Entre les strass du Grand Prix de Monaco et les stars du Festival International du Film de Cannes, ce week-end va être l’occasion pour la Formule 1 de se plonger un peu plus dans le bling-bling et les paillettes. Un enrobage médiatique qui convient très bien à la discipline et qui fait le bonheur, en termes d’image et d’économie, de ses participants

Licence Creative Commons / Niels Mickers
Licence Creative Commons / Niels Mickers

Traditionnellement depuis quelques années, le Grand Prix de Monaco se déroule en même temps que le Festival international du Film de Cannes. Il nous est donc donné de voir quelques rencontres et quelques animations, parfois improbables, souvent amusantes, dont les écuries ne se privent pas durant les quatre jours de présence de la Formule 1 sur le sol monégasque.

Un de ces faits les plus marquant par exemple s’est déroulé lors du premier podium de l’écurie Red Bull, réalisé par David Coulthard lors de l’édition 2006 du Grand Prix. L’Ecossais était monté sur le podium avec une cape de Superman pour fêter la sortie du dernier opus du super-héro en collant bleus dont l’écurie autrichienne avait fait la promotion durant tout le week-end. En effet, pendant le Grand Prix de Monaco, la Formule 1 baigne dans une ambiance plus détendue, joviale et conviviale, et il n’est pas rare d’assister à ce genre d’excentricités plutôt rares sur les autres courses.

Mais ce week-end entre Monaco et Cannes a également un côté sérieux, car il peut être une formidable opportunité économique pour tous les acteurs présents. Le sud-est de la France va être en ébullition et, en l’absence d’un Grand Prix sur ses terres depuis 2008, la course de Monaco représente le seul moyen pour l’hexagone d’exister dans la discipline. La région espère en extraire tous les bénéfices possibles comme par exemple, l’aéroport de Cannes-Mandelieu qui va réaliser un de ses plus gros chiffres d’affaire et espère battre son record de plus de 150 000 passagers qui ont transité l’année dernière en quatre jours.

Les hôtels et les restaurants de la région sont également sur le pied de guerre pour un week-end chargé qui, même s’il est compliqué à gérer à cause du chevauchement des événements, reste un belle part de leur fonctionnement annuel. Une preuve flagrante finalement qu’un Grand Prix de Formule 1 peut aider et développer l’économie d’une région si son organisation et son standing sont à la hauteur.

D’un point de vue purement sportif, remporter la course à Monaco a une saveur toute particulière pour un pilote. Réputé comme étant un des Grands Prix les plus difficiles en termes de pilotage, un succès sur les terres monégasques peut sauver une saison terne. Et ce n’est pas Mark Webber, brillant vainqueur ici-même l’année dernière, qui pourra dire le contraire.

Ce week-end sera donc crucial pour le petit monde la Formule 1. Il permettra, outre d’avoir la gloire sportive, d’afficher son image de marque devant les caméras du monde entier et peut être de pouvoir négocier quelques contrats importants pour la survie d’une discipline touchée elle aussi de plein fouet par la crise économique mondiale. Une crise que le faste de ce week-end monégasque cachera certainement pendant quelques jours.

Axel B.

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