qu’a espérer que la saison 2013 nous offre, elle aussi, son lot de surprise.

 Axel B.

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