Après le retour de Lotus en Formule 1 depuis quelques années, il pourrait bien y avoir, dans les mois à venir, un autre nom mythique de la discipline sur les grilles de départ. En effet, Brabham envisagerait de faire son come-back.

Licence Creative Commons / Koch Eric / Anefo
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A l’époque des pionniers de la Formule 1, entre la fin des années 1950 et le début des années 1960, deux écuries ont écrit parmi les plus belles lignes de l’histoire de la discipline. Lotus, engagée en 1958 par Colin Chapman et Brabham, écurie portant le nom de son pilote fondateur et mis à jours en 1962, ont a elles deux remporté plus d’une quinzaine de titres.

A une époque ou l’innovation battait son plein, la force créatrice de Chapman et de Brabham a fait des étincelles pour amener leurs entités sportives aux plus hauts sommets.

Lotus, dignement représentée par l’Ecossais Jim Clark puis par le Brésilien Emerson Fittipaldi, domine presque vingt ans dans la discipline (grâces également aux titres de Jochen Rindt en 1970 et Mario Andretti en 1978) avant de lentement péricliter jusqu’à sa disparition en 1994. Dans ces dernières années de présence, même si les performances n’étaient pas à la hauteur de son glorieux passé, l’écurie aura permis à quelques jeunes talents d’éclore, tels le futur double champion du monde Mika Hakkinen ou le Britannique Johnny Herbert.

La trajectoire de l’écurie Brabham est étonnamment semblable à celle de sa rivale. Même si elle a remporté moins de titre, sa période faste correspond avec la présence derrière le volant de son illustre fondateur éponyme. Au début des années 70, lorsque Jack revendra son équipe à l’ingénieur Ron Tauranac, celle-ci connaitra une période de creux qui sera comblée après l’arrivée à sa tête de Bernie Ecclestone. L’homme d’affaire Britannique, qui racheta à son tour l’écurie moribonde à Tauranac pour lui redonner son lustre d’antan, permettra à Nelson Piquet de remporter deux titres pilotes au volant de monoplaces souvent à l’avant-garde de la technologie, et même si Brabham n’arrive pas à inscrire de nouveau son nom au palmarès du championnat des constructeurs, elle fait figure de leader au milieu des années 80.

Mais là aussi, comme Lotus, après le départ d’Ecclestone vers d’autres cieux, l’écurie entamera une rapide descente aux enfers avant de mettre la clé sous la porte à la fin de l’année 1992.

Après la disparition de ces deux noms mythiques, ce n’est qu’à partir de la saison 2010 que le nom de Lotus va refaire surface. Avec l’appui du gouvernement malaisien, Tony Fernandes, patron d’AirAsia, décide de se lancer dans l’aventure de la Formule 1 en répondant à l’appel d’offre lancé par Bernie Ecclestone pour l’acceptation de nouvelles écuries dans le championnat. Avec le soutien du constructeur automobile Proton, détenteur des parts de Lotus Cars, il reprend le nom de Team Lotus F1, sous la bénédiction du fils de Colin Chapman. Mais il va s’ensuivre un imbroglio politique sur la détention de l’entité Lotus qui fera que lors de la saison 2011, deux écurie portant de le nom de Lotus seront présentes aux départs des Grands Prix. Une situation ubuesque car, en effet, entre temps, l’entreprise Genii a racheté l’équipe Renault et l’a également baptisé Lotus.

Au final, après une longue bataille judiciaire, Fernandes abandonnera le nom de Lotus pour le laisser filer vers son rival, qui finira par remporter une course sous ce nom lors du Grand Prix d’Abu Dhabi en 2012. Le renouveau de Lotus en Formule 1 est donc en marche.

Et sa trajectoire pourrait donc croiser une nouvelle fois celle de Brabham, dont la famille vient tout juste de gagner son combat judiciaire pour l’utilisation et l’exploitation de son nom et souhaiterait se relancer au pinacle du sport automobile mondial.

Lotus, Brabham, Williams, Ferrari, McLaren…une multitude de noms mythiques qui sentent bons la Formule 1 de caractère tant appréciée par les fans de la discipline. A quand le retour de Cooper, BRM et Tyrell désormais ?

 

Axel B.

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