Lors de la présentation de la nouvelle Force India, seul un pilote était présent. L’Ecossais Paul di Resta se trouvait bien seul pour afficher les ambitions de l’équipe. Une situation inconfortable pour cette dernière et son pilote.

Licence Creative Commons / Machael Elleray
Licence Creative Commons / Machael Elleray

Depuis plusieurs années, Force India nous a habitués à une confirmation tardive de son duo de pilotes. Mais jamais l’attente n’aura été aussi longue. Vraisemblablement, il faudra encore patienter jusqu’aux essais de Barcelone pour connaître l’identité de celui qui accompagnera Paul di Resta pour la saison à venir.

Il semblerait donc que le départ de Nico Hulkenberg vers Sauber-Ferrari ait chamboulé l’écurie plus que ce qu’elle veut bien le laisser entendre. Le pilote allemand, qui a fini la saison 2012 comme une fusée, en jouant la victoire lors de l’ultime Grand Prix au Brésil, laisse un vide difficile à combler au sein de l’écurie de Vijay Mallya.

Bien sûr, pour occuper ce baquet, plusieurs noms sont avancés et nourrissent les rumeurs. Les deux plus fiables, et qui ont été confirmé par l’entourage de l’équipe, sont Jules Bianchi et Adrian Sutil.

Le pilote français, couvé par la grande famille Ferrari a plusieurs atouts en sa possession. Premièrement, il connaît bien l’équipe puisqu’il en est le pilote essayeur depuis maintenant deux ans. Durant cette période, il a eu largement le temps de nouer des liens de travail et d’affection avec les divers membres de l’écurie, de manière à se sentir pleinement à son aise. De plus, il a eu l’opportunité de suivre de près la conception de la nouvelle monoplace qui n’aura pas de secret pour lui.

D’un point de vue plus politique, ses liens étroits avec Ferrari pourraient être un avantage de taille. En effet, dans l’optique des changements radicaux dans la réglementation moteur pour la saison 2014, l’écurie Force India ne serait pas contre un rapprochement technique avec la Scuderia, qui pourrait lui fournir des moteurs de qualité. Certes, actuellement, la collaboration entre l’écurie indienne et son actuel motoriste, Mercedes, semble donner entière satisfaction aux deux parties. Mais apparemment, Vijay Mallya ne serait pas contre profiter de la grande expérience des hommes de Maranello pour se lancer avec les meilleurs atouts dans cette nouvelle ère de la discipline.

D’un autre côté, Adrian Sutil fait le forcing pour retrouver sa place en Formule 1 abandonnée à la fin de l’année 2011 pour une sombre histoire judiciaire. Le pilote allemand, alors pensionnaire chez Force India, avait été inquiété dans une affaire d’agression le mettant directement en cause. A la vue de cet épisode peu reluisant qui aurait pu lui valoir des interdictions de séjour dans certains pays (et ainsi l’empêcher de courir certains Grands Prix), Mallya avait préféré l’écarter au profit d’Hulkenberg.

Aujourd’hui, cette histoire semble appartenir au passé, et Sutil et Force India se font les yeux doux. Il est vrai que le talent de l’Allemand est reconnu depuis plusieurs années, et même s’il tarde à convaincre, faute de moyens, une deuxième chance serait méritée. De plus, lui aussi connaît très bien l’environnement de l’équipe et il faudrait peu de temps pour qu’il retrouve ses marques. Seule ombre au tableau, son absence forcée loin des circuits pourrait lui être préjudiciable. N’est pas Kimi Raikkonen qui veut…

Chaque jour, un nouveau nom s’ajoute à la liste des prétendants, rendant celle-ci aussi épaisse que le portefeuille d’Ecclestone . Bruno Senna et Kamui Kobayashi ont récemment été cité, et nul doute que dans les heures à venir, des pilotes comme Heikki Kovalainen et même Vitaly Petrov (même si son agent dément déjà tout contacts), victime de la signature de Van der Garde chez Caterham,  feront eux aussi partie de cette liste.

En attendant, Paul di Resta reste le seul représentant de l’écurie sur les premiers essais hivernaux. Une position embarrassante pour le pilote, qui n’a aucun point de repère pour jauger ses performances, et pour l’équipe, qui a pour ambition de jouer le podium à la régulière. Un début d’année bien solitaire pour l’écossais et plutôt étrange pour l’équipe…

Axel B.

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