Chaque année, une écurie arrive à créer la surprise en étant là où on ne l’attend pas. Qu’elle se batte pour la victoire, ou qu’elle réalise quelques podiums et quelques belles performances, elle devient la surprise de la saison !

Licence Creative Commons / Nic Redhead
Licence Creative Commons / Nic Redhead

En jetant un œil sur les saisons passées, on peut se rendre compte que quelques écuries ont créé la surprise en affichant un niveau de performance que l’ont ne pouvait légitimement pas leur soupçonner.

En 1997, c’est la toute nouvelle écurie Prost Grand Prix qui fait sensation. Élaborée sur les cendres de l’équipe Ligier, les monoplaces bleues trustent les premières places des premières courses de la saison. En fait, c’est surtout Olivier Panis qui fait des miracles avec la voiture. Quelques podiums et de belles places d’honneurs le font grimper jusqu’en troisième position du championnat, avant que sa trajectoire soit brutalement interrompue lors d’un accident au Canada. Le pilote français manquera la majeure partie de la saison, et son écurie ne se relèvera jamais de cette triste mésaventure.

Lors de la saison 1998, l’équipe McLaren devient à son tour l’équipe surprise. Les flèches d’argent avaient déjà pointé le bout de leurs museaux à la fin de la saison 1997, avec un beau doublé lors de l’ultime course à Jerez. A ce moment là, les pilotes de Woking, Mika Hakkinen et David Coulthard, s’étaient fait voler la vedette par un Jacques Villeneuve fraichement auréolé de son titre de champion. Mais lors du Grand Prix d’Australie qui ouvrait la saison 98, les hommes en gris n’ont laissé à personne le choix de s’imposer. Et toute la saison fut à l’image de cette première domination. Alors que McLaren était en proie aux doutes depuis plusieurs années, l’arrivée d’Adrian Newey dans ses rangs en faisait subitement, et contre toutes attentes, l’équipe étalon de cette fin de millénaire.

Même cas de figure en 2009 avec la formidable domination de l’écurie Brawn GP. Mais là, l’histoire est encore plus rocambolesque. Alors que Honda avait décidé de mettre un terme à son projet dans la discipline après de pesantes années de désillusions, Ross Brawn tenta le pari de racheter l’équipe pour un dollars symbolique afin de sauvegarder les emplois mis à mal par le géant japonais et de se retrouver dans le vif du sujet après une année sabbatique frustrante. Cette idée fût sans aucun doute la plus fructueuse de sa carrière puisque son équipe allait dominer la saison de manière magistrale et remporter les deux titres grâce à Jenson Button et Rubens Barrichello, qui pensaient plus être au chômage technique qu’en haut des classements.

En 2012, Lotus-Renault a bien failli créer la sensation elle aussi. Mais elle restera néanmoins la plus belle surprise de cette saison avec les podiums à répétition de Kimi Raikkonen et Romain Grosjean et la victoire du Finlandais à Abu Dhabi.

Mais alors en 2013, quelles pourraient être les prétendantes à une telle « succès story » ? Parmi les équipes en forme qui pourraient bien étonner, Williams semble tenir la corde. La belle victoire de Pastor Maldonado en Espagne et un optimisme béat de ses dirigeants pourraient être des atouts sur lesquels l’écurie de Sir Franck pourrait s’appuyer pour renouer avec son lustre d’antan.

Mais derrière elle, deux autres équipes pourraient bien aussi surfer sur la vague d’une certaine réussite. En premier lieu, on pense évidemment à Sauber qui a réalisé en 2012 une des ses plus belles saisons. Seule ombre au tableau, un duo de pilotes complètement remanié pourrait couter cher à l’équipe suisse. À moins qu’Estéban Gutierrez marche sur les pas de son compatriote et prédécesseur Sergio Pérez et que Nico Hulkenberg continu sur la lancée de sa belle fin de saison.

D’ailleurs, à ce titre, l’autre écurie qui pourrait bien se révéler surprenante en 2013 est Force India. Même si ses résultats ont été plus fluctuants l’année passée, l’équipe a fini en trombe au Brésil en jouant la gagne. Elle pourra s’appuyer sur l’expérience et le talent de Paul di Resta qui ne devra pas tarder à convaincre s’il veut conserver sa place dans la discipline.

Bref, il n’y a pas qu’en haut du tableau que la lutte sera intéressante. Surtout si une de ces équipes s’invite dans la bagarre et vient jouer les trublions, un peu à l’image de Lotus en 2012 qui a entretenu ses chances au championnat pilote jusqu’à tard dans la saison.

Axel B.

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