L’heure des premiers essais d’intersaison est arrivée, est avec elle, les premiers bilans sur les nouvelles conceptions des écuries. Si chaque pilote peut ressentir en la pilotant, la bonne naissance d’une nouvelle monoplace, les temps au tour réalisés durant ces quelques journées de test ne sont guère révélateurs.

Licence Creative Commons / Michael Elleray
Licence Creative Commons / Michael Elleray

Depuis quelques semaines, l’aficionado de la Formule 1 a enfin quelques feuilles de temps à se mettre sous le nez. Les premiers essais sont enfin arrivés mais il n’est cependant pas facile de jauger des forces en puissances.

Une fois une McLaren, une fois une Ferrari, le lendemain une Mercedes avant de voir une Red Bull dominer la journée…quels enseignements tirer de ces informations ?

En substance, aucun ! Il y a trop d’éléments et de caractéristiques différents qui entrent en jeu pour pouvoir montrer du doigt l’écurie qui sera dominatrice lors de la saison à venir.

Mais en dehors des chiffres, le ressenti des pilotes est parfois bien plus parlant. Chez Mercedes par exemple, la bonne humeur et l’optimisme semblent être de sorti. Nico Rosberg n’hésite pas d’ailleurs à parler de victoire en 2013, une chose qui semblait totalement impossible à la fin de la saison dernière et avant que le pilote n’ait mis un pied dans la nouvelle monoplace grise. La venue de Lewis Hamilton a redonné un coup de fouet à toute l’équipe. Lui-même, semble ne pas avoir de spleen post-traumatique du à sa séparation avec McLaren, son écurie familiale.

Dans les garages de la Scuderia Ferrari, que cela soit sur la piste de Jerez ou à Barcelone, Felipe Massa et Fernando Alonso semblaient réellement enthousiastes des débuts de leurs nouvelles montures. Selon l’Espagnol, l’équipe n’est pas du tout dans la même situation qu’à la même période l’année dernière. Voilà donc une bonne base, selon lui, pour contester le titre à ses rivaux d’une manière moins complexe qu’en 2012. Le plus grand défi pour Alonso sera de réaliser une saison aussi parfaite que la précédente. Pour Massa, la renaissance est encore attendue…

Du côté de Force India, alors que Paul di Resta fait calmement son boulot, le Français Jules Bianchi et l’Allemand Adrian Sutil se battent par chronomètres interposés pour prouver à Vijay Mallya leurs capacités. Mais le patron indien, qui regarde plus vers les livres de comptes de son écurie que vers la piste, semble jouer un peu de cette situation et n’a pas encore, officiellement, fait son choix. Au final, on sait très bien que les préoccupations resteront financières et que l’annonce ne risque pas de faire de surprise.

Finalement, ceux qui tirent le plus de profit de ces journées de tests restent sans conteste les plus petites écuries. D’autant plus que cette année, Caterham et Marussia présentent à elle deux pas moins de trois néophytes dans la discipline. Giedo Van der Garde, Max Chilton et Luiz Razia apprennent le métier, comme il est coutume de dire, et même parfois la rudesse des rails de sécurité.

Allez vite, rendez-vous en Australie le 17 mars pour enfin se rendre compte des forces en présence. Enfin, certains s’en rendront compte uniquement sur le papier de quelques journaux spécialisés, puisque la totalité des fans, et c’est une quasi certitude, ne feront pas l’effort, financier et déontologique, de payer pour suivre leur passion…mais ceci a déjà été débattu récemment…

Axel B.

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