L’équipe qui a subi le plus de changements en ce début d’année 2013 est sans conteste Mercedes. De nouvelles têtes sont arrivés avec un discours conquérant, et l’ambition de victoire est clairement affichée. La firme à l’étoile a tous les atouts en main pour briller et se doit de réussir. Plus d’excuses, et place aux résultats !

Licence Creative Commons / Morio
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Depuis son retour au début de l’année 2010 en tant que constructeur, et pas uniquement motoriste, l’écurie Mercedes n’a cessé de faire parler d’elle.

Tout d’abord, avec son rachat de l’équipe Brawn GP, championne du monde en titre à l’ingénieur Ross Brawn, qui avait lui-même racheté la moribonde entité Honda pour écrire une des plus belles et des plus audacieuses histoires de la Formule 1 moderne.

Ensuite, c’est la venue de Michael Schumacher en ses rangs qui a fait la une des journaux. Le septuple champion du monde, après trois ans de retraite, avait décidé de faire son retour avec une flèche d’argent, avec à l’esprit un sentiment de boucler la boucle avec le constructeur qui l’avait vu faire ses débuts en sport automobile.

Avec le jeune et prometteur Nico Rosberg au volant de l’autre monoplace, sur le papier, tout était écrit pour que le succès soit au rendez-vous. Mais bien entendu, en Formule 1, rien n’est jamais simple…

En faisant le bilan des trois années passées par Mercedes dans le championnat du monde, le palmarès est mince. Quelques podium, une seule victoire et surtout, beaucoup de désillusions.

Aujourd’hui, la volonté de l’entreprise basée à Stuttgart est de faire table rase de ce passé pour se construire un environnement propice à la victoire.

La première pierre de ce nouvel édifice a été posée avec l’engagement de Lewis Hamilton en provenance de McLaren. La venue du champion du monde 2008, considéré comme un des trois meilleurs pilotes du plateau, est un signe fort de la volonté de Mercedes de ne pas rester figé face à la défaite. Le Britannique, enfant chéri de Woking, n’aurait pas claqué la porte de son écurie fétiche s’il n’avait pas eu face à lui un projet ambitieux et réaliste.

Du côté des instances dirigeantes de l’équipe, le changement a également eu lieu. Niki Lauda a rejoint les rangs il y a quelques mois en tant que directeur exécutif et actionnaire, suivi récemment par Toto Wolf, alors actionnaire et directeur de Williams, mais dont les liens naturels avec Mercedes se sont finalement concrétisés aux dépends de l’équipe Britannique, dont il reste cependant actionnaire. Un renouveau qui a déjà poussé vers la sortie Norbert Haug, emblématique représentant de l’étoile à trois branches, et qui met dans une position trouble Nick Fry, transfuge de l’époque Honda, et même Ross Brawn, dont les plus folles rumeurs de départ n’ont cessé de courir dans la presse.

Mercedes a la chance d’écrire une nouvelle page de son histoire. La première partie de celle-ci pourrait être vite oubliée si la victoire pointe le bout de son nez dans les deux ans à venir. Les Schumacher, Haug et Brawn feraient alors figures de pionniers pendant que les Hamilton, Rosberg, et Wolf récolteraient les couronnes.

Mais pour que cette belle histoire prenne forme, il faudra, peut être, laisser un peu de temps à cette nouvelle équipe qui, logiquement, après un changement si radical, doit trouver ses marques. Mais les résultats devront apparaitre à plus ou moins courts termes. Il en va de l’avenir de Mercedes en Formule 1.

Axel B.

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